Vigelandsparken

Vigelandsparken

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Le parc Vigeland est le plus grand parc d’Oslo et le plus grand parc de sculptures du monde réalisé par un seul artiste, Gustav Vigeland. Il met en scène près de 200 sculptures de pierre et de bronze présentant l’humanité sous tous ses aspects.
Vigeland a non seulement créé toutes les sculptures, mais il a également conçu le parc, y compris l’architecture du jardin, les ponts, les fontaines et l’enceinte. Mais il n’a jamais pu profiter de son parc dans toute sa splendeur, car la plupart des sculptures n’y ont été installées qu’en 1950, 7 ans après sa mort.

Le parc est ouvert 24 heures sur 24, 365 jours par an et en plus, l’entrée est gratuite.

Pour vous y rendre, vous pouvez emprunter un moyen de transport public : vous pouvez par exemple prendre le métro directement derrière le Théâtre national ou monter dans le bus 11 sur la place de l’hôtel de Ville. Dans les deux cas, vous sortirez à la station Majorstuen.
Mais vous pouvez aussi y aller à pied : vous mettrez moins d’une demi-heure pour effectuer le trajet à partir du château. Vous sortirez du parc du château par Wergelandseien, continuerez sur Hegdehausgsveien puis Bogstadveien pour arriver à la station Majorstuen où s’arrêtent métro et bus.
Il suffit alors de descendre le Kirkeveien pour arriver à l’entrée du Parc.

 

Oslo : Vigeland, plan

 

Un plan vous permet de repérer aisément l’emplacement des sculptures les plus populaires mais vous ne pouvez guère les rater car, à partir de l’entrée, la plupart des sculptures sont positionnées en 5 groupes le long d’une avenue de 850 mètres.

On lit souvent que l’artiste a tout fait lui-même : c’est faux !

Vigeland a modelé lui-même les pièces en taille réelle avec de l’argile, mais ce n’est pas lui qui s’est chargé de leur réalisation en pierre ou en bronze : il a laissé ce soin à des artisans professionnels, comme nous l’apprend le site du musée Vigeland.

 

Oslo : Vigeland, entrée

 

 

La porte principale, faite de granit et de fer forgé, marque le début de l’axe long de 850 mètres qui mène sur le pont, puis à la fontaine, conduit au Monolithe et se termine devant la roue de la vie.
La porte principale se compose de cinq grandes portes et deux petites portes pour piétons en fer forgé.

Les portes ont été conçues en 1926, et c’est Vigeland qui a dessiné les grilles. Mais la réalisation en a été confiée à une une forge qui a été construite à côté du musée Vigeland, au sud du parc. La porte principale a été érigée en 1942 et a été financée par une banque norvégienne.

 

Oslo : Vigeland, Gustav
A droite de l’entrée, vous trouverez des toilettes, un café et un magasin de souvenirs.

Vous verrez aussi la statue de l’artiste, de son vrai nom Gustav Thomsen. Son enfance fut malheureuse à cause d’un père alcoolique et piétiste, qui avait envers ses enfants un comportement d’un autre âge : ainsi, il les fouettait le Vendredi-Saint pour leur faire éprouver les souffrances du Christ.
Vigeland s’enfuit de la maison, lutta toute sa vie contre les souvenirs de son enfance pour, au bout du compte, se rendre compte que des choses comme l’amour et la tendresse lui étaient restées étrangères, malgré tous ses efforts pour abolir le passé.

 

Oslo : Vigeland, le pont
Le pont, de 100m de long et de 15m de large, a été construit par-dessus un vieux pont érigé en 1914.
Les parapets de granit, bordés de lanternes, sont ornés de 58 sculptures en bronze, que Vigeland a conçues dans les années 1925 à 1933.

Elles représentent des enfants, des femmes et des hommes d’âges divers, certains seuls, d’autres en groupes. Les attitudes dominantes représentent les relations entre l’homme et la femme, les adultes et les enfants.

 

Oslo : Vigeland, le pont

 

 

Bien que les sculptures sur le pont figurent parmi les dernières que Vigeland ait faites pour le parc, elles ont été les premières à être installées. Déjà à l’été 1940, alors que le reste du parc était encore en chantier, le pont a été ouvert au public.
C’est à cette époque qu’ont été érigées les quatre colonnes de granit, à chaque angle du pont, dépeignant les humains luttant contre des lézards, symbolisant la lutte de l’humanité contre le mal.

La page du musée consacrée au pont donne le détail des 58 sculptures.

 

Oslo : Vigeland, l'enfant en colère

 

 

« Sinnataggen » (L’enfant en colère), un petit garçon piétinant rageusement le sol, est l’une des figures les plus populaires du parc. Il est tant prisé que certaines parties de son coprs brillent, car tous ceux qui prennent une photo avec lui le touchent !

 

 

Oslo : Vigeland, la fontaineDe toutes les sculptures du parc, c’est la Fontaine qui a la plus longue histoire.

L’idée d’une fontaine monumentale en bronze avait occupé l’esprit de Vigeland depuis le tournant du siècle. Une esquisse en plâtre, qui ressemble à la fontaine d’aujourd’hui, a suscité un grand enthousiasme quand elle a été exposée en 1906, si bien que la municipalité d’Oslo a passé commande pour la place en face du Parlement (Eidsvolls Plass). Cet emplacement a été rejeté plus tard et la possibilité de la placer sur le sommet d’une colline dans les jardins publics du Palais Royal a été évoquée. Il faudra attendre 1924, que la ville cède le parc Frogner à Vigeland, pour que la fontaine trouve son emplacement final. Entre temps, Vigeland a revu son projet, en lui adjoignant un certain nombre de grands groupes de granit. Les 20 groupes d’arbres ont tous été modélisés entre 1906 et 1914. Sous la couronne des arbres, la vie de l’homme, du berceau à la tombe, se déroule. Notre temps sur terre fait partie d’un cycle éternel sans commencement ni fin. C’est un arbre plein d’enfants qui vient après le groupe de l’arbre avec le squelette qui est sur le point de se décomposer dans la nature : de la mort surgit une nouvelle vie.

Le sol autour de la fontaine est couvert de 1.800 mètres carrés de mosaïque en granit noir et blanc.
Le motif géométrique façonne un labyrinthe de près de 3000 mètres de long.

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Oslo : Vigeland, le monolitheDressé au point le plus élevé du parc, le Monolithe mesure 17,3 m de haut (soche compris). Il est composé de 121 personnages enchevêtrés, sculptés dans un bloc de granit unique, d’où son nom. Il a représenté un travail de titan, puisque 3 tailleurs de pierre y ont œuvré quotidiennement pendant 14 ans, sous la supervision de Gustav Vigeland.
Les 121 figures de la sculpture semblent grimper l’une sur l’autre vers le paradis et se veulent une métaphore de l’aspiration des gens vers le divin et le spirituel.

Sur les marches du socle qui supporte la colonne, 36 groupes sculptés dans le granit représentent les cycles de la vie et les relations humaines. Le site du musée fournit une photo de chacun des 36 groupes.

Oslo : Vigeland, le monolithe

 

 

N’hésitez pas à vous éloigner de l’allée centrale pour admirer le monolithe sous tous les angles, il en vaut la peine !

 

Oslo : Vigeland, le cadran solaire et la roue de la vie

 

 

L’accès au plateau du Monolithe est fermé par huit portes en fer forgé. Ces portes, représentant l’homme dans tous les âges, ont été conçues entre 1933 et 1937, mais Vigeland est mort avant qu’elles ne soient terminées.

 

Entre le Monolithe et la Roue de la vie, Gustav Vigeland a placé un cadran solaire.

Oslo : Vigeland, le cadran solaire

 

Que vient faire ce cadran solaire dans un parc tout entier centré autour de l’humain, avec les thèmes de la mort, des rapports entre les sexes, entre les générations, parlant de la destinée de l’homme, de l’enfance à la vieillesse ? Il y a bien sûr des analogies possibles à partir du temps qui passe, mais l’explication ne me semble guère convaincante.

Sur le socle, les douze côtés présentent en une séquence linéaire les douze signes du zodiaque.
La question qui se pose est de savoir si Vigeland voulait simplement orner le support de son cadran par des bas-reliefs sculptés (et dans ce cas, pourquoi n’avoir pas représenté des humains ?) ou si la présentation a une signification tout autre.
Y avait-il une intention manifeste de la part de l’artiste ou bien ce cadran s’est-il retrouvé là par hasard ?

 

Oslo : Vigeland, la roue de la vie

 

 

Modelée entre septembre 1933 et février 1934, la Roue de la vie (Livshjulet) synthétise le thème général du parc.
Symbolisant l’éternité, le cercle est fait d’une guirlande d’hommes, de femmes et d’enfants se tenant les uns aux autres dans un cercle perpétuel.

Le site du musée consacre toute une page à la méthode employée par Vigeland pour créer cette oeuvre.

 

Oslo : Vigeland, la roue de la vie, alignement

Placez-vous derrière la sculpture et regardez vers le monolithe, donc vers la ville : admirez l’alignement avec le clocher de l’église !

On raconte que Gustav Vigeland avait posé comme condition pour décorer le parc avec ses sculptures que celui-ci s’étende de telle façon que le monolithe puisse être placé symétriquement par rapport aux églises environnantes, et que le portail principal soit situé de telle sorte que le regard tombe pile sur l’église d’Uranienborg.
Quand les représentants du conseil municipal lui eurent expliqué qu’il n’était pas possible de déplacer le parc, Vigeland aurait exigé que ce soient les églises qui soient déplacées !

 

Oslo : Vigeland, le clan

« Le Clan » est une sculpture monumentale, composée de 21 figures humaines nues. Vigeland l’a modélisée dans la période de 1934 à 1936. ce n’est qu’en 1988 que le modèle en plâtre a enfin pu être coulé dans le bronze et érigé sur une table en forme de plateau, grâce à IBM.

Quand vous êtes devant la fontaine, regardant dans la direction du Monolithe, la sculpture est à chercher tout au bout de l’axe qui part à votre droite.

 

Oslo : Vigeland, Bymuseum

 

 

Le Musée de la Ville d’Oslo (Oslo Bymuseum) est situé dans le superbe cadre ancien de Frogner Hovedgård, un riche manoir bien préservé datant du XVIIIe siècle.
Le musée est dédié aux 1000 ans d’histoire de la cité d’Oslo. Sa croissance et son activité culturelle et commerciale sont dépeintes par le biais de maquettes, reconstitutions d’intérieurs, tableaux, sculptures et photographies.

 

 

Vigelandsmuseet résulte d’un contrat passé en 1921 entre l’artiste et le conseil municipal d’Oslo. Vigeland fit don à la ville de toutes ses oeuvres existantes et à venir.
En échange, celle-ci lui fit construire un atelier, qui devait par la suite devenir un musée contenant les créations du sculpteur.

Bâti dans les années 1920, l’atelier-musée est considéré comme l’un des plus beaux exemples du néoclassicisme norvégien. Il contient la majeure partie des oeuvres de Gustav Vigeland, à savoir 2700 sculptures en plâtre, bronze, granit et marbre, 12000 dessins et environ 400 gravures sur bois.
Les modèles des sculptures installées dans le parc sont exposées.

Le petit film ci-dessous vous donne une idée de ce que vous pourrez y découvrir.

 

 

 

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