Reims : le parcours des Têtes

Reims : le parcours des Têtes

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Ce parcours est l’occasion de revoir, sous un autre angle, des édifices que nous avons déjà vus dans d’autres circuits ; il permet aussi d’en découvrir d’autres qui ne retiennent pas forcément l’attention de prime abord.
Reims est surtout célèbre pour la statuaire de sa cathédrale, et plus précisément pour le mythique « Ange au Sourire ».
La majorité des visiteurs aura aussi admiré la statue de Louis XV place Royale, tout comme la statue équestre de Jeanne d’Arc près de la cathédrale.

Ce circuit propose de découvrir principalement les sculptures nées du mariage des architectes et des sculpteurs, nous obligeant à lever le nez afin de dénicher les têtes, mascarons et autre sculptures qui ornent les bâtiments de Reims.

Distance : 4,0km – Temps approximatif de parcours : 1h30 sans les arrêts

 

 

Le circuit débute sur la place de l’Hôtel de Ville.
Les informations sont tirées du TopoGuide « Reims Métropole … à pied ».
N’hésitez pas à cliquer sur les photos pour les agrandir et ainsi mieux voir les détails.

 

Reims histoire : hôtel de Ville
L’Hôtel de Ville, que nous avons admiré au point (10) du circuit « Histoire de Reims », regorge de sculptures intéressantes

 

Reims, têtes : hôtel de villeBien qu’achevée au XIXe siècle, la façade, de style Louis XIII, exprime le pouvoir politique de la ville.
En son centre, le campanile affirme la puissance municipale et rythme les événements de la cité, en opposition au pouvoir clérical. Les colonnes et les chapiteaux corinthiens
sont d’inspiration antique. Le bossage en table, les hautes toitures et les cheminées imposantes sont typiques de la Renaissance.

La partie supérieure du pavillon central est exécutée dans le style baroque avec en son centre une statue équestre de Louis XIII. Quasiment identique à la statue du XVIIe siècle
détruite lors de la Révolution (et réalisée par Nicolas Jacques), elle est entourée de colonnes torses et de volutes. La mise en scène est dynamique : le cheval se cabre et le manteau du roi est comme soulevé par le vent.

 

Reims, têtes : hôtel de villeReims, têtes : hôtel de_ville

 

Sur la façade principale, des bas-reliefs sculptés présentent des scènes inspirées de l’agriculture, de l’industrie et du domaine militaire.

Saurez-vous trouver « Les Arts » et « Mercure » ?

 

Reims, têtes : 1, rue thiers(1) Nous quittons la place de l’Hôtel de Ville par la rue Thiers.

Au N°7, Observez deux têtes.

 

 

Reims, têtes : rue thiers 11_13_15Reims, têtes : rue thiers 11_13_15, suite

 

 

 

Au N°11, nous sommes censés voir « L’homme qui interpelle », tandis qu »au N°13, c’est « L’homme inquiet » qui nous regarde (selon la doc)

J’aurais tendance à dire qu’ils ornent la même fenêtre, au N°11 (photo de gauche) : à gauche, celui à la bouche ouverte peut vouloir interpeller le passant, tandis que celui de droite me semble inquiet.

 

Reims, têtes : 1, rue rouille

(2) Nous tournons à droite pour nous engager dans la rue Rouillé, où nous attend un « Bacchus » au N°6.

Se diriger ensuite à droite, rue de la Renfermerie, puis prendre à gauche rue Sarrail, et tourner à droite dans la rue des Ecrevées

 

Reims, têtes : rue henri iv(3) Poursuivre à gauche dans la rue Henri IV.

Au N°5, admirez Heraclès au-dessus d’une porte de service, « La Dame » au N°2 et « L’Homme » au N°8.

Reims, têtes : rue henri ivReims, têtes : rue henri iv

 

Reims, têtes : rue henri iv

 

 

L’immeuble au N°20 fait l’angle de la rue Henry IV et de la rue de Mars ; il date des années 1920. Les deux façades sont totalement différentes : celle qui donne sur la rue Henri IV est la plus fournie au niveau décor, notamment au niveau de l’oriel.
Il comporte un garde-corps à ornement géométrique au 3e étage, des têtes de faune et divers ornements végétaux aux linteaux.

 

Reims, têtes : bld foch, 19 lépreuse

 

 

(4) Continuer jusqu’au boulevard Desaubeau et tourner à gauche pour rejoindre le boulevard Foch : vous découvrirez « La Lépreuse » au N°19.

 

(5) Prendre à gauche la rue de la Tirelire : le nom de cette rue proviendrait d’une tirelire, disparue depuis longtemps, qui était sculptée sur la façade d’une maison au numéro 10 de la rue.

Reims, têtes : rue de la tirelire, 22 mélancolieReims, têtes : rue de la tirelire, 22 liberté, balcon

 

Au N°22, admirez « La Mélancolie » (sous le balcon)

 

et « La Liberté » (sur le balcon) de cet immeuble situé à l’angle avecle boulevard Foch (ancien boulevard de la république)

 

Reims, têtes : rue de la tirelire, 33 bourgeoise au lierre

 

au N°33, (à l’angle rue Thiers), vous verrez « La bourgeoise au lierre » et enfin un groupe au N°37

Reims, têtes : 2 rue de la tirelire

 

(6) Continuer rue de Talleyrand

Reims, têtes : rue de talleyrand, 43Reims, têtes : rue de talleyrand, 49_51Reims, têtes : rue de talleyrand, 76

 

 

 

Nous pouvons admirer :

– quatre têtes au N°76

– six faunes aux N° 49-51

 

– Héraclès et trois caryatides au N°43 (à l’angle de la rue Noël)

 
Reims, têtes : rue du cadran saint pierre, 30

Au N°30, à l’angle de la rue du Cadran-Saint-Pierre, les « Commères de Reims » vous épient.
S’agit-il bien des têtes ci-contre ? Je ne suis pas sûre … Si quelqu’un a une certitude, merci de le noter dans les commentaires !

Reims, têtes : rue_du_cadran_saint_pierre, 30, détail

 

(7) Prendre à droite rue de l’EtapeReims : circuit des têtes, rue de l'étape, 32

 

Au N°32 : les Assyriennes

 

Reims : circuit des têtes, rue jeanne d'arc, 22Reims : circuit des têtes, rue jeanne d'arc, 22, détail

 

(8) Continuez rue Buirette puis bifurquez à droite dans la rue Jeanne d’Arc : au N°22, voyez « L’homme aux serpents »

 

Reims : circuit des têtes, rue buirette, 35Reims : circuit des têtes, rue buirette, 35, détail

Revenir rue Buirette pour admirer « l’élégante » au N° 35

 

Reims : circuit des têtes, rue de tilloix, 35Reims : circuit des têtes, rue de tilloix, 35, détail

 

(9) Revenir sur ses pas, prendre à droite rue Jeanne d’Arc, puis à gauche rue de Thillois :

 

Au N°35 : « La bourgeoise au foulard »

 

 

et deux sirènes aux N° 9-11
Reims : circuit des têtes, rue de tilloix, 9-11Reims : circuit des têtes, rue de tilloix, 9-11, détailReims : circuit des têtes, rue de tilloix, 9-11, détail

 

(10) Continuer par les rues Condorcet puis des Elus et prendre à droite cours Langlet

Reims, têtes : cours langlaisReims, têtes : cours langlais, atlantes A l’angle, vous pouvez observer 6 atlantes

 

Reims : circuit des têtes, cours Langlais, mascaronReims : circuit des têtes, cours Langlais, mascaron
et deux mascarons

 

(11) Tourner à gauche rue CarnotReims : circuit des têtes, rue carnot, 11Reims : circuit des têtes, rue carnot, 11, détail

Au N°11 vous êtes accueillis par « La Dame sans façon » à condition que vous leviez bien la tête !

 

Le bâtiment au N°14 est l’œuvre de l’architecte Emile Dufay -Lamy, réalisé entre 1922 et 1924 pour l’ancienne banque Chapuis.
Victime de la crise de 1929, cette banque fut remplacée de 1934 à 1994 par le Conservatoire de Musique.
Repris et reconstruit par la Caisse d’Epargne, l’immeuble a retrouvé sa vocation d’origine en conservant seulement sa façade sur laquelle nous pouvons admirer quatre statues mythologiques dues à Louis-Aimé Lejeune.

Reims : circuit des têtes, rue carnot, 14Reims : circuit des têtes, rue carnot, 14, détailReims : circuit des têtes, rue carnot, 14, détail

 

(12) Nous arrivons Place Royale : commencée en 1757, elle fut construite en l’honneur de Louis XV. Elle est typique de l’architecture du XVIIIe siècle : arcades et toits à balustres aux lignes horizontales.
Cette place a connu bien des vicissitudes entre juillet 1754, date d’approbation du plan Legendre, et l’achèvement de la place en 1912.

Reims : circuit des têtes, place royale

Royale en août 1765 avec l’inauguration de la première statue signée Jean-Baptiste Pigalle, la place sera malmenée 27 après, pendant la Révolution. En 1792, la statue de Louis XV sera abattue par la population, et en 1793 le conventionnel Philippe-Jacques Ruhl, en mission dans le département de la Marne, s’emparera de la Sainte Ampoule contenant l’huile précieuse utilisée pour le sacre des rois et la brisera sur les marches du monument. La place sera débaptisée, deviendra place de la Liberté en octobre 1792, puis place du Peuple avant d’être place Nationale jusqu’à l’Empire où elle sera place Impériale, en 1803. Elle redeviendra Royale sous la Restauration, en 1815

En 2001, d’importants travaux d’embellissement lui rendent son cachet du XVIIIe siècle. Huit candélabres, ainsi que huit lanternes conformes au dessin d’origine, éclairent les lieux que de larges trottoirs ont rendus aux piétons.

L’actuelle statue de Louis XV date de 1818, oeuvre de Cartellier, trône désormais sur un piédestal octogonal.
Seules les sculptures entourant le piédestal, qui avaient été conservées, sont de Pigalle.

Voici la description que donne Legendre de cet ensemble destiné à «transmettre aux siècles à venir la douceur du gouvernement et la félicité des peuples sous le règne de Louis XV le bien-aimé» : «Le roi est vêtu à la romaine, couronné de lauriers et il étend la main pour prendre le peuple sous sa protection.

 

Reims : circuit des têtes, place royaleReims : circuit des têtes, place royale Aux deux côtés du piédestal sont deux figures, dont l’une exprime la douceur du gouvernement, et l’autre la félicité des peuples. La douceur du gouvernement est représentée par une femme tenant d’une main un gouvernail et conduisant de l’autre un lion, emblème d’un peuple fier mais docile à un gouvernement doux et modéré. La félicité des peuples est rendue par un citoyen heureux, jouissant d’un parfait repos, au milieu de l’abondance désignée par la corne qui verse des fruits et des fleurs. L’olivier croit aux pieds du citoyen assis sur des ballots de marchandise. Sa bourse ouverte marque sa sécurité, et un agneau qui dort entre les pattes d’un loup est le symbole de la paix et de la tranquillité.»
source : Reims 1600-1800 – Deux siècles d’événements de Daniel Pellus. © Éditions Fradet, 2005

 

Reims : circuit des têtes, place royale, sous-préfecture
Comme nous l’avons vu au cours de notre balade « Histoire de Reims », Reims a payé un lourd tribut à la Première Guerre mondiale. La place Royale ne fit pas exception. Il ne resta bientôt plus que les façades des bâtiments qui ont résisté. Pour protéger la statue de Louis XV, un mur en pierre fut édifié autour du piédestal jusqu’à la hauteur de la statue.

L’ancien Hôtel des Fermes fut reconstruit en 1930 par l’architecte Max Sainsaulieu et la sous-préfecture qui, jusqu’ici, avait vécu en location dans trois endroits différents depuis l’origine, s’y installa. Elle fut inaugurée en 1935 par le Président de la République, Albert Lebrun.

Le fronton fait référence aux activités commerciales de Reims vous reconnaîtrez Mercure, L’Abondance et Les Enfants aux ballots.

Au fond de la plade, predre à droite la rue du Grand-Credo.

 

Reims : circuit des têtes, rue desteuque, 18Reims : circuit des têtes, rue desteuque, 18, détail(13) Nous tournons maintenant dans la rue Desteuque pour voir

 

 

 

 

 

 

 

la Tête feuillue au N°18, au-dessus de la porte d’entrée

 

Reims : circuit des têtes, rue des trois raisinetsReims : circuit des têtes, rue des trois raisinets, détail(14) Au N°5 de la rue des Trois-Raisinets de nombreux faunes agrémentent la façade de cet immeuble Art Déco construit dans les années 1925.

 

Reims : circuit des têtes, rue voltaire, 23 (15) Sur le même bâtiment, mais côté rue Voltaire (c’est le N°23), voyez la « Dame médiévale »

Au N°35, nous devrions trouver une figure appelée « Nic Mole » : à cette adresse, il n’y a qu’un petit immeuble « moderne », sans aucun intérêt. Nous supposons que le bâtiment qui se trouvait à cet endroit a été rasé.

 

Reims : circuit des têtes, place aristide briand (16) Poursuivre la rue Voltaire en direction de la place Aristide Briand.

La Grande Guerre a fait des millions de morts parmi les Français et leurs Alliés, des soldats surtout mais aussi des infirmières qui ont péri, victimes de leur dévouement.
A la fin de la guerre, une femme admirable et généreuse, la romancière Juliette Adam, a lancé une souscription internationale pour l’édification d’un monument à la mémoire de toutes ces femmes, un peu oubliées, dont les noms ne figurent jamais sur les monuments aux morts. Elle choisit Reims « parce que le nombre des victimes y a été plus grand que dans toutes les autres villes de France. »

Le monument imposant et sobre, haut de cinq mètres, couronné d’une urne, est l’oeuvre de l’architecte Charles Girault et du sculpteur Denys Puech. La colonne repose sur un socle octogonal où sont gravées les noms des pays qui ont participé au conflit.

L’une des faces représente deux infirmières soignant un blessé, l’une à genoux essuyant sa face ensanglantée, l’autre debout lui prenant le pouls au poignet. Sur l’autre face, un ange sème des roses, symboles de renouveau, sur ses pas.

L’inauguration a lieu le 11 novembre 1924 en présence de Juliette Adam qui a tenu à assister à la cérémonie malgré ses 88 ans.

source : « Reims Un Siècle d’Evénements 1900-2000 » de Daniel Pellus, éditions Fradet

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, une plaque commémorative a été ajoutée à la base du monument face à la rue Cérès, à la mémoire des infirmières et brancardiers de la Croix-Rouge tués lors du bombardement allié du 30 mai 1944 qui a fait 52 morts et 70 blessés graves.

 

Reims : circuit des têtes, bld LundyReims : circuit des têtes, bld Lundy, détail(17) Longer à gauche le boulevard Lundy

Au N°2, un très bel hôtel particulier richement orné, nous montre notamment deux caryatides (encadrant la fenêtre éclairée sur notre photo), ainsi que « Héraclès et la souveraine ».
Il a été construit en 1875, par l’architecte Edouard Lamy, pour le compte du manufacturier de tissus Rose-Croix Godbert et son épouse Louise Deverly. Leur monogramme GD est gravé dans un cartouche de marbre noir enchassé dans le linteau de la fenêtre du 1er étage de la tour d’angle.
La sculpture des ornements est confiée à Joseph Wary, qui a aussi travaillé à la fontaine Subé.

 

Reims : circuit des têtes, bld Lundy, 24Reims, parcours des têtes : 24 bld lundy, tête penchée
L’immeuble au N°24 a été construit en 1913, par l’architecte Dufay-Lamy, pour l’administrateur des Docks Rémois Paul Pigeon (1862-1920).
Il sera transformé en « Clinique Notre-Dame » en 1964. Transformé en immeubles de bureaux, il devint le Centre d’Affaires Lundy en 1997 avant d’être divisé en appartements de standing, sous le nom de Résidence les Jardins Suspendus, en 1998.

Nous sommes censés voir « la Tête penchée » : regardez bien, au-dessus de la porte d’entrée !

 

Reims : circuit des têtes, rue de mars
(18) Prendre à gauche rue Linguet puis continuer rue de la Prison-du-Baillage jusqu’à la rue de Mars. Arrêtons-nous au N°6, devant le Cellier dont nous avions admiré les mosaïques durant le circuit « Histoire de Reims »

A seulement quelques pas de l’Hôtel de Ville, la bâtisse, construite en 1898 par l’architecte Ernest Kalas pour la société Jules Mumm & Cie, a été reprise par Veuve- Clicquot Ponsardin puis par le Champagne Jacquart, avant d’être rachetée par la ville de Reims en 2010. Elle le transformera en un espace culturel qui ouvrira ses portes en avril 2015.

Le lieu a su, au fil des décennies, s’inscrire comme un élément incontournable du patrimoine architectural rémois ; en particulier sa façade, inscrite au titre des Monuments Historiques depuis 1997.

Saurez-vous reconnaître La Vertu, Le Génie, L’Amour et la Joie ? N’hésitez pas à cliquer sur l’image pour l’agrandir !

 

Pour poursuivre votre visite de Reims:
Histoire de Reims pour découvrir la ville grâce à une promenade qui vous emmènera à travers plusieurs siècles d’histoire dans la cité des sacres
le quartier saint Remi pour admirer deux des quatre fleurons du patrimoine rémois : la basilique et l’abbaye bénédictine Saint-Remi, inscrites sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
L’art déco au coeur de la cité pour partir à la découverte des principaux édifices nés de la reconstruction des années vingt.
une cave champenoise .

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