Trondheim (Norv.)

Trondheim (Norv.)

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Aujourd’hui troisième ville de Norvège, après Oslo et Bergen, Trondheim est l’une des plus anciennes cités du pays. Elle a été fondée en 997 par le roi viking Olav Tryggvason qui la nomma Nidaros, « la ville de l’estuaire ».
Blottie au creux de la courbe que décrit le profond Trondheimsfjord, à l’embouchure de la Nidelva, la ville s’est naturellement orientée vers les activités portuaires dès l’origine. Après avoir assuré la fonction de comptoir pour le commerce du bois et des ressources de la mer, le port de Trondheim a connu plusieurs mutations, comme nous le verrons au cours de notre balade.
Au XVIIe siècle, incendies et batailles eurent raison d’une grande partie de la ville médiévale. Trondheim fut alors reconstruite selon un plan orthogonal.

Il n’y a donc pas de très vieilles demeures à découvrir mais celle que l’on surnomme la « porte d’accès du Nord » est une très belle ville, qui rayonne d’une qualité de vie évidente.

 

Visite effectuée le 27 juin 2015 (arrivée 26 en fin d’après-midi et départ le 28 à midi)

 

 

Norvège : Trondheim, bryggenLa cathédrale et les vieux entrepôts du port sont les images-clés du tourisme à Trondheim.

De nombreux avis laissés par les internautes encouragent à visiter de nuit les fameux quais.
Nous avions lu notamment « les différents hangars se métamorphosent en bars et restaurants à chaque début de soirée. Dans une ambiance jeune et décontractée, le site est un endroit idyllique pour passer d’agréables moments entre amis, en famille […] »
Le seul problème, c’est que la nuit, nous sommes souvent tellement fatigués d’avoir marché toute la journée que nous préférons nous reposer !
Alors, quand nous avons découvert qu’un hôtel, très bien noté et aux prix parfaitement acceptables pour la Norvège, avait été aménagé dans le quartier pittoresque des vieux entrepôts, juste au bord de l’eau, nous avons sauté sur l’occasion pour nous faire plaisir. La flèche sur la photo vous le montre : ce fut une superbe expérience !

 

Norvège : Trondheim, bryggenNorvège : Trondheim, bryggenQuand nous sommes arrivés, le vendredi en fin de journée, le ciel était gris. Le lendemain, par contre, le soleil était omni-présent : voyez la différence !!

Bien que l’activité portuaire soit aussi vieille que la ville,(1) les entrepôts sur pilotis (Bryggene) que vous voyez là datent du XVIIIe siècle et sont les plus vieux conservés à Trondheim : ils ont toujours été victimes de nombreux incendies, et toujours reconstruits.
Ils ont été utilisés pour le stockage du bois et des produits de la mer jusqu’à ce que l’évolution du trafic maritime, en terme de tonnage et de gabarit des navires, les rende inadaptés.

 

Norvège : Trondheim, bryggenLa ville va les réhabiliter et les détourner de leur fonction originelle : du côté de Bakklandet, les bâtiments ont été utilisés à des fins résidentielles principalement, tandis que du côté de Kjøpmannsgata, ce sont plutôt les activités commerciales (commerces, restaurants, …) qui prédominent.
Ils s’inscrivent très nettement dans la dynamique touristique et de conservation patrimoniale de Trondheim mais n’allez pas croire que c’est ainsi que se présentaient ces quais autrefois ! Les entrepôts n’étaient absolument pas peints. Et aucune maison d’habitation ne donnait sur la rivière : les marchands avaient construit leurs échoppes le long de la rue et les hangars de stockage côté rivière. De plus, après le mémorable incendie de 1681, un espacement conséquent a été mis en place entre l’habitat urbain et les entrepôts, avec leur précieux contenu.

De plus, le long de Kjøpmannsgata (côté centre-ville, donc), les bâtiments étaient conçus de telle façon qu’il soit possible d’attaquer l’ennemi arrivant par la rivière (point d’attaque naturel de la ville pour les envahisseurs venus par la mer)!

 

Norvège : Trondheim, gamle radhusCe bâtiment, construit en 1706, abritait (2)l’ancien hôtel de ville (gamle rådhus) jusqu’à ce que celui-ci soit transféré dans des locaux plus vastes sur Munkegata en 1930. Curieusement, il n’en est pas fait mention sur place : sur le plan touristique, on le désigne sous sa fonction actuelle « bibliothèque publique » avec une mention discrète concernant des ruines d’église.
Il n’en fallait pas plus pour aiguiser ma curiosité !
En fait, sous ce bâtiment ont été découvertes les fondations d’une église : on pense qu’il s’agit de l’église que Magnus le Bon a fait ériger pour son père, Saint Olav Haraldsson, quand le corps de ce dernier fut ramené à Tronheim après la bataille de Stiklestad en 1030 où il perdit la vie.
L’église en bois d’origine a été remplacé par une église en pierre dans les années 1100. Dans les années 1600, après la Réforme de 1537, celle-ci servit de … carrière ! Malgré une littérature abondante, l’endroit exact où Olav avait été enterré primitivement n’est pas connu avec précision.
Le site a été fouillé et documenté avec précision dans le cadre de l’expansion de la bibliothèque publique, dans les années 1980. Les fondations, ainsi que des éléments du cimetière sont exposés au sous-sol.

 

Norvège : Trondheim, bybrua(3) Gamle Bybro – Le pont de la vieille ville – a été construit en 1681-1685 par Johan Caspar von Cicignon, chargé par le roi Christian V de Danemark de reconstruire la ville ravagée par un incendie en 1681. Sa construction répondait à un objectif militaire : le roi voulait relier la forteresse qu’il faisait construire (Kristiansen) au centre-ville et le pont sera édifié aux frais de la couronne.
À l’origine, le Gamle Bybro était en bois et supporté par trois piliers de pierres. Une porte de fer était érigée en son milieu et de chaque côté se trouvait un poste de péage et de garde. Celui du côté ouest (côté portails) existe encore et c’est aujourd’hui une école maternelle..

Le pont, tel que nous le voyons actuellement, avec ses portails sculptés, a été construit en 1861 par l’ingénieur de la ville, Carl Adolf Dahl.

Norvège : Trondheim, bybrua et Nidelva

 

La partie située entre les deux portails pouvait être levée et maintenue ouverte pour laisser passer des voiliers. Pour des raisons de trafic, le pont a été étendu et le mécanisme a été désactivé mais laissé sur place, comme on peut le voir sur la photo précédente.

Le pont supportait le trafic routier mais il a dû être fermé à la circulation en 2014 pour permettre d’effectuer des travaux de restauration. Il a rouvert le 17 mai 2015 mais uniquement pour les cyclistes et les piétons. Quand nous y étions, la décision de le rouvrir à la circulation automobile ou non n’avait pas encore été prise.

Son surnom de «Portail du bonheur» est tiré des paroles de la valse de Oskar Hoddø «Nidelven stille og vakker du er».

 

Norvège : Trondheim, Nidarosdomen (cathédrale)Nous nous rendons ensuite à (4) la cathédrale Nidaros (Nidarosdomen) par l’entrée « naturelle », à savoir l’entrée nord.
Avec ses 102m sur 50m, c’est le plus grand édifice médiéval de Norvège.
La tradition veut que le maître-autel de la cathédrale se trouve juste au-dessus de la tombe de Saint Olav, roi de Norvège, qui introduisit le christianisme dans le pays au cours du 11ème siècle.
Après qu’Olav Haraldsson ait perdu la vie en 1030, à la bataille de Stiklestad, son fils l’enterra près de la rivière Nidelva. Des miracles s’étant produits sur son tombeau, il fut canonisé un an après sa mort. Sa dépouille fut alors exhumée et transférée dans plusieurs églises successives. En 1090, ses reliques prirent place à Kristkirken, la future cathédrale de Nidaros.
La partie ancienne de la cathédrale remonte à environ 1320. Après plusieurs incendies, elle était très endommagée lorsque d’importants travaux de restauration furent entrepris de 1869 à 1871, suivis de bien d’autres jusqu’en 2001.

 

Norvège : Trondheim, Nidarosdomen (cathédrale)

La cathédrale est essentiellement de style gothique ; cependant, les parties les plus anciennes de la nef sont de style roman.

A l’ouest, le superbe frontispice est décoré de trois rangées superposées de statues aux motifs inspirés de l’Ancien et du Nouveau Testament, ainsi que des rois et évêques norvégiens.
C’est sur cette façade que se trouve l’entrée principale de la cathédrale. Mais avant d’y entrer, il faut passer par la caisse …. Cliquez ici pour voir les horaires de visite et les tarifs

 

Norvège : Trondheim, Nidarosdomen (cathédrale)

 

Regardez bien le rang médian de la façade, à gauche de la rosace : ces cinq statues représentent, de gauche à droite :
– le saint archevêque Øystein Erlendsson, qui conduisit en Norvège la politique de réforme du pape Grégoire VII, en faveur du rayonnement de l’église universelle
– saint Hallvard, le saint patron de la ville d’Oslo, vénéré comme martyr ayant pris la défense d’une innocente
– sainte Sunniva, une princesse irlandaise qui s’enfuit pour ne pas être mariée à un roi païen. Elle trouva refuge dans l’île de Selje en Norvège et mourut avec ses compagnons, murée dans une grotte. Elle est la patronne de l’Ouest de la Norvège
– saint Olav, que nous avons évoqué ci-dessus
– la vertu de l’Amour.

 

Norvège : Trondheim, Nidarosdomen (cathédrale)Norvège : Trondheim, Nidarosdomen (cathédrale)
La magnifique rosace sur la façade ouest représente le Jour du Jugement. Le panneau rouge au centre symbolise le Christ et commémore l’«escarboucle» qui a brillé ici au Moyen Age aussi, d’après ce que l’on sait de l’édifice originel. Des flammes jaunes et rouges rayonnent à partir du centre, se terminant par des anges qui chantent et jouent. Tout autour, des anges avec des trompettes avertissent que le jour du jugement est proche.
En-dessous, nous voyons neuf fenêtres cintrées avec le Christ au centre, les sauvés à gauche (sud) et les condamnés à droite (nord).
Les vitraux gothiques d’origine ayant été détruits, un concours fut organisé en 1907 et gagné par le peintre et architecte Gabriel Kielland : il a réalisé une grande partie des vitraux, dont cette rosace ; on dit qu’il s’est inspiré de ceux de la cathédrale de Chartres.

En-dessous, vous pouvez admirer l’orgue Steinmeyer qui date de 1930 : L’orgue avait été inauguré à l’occasion du 900ème anniversaire de la bataille de Stiklestad. C’est la Maison Kuhn qui l’a restauré récemment et lui consacre un article fort intéressant

 

Norvège : Trondheim, Nidarosdomen (cathédrale)Norvège : Trondheim, Nidarosdomen (cathédrale)Il est normalement interdit de prendre des photos à l’intérieur de l’édifice mais tant de gens l’ont fait que je m’y suis risquée aussi, sans flash bien sûr et discrètement.

La Nef, haute de 21m, est construite sur le modèle de la cathédrale de Lincoln et de l’abbaye de Westminster en Angleterre, selon mon guide.
Les vitraux (tous du XXe siècle, comme nous l’avons vu ci-dessus) du côté nord montrent des scènes de l’Ancien Testament, tandis que le côté sud dépeint des scènes du Nouveau Testament. Les deux parties commencent à l’extrémité ouest (près de la rosace, donc) et continuent en direction du maître-autel.
Les apôtres ont été placés sous la voûte du choeur, tandis que les saint(e)s saintes ont été placés dans la Nef.

Le crucifix en argent, oeuvre de W.Rasmussen, a été offert par des Norvégiens vivant aux Etats-Unis pour le 900e anniversaire de la cathédrale.

 

Norvège : Trondheim, Nidarosdomen (cathédrale)Cet orgue a été construit par le facteur d’orgues allemand Johann Joachim Wagner en 1738-1739 et a été mis en place par son compagnon Peter Migend en 1741.

Au cours des ans, cet instrument fut déplacé plusieurs fois dans la cathédrale. Il fut aussi transformé subissant des dommages plus ou moins sévères dans sa partie instrumentale baroque d’origine. En 1930, lorsque la cathédrale de Trondheim reçut son nouveau grand orgue Steinmeyer, l’orgue Wagner fut démonté et placé dans un lieu de stockage. Le buffet fut utilisé pour loger l’orgue Steinmeyer.
En 1994, le travail de restauration/reconstruction de l’orgue Wagner fut confié au grand facteur Jürgen Ahrend. Le stockage de l’orgue avait été fait dans des conditions qualifiées de misérables: sur un total de 1827 tuyaux retrouvés, 1018 furent identifiés plus ou moins intacts mais avec des pliures, des cassures ou des écrasements. De plus, en 1891, Jensen avait coupé tous les tuyaux en haut pour réharmoniser l’orgue ! Six sommiers originaux en plus ou moins bon état furent retrouvés. Malgré ces découvertes plutôt sombres, il s’avéra qu’une partie assez importante de ces restes pouvaient être restaurés et restitués. La façade du buffet ainsi que ses tuyaux étaient encore en bon état: on doit cela au fait que ces parties ne furent jamais stockées mais toujours utilisées pour enjoliver l’orgue Steinmeyer. Le 2 avril 1995, le titulaire des orgues de la cathédrale de Trondheim, Per Fridtjov Bonsaksen, ré-inaugura le grand orgue J.J. Wagner. (source : http://www.orgues-et-vitraux.ch)

 

En 1537, la Réforme fit son apparition en Norvège. Le roi du Danemark dont dépendait alors la Norvège jugea qu’il n’était pas possible d’être un bon luthérien et de continuer à à vénérer un saint comme saint Olav. Le reliquaire en argent qui contenait la dépouille mortelle du saint fut alors transféré au Danemark et fondu.
La dépouille du saint, abandonnée dans la cathédrale par les Danois, fut emportée par les Suédois en 1564. Elle fut ramenée dans le pays et enterrée, mais à ce jour elle n’a pas été retrouvée !
Par conséquent, saint Olav ne repose pas dans cette cathédrale ! Malgré tout la route de pèlerinage menant au tombeau de saint Olaf a été restaurée. Elle porte le nom de Sankt Olavs vei (le « chemin de saint Olaf » en français). La route principale, qui mesure environ 640 km, débute à Oslo en direction du nord, passe par le lac Mjøsa, franchit la vallée de Gudbrandsdalen et la chaîne de montagnes du Dovrefjell, emprunte enfin la vallée d’Oppdal pour aboutir ici, à la cathédrale.

 

Norvège : Trondheim, palais archevêque

 

Voisin de la cathédrale, (5) l’Erkebispegården (palais de l’Archevêché) fut édifié dans la seconde moitié du XIIe siècle ; le complexe, qui mesure environ 100m de côté, est le plus ancien édifice profane en pierre de Scandinavie.

Coeur du diocèse norvégien, l’Erkebispegarden fut le centre des affaires politiques et religieuses du pays aux temps médiévaux. Les archevêques y résidèrent jusqu’à la Réforme. Après 1556, les suzerains danois s’y installèrent durant près d’un siècle avant d’en être chassés par l’armée qui en fit une base militaire.

 

 

Norvège : Trondheim, palais archevêque, palais

L’aile Est (12e s.), la plus ancienne, abrite les salles de réception. L’aile Ouest (13e s.) comprenait les appartements et le bureau de l’archevêque.

Le palais connut plusieurs remaniements, notamment au 15e s., où il fut fortifié. Restauré en 1975, il sert de résidence aux hôtes officiels.

En 1983, deux grands bâtiments ont été entièrement détruits par un incendie.
Le musée du Palais de l’archevêque est construit à cet emplacement, où d’importantes fouilles archéologiques ont été menées dans les années 1990. Le musée présente certains des plus beaux objets trouvés duran ces fouilles. L’hôtel des monnaies de l’archevêché y est également exposé, tel qu’il a été trouvé par les archéologues.

 

Norvège : Trondheim, palais archevêque, trésorLa couronne du roi et les autres joyaux de la Couronne de Norvège sont exposés dans l’aile ouest du Palais de l’archevêché.
La couronne du roi de Norvège a été acquise par le premier roi constitutionnel Karl Johan XIV (Jean-Baptiste Bernadotte) pour son couronnement en 1818 car … le pays de possédait pas de joyaux de la couronne ! Depuis, la couronne a été utilisée lors de quatre couronnements et deux consécrations.
Il faut savoir en effet que le roi Haakon VII fut le dernier roi à être couronné. Depuis Olav V en 1957, le couronnement est remplacé par une consécration. En 1991, ce fut au tour du roi Harald V et de la reine Sonja d’être consacrés. La cérémonie se déroule toujours dans la cathédrale.

Un troisième musée, le Musée de la Résistance, traite des évènements qui se sont déroules dans le centre de la Norvège durant la Seconde Guerre mondiale.

 

Norvège : Trondheim, waisenhus
Face à la cathédrale, au n°2 de Kongsgård Gata, un bâtiment en bois de deux étages porte une plaque discrète qui nous apprend que cette maison a été construite en 1772 pour sevir d’orphelinat, « Waisenhuset » (6) en norvégien.

Les fonds pour la construction de Waisenhuset provenaient de fondations Thomas Angell. Dans son testament, qui est entré en vigueur à sa mort en 1767, Angell a stipulé qu’un sixième du retour sur les actifs de la fondation devait échoir à l’orphelinat.

Aujourd’hui, la demeure sert de bureau pour diverses paroisses, dont la cathédrale, et Vår Frue Kirke (l’église Notre-Dame)

 

Norvège : Trondheim, kunstmuseum

 

 

Le musée des Beaux-Arts ou (7) Trondheim Kunstmuseum est situé non loin de la cathédrale. Il possède la troisième plus grande collection d’art du pays.
Les oeuvres majeures de ce musée sont les tableaux norvégiens peints de 1850 environ à nos jours, depuis l’école de Düsseldorf jusqu’aux artistes contemporains.

 

 

Norvège : Trondheim, radhus

(8) L’Hôtel-de-Ville (rådhus), sur Munkegata 1, est un grand bâtiment de deux étages, construit entre 1895 et 1898 dans le style néo-Renaissance. Il a été conçu par les architectes Lars Solberg et Johan Christensen pour abriter un institut d’apprentissage, prédécesseur de l’Institut norvégien de technologie (NTH) fondé en 1910. Lorsque l’Institut Norvégien de Technologie disposa de ses propres bâtiments sur Gløshaugen, ce bâtiment accueillit une école d’ingénieurs. Ceux-ci déménagèrent à leur tour, et le bâtiment fut alors réaménagé et redécoré par l’architecte Carl J. Moe, en 1929-1930, pour servir d’Hôtel-de-Ville.
A l’arrière, on peut admirer une magnifique cage d’escalier décorée de vitraux symbolisant les sujets techniques.

Le rådhus abrite également une collection d’art, dont la galerie des maires, où l’on trouve le portrait peint de la plupart des maires de la ville.

 

Norvège : Trondheim, kunstindustrimuseum

 

 

Les édifices en brique rouge de la Katedralskolen (école de la cathédrale) et du (9) Kunstindustrimuseum (musée des Arts appliqués) se font face près de la cathédrale.

Le musée expose des meubles, de l’orfèvrerie et des vêtements. Il fait une large place à Hannah Ryggen et ses tapisseries.

 

 

Norvège : Trondheim, tribunal (tinghus)Norvège : Trondheim, tribunal (tinghus)(10) Le palais de justice (tinghus), situé au n°20 de Munkegata, a été conçu par les architectes Hjalmar S. Bakstad et H.N. Bratlie en 1937.
Le bâtiment était partiellement achevé lorsque la guerre a éclaté, et l’envahisseur l’a réquisitionné pour y installer ses bureaux. Il sera terminé en 1951 seulement.

La décoration de l’entrée, toute en symboles, a été exécutée par le sculpteur Nic Schiøll: les reliefs en céramiques représentent des hommes de loi qui ont marqué l’histoire de la Norvège. On reconnaitra, à gauche, Magnus Lagabøte, dit « le législateur » car on lui doit la première législation applicable à l’ensemble du royaume. Il fut roi de Norvège de 1263 à 1280.

 

Norvège : Trondheim, go'dagen

 

(11) La statue « Go’Dagen », installée au n°19 de Munkegata, prend pour modèle la dame qui venait à Trondheim pour travailler comme femme de maison.
Lorsqu’elle prit sa retraite, elle passa beaucoup de temps autour de la place de Torget, et tous ceux qui la saluaient recevaient en réponse un joyeux « go’dagen » (bonne journée)

Elle a été réalisée en bronze par Tone Thiis Schjetne en 1983 et la tradition veut que les touristes aillent la saluer avant de commencer la visite de la ville. Depuis que l’office de tourisme (qui était situé juste derrière elle) a déménagé, c’est un peu moins évident.

 

Norvège : Trondheim, Var Frue kirkeNorvège : Trondheim, Var Frue kirke, inscriptionL’inscription « Sainte Marie, je suis à vous » apparait en vieux norois sur les murs de (12) Vår Frue Kirke (église Notre-Dame). Pour la trouver, contournez l’église par la droite et cherchez au niveau des buissons, près du choeur.

Edifiée à la fin du XVVe siècle, elle fut la seule de Trondheim à survivre à la Réforme.

Gérée comme une église ouverte, on peut venir y allumer une bougie, prier ou … se retrouver autour d’une tasse de café ou de thé. Diverses activités y sont organisées dont distribution de soupe tous les jeudis à 18h, avec messe.

 

Norvège : Trondheim, statue Olav Tryggvason

Construite principalement en bois, Trondheim a été ravagée plusieurs fois par de grands incendies. Celui de 1681 fut de loin le plus dévastateur, et conduira à une reconstruction presque totale de Trondheim. Les travaux seront menés sous la supervision du général Johan Caspar von Cicignon, un militaire originaire du Luxembourg. Il dotera la ville de larges rues, comme l’actuelle Munkegaten, afin d’entraver la propagation des futurs incendies.
Cette vaste place, le Torg, naîtra de ces travaux.

(13) La statue du fondateur de la ville, Olav Tryggvason, n’a été installée au milieu de la place qu’en 1921. Inaugurée le 18 Septembre 1921, elle est l’oeuvre de Wilhelm Rasmussen.
Autour de la statue, la mosaïque en pavés forme un immense cadran solaire : elle a été créée dans le cadre du 900ème anniversaire de St. Olav en 1930.

 

Norvège : Trondheim, Stiftsgarden

 

(14) Stiftsgården est la résidence royale de Trondheim et le palais en bois le plus septentrional des pays nordiques, avec ses 64 pièces et 4000 m².
Représentative de l’architecture de bois norvégienne, elle fut conçue par le général G.F. von Krogh et construite de 1774 à 1778 pour Cecilie Christine von Schøller, veuve du conseillé privé du roi.

Le gouvernement l’acquit en 1800 pour en faire la résidence du préfet (stiftsamtmannen) et la maison prit alors le nom que lui connaissons : Stiftsgården.
En 1906, le palais devint une résidence royale : elle est ouverte en été pour des visites guidées, sous réserve de fermeture en cas de visite royale.

 

Norvège : Trondheim, marché aux poissonsNorvège : Trondheim, marché aux poissonsTout au bout de Munkegata, (15) le marché aux poissons, Ravnkloa, propose de succulentes terrines de poissons, des burgers de poisson de la meilleure qualité, du délicieux saumon fumé, du « lutefisk », du bacalao, et une excellente soupe de poisson à la créme.

Au fait, savez-vous ce qu’est le « lutefisk » ? C’est une spécialité norvégienne dont je n’avais jamais entendu parler et dont la recette vous est expliquée ici

Le Bacalao, lui, est un ragoût de poisson séché salé, de tomates, de pommes de terre, d’huile et de condiments. C’est la spécialité des ports de Kristiansand et Alesund.

Vous pouvez déguster tout cela sur place (le marché se double d’un restaurant, avec terrasse en été) ou emporter les produits chez vous.

 

Norvège : Trondheim, sentralstasjon (gare)

Nous longeons le canal, où sont amarrés de nombreux bateaux de plaisance.

En face s’étirent les bâtiments de (16) la Gare Centrale, conçue par Balthazar Lange et mise en service en 1881.
Elle est le terminus de la ligne de Dovre, qui relie la ville d’Oslo à Trondheim sur une distance de 383 km.

D’ici part aussi la ligne du Nordland qui relie les villes de Trondheim et Bodø sur une distance de 729 km. Il s’agit de la plus longue ligne des chemins de fer norvégiens et la seule à passer le cercle polaire. Les Nazis ont fait avancer la ligne en tuant à cette tache plusieurs dizaines de milliers de prisonniers de guerre, principalement russes et yougoslaves. Entre autres cimetières tout au long de la ligne deux monuments témoignent du lent massacre, au passage du cercle polaire, dans les Saltfjellet. La ligne porte le surnom de « Ligne du Sang ».

 

Norvège : Trondheim, sjofartsmuseum

 

(17) Le Musée de la Marine (Sjøfartsmuseum ), au n°75 de Kjøpmannsgata, occupe une ancienne prison remontant à 1725, ce qui ne se devine absolument pas !
Il possède une importante collection de maquettes de bateaux, de figures de proues et d’objets liés à la vie maritime de la région, depuis les origines jusqu’au XVIe siècle.
On peut y voir une exposition sur l’époque de la marine à voile, la vie à Kjøpmannsgata aux XVIIIe et XIXe siècles, l’époque des bateaux à vapeur et les migrations maritimes.

Pour le prix et les horaires, cliquez ici.

 

Norvège : Trondheim, Olavshallen

 

C’est tout-à-fait par hasard que nous passons devant (18) Olavshallen, le grand centre culturel de la ville et le lieu de résidence de l’Orchestre symphonique de Trondheim.
Les deux salles proposent également des repréentations et des concerts pour petits et grands dans tous les domaines.

Olavshallen AS fait partie de la copropriété Olavskvartalet qui comprend également un hôtel haut de gamme (Clarion Collection Hotel Grand Olav) et un centre commercial.

 

 

Norvège : Trondheim, trampe (ascenseur à vélo)Trondheim est la première ville au monde à avoir installé un ascenseur pour les cyclistes : (19) « Trampe » a été inventé en 1993 par un designer norvégien, M. Jarle WANVIK.

En 2008, le Groupe français POMA, via sa filiale SKIRAIL, signe un partenariat avec M.WANVIK. L’expérience tirée des 16 ans d’exploitation du « bicycle lift » associée aux 73 ans d’expérience de POMA dans le transport par câble ont permis d’aboutir au CycloCable®, moderne, conforme aux exigences européennes et développé à partir des trois critères majeurs suivants :
– La sécurité : Pour une sécurité maximale, la « pédale » se rétracte automatiquement sous le sol au cas où le cycliste est amené à quitter l’installation sans aller jusqu’à la fin du parcours. Cette spécificité technique, brevetée par SKIRAIL, permet d’éliminer tout risque de collision avec des véhicules ou des piétons. C’est donc en voie partagée que le CycloCable® peut être installé pour permettre sans risque l’ascension le long d’une voirie utilisée par d’autres.
– Le respect de l’environnement : L’appareil est à fonctionnement électrique. Il est entièrement installé en souterrain, à très faible profondeur. Cette configuration permet d’obtenir un niveau sonore très faible.
– L’économie : Entièrement automatique, l’appareil fonctionne en libre service sans personnel d’exploitation. Les travaux de réalisation et d’intégration dans le site sont très simples ce qui rend le délai d’installation sur site très court.

 

Depuis 2013, c’est donc le CycloCable® français qui emmène les cyclistes depuis le Vieux Pont de la ville quasiment jusqu’à la forteresse de Kristiansen.
Le film qui suit vous montre comment cela fonctionne (plus de détails encore sur le site http://trampe.no/en/home) et, en prime, vous verrez quelques belles images de Trondheim au début !

 

 

Norvège : Trondheim, Kristiansten
(20) La forteresse de Kristiansten (Kristiansten Festning) a été construite après le grand incendie de 1681, pour la protéger des invasions venues de l’est. La construction se termina en 1685. Elle remplit parfaitement son rôle en 1718 quand les forces suédoise assiégèrent Trondheim. L’ouvrage fut démobilisé en 1816 par le roi Karl Johann.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la forteresse a servi de lieu d’exécution des résistants norvégiens.

De nos jours, la forteresse est accessible au public tous les jours, gratuitement.

 

Norvège : Trondheim, vue depuis KristianstenNorvège : Trondheim, vue depuis Kristiansten

 

 

 

La forteresse étant située sur une colline qui domine la ville, on jouit de là-haut d’une vue superbe sur la ville et ses environs.

 

 

 

Norvège : Trondheim, Universite de sciences et technologie

Depuis la forteresse, vous apercevrez cet imposant bâtiment (sur votre gauche, quand vous regardez la ville) : il s’agit du bâtiment d’administration principale de la NTNU, situé sur le campus de Gløshaugen.
La NTNU (l’université norvégienne des sciences et technologies, du norvégien Norges teknisk-naturvitenskapelige universitet) est née en 1996 du regroupement de six institutions ; elle jouit d’une réputation internationale, et les nombreuses communautés de chercheurs de la ville concentrent leurs efforts sur l’innovation et le développement de projet scientifiques, économiques et industriels.
Le bâtiment que nous voyons daterait de 1910, mais sans certitude.

J’aime bien la devise de l’université : Kunnskap for en bedre verden (La connaissance pour un monde meilleur)

 

Norvège : Trondheim, Munkholmen depuis KristianstenDu haut de la forteresse, nous avons aussi une vue imprenable sur Munkholmen (l’île aux moines).

Les Vikings l’utilisaient autrefois pour y exécuter leurs ennemis. Par la suite, au Moyen Age, aux alentours de l’an mille, des moines bénédictins s’installent sur l’île et fondent l’abbaye de Nidarholm, l’un des premiers monastères du pays. Après l’arrivée du protestantisme luthérien à Trondheim, au prix de quelques modifications et de l’édification d’une forteresse, le monastère fut utilisé comme prison à partir de 1658.
La vocation de Munkholmen était aussi la défense de la ville, mais ses canons ne parvinrent pas à empêcher les Suédois d’envahir Trondheim à deux reprises, en 1658 et en 1718.
En 1940, à l’arrivée des Allemands, l’îlot de Munkholmen est équipé de batteries de défense antiaérienne. Une grande partie du fort sert d’entrepôt pour les munitions. La présence nazie dure jusqu’à la fin de la guerre en mai 1945. On peut encore trouver des traces de cette occupation sur les niveaux supérieurs du fort.
De nos jours, Munkholmen sert aux activités touristiques et de loisir en période estivale pour la population de la ville de Trondheim. De fin mai à début septembre, des navires desservent régulièrement l’île.

 

Norvège : Trondheim, Nidelva et BybruaNorvège : Trondheim, NidelvaN’hésitez pas à (21) flâner le long de la rivière, surtout quand il fait beau : un chemin piétonnier a été aménagé, qui vous mènera jusqu’au prochain pont, Elgeseter bru.

Vous ne pourrez manquer un grand bâtiment rond, peint en rouge : le studentersamfundet.
C’est la plus grande association étudiante de Norvège et aussi le nom du bâtiment où se trouve l’association. En plus d’accueillir un café et d’organiser régulièrement des concerts et autres activités (dont le plus grand festival culturel de Norvège, UKA), c’est une organisation indépendante pour tous les étudiants et professeurs à Trondheim, appartenant à ses membres, qui sont environ 12000 selon leur site.

 

Norvège : Trondheim, BakklandetNorvège : Trondheim, BakklandetVous reviendrez ensuite sur vos pas, pour explorer (22) Bakklandet, un quartier aujourd’hui pittoresque.
Bakklandet était autrefois un quartier résidentiel où vivaient les pêcheurs locaux, les artisans et les ouvriers, dans des conditions loin d’être idylliques. Les premières constructions ont vu le jour au début du XVIIe siècle et la présence du pont à partir de 1681 a considérablement favorisé cette extension à l’est de la ville.

Les vieux édifices en bois ont été pour la plupart rénovés en appartements, entreprises insolites et restaurants et Bakklandet est devenu l’un des quartiers les plus branchés de Trondheim.

 

Norvège : Trondheim, Baklandet Skydsstation, extérieurNorvège : Trondheim, Baklandet Skydsstation, penstuaNous sommes venus au (23) Baklandet Skydsstation car nous avions lu que ce restaurant sert des plats traditionnels faits maison dans un cadre charmant.
Nous n’avons pas été déçus ! On se croirait invité dans la demeure d’une grand-mère norvégienne. C’est intime, le restaurant se compose de plusieurs petites pièces où on ne compte plus les napperons, les coussins, les tableaux.
La maison date de 1791 et a connu bien des usages puis est devenue simple maison d’habitation de 1940 à 1995. Cette année-là un architecte local, Trond Eide, l’a rachetée pour la restaurer dans le plus grand respect pour son histoire. Le café a ouvert le 8 mars 1997.

En 2012, il a été nommé « Meilleur Café de l’année» par le prestigieux National Geographic Traveler

Ce que nous avons mangé

Norvège : Trondheim, Baklandet Skydsstation, JONS FISKESUPPENorvège : Trondheim, Baklandet Skydsstation, Ostekake blabær saus

Nous nous sommes laissés guider par la maîtresse des lieux.

Pour l’entrée elle nous a conseillé une soupe de poissons à base de tomates, saumon, lieu noir, crevettes, carotte, céleri, et herbes, accompagnée de pain et de beurre : Jons Fiskesuppe. Absolument délicieux !

Pour le dessert, nous nous sommes laissés tenter par un gateau au fromage nappé de sauve aux myrtilles : excellent.

 

 

Norvège : Trondheim, Baklandet Skydsstation, VILTGRYTE garnitureNorvège : Trondheim, Baklandet Skydsstation, VILTGRYTE

Pour le plat principal, je voulais à tout prix goûter à la casserole de renne sauvage : il était servi avec des pommes de terre, de la salade, des canneberges sauvages et du flatbread, ce pain « plat », sans levain avec juste du sel, de la farine et de l’eau (dont nous avons pu suivre la fabrication au musée Skansen, à Stockholm.

J’ai préféré le renne d’Oslo, au Engelbret Cafe, mais la cuisson n’a vraiment rien de comparable n’est-ce-pas ? Je suppose que c’est plutôt ainsi que les gens mangeaient le renne autrefois et j’ai aimé l’expérience.

 

Conseil

Baklandet Skydsstatio propose un menu avec dégustation de divers aquavits : prenez-le !

Nous avons fait l’erreur de décliner l’offre, en disant que nous n’aimions pas du tout cet alcool et c’était vrai jusqu’à ce que … notre hôtesse nous en propose malgré tout, très gentiment, à la fin du repas avec un sourire espiègle et « vous me direz ce que vous en pensez ».

Que c’était bon !!! Rien à voir avec ce que nous avions goûté auparavant, cadeau d’un jeune Danois.

Il faut dire qu’elle nous a fait goûter un « Linie », né « par hasard » à Trondheim :

Répandu dans toute la Scandinavie, l’aquavit (du mot latin aqua vitae, eau-de-vie) ne diffère guère de la vodka par son mode d’élaboration (distillation en continu par alambics à colonne), ni même par ses matières premières, si ce n’est l’emploi important de pommes de terre, les pays nordiques étant plus pauvres en céréales. Par ailleurs, il est habituel d’utiliser aromates et épices (principalement le cumin) pour donner plus de goût à l’eau-de-vie emblématique des pays scandinaves.

Mais, par un hasard historique inopiné, la Norvège élabore depuis plus d’un siècle un aquavit très particulier, le « Linie ». Son origine remonte à 1805, quand un navire norvégien, le Trondheim Prove, part pour les Indes et l’Australie, avec à son bord de petits tonneaux d’aquavit ayant précédemment contenus du xérès. Mais l’eau-de-vie n’a guère de succès, et le navire revient en Norvège avec son chargement. Or, la longueur du voyage, le tangage du navire, voire les variations de température, donnent à l’arrivée une eau-de-vie particulièrement intéressante, d’une belle couleur ambrée, très moelleuse et bien aromatique.

Jorgen Lysholm, dont la famille était propriétaire du navire, flaire la bonne affaire, et, après avoir créé sa distillerie à Trondheim, fait voyager ses aquavits sur des navires se rendant en Asie, voire en Australie. Le plus étonnant sans doute, c’est que cette méthode unique au monde est toujours utilisée de nos jours : la Lysholm Linie doit voyager près de cinq mois en bateau et traverser deux fois la ligne de l’Equateur (d’où son nom) pour bénéficier de la marque ! Les cargos utilisés, sous la responsabilité de la compagnie norvégienne Wilhemsen, vont généralement jusqu’en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Il est spécifié, dans le cahier des charges, que les fûts doivent voyager sur le pont des navires.

 

Norvège : Trondheim, Bakke kirke

(24) Bakke Kirke, conçue par Johan Christopher Hempel, a été érigée en 1715 pour servir d’église paroissiale au nouveau quartier de Bakklandet.

Lorsque les Suédois assiégèrent Trondheim en 1718, cette église sera le seul bâtiment épargné. Elle sera une nouvelle fois sauvée au XXe siècle : elle formait un obstacle à la circulation, surtout après l’ouverture du pont Bakke en 1927 et sa démolition était programmée. C’était sans compter les ouvriers de l’usine « Trondhjems Mekaniske Værksted » dont nous parlerons un peu plus loin : c’était « leur » église et ils ne voulaient pas la perdre.
Une solution originale fut trouvée : en 1939, elle a été soulevée à l’aide de vérins et déplacée de quelques mètres, de sorte qu’elle ne soit dans l’axe de la route prévue !!
Ensuite, elle a été restaurée et à nouveau consacrée en 1941.

 

Norvège : Trondheim, TMVCes bâtiments sont ceux d’une importante compagnie de construction navale, Trondhjems mekaniske Værksted ou TMV. Fondée en 1872 par l’ingénieur Sophus August Weidemann, elle fut pendant de nombreuses années le plus important employeur de la ville. L’entreprise ferma en 1983.

Le site a été reconverti en un centre commercial, (25) Solsiden, (qui signifie « Côté soleil ») tout en respectant l’héritage industriel : une vraie réussite.

Le centre, qui a ouvert en octobre 2000, regroupe 60 boutiques à l’intérieur, 13 restaurants à l’extérieur et un parking couvert de 450 places.
La zone compte également plusieurs cliniques, trois hôtels, un dentiste, un centre de bien-être ainsi que des lieux de concerts et de festivals. Cela donne une idée de la taille que devait avoir le chantier naval !!

 

Le quartier est souvent décrit comme « la réponse de Trondheim à l’Aker Brygge d’Oslo« , mais si vous demandez à un habitant de Trondheim, sa réponse sera très certainement : « oui, effectivement, ça ressemble, mais Solsiden est BEAUCOUP plus joli ».

Norvège : Trondheim, Verftsbrua
Pour revenir à notre hôtel, nous empruntons une jolie passerelle, la (26) Verftsbrua, surnommée « le pont aux fleurs » pour une raison qui saute aux yeux quand on voit la photo !

Construite en 2003, la passerelle de 125m de long est prévue pour les piétons et les cyclistes : plus de 5000 personnes l’empruntent chaque jour !
Des bateaux jusqu’à une hauteur de 6,0 mètres peuvent passer le pont, avec une largeur de canal de 4,5 mètres. Si nécessaire, le pont peut être ouvert pour laisser passer de plus gros gabarits car il est escamotable.

 

Le Festival de Saint Olav – si vous visitez Trondheim fin juillet –

Au Moyen Age, les pèlerins se rassemblaient chaque année à Nidaros (Trondheim) pour se recueillir sur la tombe de saint Olav.

Depuis 1963, fin juillet, se tient le festival de saint Olav (Olavsfestdagene), le plus grand festival de Trondheim, en souvenir du 29 juillet 1030, date de la mort de Olaf II Haraldsson, devenu saint Olav.
A cette occasion, des dizaines de manifestations culturelles ont lieu : concerts, spectacles, expositions. Un grand marché historique se tient sur la place de la cathédrale : on y trouve toute sorte d’objets d’artisanat local.

 
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Compétences

Posté le

22 février 2014