Porto et environs

Porto et environs

Le Portugal a été grand vainqueur des World Travel Awards Europe 2017, à l’issue de votes émanant de professionnels du tourisme, de leaders de l’industrie ainsi que de voyageurs.
Et Porto, la 2ème plus grande ville du Portugal et la plus grande du nord du pays, a reçu le titre de meilleure destination européenne trois fois (2012, 2014 et 2017).

De plus, depuis 1996, le centre historique de Porto est inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco qui décrit la ville ainsi :

« Le Centre historique de Porto […] construit le long des collines surplombant l’embouchure du fleuve Douro au nord du Portugal, est un paysage urbain exceptionnel qui témoigne d’une histoire bimillénaire. Les Romains lui donnèrent au 1er siècle avant J.-C. le nom de Portus ou port. Des intérêts militaires, commerciaux, agricoles et démographiques convergeaient à cet endroit. Sa croissance continue, liée à l’activité maritime, se lit dans la profusion des monuments qui s’y côtoient, de la cathédrale au chœur roman à la Bourse néoclassique, en passant par l’église Santa Clara de style manuélin typique du Portugal. Le tissu urbain du centre historique de Porto et ses nombreux bâtiments historiques constituent un témoignage remarquable du développement au cours du dernier millénaire d’une ville européenne qui se tourne vers la mer pour enrichir ses liaisons culturelles et commerciales. »

Le guide du Routard, lui, nous dit :
« Tout a commencé ici. Les épopées maritimes l’ont ouverte sur le monde, l’or du Brésil l’a enrichie, et les fameux vins de Porto assurent aujourd’hui encore sa renommée. Porto fut riche, puis elle s’est appauvrie. Et voilà que depuis les années 2000, les muses se penchent à nouveau sur la belle endormie.
[…] Sous l’effet d’un nouveau souffle urbain, Porto se métamorphose. Elle retrouve petit à petit l’éclat de sa splendeur passée. »

Nous avons passé 4 jours à Porto et dans sa région, fin décembre 2017.

Porto se visite aisément à pieds mais attention : avant de vous perdre dans les dédales de ruelles et de flâner dans le cœur de la ville, n’oubliez pas de troquer vos souliers de ville contre une bonne paire de baskets car Porto est pentue !

Nous avons scindé la visite de la ville en deux circuits, en tenant compte des dénivelés, ce qui vous évitera les montées et descentes inutiles.

Une voiture est totalement superflue à Porto : s’il le faut, le métro vous permettra de vous déplacer rapidement.
Nous n’avons loué un véhicule que pour les jours 3 et 4 afin de visiter les environs de Porto en toute liberté

 

Quelques infos pratiques

Il y a 1h de décalage horaire entre le Portugal et la France : quand il est midi à Paris, il est 11h à Porto. Les changements d’heure d’hiver et d’été se font en même temps qu’en France.
Les prises de courant sont identiques à celles utilisées en France et le voltage est le même, donc aucun souci de ce côté.

porto : aéroport, station de métroporto : aéroport, métroL’Aéroport de Francisco Sá Carneiro est situé à une quinzaine de kilomètres seulement du centre de Porto.
La ligne E du métro (couleur violette) relie l’aéroport au centre-ville en une trentaine de minutes (un métro toutes les 20 à 30 mn, de 6h du matin jusqu’à 1h).
Il faut prendre un ticket Andante Z4, dont le prix (2,00 euros) sera majoré de 0.60 euros pour la carte Andante. Cette carte est rechargeable, elle n’est pas personnalisée (donc transmissible) mais attention : si vous voyagez à plusieurs, chaque voyageur doit avoir sa carte Andante. La carte doit être validée à chaque transport et, bien entendu, conservée pour être rechargée si besoin.

Pour tout savoir sur les transports en commun de Porto (lignes de bus, métro, carte du réseau, tarifs, horaires…) consultez le site STCP (en anglais)

 

J1 : Porto, première partie : circuit de 3km

porto : circuit 1
Pour cette première approche de la ville, nous commençons par le quartier de São Bento, Aliados et Praça da liberdade où les styles de la fin du XIXe et du début du XXe siècle dominent parmi les immeubles imposants qui ont remplacé les couvents détruits suite à l’interdiction des ordres religieux décrétée par Dom Pedro IV en 1834.

Nous poursuivons par le quartier Vitória où nous pourrons découvrir une ancienne prison devenue musée, un monastère construit sur des terrains de l’ancien quartier juif, avant d’arriver dans un jardin bordé de platanes aux troncs étonnants, agrémenté d’amusants personnages en bronze.

Nous terminerons enfin ce premier tour par le quartier sans doute le plus dynamique de la ville, dominé par l’emblématique Torre dos Clérigos qui domine depuis 1763 la zone du centre-ville que l’on appelle Baixa. C’est dans ce quartier que nous allons découvrir l’une des plus belles librairies d’Europe.

 

 

J2 : Porto, deuxième partie : circuit de 8km

porto : la ville
Ce circuit nous emmène aux origines de Porto, vers la cathédrale et ses environs. De là, nous nous dirigerons vers le pont le plus célèbre de la ville : le Ponte Dom Luis I.
Il comporte deux tabliers, qui lui permettent de desservir les quartiers haut et bas de la ville : nous utiliserons le niveau supérieur pour traverser le Douro et nous diriger vers Vila Nova de Gaia, la cité jumelle de Porto qui concentre tous les chais des grands noms du précieux breuvage.
Nous visiterons l’une des plus anciennes maisons de Porto, Taylor’s.
Après avoir dégusté le divin nectar (avec modération, bien sûr …), nous refranchirons le fleuve dans l’autre sens, en utilisant cette fois le tablier inférieur du Ponte Dom Luis I et nous nous dirigerons vers la Ribeira, le quartier emblématique de la ville.
Nous remonterons jusqu’au quartier de la Bourse pour finir par la magnifique gare de São Bento.

 

Un petit extra : le quartier de Foz et le front de mer avec le vieux tramway

porto : tram
 

Une visite de Porto ne serait pas complète si vous négligez de vous rendre à Foz, là où le Douro rejoint l’Atlantique. C’est le quartier le plus chic et le plus résidentiel de la ville.

Comme le moment de l’année ne se prêtait pas vraiment à la baignade ou au bronzage, nous avons décidé de pimenter un peu la visite en nous y rendant avec le vieux tramway.

 

Circuit au nord de Porto : autour de Braga

porto, les environs : tibaes, vueFondée par l’empereur Auguste en 15 av.JC, Bracara Augusta, devenue Braga, est riche de monuments témoins de sa longue histoire, des vestiges romais aux églises et aux palais baroques. La ville mérite donc certainement qu’on s’y arrête mais nous étions malheureusement pressés par le temps et avons préféré nous concentrer sur trois sites très intéressants qui se trouvent à la périphérie de la ville:

le Mosteiro de São Martinho de Tibães, l’un des monastères les plus riches et puissants du nord du Portugal, qui fut un véritable chantier-école pour quantité d’architectes, tailleurs de pierre, doreurs et sculpteurs.
– le sanctuaire de Nossa Senhora da conceição do Sameiro, le deuxième plus grand centre de dévotion dédié à la Vierge Marie au Portugal, après Fatima.
– le sanctuaire de Bom Jesus do Monte, l’un des édifices les plus représentatifs du néoclassicisme portugais. Son spectaculaire escalier est un vrai chef-d’oeuvre et vaut le déplacement à lui tout seul.

 

Circuit au nord de Porto : Guimarães

circuit au nord de porto : GuimaraesLe centre historique exceptionnellement bien préservé de Guimarães est considéré comme étant le berceau de la nationalité portugaise.
Fondée au 4e siècle, la ville devint la première capitale du Portugal au 12e siècle.
« Le centre historique de Guimarães se distingue en particulier par l’intégrité de l’ensemble de ses bâtiments historiques. La période de 950 à 1498 est illustrée notamment par les deux pôles autour desquels Guimarães a commencé à se développer, à savoir le château au nord et le complexe monastique au sud. La période 1498-1693 se caractérise par les demeures nobles et le développement des services publics, des places publiques, etc. Malgré quelques aménagements à l’ère moderne, le centre historique de Guimarães a conservé son tracé urbain médiéval » nous dit le site de l’Unesco, qui a classé le centre historique de Guimarães au Patrimoine mondial de l’humanité en 2001.

Il n’en fallait pas plus pour rendre la visite de cette ville indispensable à nos yeux.

 

La vallée du Douro

Douro vallée : domaine alves de sousaNe cherchez pas les vignes dans les environs immédiats de Porto, il n’y en a pas !
Il faut vous rendre à une centaine de kilomètres plus à l’est, dans la haute vallée du Douro : là, elles s’étagent harmonieusement sur des coteaux abrupts pour constituer des paysages enchanteurs.

Pour découvrir cet arrière-pays vraiment magnifique, vous pouvez prendre un bateau depuis Porto, y aller en train ou en voiture. C’est cette dernière solution que nous avons privilégiée, et nous en avons profité pour « pousser » jusqu’à Lamego, une des plus belles villes du nord du Portugal, située en bas d’un immense escalier en azulejos bleus et blancs qui mène au sanctuaire de Nossa Senhora dos Remédios.

Selon le temps dont vous disposez, vous pourrez vous arrêter dans une quinta (domaine viticole) pour découvrir d’une autre façon les secrets du vin de Porto, tester un restaurant où l’on choisit d’abord les vins, ou encore carrément passer la nuit dans une quinta (superbe option en période de vendanges !)

 

La Francesinha : une spécialité de Porto

Porto : francesinhas du Lado B caféNous sommes allés déguster cette spécialité incontournable de la ville de Porto au Lado B café : la file d’attente fut telle le premier jour que nous avons décidé d’y goûter le lendemain, à une heure un peu décalée. A 15h00, il n’y avait « plus que » 15 mn d’attente avant d’avoir une table.
Nous sommes ressortis repus et satisfaits : leur réputation n’est pas usurpée !
Sur leur menu, ils expliquent l’origine de ce nom étrange (francesinha signifie en effet « petite française »).
Une des théories fait remonter l’origine du plat aux invasions du Portugal par Napoléon : les troupes françaises avaient l’habitude de manger du pain avec n’importe quelle viande et beaucoup de fromage. Les habitants de Porto allaient ajouter au sandwich un ingrédient qui fait toute la différence : la sauce.
De nos jours, cependant, une majorité de spécialistes s’accordent pour attribuer la création du plat à Daniel David Silva, employé du restaurant A Regaleira dans les années 1950. Ayant travaillé en France, il créa le plat en se basant sur le croque-monsieur français, d’où le nom

 

Porto : francesinhas, coupe, du Lado B caféLa francesinha est faite de linguiça (saucisse fumée portugaise), de saucisse fraîche, de mortadelle, de jambon, de viande de bœuf (du rumsteak pour le Lado B). Le tout est couvert d’une épaisse couche de fromage qui fond ensuite. L’oeuf au plat est facultatif, de même que les frites en accompagnement.
Outre la qualité des ingrédients bien sûr, c’est la sauce qui fait la différence, chaque maison gardant jalousement le secret de fabrication.

Evidemment, c’est bourré de calories mais celui que nous avons goûté était vraiment bon !

Le Lado B se targue de faire « la meilleure francesinha du monde » : en fait, c’est une marque déposée par l’établissement, qui « assume cette affirmation avec responsabilité et conviction, au-delà de toute stratégie marketing » peut-on lire sur leur site.

 

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Posté le

29 avril 2014