Oslo (Norvège)

Oslo (Norvège)

Joliment située au fond d’un vaste fjord, Oslo, la capitale de la Norvège depuis 1814, s’étend sur une superficie de 450 km2, mais dont 90 km2 seulement sont bâtis.
Dans ce pays de montagnes, où les terres cultivables sont rares (à peine 2,5% de la surface totale), Oslo peut s’enorgueillir de compter encore de nos jours plus de fermes que toutes les capitales d’Europe réunies !
Oslo compte aussi des centaines de kilomètres de pistes de ski de fond aménagées dans les limites de la ville. Et quand on sait que, depuis le centre-ville, de magnifiques plages sur les îles du fjord sont accessibles via un trajet de dix minutes en bateau à peine, on se dit qu’ Oslo bénéficie d’une situation vraiment privilégiée : ses habitants peuvent nager dans l’Oslofjord en été et chausser les skis dès l’arrivée de l’hiver !

L’union avec le Danemark priva Oslo de son rôle de capitale durant plus de 400 ans. Elle perdit aussi son nom originel lorsque le roi danois Christian IV fit reconstruire la ville en 1624, après qu’un incendie l’eut ravagée : il la rebaptisa logiquement Christiania.
Christiania retrouva ses fonctions de capitale en 1814 : à la suite des guerres napoléoniennes, le Danemark dut céder la Norvège au roi de Suède, Karl Johan et le 17 mai de la même année, la Norvège eut sa propre constitution. Mais ce n’est qu’en 1905, après la dissolution de l’union avec la Suède que la ville retrouva pleinement son statut de capitale
A partir de 1877, Christiania s’écrivit Kristiania, mais il fallut attendre 1925 que la ville retrouve son nom primitif, Oslo.

C’est à Oslo qu’est décerné tous les ans le prix Nobel de la Paix.

Visite effectuée les 19 et 20 juin 2015.

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Nous avons d’abord commencé par explorer l’est de la ville, où naquit la cité d’Oslo il y a plus d’un millénaire. C’est ici aussi que le roi Christian IV décida d’ériger une nouvelle ville après que le terrible incendie de 1624 eut détruit la quasi totalité de la cité. Bien qu’il subsiste peu d’édifices de cette époque, le quartier se caractérise par son architecture ancienne.

L’ouest de la ville est relativement plus récent puisqu’il n’est devenu le cœur de la capitale qu’à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, quand le roi Karl Johann fit édifier le palais royal et créa la Karl-Johansgate (rue Karl Johann), bordée de majestueux édifices. C’est dans ce quartier, vraiment très animé durant l’été, que vous trouverez les plus beaux espaces verts de la ville.

Les distances ne sont pas bien grandes et le circuit peut facilement s’effectuer à pieds en une journée.

Nous avons réservé la deuxième journée pour visiter le parc de Vigeland puis la presqu’île de Bygdøy où se trouvent plusieurs des musées les plus célèbres de la ville : voir la carte de situation à la fin de cet article.

 

Oslo : gare centrale
(1) : la gare

Si vous arrivez à Oslo par avion, vous avez toutes les chances de passer par la gare centrale, la Sentralstasjon (souvent nommée Oslo S) : le train de l’aéroport, le Flytoget Airport Express, permet un transport rapide et confortable entre l’aéroport et le centre-ville, distants de 50 km environ. Le trajet dure 20 mn et les trains partent toutes les 10 mn (toutes les 20 mn les samedi et tôt le matin / tard le soir).
Elle abrite de plus un grand centre commercial (à gauche sur la photo).

 

 

Oslo : place de la gare

En sortant de la gare, vous ne pourrez manquer le tigre de bronze de 4,5 mètres de long qui trône fièrement sur la place. Œuvre d’Elena Engelsen, il a été réalisé pour fêter le millénaire d’Oslo en l’an 2000.
Il faut savoir qu’ Oslo est surnommée Tigerstaden (« la ville du tigre ») et c’est probablement au poète norvégien Bjørnstjerne Bjørnson qu’elle le doit. Son poème « Sidste Sang » de 1870 décrit en effet un combat entre un cheval et un tigre, le tigre représentant la ville dangereuse et le cheval symbolisant la campagne rassurante.

La grande tour d’acier abrite le service de renseignements concernant tous les moyens de transport publics de la ville, qu’il s’agisse de bus, tram, train, bateau, métro et trains de banlieue NSB.
Vous pouvez y acheter vos billets, obtenir des cartes, etc.

 
Nous nous dirigeons vers le port de commerce dont la physionomie a bien changé depuis la construction d’un Opéra moderne et l’aménagement d’une promenade en bord de mer.

Oslo : opera(2) L’ Opéra, situé Kirsten Flagstads plass 1, est l’œuvre du cabinet d’architecture norvégien Snøhetta. C’est le plus grand édifice culturel construit en Norvège depuis la Cathédrale de Nidaros : d’une surface au sol de 15 590 m², il développe une superficie de 77 100 m².
Ce magnifique bâtiment – avec ses plans inclinés en verre – a été conçu pour ressembler à un glacier géant flottant dans le fjord d’Oslo. Ainsi, son toit en pente recouvert de marbre blanc italien, qui semble émerger du fjord d’Oslo pour accueillir les promeneurs, est accessible toute l’année à tout le monde, et la vue sur le fjord est magnifique. Vous pouvez aussi pénétrer librement dans le hall.

Inauguré en 2008, le bâtiment de l’Opéra est doté de deux auditoriums : le plus grand, en forme de fer à cheval et doté d’une excellente acoustique naturelle, dispose d’une capacité de 1 350 places tandis que le plus petit offre 400 places. On y trouve également une salle de répétition de 200 places, ainsi qu’un vaste foyer éclairé naturellement, avec vue sur le fjord.

 

Oslo : la Bourse(3) La Bourse (Tollbugata 2) figure parmi les institutions les plus anciennes d’Oslo, créée par la loi du 18 Septembre 1818. Les premiers échangent débutèrent le 15 avril 1819.
C’est en 1828, bien avant la construction du Palais Royal du Parlement, que le bâtiment de la Bourse, le premier des grands édifices d’Oslo après la déclaration d’indépendance en 1814, vit le jour. Sa façade néoclassique et ses colonnes doriques ont été conçus par l’architecte Christian H. Grosch. Mais les deux ailes latérales, ainsi que l’aile sud, ne furent rajoutés qu’en 1910. A l’origine, la statue de Mercure, qui trône maintenant à l’extérieur du bâtiment, ornait la cour intérieure qui a été effacée en 1988 lors de la construction d’une nouvelle salle.
Un grand remaniement de l’espace intérieur a été mené en 2001-2002, sous la direction de Niels Torp, ce qui a permis de maintenir l’activité dans le bâtiment historique.

 

Oslo : Gamle Logen(4). Gamle Logen (Grev Wedels plass 2) est la plus ancienne des salles culturelles d’Oslo. Le lieu a été érigé en 1836 à l’initiative du comte Herman Wedel Jarlsberg pour devenir une loge des Francs-maçons, mais aussi un lieu de concerts et de festivités. Le conseil municipal y tint ses séances de la fin du XIXe siècle jusqu’en 1947. De nombreux évènements de prestige ont été célébrés dans l’immense salle des banquets néoclassique, la pièce la plus remarquable. Connue pour son excellente acoustique, elle fut, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, aussi beaucoup utilisée en tant que salle de concert. Parmi ceux qui se sont produits ici on notera les noms de Edvard Grieg, Ole Bull, Johan Svendsen et Halfdan Kierulf. Vous remarquerez, à gauche de l’entrée, une statue d’Edvard Grieg sculptée en 1993 par Marit Wiklund.

Après des décennies de déclin, Gamle Logen a été réhabilitée et a rouvert ses portes en 1988 : on peut à nouveau assister à des concerts et des manifestations artistiques, organiser des conférences et des réunions, aussi bien officielles que privées. Les locaux se composent de 7 magnifiques salles offrant entre 20 et 500 places assises.

 

Oslo : Akershus slot, mémorial scandinavian star

Avant de pénétrer dans la forteresse Akershuss, nous nous promenons à ses pieds, le long du bord de mer, où un mémorial nous interpelle : il a été érigé en hommage aux victimes du Scandinavian Star, un ferry qui avait quitté Oslo le 6 avril 1990 pour Frederikshavn avec 383 passagers et 99 membres d’équipage à son bord. Dans la nuit, un incendie, dont l’origine criminelle ne fait pas de doute, fera 158 victimes. Le coupable n’a jamais été démasqué.

 

Oslo : Akershus slot, musee de la resistance
(5) Akershus Slott a été érigé par le roi Håkon V Magnusson à partir de 1299. Se dressant fièrement sur son promontoire, il devait empêcher toute invasion de la cité depuis la mer. La forteresse tint parfaitement son rôle défensif en 1716, lorsqu’elle résista au siège du roi de Suède Charles XII.
Le château perdit son rôle défensif au XIXe siècle.

Il comprend aujourd’hui, outre divers bâtiments historiques, des musées dont le musée de la Résistance (Norges Hjemmefrontsmuseum) désigné par une flèche bleue sur la photo. Le musée retrace l’histoire de l’occupation de la Norvège pendant la Seconde Guerre mondiale, mettant en lumière la lutte héroïque que mena la Résistance norvégienne. Les cinq années d’occupation allemande de l’invasion à la libération sont racontées à travers des extraits de film, des documents, des affiches, et des objets relatifs à cette période.

Beaucoup de sang a été versé dans et autour de la forteresse au fil des ans. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les résistants norvégiens étaient exécutés par des pelotons nazis sur le site, et après la guerre, ce fut le tour des collaborateurs.

Oslo : Akershus slot, enceinte

 

 

Nous pénétrons dans la forteresse par le sud : devant nous s’élève Munketårnet, une tour nommée en l’honneur de Christen Munk, un seigneur féodal qui transforma la tour médiévale en 1559 pour l’adapter aux canons.

Ces murs, de plusieurs mètres d’épaisseur, ont dû résister à toutes sortes de tentatives d’invasion et d’innombrables tirs de boulets de canon à travers les siècles, et la forteresse a connu de nombreuses améliorations et reconstructions.

 

 

Oslo : Akershus slot, interieurSous Christian IV (1588-1648), une période plus paisible s’est installée et le roi en profita pour moderniser le château et l’aménager comme un château de la Renaissance, doté de majestueuses salles de bal.
La salle qui occupe le dernier étage du bâtiment qui nous fait face faisait partie des appartements du couple royal danois : elle est appelée « salle Christian IV« . La forteresse se dégrada beaucoup au cours du XVIIIème siècle et, au XIXe siècle, la salle servit de dépôt d’armes.
Elle a été restaurée et est maintenant utilisée pour les réceptions officielles.

L’église du château (le petit bâtiment que l’on voit entre l’aile sud et la Tour de la Vierge) abrite le mausolée royal où reposent les corps des souverains norvégiens de l’époque moderne. Actuellement, la crypte abrite les dépouilles des deux premiers couples royaux depuis l’indépendance du pays en 1905 : sarcophage blanc pour roi Haakon VII et la reine Maud, sarcophage vert pour le roi Olav V et la princesse Märtha.

Oslo : Akershus slot, garde

 

 

Akershus est toujours une base militaire, c’est pourquoi vous y verrez des adolescents patrouiller la tête surmontée d’un toupet de plumes, pour le plus grand plaisir des touristes !

Quand il n’y a pas de visites d’État, de cérémonies militaires ou d’autres événements officiels, les visiteurs peuvent également visiter l’intérieur du château et accéder à la chapelle.

 

Oslo : Akershus slot, cour interieure

 

Au Moyen Age, la cour intérieure était séparée en deux par une grosse tour, Vågehalsen, qui fut détruite par un incendie en 1527 : on en voit les vestiges à gauche de Blåtårnet.
La cour Renaissance qui remplaça l’ancienne cour médiévale fut dotée de deux tours : Blåtårnet, adossée à l’aile sud, et Romerickstårnet, adossée à l’aile nord.

Alors que l’aile sud abrite la salle Christian IV, l’aile nord abrite la salle Olav, rénovée en 1976 seulement, et baptisée ainsi en l’honneur du roi Olav V (1903-1991).

 

Oslo : Akershus slot, hoymagasinet et Radhus
En quittant la forteresse par le côté nord, nous passons devant Høymagasinet (tout à gauche sur la photo) : c’est une ancienne grange de l’Akershus Slot qui a été transformée en un musée consacré à l’histoire de Christiania, l’ancienne Oslo. Des maquettes et un programme multimédia de 25 mn retracent l’histoire de la cité entre sa reconstruction après le terrible incendie de 1624 et le milieu du XIXe siècle (1840 plus précisément).

D’ici, on a une belle vue sur le Rådhus (l’hôtel de Ville).

 

Nous allons maintenant explorer le Kvadraturen (le Quadrilatère), quartier ainsi nommé du fait de sa structure quadrillée : les constructions de la ville nouvelle de Christiania commencèrent ici, au pied de la forteresse. Il ne subsiste que peu d’édifices de cette époque, mais nous verrons néanmoins quelques belles maisons anciennes (points 6 à 10)

 

Oslo : musee art contemporain(6) Le Musée d’art contemporain (Museet for samtidskunst) occupe un imposant immeuble de style art nouveau datant de 1906, au n°4 de Bankplassen. Construit en granit et en marbre du pays, il abritait l’ancienne centrale de la Banque nationale norvégienne.
Installé ici depuis 1990, le musée possède la plus grande collection d’art moderne du pays depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à nos jours. Ses collections permanentes sont si importantes qu’elles ne peuvent être intégralement exposées. Une large place est faite aux expositions temporaires d’artistes norvégiens et étrangers, provenant soit de l’importante collection du musée, soit empruntées.

A droite de l’entrée se dresse une sculpture créée en 1988 par Richard Serra : intitulé « Shaft », la sculpture est sensée évoquer un puits. Sa couleur « rouille » ne passe pas inaperçue dans le paysage (voir à droite sur la photo)

 

Oslo : cafe Engebret(7) Sur la même place, au N°1, vous pourrez faire une halte à l’Engebret Café, le plus vieux restaurant d’Oslo fondé en 1857 par Engebret Christoffersen. La maison, elle, date de 1700.

A cette époque, Bankplassen était le lieu le plus à la mode de la capitale et l’ancien Christiania Theater était situé juste en face de la maison. L’endroit était donc idéal pour ouvrir un café afin d’accueillir les comédiens et le public.

Oslo : cafe Engebret, interieur

 

De grands écrivains comme Henrik Ibsen et Bjørnstjerne Bjørnson y avaient leurs habitudes.

La terrasse est très agréable mais nous avons préféré nous attabler à l’intérieur, pour l’atmosphère chaleureuse qui s’en dégage : on a vraiment l’impression de se retrouver dans une ancienne maison privée d’un autre siècle, avec des photos de familles aux murs. Ce sont en fait les photos des grandes personnalités du pays qui ont fréquenté l’endroit.
Le poêle dans un coin, les boiseries sombres, et le décor créent une ambiance fort intime.

Ce que nous avons mangé

Oslo : cafe Engebret, platOslo : cafe Engebret, fromage

 

Nous nous sommes faits plaisir avec de la viande de renne (355NOK), un assortiment de fromages et de crackers norvégiens (155NOK), ainsi qu’un dessert, mais sans vin, bien sûr (vraiment hors de prix dans tout le pays). Il faut compter un minimum de 75 euros par personne, ce qui est raisonnable ici.

 

Oslo : Nasjonalmuseet – ArkitekturToujours sur bankplassen, au N°3 (du côté de la Kongens Gate) (8) Le Musée d’architecture (Nasjonalmuseet–Arkitektur) est une branche du Musée National des Arts d’Oslo. Il faut savoir que l’architecture occupe une place importante dans l’identité contemporaine d’Oslo et dans l’histoire culturelle de la Norvège.
Et ici, c’est le bâtiment en lui-même qui est déjà fort intéressant : c’est un savant mélange entre le bâtiment originel, conçu par l’architecte Christian Heinrich Grosch (1801-1865) en 1830 pour la banque Norges, et l’extension commandée en 2007 à l’architecte national le plus réputé au-delà des fjords norvégiens, Sverre Fehn (1924-2009).
Le musée présente des photographies, des maquettes, des documents historiques et d’autres éléments qui éclaireront les amateurs d’architecture de tous les âges.
Si l’architecture ne vous inspire pas, vous pouvez malgré tout entrer dans le bâtiment et vous attabler au café Grosch, installé au rez-de chaussée du musée, dans une belle salle voutée ; s’il fait beau, des tables vous attendent aussi à l’extérieur (petite restauration rapide)

 

Oslo : Christiania torv, Kunstforening

En arrivant sur (9) Christiania Torv, ce majestueux bâtiment attire aussitôt mon regard, et avec raison : il s’agit du plus vieil édifice de la capitale, construit en 1626, juste deux ans après le grand feu qui a presqu’entièrement détruit la ville.

Rådmannsgården a été conçu pour un échevin (Rådmann), Lauritz Hansen. Le complexe était initialement bien plus grand ; ce qui reste est construit en briques néerlandaises importées. L’aile ajoutée à la fin du XVIIe siècle abrite maintenant un café, le Kafé Celsius, où vous pourrez dîner durant les mos d’été.

Après avoir abrité en son sein la Bibliothèque de l’Université d’Oslo ainsi que la Bibliothèque publique d’Oslo, le bâtiment a accueilli, à partir de 1850, l’hôpital militaire rattaché à la forteresse voisine (Akershus Slott). De nos jours, c’est l’association des artistes qui occupe les lieux (Rådhusgaten 19)

Oslo : Christiania torv, fontaine

 

Nous nous trouvons ici sur la plus vieille place de marché d’Oslo, qui n’a été baptisée « Christiania Torv » qu’en 1958, d’après l’ancien nom de la ville.
Pendant des années, la place fut axphyxiée par la circulation automobile. Entièrement rénovée dans les années 1990 et réservée aux piétons, elle est devenue un endroit agréable où il fait bon flâner.

La fontaine qui orne la place, œuvre de Wenche Gulbransen, n’a été installée qu’en 1997 : elle représente la main de Christian IV pointant l’endroit où il décida de reconstruire la cité après le dramatique incendie de 1624.

Oslo : Christiania torv, ancien hotel de ville

 

 

Parmi les bâtiments historiques qui bordent la place, il faut noter l’ancien hôtel de ville de 1641 : le rez-de-chaussée est occupé par un restaurant au nom évocateur « Gamle Rådhus Restaurant », tandis que le 1er et le 2e étage abrite le musée du Théâtre. Une partie importante de la collection vient du théâtre de Christiania, construit en 1837 et démoli en 1899.

 

Oslo : byens andre radhusEn poursuivant sur Rådhusgata, au N°7, une grande plaque bleue apposée sur cette maison, intitulée (10) « Byens andre Rådhus » nous apprend que les parties les plus anciennes datent de 1620, et qu’elle a connu plusieurs affectations très diverses.
Tout d’abord, elle a servi de demeure à Johan Garmann à partir de 1647. Ensuite elle a servi d’hôtel de ville de 1733 à 1843, et de poste de police de 1745 à 1963. La plaque ajoute que la Caisse d’Epargne de Christiania a démarré ici en 1822.
Le lecteur attentif aura remarqué que les trois dernières fonctions ont cohabité durant quelques années, ce qui signifie que la propriété doit être assez vaste.
En fait, le premier occupant connu, Johan Garmann était un marchand danois qui est venu à Christiania en 1628, faisant partie d’un réseau d’immigrants venus faire carrière en Norvège et protégés par les gouverneurs danois qui régnaient sur Akershus. Et de fait, il a fait fortune et a pu acheter cette propriété dont on dit qu’elle était la plus belle de la ville à l’époque.

 

Oslo : Basarhallene

 

Notre circuit, avant d’atteindre la cathédrale, nous mène devant un ancien marché couvert, (11) Basarhallene, construit au cours de la période 1841-1858, et rénové en 1960.
L’ensemble a été conçu par l’architecte Christian Heinrich Grosch, qui était l’un des architectes les plus réputés de Norvège au XIXe siècle. Le square intérieur abrite des ateliers d’artisanat, tandis que des petites boutiques, des cafés et des restaurants se sont installés sous les arcades circulaires extérieures.

 

 

Oslo : cathedrale(12) La cathédrale (Domkirke) est le sanctuaire le plus important du diocèse d’Oslo. Il y en eut deux autres avant elle. La première, la cathédrale Hallvards, était située à 1,5 km de l’actuelle. Elle avait été bâtie par le roi Sigurd I de Norvège au début du 12ème siècle. Elle brûla en 1624.
Le roi Christian IV de Norvège et de Danemark en fit bâtir une autre près de la forteresse Askerhus entre 1632 et 1639. Celle-ci fut à son tour détruite par le feu à peine 50 ans plus tard. La première pierre de la cathédrale actuelle a été posée en 1694 et l’édifice a été consacré en novembre 1697.
Par la suite, la cathédrale a subi de nombreuses reconstructions et restaurations. Ainsi, elle a été reconstruite entre 1848-1850 d’après les plans de l’architecte d’origine allemande, Alexis de Chateauneuf et et la décoration intérieure baroque, terminée dans les années 1720, fut réaménagé dans le style néogothique. Un siècle plus tard, pour les 900 ans de la ville, l’église a été restaurée selon les plans de l’architecte Arnstein Arneberg : le néo-gothique intérieur a été enlevé et le mobilier d’origine ramené !
La dernière restauration s’est déroulée entre août 2006 et avril 2010.

Visiter la cathédrale

Oslo : cathedrale, vieille pierre Sur le coin sud-ouest de la tour (sur le côté droit de l’entrée principale) vous verrez une sculpture représentant un homme attaqué par un lion et un dragon : c’est le plus ancien trésor de l’église. Cette pierre pittoresque, datée des années 1100, a été trouvée dans le cadre de fouilles menées dans la vieille ville : elle est supposée provenir de l’église Hallvard. Ce relief du début du 12ème siècle, intégré à la construction du 17ème, fait office de lien entre les différentes cathédrales : à travers cet élément – mais aussi grâce aux pierres provenant des deux sites précédents qui ont été réutilisées – le nouvel édifice acquiert un passé chargé de sens.

 

Oslo : cathedrale, chaireOslo : cathedrale, autel

 

 

 

Admirez l’autel baroque d’origine et ses fines gravures figurant Jésus, les apôtres et la scène de la crucifixion.

 

 

La chaire a été construite dans le même style et fait aussi partie de la décoration d’origine.

Oslo : cathedrale, orgue

 

 

L’orgue construit par Ryde et Berg date des années 90 mais il est monté derrière l’ancienne façade baroque.

 

 

Oslo : cathedrale, plafond

 

 

On remarquera l’impressionnant plafond de bois peint que l’on doit à l’artiste Hugo Louis Mohr. Commencée en 1936 et achevée en 1950, cette immense réalisation (environ 1500 m2) a détruit les peintures d’origine, ce qui a été vivement critiqué par la suite. La décoration part du centre de l’église, la croisée des transepts, où l’artiste a représenté un immense soleil, ressemblant davantage à une boule de feu, rayonnant de tous les côtés. Les peintures figuratives sont organisées selon la prière du Credo et divisées en trois branches que l’on identifie grâce au motif iconographique représenté dans le champ central

 

Oslo : cathedrale, portes de Dagfin WerenskioldOslo : cathedrale, cene de Arrigo Minerbi

 

 

Parmi les œuvres contemporaines qui ornent la cathédrale, on ne manquera pas d’admirer les vitraux d’Emanuel Vigeland, installés dans le chœur entre 1910 et 1916, la sculpture en argent d’Arrigo Minerbi représentant la Cène et datée de 1930.

 

 

 

Enfin, si vous ne l’avez fait en entrant, prenez le temps, en sortant, de contempler les portes de bronze du portail ouest exécutées par Dagfin Werenskiold en 1938.

 

Oslo : cathedrale et stortorvet

 

La place de la cathédrale, Stortorvet (qui signifie « grand place »), était en 1736 la place centrale de la ville. D’ailleurs, elle sert toujours de point de référence pour calculer les distances par rapport à Oslo !
Vous ne pourrez pas manquer la statue de bronze de Christian IV : œuvre de Carl Ludvig Jacobsen, la statue a été créée en 1878 et dévoilée le 28 septembre 1880. une plaque précise « Christianias Grundlægger », ce qui signifie « fondateur de Christiania ».

 

Oslo : Karl Johanns gate
Nous nous engageons maintenant dans la (13) Karl-Johansgate, la rue principale de la ville, et la plus animée du pays.
L’artère part de la gare centrale pour aboutir au Palais Royal, auquel elle doit sa notoriété. Bordée de majestueux édifices néoclassiques, elle tient son nom du roi de Suède et de Norvège, Jarl Johan, qui régna de 1818 à 1844.

Outre les nombreux bâtiments publics, de grands magasins, des boutiques, des cafés et des restaurants agrémentent cette rue devenue un lieu de promenade très apprécié dès le XIXe siècle. C’est également cette avenue qui accueille tous les évènements royaux et les visites officielles. Ainsi, le 17 mai, jour de la Fête Nationale, des milliers d’enfants, de chanteurs, de musiciens, défilent jusqu’au palais où la famille royale les salue depuis le balcon.

 

Oslo : Storting (le Parlement)
(14) Le Storting (l’Assemblée nationale norvégienne) est l’organe politique principal de Norvège, depuis l’introduction du parlementarisme, en 1884. Les élections au Storting ont lieu tous les quatre ans, les mandats étant répartis selon un mode de scrutin proportionnel. Les membres du Gouvernement, qui est constitué au nom du Roi à la suite des élections, sont responsables devant le Parlement.
C’est l’architecte suédois Emil Victor Langlet qui se vit confier la construction de l’imposant Storting : la première pierre fut posée le 10 octobre 1861 et en mars 1866 l’Assemblée de Norvège put se réunir pour la première fois dans ses propres locaux.
Dans la salle des séances, on peut admirer le tableau d’Oscar Wergeland représentant l’Assemblée d’Eidsvoll qui ratifia la Constitution norvégienne en 1814, mettant fin à la domination danoise.

Oslo : Storting, loge des francs macons

 

Juste à côté du Parlement, sur la Wessels plass, un remarquable bâtiment attire le regard : il s’agit du siège de la Loge des francs-maçons. Ce magnifique bâtiment baroque classiciste a été érigé en 1890-1894 par l’architecte Henrik Nissen. Il est normalement ouvert uniquement aux membres de l’ordre, mais à certaines occasions, sa célèbre salle Empire sert de cadre à des manifestations musicales et culturelles.

 

Oslo : Eidsvolls plass
Devant le Parlement, un joli parc invite à la flânerie. Il a été baptisé (15) Eidsvoll plass en 1864 à l’époque de la construction du Parlement de Norvège. Le nom fait référence à l’endroit où la Constitution de la Norvège a été rédigée et signée par l’Assemblée constituante norvégienne.

La statue de Henrik Wergeland, sculpté par Brynjulf ​​Bergslien, a été inaugurée le 17 mai 1881, jour de la constitution, dans une atmosphère hautement politisée avec un discours prononcé par Bjørnstjerne Bjørnson : poète et écrivain, il était un ardent défenseur des libertés comme d’une république paysanne et norvégienne.

La jolie pièce d’eau, qui ravit les promeneurs en été, se transforme en patinoire en hiver, plus connue sous le nom de Spikersuppa.

Oslo : Eidsvolls plass, toilettes
 
Vous remarquerez sans doute ces toilettes un peu particulières qui ne peuvent qu’interpeler un citoyen français : les trois toilettes publiques automatiques françaises sont peintes aux couleurs du drapeau « tricolore » etle toit de chaque toilette porte l’un des mots de la devise de la Révolution française : «Liberté, Égalité, Fraternité ».
Une autre surprise attend l’utilisateur qui est accueilli par des enregistrements de discours de la Seconde Guerre mondiale prononcés par Franklin D. Roosevelt, Charles de Gaulle et le roi Haakon. L’installation invite (entre autres) à la réflexion sur l’importance des droits démocratiques fondamentaux des individus et des groupes dans notre société d’aujourd’hui.
Cliquez ici pour en savoir plus sur cette installation.

 

Oslo : theatre national et statue Bjornstjerne Bjornson
(16) Le Nationaltheatret (théâtre National) a été inauguré le 1er septembre 1899. Conçu par Henrik Bull, qui gagna en 1891 le concours organisé pour la construction du théâtre, l’édifice est considéré comme le témoin le plus significatif du renouveau de la construction en brique au XIXe siècle. Son style baroque est typique de l’architecture des théâtres européens de cette époque.
L’université s’était longtemps opposée à cette construction et il fallut l’appui des auteurs dramatiques Henrik Ibsen et Bjørnstjerne Bjørnson pour que le projet puisse se réaliser : leur prestige international eut raison des protestations de l’Université.
Leur statue se dresse fièrement devant le théâtre et le premier directeur du Théâtre national fut Bjørn Bjørnson, fils de Bjørnstjerne Bjørnson.

Oslo : theatre national, statue Ibsen

 

 

Ce ne fut donc pas un hasard si la première pièce programmée par le Théâtre National, lors de son ouverture en 1899, a été « Un ennemi du peuple », une satire de la société écrite par Henrik Ibsen.
Les œuvres d’Ibsen sont restées au cœur du répertoire du Nationaltheatret et ont inspiré des générations de comédiens !
Et si vous prenez un billet de spectacle, vous aurez droit en prime à une belle collection d’œuvres d’art : des tableaux d’Erik Werenskiold, de Karl Fjell, de Christian Krohg, ou encore des bustes réalisés par Gustav Vigeland, Per Palle Storm et d’autres sculpteurs norvégiens, sont répartis dans tout le bâtiment.

 

Oslo : universite
Située juste en face du Nationaltheatret, (17) l’Université fut érigée en 1852, quarante ans après le décret de Frédéric VI autorisant la Norvège à avoir sa propre université.

En 1911, un nouvel auditorium, l’Aula, a été ajouté : décorée de remarquables fresques réalisées par Edvard Munch et installées en 1916, la salle accueillait chaque année la cérémonie de remise du prix Nobel de la paix jusqu’à son transfert dans la grande salle de l’Hôtel de Ville en 1991.

Au fil des ans, devant l’accroissement du nombre des étudiants, la plupart des enseignements ont été déplacés à Blindern, à la périphérie de la ville. Seules la faculté de droit et une partie de l’administration sont restées ici.

 

Les amateurs d’art ne manqueront pas de faire un tour derrière l’université, pour aller visiter la Nasjonalgalleriet (musée national des Beaux Arts), dont l’entrée est située au N°13 Universitetsgate pour admirer d’importantes collections de peintres norvégiens (notamment « Le Cri » d’Edvard Munch, et « Une nuit d’hiver » de Harald Sohlberg), de grands maîtres comme Rubens, El Greco et Rembrandt, ainsi que des peintres modernes français tels que Cézanne, Degas et Gauguin.

L’immeuble voisin abrite le Historisk Museum, dont l’entrée se fait au N°2 Fredriks gate. Outre une imposante collection de l’époque des Vikings du IXe au XIe siècle, le musée expose des objets rares provenant du Moyen Age, comme le portail de l’église d’Ål : provenant d’une stavkirke (église en bois debout) datant de 1150, ce portail finement sculpté est l’un des rares objets en bois du haut Moyen Age qui subsiste en Europe.

 

Oslo : le Palais RoyalDominant le centre d’Oslo, (18) le Palais Royal (Det Kongelige Slottet) trône au sommet d’une butte à l’extrémité de la Karl-Johansgate, attirant natuellement le regard.
C’est Karl Johan qui décide d’ériger une résidence royale à Oslo, lorsqu’il monta sur le trône du double royaume suédo-norvégien en 1818. L’architecte H.D.F Linstow fut chargé du projet et les travaux s’étalèrent de 1825 à 1848. Karl Johan étant mort, c’est son fils Oscar Ier qui inaugura l’édifice en grande pompe.

Le bâtiment ne devint cependant une résidence permanente qu’en 1905, lorsque la Norvège acquit enfin son indépendance : le roi Håkon VII, la reine Maud et le prince Olav s’installèrent dans ce palais qui s’était énormément dégradé et qui sera rénové progressivement.
Olav V, lui, préférait vivre dans sa ferme de l’île de Bygdøy.
Aujourd’hui, il est à la fois le lieu de travail et de résidence du roi Harald V et de la reine Sonja dont les appartements privés sont situés au deuxième étage du palais.
Le prince héritier Haakon de Norvège, son épouse la princesse Mette-Marit et leurs enfants habitent la propriété de Skaugum, à l’extérieur d’Oslo.

Oslo : le Palais Royal, la reine MaudOslo : palais royal, statue de Karl Johan
Devant le château, on peut admirer une statue équestre du roi Karl XIV Johan, celui-là même qui est à l’origine de sa construction. Oeuvre de Brynjulf Bergslien, la statue a été coulée à Copenhague et inaugurée ici par le roi Oscar II le 7 Septembre 1875.

A gauche, à l’entrée du Parc de la Reine, c’est une statue de la reine Maud qui accueille le visiteur : elle a été sculptée par Ada Madsen (1917-2009) et dévoilée par le roi Olav V en 1959.

Oslo : le Palais Royal, garde

 

La relève de la garde a lieu tous les jours à 13h30, mais nous n’y avons pas assisté.

Le château ne se visite que temporairement en été, de fin juin à mi-août : la visite guidée (en anglais) dure 1h environ, avec un départ toutes les 20 mn. Elle permet de découvrir la grande salle des fêtes, qui court sur deux niveaux, et qui accueille les bals royaux, comme ceux donnés en 1968 à l’occasion du mariage du roi Harald et de la reine Sonja ou plus récemment en 2001 pour celui du couple princier-héritier Haakon et Mette-Marit.
Le Salon des Oiseaux est quant à lui l’antichambre du bureau du Roi par laquelle passent toutes les personnes ayant sollicité une audience royale. Aux murs, les peintures représentent la nature norvégienne dans toute sa diversité et reprennent des paysages marquants du royaume (Gaustatoppen, Vøringsfossen, Myrhorn ou Filefjell) tandis qu’au plafond plane un grand aigle. Cliquez ici pour avoir un aperçu de la visite.
Pour les détails (horaires, tickets, …) cliquez ici

 

Oslo : le Palais Royal, dronningparkenLe parc du château est ouvert à tous, toute l’année. Conçu en même temps que le château, il est basé sur le modèle de la nature idéale qui a prévalu dans l’horticulture européenne au milieu des années 1800. A l’ouest, Dronninsparken forme un parc privé protégé par des grilles : il avait été créé à la fin du XVIIIe siècle, puis intégré au parc royal en 1840. Le parc de la Reine est ouvert du 18 mai au 1er Octobre.

Dans le parc, le visiteur découvrira la statue du mathématicien Niels Henrik Abel, œuvre de Gustav Vigeland. Pour la petite histoire, Vigeland voulait que la statue soit érigée au milieu de la Place de l’Université, mais cet espace était déjà occupé par une statue de A. M. Schweigaard, juriste norvégien et réformateur économique. En 1907, il fut décidé de la placer dans ce parc : la statue se dresse sur un socle de granit 8 mètres de haut, et le monument dans son ensemble a une hauteur de 12 mètres, elle ne passe donc pas inaperçue.

En 1902, l’Association norvégienne pour les droits de la femme a organisé un concours pour un monument à l’écrivain et défenseur des droits de la femme Camilla Collett (1813-1895). C’est Vigeland qui a été choisi. La statue se trouve derrière le château et représente l’écrivain luttant contre un vent violent. Elle tire son châle plus étroitement autour de ses épaules comme protection. La stature est coulée en bronze et a été dévoilée en 1911.

 

Oslo : Nobel institut
(19) L’Institut Nobel Norvégien (Det Norske Nobelinstitutt) a été fondé en 1904. Le directeur de l’Institut assume également les fonctions de secrétaire du Comité Nobel. La mission principale de cet Institut consiste à fournir au Comité des informations concernant les candidats proposés pour le prix, de façon à ce qu’il puisse opérer son choix dans les meilleures conditions possibles.
Depuis mai 1905, l’institut occupe une villa bourgeoise dans Henrik Ibsens gate (N°51) : vous la reconnaîtrez facilement grâce au buste d’Alfred Nobel qui trône à l’entrée. Le Comité Nobel tient toutes ses réunions dans une salle de réunion spéciale consacrée exclusivement à cette fin. La « salle Nobel » est utilisée tant pour l’annonce du prix de la paix en Octobre que pour la conférence de presse du lauréat le 9 Décembre, la veille de la cérémonie à la Mairie d’Oslo. La villa contient aussi un département de recherche et une bibliothèque bien garnie (qui se visite) avec une salle de lecture.
Pour en savoir plus sur Alfred Nobel et le prix Nobel de la Paix, cliquez ici.

 

Oslo : Ibsen museet(1) Le musée Ibsen (Ibsenmuseet), au N°26 Henrik Ibsens gate 26, renferme à la fois l’appartement reconstitué de Henrik Ibsen et une grande exposition sur la vie et l’œuvre du dramaturge. Il est possible d’avoir une visite guidée en français.

L’appartement où Henrik Ibsen a vécu les 11 dernières années de sa vie a été reconstitué avec les mêmes couleurs et aménagements qu’à l’époque du dramaturge.
Henrik Ibsen et son épouse Suzannah vivaient là de 1895 à 1906. Lorsque Suzannah Ibsen est mort en 1914, la maison a été démantelée et le mobilier dispersé. Le musée a été fondée par Knut Wigert en Juin 1990 : il a pu compter sur les descendants d’Ibsen pour récupérer les meubles et un certain nombre d’objets ayant appartenus à l’écrivain. Pour en savoir plus sur l’histoire du musée, cliquez ici

C’est ici qu’Ibsen a écrit ses deux dernières pièces de théâtre : John Gabriel Borkman (1896) et Quand nous nous réveillerons d’entre les morts (1899).

 

Oslo : stortingsgata, insolite

En descendant Stortingsgata afin de nous diriger vers l’Hôtel de Ville, nous avons eu la surprise de voir un âne se promener tranquillement avec sa maîtresse dans les rues de la capitale !

Apparemment, l’animal est un habitué car il s’est arrêté spontanément aux passages pour piétons, attendant que l’humain l’invite à poursuivre sa route.

 

Oslo : Radhus (hotel de ville), vue nord
Nous arrivons au monumental (21) Hôtel de Ville (Rådhuset) par la Roald Amundsens gate, ce qui nous permet de voir son entrée principale et sa cour.
Les architectes Arnstein Arneberg et Magnus Poulsson remportèrent le concours pour la construction d’un nouvel hôtel de ville en 1918. La construction débuta en 1931, mais le bâtiment ne fut inauguré en 1950, à l’occasion du 900e anniversaire de la capitale.
Mais il parait que les habitants mirent des années à s’habituer à cette architecture moderniste en briques brun foncé.
De grands artistes norvégiens participèrent à sa décoration intérieure, dont Henrik Sørensen, Krogh ou Edvard Munch. Ainsi la paroi du fond du grand hall de réception (1519 m2) expose l’œuvre de Henrik Sørensen, la plus grande peinture à l’huile d’Europe.

Oslo : Radhus (hotel de ville)Oslo : Radhus (hotel de ville), Albertine

 

Sa façade est ornée de sculptures et de reliefs représentant des scènes de l’histoire ancienne et contemporaine de la Norvège.
Ainsi, peut on admirer Albertine, un personnage tragique que Christian Krogh créa par le biais de ses peintures et de ses écrits. Alfred Seland le reprit dans ce bas-relief qui orne la façade est du Rådhuset.

 

Oslo : Radhus (hotel de ville), saint Hallvard

 

Sur la façade sud, face à la baie, vous ne pourrez pas manquer la représentation de saint Hallvard, le patron de la ville. C’est l’œuvre de Nicolai Schiøll.
La légende nous apprend qu’il a été tué pour avoir protégé une femme accusée de vol. Il fut ensuite jeté à l’eau avec une meule autour du cou.Mais son corps est remonté à la surface avec la pierrre ! Cela lui valut d’être vénéré comme martyr.

Le Rådhuset est le centre administratif d’Oslo. Son grand hall richement orné, le Rådhushallen, accueille chaque année la cérémonie de remise du prix Nobel de la paix.

 

Oslo : Nobel peace centerTout à côté de l’Hôtel de Ville, l’ancienne gare d’Oslo accueille (22) le Centre Nobel de la Paix (Nobels Fredssenter).

Vestbanen a fonctionné en tant que gare ferroviaire jusqu’en 1989 ; le bâtiment est classé et ce fut un vrai défi de le convertir en musée, tâche à laquelle s’attela l’architecte anglais David Adjaye. Inauguré le 11 juin 2005 par le roi Harald V, le centre retrace la vie, le travail et les idées des lauréats du prix Nobel de la paix. Il présente évidemment Alfred Nobel, le fondateur du prix.

Le centre propose un grand nombre de conférences, de films, d’expositions, de séminaires et un fond documentaire. Il se veut un forum de discussion sur la paix, la guerre et la résolution des conflits.

Il y a 2 visites guidées par jour (en anglais), incluses dans le prix d’entrée : cliquez ici pour avoir les renseignements pratiques.

 

Oslo : Aker brygge

Situé au bord du fjord d’Oslo, (23) Aker Brygge est un exemple de reconversion d’un ancien quartier.
Pendant plus d’un siècle, cette zone abritait l’un des plus grands chantiers navals de Norvège, Akers Mekaniske Verksted. Après la fermeture du chantier en 1982, le quai Aker Brygge fut transformé en un vaste centre culturel et commercial, incluant des immeubles résidentiels et bon nombre de restaurants.

Aker Brygge est aujourd’hui l’un des endroits les plus animés de la capitale norvégienne. Les quais sont entièrement occupés par des terrasses de café fréquentés au moindre rayon de soleil par la clientèle des immenses galeries commerciales qui ont investi les anciens entrepôts, qui ont été superbement restaurés, se mêlant harmonieusement aux créations ultra-modernes.

Oslo : Aker brygge

 

C’est d’Aker Brygge que partent les ferry pour la presqu’île de Bygdøy, l’un des quartiers résidentiels les plus cossus de la ville. Les plages de Bygdøy figurent parmi les plus belles d’Oslo, notamment celles de Huk et de Paradisbukta.
Mais les touristes s’y rendent principalement pour visiter ses splendides musées.

Le bateau part depuis Rådhusbrygge 3 (jetée N°3) toutes les demi-heures. La traversée dure 15 minutes et le bateau est en service de mi-avril à mi-octobre. Durant le reste de l’année, le bus 30 met environ 20 mn depuis le Théâtre National. Mais vous pouvez aussi vous y rendre à pieds, à partir du Parc Vigeland, par exemple, comme nous l’avons fait.

Conseil : achetez vos billets au kiosque qui se trouve sur la jetée plutôt qu’à bord car c’est bien moins cher (35 NOK au kiosque, l’aller simple, contre 55 NOK à bord)

 

Nous vous donnons à présent rendez-vous à Bygdøy (24) qui mérite amplement une visite, même si vous n’êtes pas très amateurs de musées.

Et, bien entendu, une visite d’Oslo ne serait pas complète sans avoir exploré le Parc Vigeland (25).

 

 

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Posté le

30 avril 2014