Les îles d’Or (Hyères)

Les îles d’Or (Hyères)

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A moins d’une heure de bateau de la côte varoise, ces véritables perles de la Méditerranée constituent l’extrême point méridional de la Provence. Situé sur le même parallèle que le Cap Corse, à une latitude de 43°, l’archipel des îles d’Hyères échelonne, en face du massif des Maures, ses trois îles principales : Port Cros, Porquerolles et l’île du Levant.
Du point de vue géographique, la presqu’île de Giens fait partie de cet ensemble, n’étant reliée au continent par ses deux cordons dunaires depuis quelques milliers d’années seulement.

Les îles d'Hyères
La légende des îles d’Or
La légende, rapportée par l’écrivain hyérois Gustave Roux, raconte que le prince Olbianus avait quatre filles qu’il chérissait tendrement, dont la beauté n’avait d’égale que leur adresse et leur agilité. Nageuses exceptionnelles, elles n’hésitaient pas à se risquer loin des côtes continentales.
Un jour où elles s’étaient éloignées du rivage, les voiles d’un bateau pirate apparurent à l’horizon. Leur père les supplia de revenir au plus vite sur la rive, mais hélas ! le navire barbare allait les rattraper. Le père de désespoir s’agenouilla sur la plage et implora le ciel de sauver ses infortunés trésors.
Une métamorphose alors s’opèra.
Les princesses sentirent leurs membres se transformer peu à peu, se figer, se raidir, se pétrifier : elles furent changées en îles, et celle qui, le plus près du rivage, tendait déjà vers lui ses bras éplorés, devint la délicieuse Presqu’île de Giens.
Tous s’accordent à dire que les îles ont conservé l’incroyable beauté des princesses.

« Captives de leur isolement, mais ouvertes à l’infini sur la mer libre,
les îles offrent souvent la tentation d’y pouvoir mieux donner vie à nos rêves »

Pierre Buffet dans « L’Esprit de l’île – Mémoires de Port-Cros »

 

Autrefois appelées « Stoechades » (les alignées), elles ont été baptisées « les îles d’Or » à la Renaissance. Sans doute parce qu’elles profitent en moyenne de deux cent quatre vingts journées d’ensoleillement par an !
Tour à tour accueillantes et sauvages dans leur écrin vert, ces îles dévoilent des charmes infinis à qui prend le temps de les découvrir.

 

Elles ont chacune leurs spécificités :

  • Porquerolles, la plus grande, possède les plus belles plages. Sillonnée par plus de 100 kilomètres de chemins, pistes et sentiers qui reprennent le plus souvent le tracé d’anciens chemins construits entre le 16eme et le 19eme siècle, elle se découvre à pieds ou à vélo
  • Port-Cros est la plus sauvage, la plus préservée des îles d’Or. Elle est le cœur d’un des premiers parcs nationaux de France, créé en 1963. Elle se découvre exclusivement à pieds
  • L’Ile du Levant, cultive sa réputation de beauté rebelle. Si le Levant ne fait pas partie du parc national de Port-Cros, une autre particularité la protège des foules : elle est le berceau du naturisme

La flore des îles d’Or

Bien que des milliers de visiteurs profitent chaque année de la douceur de Port-Cros et Porquerolles, les îles d’or résistent aux infrastructures bétonnées et ne cèdent pas au tourisme de masse. Les voitures y sont bannies (sauf pour les résidents permanents et les secours) et de bonnes chaussures sont conseillées pour vous enfoncer dans le maquis de Porquerolles. Si vous souhaitez partir à la découverte des 30 kilomètres de sentiers balisés de Port-Cros, des chaussures de randonnée s’avèrent indispensables.
Les gardiens du Parc National de Port-Cros surveillent, sensibilisent, restaurent et revégétalisent les îles pour accueillir les vacanciers en quête de nature.
Ces lieux privilégiés appartiennent à tous mais il en va de la responsabilité de chacun de les préserver.


Porquerolles, une île d’exception


« De quelques coté que l’on se dirige, le spectacle est magnifique ; ce ne sont que forêts de beaux pins d’alep, champs de lauriers et de ciste, haie de grands roseaux et surtout touffes de lavande sauvage, à fleurs violettes, bruyères roses et ajoncs aux fleurs d’un jaune doré. Des eucalyptus géants, de frêles tamaris, des arbousiers aux fruits d’une saveur aromatique particulière, des ficoïdes qui revêtent les terrasses et les murs d’un tapis de fleurs d’une richesse, d’un éclat et d’une variété de nuances incomparables, ornent ce paysage élyséen, complété par d’étonnantes et toujours gracieuses échappées sur la mer et les Maures… »
(Paul Joanne, Dictionnaire Géographique et Administratif de La France)

Cet article est une invitation à découvrir toute la richesse et la diversité de la flore Porquerollaise.


Port-Cros, sauvage et mystérieuse

Port-Cros
En arrivant par bateau, Port-Cros apparaît comme une île verdoyante couverte uniformément d’une épaisse forêt. L’île est certes, avec ses 4 km de long sur 2,5 km de large, la plus petite de l’archipel ; elle offre cependant de bien agréables surprises aux randonneurs grâce aux sentiers balisés, et notamment un « sentier des plantes » créé sur le tracé d’un ancien sentier de chèvres entre le village et la baie de La Palud.
Au cœur du maquis, vous découvrirez que la forêt n’est ni homogène ni statique mais qu’elle se décline à travers toute une palette de milieux différents.

Cet article décrit toutes les plantes rencontrées tout au long de ce chemin, mais aussi celles repérées plus loin sur notre parcours : vous trouverez le descriptif précis de l’itinéraire que nous avons emprunté en consultant notre article « Du village de Port-Cros à Port Man »

 

Itinéraires


Du village de Porquerolles au Cap des Mèdes

Cette belle randonnée vous emmènera vers le Cap des Mèdes depuis le village de Porquerolles, pour découvrir la partie Est de l’île, sa plus belle plage (Plage Notre-Dame) et quelques unes de ses fortifications qui furent édifiées sous Richelieu puis Napoléon, lorsque, à partir du XVIIe siècle, Porquerolles devint un lieu stratégique pour la défense de Toulon.

Il faut compter 5 heures pour parcourir les 19km (dénivelé : 388m) : avec les arrêts photos et les pauses baignade, vous aurez de quoi bien occuper votre journée.
Attention : emmenez suffisamment d’eau car vous ne rencontrerez aucun point de ravitaillement en cours de route !
De retour au village, ne manquez pas de goûter à l’un des innombrables parfums de glaces et sorbets qui sont proposés au village : un pur délice !
Et pourquoi ne pas vous attabler à une terrasse donnant sur la mer pour siroter un cocktail de fruits ? Sur Porquerolles, oubliez le temps et laissez-vous vivre !


Du village de Porquerolles au Langoustier

Cette belle randonnée vous emmènera vers la presqu’île du Langoustier depuis le village de Porquerolles, pour découvrir la partie Ouest de l’île.
Le parcours est très varié, vous faisant passer par la façade sud avec ses falaises plongeant dans la mer, l’intérieur des terres, avec ses arbres fruitiers et ses vignes, et enfin la façade nord avec ses belles plages et ses pentes douces.
De nombreuses possibilités de baignade s’offriront à vous, notamment à la Plage d’Argent, la plus fréquentée sans doute car la seule surveillée en saison. Un restaurant de plage la surplombe, où vous pourrez vous désaltérer tout en admirant les eaux cristallines venant lécher le sable blanc. Vous pourrez aussi y déjeuner si le coeur vous en dit.
Cette plage est aussi équipée de sanitaires à l’arrière.

Il faut compter 5 heures pour parcourir les 20 km et les 321m de dénivelé mais tout ce qui a été dit pour la balade précédente vaut pour celle-ci et vous aurez donc matière à passer une journée fort agréable sur Porquerolles.


Du village de Port-Cros à Port Man

Cette randonnée fort instructive vous fera découvrir l’est de l’île de Port-Cros, depuis le village jusqu’à Port-Man : nous commençons par explorer le sentier des plantes jusqu’à la plage de la Palud. Puis nous nous dirigeons vers la plage de Port-Man en passant par les côtes. Nous n’avons pas pris le temps de chercher l’aqueduc qui participait à l’alimentation de l’usine de soude, qui fonctionna entre 1817 et 1830 en détruisant une partie de la forêt et de la flore maritime de la baie. Nous n’avons pas non plus pris le temps de pousser jusqu’à la pointe sur laquelle s’élève le fort de Port-Man, sachant celui-ci fermé au public (il est restauré et protégé par le photographe Yann Arthus-Bertrand).
Nous avons préféré prendre la piste en direction de la Sardinière, une ancienne ferme qui avait été baptisée « la Jardinière » et qu’une erreur de calligraphie a transformé en Sardinière. Le retour au village se fait en passant par le vallon de la Solitude pour lequel le Parc National a édité une brochure que vous pouvez vous procurer à l’office du tourisme, à votre arrivée sur l’île, ou télécharger en cliquant sur ce lien.
Il faut compter 4h30 pour parcourir les 13km et les 450m de dénivelé.

 
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Compétences

Posté le

10 novembre 2018

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10 novembre 2018