Hyeres

Hyeres

Sur les rives de la Méditerranée, entre Toulon (18 km) et Le Lavandou (18km), Hyères, avec ses îles de Porquerolles, Port Cros, Le Levant, sa Presqu’île de Giens, est la ville la plus au Sud de la Provence.

L’environnement naturel  préservé et la diversité des paysages sont les principaux atouts de la ville : avec sa presqu’île, elle offre 39 km de côtes non bétonnées faites de plages de sable fin et de criques rocheuses sauvages.

Nous allons vous faire découvrir la ville haute, souvent négligée par les touristes qui se limitent à la ville basse. Ce quartier, témoin d’une époque très ancienne, renferme la majorité du patrimoine historique de Hyères.

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Ce plan est disponible à l’office du tourisme (à 100m du point sur la carte : Rotonde du Park Hôtel, Avenue de Belgique).
Pour bien profiter de la balade, et surtout des jardins, prévoyez une demi-journée et non 1h30 comme annoncé par le fascicule de l’OT.
Hyères - porte Masillon

 

 

La visite démarre à la Porte Massillon (ou Porte de la Rade), une des entrées du centre historique, sans doute la plus photographiée.

Elle date des XIIe et XIIIe siècle.

Hyères - rue Massillon centre historique

 

 

 

Nous pénétrons dans la partie basse de la ville médiévale, partiellement entourée d’un mur percé de grandes portes.

La zone est principalement réservée aux piétons; aussi est-il très agréable de flâner dans ses rues étroites et pavées, bordées d’étals très colorés, de magasins spécialisés comme les fromageries, les poissonneries et les traiteurs.
La rue Massillon vous permet de faire le plein de fruits savoureux et de légumes frais : un vrai régal pour les yeux (et les papilles de ceux qui se laissent tenter !).

Hyères - rue des Porches

 

 

Pour notre balade, nous empruntons, à gauche, la rue des Porches.
Les constructions qui l’enjambent et qui lui ont valu son nom et son pittoresque ne datent que du XVIIIème siècle, quand les notables de la ville ont décidé d’appuyer leurs maisons, portées par des voûtes en berceau ou des voûtes d’arêtes, sur l’enceinte du XIVe siècle. Cette technique a permis de gagner un volume habitable considérable.

Hyères - la Porte Fenouillet

 

 

Il faut ensuite passer sur  l’avenue des Iles d’Or pour arriver à la porte Fenouillet : elle est, avec la porte Massillon, l’un des témoins de la deuxième enceinte urbaine qui a été construite au XIVe siècle pour protéger les nouveaux quartiers de la ville, nous apprend le panneau explicatif. Elle était défendue autrefois par une herse et un assomoir.

 

 

Hyères - la Tour des Templiers

Pour monter vers la ville haute, vous pouvez passer par la rue de Limans, puis la rue des Savonniers et enfin la rue Rabaton, où se situe la maison de l’illustre Jean-Baptiste Massillon, évêque de Clermont, né à Hyères en 1663.
Mais en fait, toutes les rues qui montent vous ferons arriver à la place Masillon, très animée, qui est dominée par la tour des Templiers , aussi connue sous le nom de tour Saint-Blaise.

C’est l’ultime vestige de la commanderie que les Templiers créèrent au XIIe siècle, en contrebas des remparts de la ville et sur le bord de la route qui conduisait  de la porte Saint-Paul aux salins.
La tour a gardé l’essentiel de son allure médiévale avec, au rez-de-chaussée, une chapelle dédiée à Saint Blaise et, à l’étage, une grande salle, toutes deux voûtées en berceau. Un escalier bâti dans l’épaisseur d’un des murs donne accès à la terrasse fortifiée.
On entrait à l’étage par deux portes qui communiquaient avec des batiments disparus.
Hyères - le centre Historique

 

 

Au-delà de la place Massillon, en direction de l’église Saint-Paul, les ruelles sont plutôt résidentielles : admirez le système adopté pour fondre les poubelles dans le paysage !

 

 

Hyères - la Porte Saint Paul

 

 

La porte Saint Paul faisait partie de la première enceinte urbaine élevée à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle.
La maison au-dessus de la porte et du porche a été concstruite postérieurement, en style Renaissance.

 

 

Hyères - Collégiale Saint-Paul

 

 

L’église Saint-Paul est formée de deux églises, accolées perpendiculairement : une nef romane, supportant le clocher, aménagée à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle, et une église gothique édifiée à la fin du XIVe siècle. La partie romane devient alors le nartex de l’édifice qui, en 1572, est érigé en Collégiale.
La porte actuelle a été percée au XVIIIe siècle.
Longtemps église paroissiale, elle succéda à la vieille église Saint-Pierre, dont les vestiges du XIVe siècle subsistent un peu plus haut, et céda son rôle en 1842 à l’église Saint-Louis dès lors mieux située (8 sur le plan) .

Le site est  protégé par les Monuments historiques car la collégiale Saint-Paul possède  aujourd’hui une vaste collection d’ex-votos qui ont été restaurés

Hyères - Castel Sainte-Claire entrée

 

 

Nous nous dirigeons vers le Castel et le Parc Sainte-Claire.

Lorsque vous entrez dans ce parc, par une petite porte en bois, vous passez de  la ville à un espace de calme et de détente.

La première impression que l’on a, est d’entrer dans une propriété privée, mais c’est bien un parc public (le castel, lui, ne se visite pas)
L’entrée et gratuite tous les jours de 8 à 19 heures (l’hiver de 8 à 17 heures).

 

 

Hyères - Le Castel Sainte-Claire

Bâti au XIXe siècle sur l’emplacement d’un ancien couvent, par Olivier Voutier, découvreur de la Vénus de Milo, le Castel Sainte-Claire est construit en pierre de taille de calcaire gris et blanc. Son architecture est de style néo-roman.
La grande façade est encadrée de deux tours crénelées aux fenêtres géminées à trois baies.
Le castel devint la propriété de l’écrivain américain Edith Warthon de 1927 à 1937.
Puis la ville d’Hyères en fit son acquisition en 1955, des travaux y furent réalisés par l’architecte Hyèrois David qui modifia notamment la façade principale.
En 1990, le parc national a loué ce domaine et a aménagé le parc (6500 m2) en jardin botanique.
La maison est aujourd’hui le siège des bureaux du Parc national de Port-Cros et du Conservatoire botanique national.
Hyères - au Parc Sainte-Claire

 

 

 

Profitez sur votre gauche d’un magnifique panorama: la vue sur la vieille ville d’Hyères  est splendide.

Hyères - au Parc Sainte-Claire

 

 

 

 

Vous pouvez aussi apercevoir la presqu’île de Giens et, au loin, l’une des trois îles d’Or : Porquerolles

 

Hyères - au Parc Sainte-Claire

 

 

N’hésitez pas à partir à la découverte du jardin qui s’étage sur plusieurs niveaux reliés par de petits escaliers de pierre : de nombreuses essences rares subtropicales d’Amérique du Sud et d’Australie sauront vous charmer : cycas, strelitzias, bananiers, érythrines, aloés, lantanas, une très belle collection de sauges à découvrir à l’automne, buddléyas à floraison hivernale, et bien d’autres.
Il y a des floraisons quasiment toute l’année.

 

 

Si vous avez du temps, vous pourrez profiter des espaces de détente aménagés ça et là, et où, souvent, vous n’aurez que les oiseaux et les cigales pour seuls compagnons.
Hyères - vers le parc Saint-Bernard

 

 

 

Un chemin piétonnier permet de monter vers le Parc Saint-Bernard : il vaut mieux être chaussé convenablement !

Hyères - vers le parc Saint-Bernard - ruines saint Pierre

 

 

Sur le plan, nous avons vu que le chemin  passe devant les ruines de l’ancienne église Saint-Pierre.
Nous nous posons la question de savoir si ce batiment, apparemment bien conservé, en fait partie.

Un peu plus loin, des murs au crénelage semblable ne laissent planer aucun doute : couverts de graffitis, manifestement laissés à l’abandon, ce sont bien là les vestiges de l’église, ancêtre de l’église saint-Paul.
Hyères vue depuis la villa Noailles

 

 

Peu après, nous voilà aux portes du Parc Saint-Bernard
Des espèces rares sophistiquées supportant particulièrement bien la chaleur côtoient des plantes de garrigue (glycines, cistes, romarins, plantes grimpantes).
Et pour couronner le tout, un panorama merveilleux s’offre aux visiteurs sur toute la ville, la rade et les trois îles d’Or (Porquerolles, Port-Cros et le Levant).
Ce jardin fait partie d’un vaste domaine qui abrite une demeure un peu particulière.

Hyères - Villa Noailles
La Villa Noailles  a été conçue en 1923 par l’architecte et designer français Robert Mallet-Stevens à la demande de Charles et Marie-Laure de Noailles : ce fut l’une des toutes premières constructions de style moderne réalisées en France.

Tout en appliquant les préceptes fondateurs du mouvement rationaliste (fonctionnalité et épuration des éléments décoratifs entre autres), la Villa Noailles sera constamment agrandie  jusqu’en 1933 : 15 chambres, toutes équipées de salle de bains, squash, piscine, salon de coiffure, ainsi que la remarquable mise en valeur du site (parvis, jardins) vont faire de la modeste maison de villégiature un endroit où il fait bon vivre, où le corps et la nature sont privilégiés.

En 1973 la Villa Noailles est vendue à la municipalité et inscrite aux Monuments Historiques . Elle connaitra une longue période de détérioration, avant que n’émerge un projet susceptible de lui redonner son lustre d’antan.  En 1996, l’Association du Festival International des Arts de la Mode d’Hyères est missionée pour prendre en charge la programmation du lieu et devient l’Association Villa Noailles – FIAMH. Elle propose de renouer avec la tradition du couple Noailles de découverte et de soutien de jeunes artistes.

Pour en savoir plus sur l’histoire de la Villa Noailles, trouver le plan d’accès, connaitre les dates des manifestations, visitez le site de la villa

Hyères - le Parc Saint Bernard

 

A partir de 1925, Charles de Noailles fait planter un maquis méditerranéen au nord de la villa et un jardin en terrasses en contrebas au sud : c’est lui que nous pouvons maintenant admirer.
Le parc Saint-Bernard fait partie des « jardins remarquables », son accès est gratuit. Il est ouvert tous les jours de 8h à 19h en été (17h30 hors saison).
Constitué de terrasses étroites, reliées entre elles par des escaliers de pierre, il est consacré à la végétation du bassin méditerranéen et offre une grande variété botanique comme en témoigne l’article qui lui est consacré par le site « plantesdusud ».

Hyères - les ruines du Chateau

Il faut maintenant monter encore pour aller aux ruines du Vieux Château (XIème et  XIIIème siècles), également appelé le château Saint-Bernard.

Henri IV en fera le siège pendant 5 mois avant de réussir à le conquérir. Par vengeance, il le fera raser partiellement et c’est son successeur, Louis XIII, qui se chargera de son démantèlement, ce qui explique l’état des vestiges d’aujourd’hui.
Le plus grand château de Provence, qui occupait toute la colline du Castéou sur laquelle il a été érigé, n’a donc plus grand chose à offrir au visiteur, mais intéresse les spécialistes qui y voient un bel exemple d’architecture militaire

Par contre, on y découvre un panorama magnifique de Hyères et de ses environs.

hyères - Porte Barruc

 

Nous redescendons vers la ville par la rue Barruc, qui nous fait passer devant la tour-porte éponyme.
La porte de Barruc appartenait à la première enceinte urbaine, construite à la fin du XIIe, début du XIIIe siècle.
Ouverte dans une tour, elle se compose en fait d’une succession de portes et de passages couverts.

Les parties basses sont bien conservées, presqu’intactes (arc en ogive, double herse, meurtrière sur chacune des façades). Les chambres de guet et les corps de garde, placés à l’étage, ont été transformés en habitation à la fin du Moyen-Age.

 

Hyères - Eglise Saint-Louis

Le circuit s’achève par la visite de l’église Saint-Louis  :

« L’église était à l’origine la chapelle d’un important couvent de franciscains, celui des Cordeliers dont elle portait le nom (XIIIe s.).
Elle prit le nom d’église Saint-Louis en hommage au roi qui, lors de son passage à Hyères, assista à l’office. Elle compte 3 nefs et absides voûtées d’ogives.
Simple, sobre et vaste, elle s’apparente aux grandes cathédrales alpines » nous apprend un document distribué à l’occasion des journées du patrimoine.

Elle abrite plusieurs trésors, dont des orgues fabriquées en 1878,  un très beau retable en pierre,  une toile représentant sainte Véronique et le Christ classée aux Monuments historiques, une Vierge à l’Enfant en marbre  d’un atelier florentin de 1846, ainsi qu’un Christ crucifié du XVIIe siècle.

Pour terminer cette visite de la partie médiévale de la ville, je vous propose de feuilleter le document créé par les Archives de la ville de Hyères : il s’agit du troisième fascicule de la série « hier et aujourd’hui« , consacré à la vieille ville.
Hyères - avenue Joseph Clotis

 

Avant de revenir vers le Hyères moderne, n’hésitez pas à flâner encore un peu dans les petites ruelles de la ville basse.

Admirez les palmiers qui trônent fièrement aux bords da l’avenue Joseph Clotis…
Hyères - les bougainvillés et la douceur du climat

 

 

 

 

…ou encore les magnifiques bougainvillés qui, manifestement, apprécient la douceur du climat de la ville et poussent à profusion, pour le plus grand plaisir des yeux.

 

Hyères - Park Hôtel

Cette végétation exhubétante, souvent « exotique » a attiré bon nombre de personnes fortunées dès le XVIIIe siècle, venus passer l’hiver sous les cieux si cléments de Hyères.
Fin XIXe – début XXe siècle, la ville sera quasi exclusivement fréquentée par les Anglais qui occupent les meilleures résidences et les meilleurs hôtels.
Hyères, élégante ville d’hiver, s’était adaptée aux modes, goûts, besoins, us et coutumes de la société victorienne : le Park Hotel est un vestige de cette époque.
Ce palace, dans lequel se pressait la noblesse anglaise, fut racheté par la ville en 1934, pour devenir un établissement public. Il a été restructuré en 1980 en centre culturel.
Hyères - Park Hôtel

 

 

L’office du tourisme s’est installé en 2011 dans la Rotonde du Park Hôtel, dont les façades et jardins ont été restaurés en 1999 et en 2001.
Prenez le temps d’admirer ces lieux chargés d’histoire et demandez le fascicule dont est issu le plan au début de l’article : il contient, en 2e page,  un plan vous permettant de découvrir les traces de ce riche passé au travers des villas construites au XIXe siècle.

 

Hyères - Casino

Nous terminerons notre périple par le casino,avenue Ambroise Thomas, avant de rejoindre notre voiture, laissée place Louis Versin (nombreuses places de parking).
La construction du casino s’est faite en deux temps, le projet initial de 1881 restant inachevé: seuls le soubassement et deux niveaux sont construits. Les travaux reprendront en 1889 et l’édifice sera inauguré en décembre 1902.
L’activité du casino cessera en 1962.
Racheté par la ville en 1980, son réaménagement fait l’objet d’un concours en 1981 et l’inauguration de l’édifice réhabilité par Michel Fouque a lieu en 1991.
Seule l’enveloppe extérieure a été conservée et les bâtiments ont été surmontés d’une grande verrière-miroir. Les décors intérieurs, dont les fresques  » art-déco  » n’ont pas été conservés.

ème siècle

 

Et, pour finir ce petit tour à Hyères voici un diaporama conçu par l’Office de Tourisme HYERES pour vous donner un aperçu de tout ce qu’il est possible de voir et de faire à Hyères, à la presqu’île de Giens et dans les îles d’Or (Porquerolles, Port-Cros et Levant)

 

 

Compétences

Posté le

22 août 2014

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