Edimbourg

Ecosse : Edimbourg

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IMPORTANT : Ne venez pas à Edimbourg en voiture ! Vu la configuration des lieux et les problèmes de stationnement, elle serait avant tout source de problèmes. Nous avons rendu notre voiture de location, utilisée pour effectuer tout notre circuit, dès notre arrivée dans la ville. Nous avons tout exploré à pieds et avons emprunté le tramway pour nous rendre à l’aéroport le jour du départ.
Mais si vous préférez aller rapidement dans des endroits un peu éloignés du centre, vous pouvez vous tourner vers le réseau de transports en commun dense et pratique. Voyez l’article très complet de Lonely Planet à ce sujet.

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La ville médiévale

Édimbourg a été édifiée sur d’anciennes collines volcaniques, ce qui confère à la vieille ville sa topographie si caractéristique. Le centre-ville historique a en effet été édifié sur un piton rocheux qui sert de fortification naturelle. Il s’étend en pente, en forme d’arête de hareng, depuis Castel Rock à l’ouest jusqu’à Holyrood Palace à l’est, sur une seule rue principale d’où partent sur toute sa longueur et à intervalle régulier une kyrielle de rues et ruelles étroites. Cette rue si particulière est connue aujourd’hui sous le nom de « Royal Mile ». En réalité, aucune partie de la rue ne s’appelle officiellement Royal Mile ; cette « artère » est en fait composée de 5 rues qui se suivent : Castlehill (en partant du château), Lawnmarket, High Street, Canongate et Abbey Strand (en arrivant à Holyrood).
Cela vaut la peine de se faufiler dans l’un des nombreux passages (closes), dans quelques venelles (wynds) ou même dans des cours intérieures ouvertes au public (courts) pour apprécier l’ambiance médiévale de la ville. Essayez de descendre une de ces ruelles en escalier et vous vous rendrez vite compte à quel point la crête sur laquelle a été construite la ville primitive est escarpée !

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Les premiers gratte-ciels au monde

La vieille ville était contenue sur trois côtés par une muraille, tandis qu’au nord les eaux du Loch Nor (devenues les jardins de Princess Street) interdisaient toute extension. La crête sur laquelle était installée la ville étant très étroite, le manque de place se fit rapidement cruellement sentir. On se mit alors à construire en hauteur : c’est dans la Royal Mile qu’ont commencé à apparaître les premières constructions en pierres (lands) de 5, 8 et parfois jusqu’à 12 étages. Lorsque ces édifices ont commencé à devenir trop petits, des maisons en bois au-dessus des édifices déjà existants ont été construites !

Gladstone’s Land, dans le haut de la Royal Mile, est l’une des quelques vieilles maisons qui restent de cette période. Construite en 1550 et récemment rénovée, elle donne une bonne idée de la façon dont les gens vivaient et travaillaient dans l’Edimbourg surpeuplé du XVIIe siècle.

Au début du XVIIe siècle, Daniel Defoe, écrivain britannique connu pour son roman Robinson Crusoé, a écrit à propos d’Édimbourg : « il n’existe aucune cité au monde où tant de personnes vivent dans de si petites chambres ». Cette surpopulation transforma rapidement la ville en un nid d’infections, de maladies, d’incendies et d’épidémies car ces immeubles n’avaient ni électricité, ni eau courante ni toilettes.

 

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Puits publics

Vivre dans la vieille ville apportait une certaine sécurité vis-à-vis des ennemis venus de l’extérieur, certes, mais il y avait aussi de nombreux désavantages.

Ainsi, l’eau devait être récoltée dans des puits publics, et portée jusque dans les plus hauts étages. Imaginez la vie des habitants de l’époque qui ne disposaient pas de l’eau courante mais pas non plus de toilettes (ni à l’intérieur, ni à l’extérieur). Les toilettes à cette époque n’étaient qu’un seau rempli pendant la journée qu’il fallait vider le soir. Aussi, les résidents de tous les étages avaient-ils pris l’habitude d’ouvrir leurs fenêtres le soir et, après avoir crié « Gardyloo » (Garde à l’eau), déversaient leurs « nuisances nauséabondes » dans les ruelles en bas, avec des éclaboussures remontant jusqu’à au deuxième étage.
La loi sur la saleté (Nastiness Act) a été adoptée en 1749 pour empêcher les gens dans les rues d’être arrosés d’en haut. La nouvelle loi a décrété que les déchets ne pouvaient être jetés qu’entre 22 heures du soir et 7 heures le lendemain matin. Cette loi n’a jamais été abrogée : techniquement, il est toujours légal de jeter vos déchets par la fenêtre à Édimbourg – si vous le faites la nuit…

 

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Une ville nouvelle, la New Town

L’Union entre l’Angleterre et l’Écosse, signée en 1707, a rendu les murailles inutiles. La municipalité acheta des terres labourées au nord et annonça un concours pour y construire une nouvelle ville. Le projet des grandes rues parallèles, des places et des jardins de James Craig a été choisi en 1766.
A la fin du XVIIIe siècle, la plupart des résidents fortunés avaient quitté la Old Town pour le nord de la ville et sa spacieuse New Town.
Ce quartier est toujours considéré comme l’un des plus beaux exemples d’architecture géorgienne, que vous pourrez apprécier notamment à Charlotte Square (point 3 de notre circuit). La photo vous montre la « Bute House », résidence officielle du 1er ministre Ecossais depuis la mise en place en 1999 du Parlement écossais, sous le gouvernement travailliste de Tony Blair, dans le cadre de son vaste projet de réforme constitutionnelle,

 

Le circuit que nous vous proposons permet de faire en un jour le tour des principaux points de la ville. Nous en avons volontairement exclu les points un peu excentrés, tel le Royal Botanic Garden, le yacht royal Britania, ainsi que la montée sur Arthur’s Seat. Nous traitons néanmoins la montée jusqu’à Arthur’s Seat, mais dans un autre article, tant cette promenade nous semble intéressante à faire.
 

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(1) Le château

Coiffant le noyau granitique d’un volcan éteint, le château d’Edimbourg est constitué de bâtiments construits du XIIe au XXe siècle, au gré de ses nombreux changements de fonction : forteresse, palais royal, caserne, prison d’état, et plus récemment de caserne pour l’infanterie.
Si les premières traces d’une occupation remontent à l’âge de bronze, il faut attendre le VIe siècle pour qu’Edwin, roi de Northumbria (dont la ville tire son nom), y édifie un fort. Edinburgh Castle perd son rôle de résidence royale en 1603 quand Jacques VI d’Ecosse, devenu roi d’Angleterre, part à Londres. Après l’union des parlements en 1707, les joyaux de la couronne écossaise (regalia ou emblèmes de la Royauté) seront enfermés pendant plus d’un siècle dans le palais. C’est aussi là qu’est conservée la pierre de la Destinée, souvenir des premiers rois d’Ecosse, emportée par les Anglais en 1296 et restituée seulement en 1996.
Il y a tant à dire durant la visite des lieux que nous avons préféré lui consacrer un article à part.

 

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(2) Princess Street Gardens

C’est depuis West Princess Street Gardens, au pied du château, qu’on peut le mieux imaginer les débuts d’Edimbourg. Le rocher sur lequel est bâti le chateau s’appelle « Castel Rock ». Il y a 350 millions d’années, le Castle Rock était un volcan en éruption qui dominait une vaste plaine fluviale, à proximité d’unes mer tropicale. Lorsque l’activité volcanique cessa, le volcan fut enseveli sous le sable et la boue.
Au cours de l’ère glaciaire, la pression et les mouvements considérables de la glace sculptèrent la partie solide du volcan qui se dresse maintenant dans toute sa splendeur. Sa silhouette imposante fut accentuée davantage encore par le ravin creusé tout autour par la glace. Ce ravin s’élargit progressivement pour devenir une vallée marécageuse, qui sera transformée en lac par intervention humaine : le Nor Loch.
Du Moyen-Âge au XIXe siècle, le Nor Loch a été utilisé pour faire des expériences de sorcellerie et faire disparaître des cadavres, mais aussi de déversoir d’eaux usées et enfin, de source d’eau « potable ». Le lac a été l’une des principales raisons d’insalubrité de la ville et des maladies qui décimaient la population.

Ecosse : Edimbourg, Princess gardensEcosse : Edimbourg, Princess gardensEn 1760, le loch fut drainé et un chemin de fer fut construit un peu plus tard. Pendant que la nouvelle ville se développait, les Jardins de Princess Street furent dessinés et prirent progressivement forme sur le lit du Loch. En 1818, la Couronne, propriétaire du château et des terrains nouvellement drainés, accepta de les louer à long terme et pour une somme modique, à la ville afin de rendre l’endroit accessible au public. Les jardins ont été inaugurés en 1820.
Ils courent tout au long de la partie sud de Princes Street et sont séparés par The Mound, une colline artificielle bâtie pour relier la New Town à la Old Town. Voilà pourquoi vous entendrez parler de East Princes Street Gardens (la partie Est du parc, qui occupe depuis The Mound jusqu’à Waverley Bridge, une superficie de 3,4 hectares) et de West Princes Street Gardens (les plus étendus, puisqu’ils occupent quelques 12 hectares, et s’étendent jusqu’au pied du château)

Les Princes Street Gardens sont très fréquentés par les habitants et participent à la vie sociale de la ville, servant de point de réunion, de rencontres et de divertissement.

 

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(3) Charlotte Square et The Georgian House

Charlotte Square , conçue par l’architecte Robert Adam en 1791, est considérée comme un chef-d’œuvre architectural, où tout rappelle la grandeur de l’Empire britannique. Il s’agissait d’offrir de luxueux hôtels particuliers aux marchands les plus prospères de la ville et l’endroit est rapidement devenue l’une des adresses les plus prestigieuses d’Edimbourg.
Pour vous plonger dans l’atmosphère de l’époque, rendez-vous au N°7 : son premier propriétaire, John Lamont (18e chef du clan Lamont), l’a acquise en 1796 et y a mené grand train avec sa famille, bien qu’endetté. Lorsqu’il mourut en 1816, il laissa une situation financière telle que son fils fut contraint de vendre la maison un an plus tard.
Habitée jusqu’en 1966, elle sera rachetée par le National Trust for Scotland, qui l’a magnifiquement restaurée pour montrer une maison typique de la nouvelle ville d’Édimbourg de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle. Les belles collections de mobilier d’époque, de porcelaine, d’argent et de verre reflètent le mode de vie des Lamont et le contexte social et économique de l’époque. La cuisine et la chambre des domestiques donnent un aperçu de la vie difficile des escaliers des domestiques, qui ont rendu possible le style de vie élégant des Lamont. Cliquez ici pour les tarifs et les horaires.

 

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(4) Horloge florale

En cette année 2018, l’horloge florale commémore les 100 ans depuis la fin de la Première Guerre mondiale, rendant hommage à Poppyscotland, un organisme de bienfaisance écossais pour les anciens combattants des forces armées britanniques et leurs personnes à charge fondé en 1921.
L’horloge florale a été créée en 1903 par le directeur des parcs d’Édimbourg, John McHattie : elle serait la plus ancienne horloge florale au monde.
L’horloge fonctionnait initialement avec une aiguille pour les heures uniquement ; l’aiguille des minutesa été ajoutée en 1904, suivie d’une horloge à coucou qui l’accompagnait en 1952. Jusqu’en 1972, l’horloge fonctionnait mécaniquement et devait être remontée quotidiennement. Elle est électrifiée depuis 1973.
 

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Chaque année, l’horloge est conçue selon un thème d’actualité. En 2012, c’est le jubilé d’or de la reine qui a été célébré, en 1994 c’est le centenaire de la vie de Robert Louis Stevenson qui a inspiré la décoration et en 1974, l’horloge a célébré les 100 ans du jardin de West Princes Street.
Il a fallu plus d’un mois à deux jardiniers pour planter les 35 000 fleurs et plantes utilisées pour créer ce décor, qui fleurira jusqu’en octobre.

 

Ecosse : Edimbourg, National Gallery

(5) Royal Scottish Academy et National Gallery

Les deux bâtiments se trouvent sur le Mound, ce monticule artificiel créé pour relier la Old Town et la New Town. Ils ont été conçus par William Henry Playfair, un des plus célèbres architectes écossais du XIXᵉ siècle.
La Royal Scottish Academy (RSA), au premier plan, est l’académie des beaux-arts d’Écosse : elle promeut l’art contemporain du pays. L’institution est composée de 60 membres (30 académiciens et 30 membres associés). Elle octroie des bourses d’étude, des prix, des résidences aux artistes qui vivent et travaillent en Écosse ; elle organise également des expositions tout au long de l’année.
Mais c’est le bâtiment voisin qui nous intéresse, car il abrite la Galerie nationale d’Écosse : ce musée possède l’une des plus belles collections d’art occidental au monde, du Moyen-Âge à nos jours, qui inclut la collection nationale d’art écossais. L’édifice néo-classique impressionne par sa beauté, expose des œuvres d’artistes importants, se trouve en plein centre-ville, et est de surcroît totalement gratuit : cala en fait un incontournable de toute visite à Edimbourg.

 

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(6) Scotch Whisky Experience : SLÀINTE MHATH !

La Scotch Whisky Experience se situe sur le Royal Mile à proximité du château d’Édimbourg. Elle a été fondée en 1987 par 19 entreprises de whisky écossais sous le nom de Scotch Whisky Heritage Centre. L’objectif était de créer’une attraction permanente où les visiteurs pourraient en apprendre davantage sur l’histoire et le développement du whisky écossais. Plus tard, le nom a changé pour devenir la Scotch Whisky Experience.

La visite commence par une promenade dans un tonneau de whisky (!) Le fût vous mènera à travers les différentes étapes du processus de fabrication du whisky. En chemin, la projection d’un guide interactif explique tout sur la levure et la fermentation et le temps pendant lequel le whisky doit rester dans les barils pour passer de liquide translucide à nectar brun doré. Le trajet consiste en une expérience multisensorielle, car vous voyagez à travers les odeurs de chêne et de tourbe et ressentez la chaleur d’un alambic. La deuxième partie de la visite se fait à pied, afin que vous puissiez admirer la plus grande collection de whisky écossais au monde.

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On ne peut que s’émerveiller de la gigantesque gamme de prèsde 4000 bouteilles. Le collectionneur d’origine, un brésilien du nom de Claive Vidiz, a commencé à ramasser des bouteilles dans les années 1970.

Il voulait créer une sélection aussi variée que possible. Toutes sortes de formats et de millésimes sont ainsi offerts à l’admiration des connaisseurs dans les vitrines de la salle de collection du centre.
Naturellement, la visite se termine par une dégustation de whisky. Selon le circuit que vous avez réservé, vous pourrez déguster jusqu’à 4 whiskies single malt différents. Mais il n’y a pas que la dégustation! Des experts partagent leur passion : vous saurez ce qui distingue le whisky écossais des autres et vous serez (en principe) incollables sur la façon de reconnaître les arômes des différents types de scotch. Nous avons ainsi appris à distinguer les Campbeltown, Lowland, Islay, Speyside et Hignland : SLÀINTE MHATH ! (santé !)

 

Ecosse : Edimbourg, victoria streetEcosse : Edimbourg, Grassmarket

(7) Victoria street puis Grassmarket

Victoria Street est sans doute la plus ravissante rue d’Édimbourg. Elle dessine une courbe étonnante, qui relie le Royal Mile à Grassmarket. Cette rue a aussi la particularité d’être sur deux niveaux.
Niché au cœur de la vieille ville historique d’Édimbourg, derrière le château d’Édimbourg, le quartier Grassmarket est l’un des quartiers les plus animés, pittoresques et animés de la ville. Du XIVe jusqu »au début du XIXe siècle, un marché pour les chevaux et le bétail se tenait ici, ce qui a entrainé la présence de nombreuses tavernes et auberges pour les hommes venant vendre leur bétail.

Ecosse : Edimbourg, Grassmarket, white hart innLe White Hart est l’un des plus anciens pubs d’Édimbourg, lié à des poètes célèbres et autrefois tristement célèbre pour avoir offert des mariages secrets…

En 1791, Robert Burns y resta, à son retour à Édimbourg pour dire au revoir à sa maîtresse Agnes Maclehose, connue sous le nom de Clarinda. Elle partait vers les Antilles pour tenter de réparer sa relation avec son mari, et en réponse à ce qui devait être un adieu en larmes, Burns a écrit le poème «Ae Fond Kiss».
En 1803, William et Dorothy Wordsworth séjournèrent au White Hart, de préférence aux hôtels chics de la nouvelle ville. Dans son journal, elle a décrit l’auberge comme «… pas bruyante et assez bon marché».
Au XVIIIe siècle, l’auberge était bien connue comme un lieu offrant un mariage »au rabais », une cérémonie rapide sans questions pour les couples en fuite.

 

Ecosse : Edimbourg, Grassmarket, west bow well West Bow Well est la première fontaine construite dans le quartier pour fournir l’eau potable à partir du réservoir de Castle Hill (maintenant le Tartan Weaving Mill). Elle est d’origine : voyez la petite porte en fer avec l’inscription « The West-Bow Well erected by THE TOWN COUNCIL 1674, Repaired and Altered by RICHARDSON BROTHERS, Merchants West Bow, 1861 » (Le puits de West-Bow érigé par LE CONSEIL MUNICIPAL 1674, Réparé et modifié par les FRÈRES RICHARDSON, Marchands à West Bow, 1861).
Pendant la majeure partie de son histoire, le Grassmarket a été l’un des quartiers les plus pauvres de la ville, associé au XIXe siècle à un afflux de pauvres Irlandais et des tristement célèbres meurtriers Burke et Hare.
Le site servit également de lieu d’exécution. À l’extrémité est, là où se trouvaient les potences, se dresse un monument à la mémoire des martyrs covenantaires : il s’agissait d’un groupe religieux protestant voué à protéger leur foi presbytérienne des ingérences du roi. Le gouvernement les a vus comme des rebelles et a tenté d’éliminer le mouvement.
Les célèbres meurtriers Burke et Hare opéraient depuis un passage aujourd’hui disparu, côté ouest.

 

Ecosse : Edimbourg, Greyfriars Buchanan memorialEcosse : Edimbourg, Greyfriars

(8) Greyfriars

Le cimetière de Greyfriars est situé à l’extrémité sud de la vieille ville, à côté de l’école George Heriot que les fans de Harry Potter connaissent bien.
Il tient son nom du monastère franciscain qui se trouvait autrefois à cet emplacement. Le monastère, dont les frères portaient des vêtements gris, avait été dissous en 1560. En 1561, le conseil de la ville, constatant qu’il était impossible de continuer à inhumer les paroissiens dans le cimetère attenant à l’église St Giles, par manque de place mais également à cause des » odeurs et des inconvénients de l’été » , décida d’éloigner le cimetière du centre d’Édimbourg, choisissant la cour de l’ancien monastère comme nouveau lieu de sépulture.

Des célébrités locales – dont la liste est affichée à l’entrée – côtoient des anonymes dans ce jardin si accueillant que certains n’hésitent pas à s’étendre sur l’herbe pour y passer un bon moment. Savent-ils qu’ils sont probablement couchés sur des corps ?? En effet, à certains endroits du cimetière, les corps ont été empilés sur plusieurs mètres de profondeur pour gagner de la place, et bon nombre de défunts n’ont pas de pierre tombale. Pire encore : sous une pierre tombale, il peut y avoir d’autres corps dont le nom ne figure pas sur la pierre, parce qu’ils ne font pas partie de la famille et sont sans doute morts à des époques différentes. Après sa construction, en 1652, le Greyfriars Kirkyard a dû trouver le moyen d’accueillir les corps des habitants d’Edimbourg, ce qui ne fut pas une mince affaire après les ravages de la peste.
Ainsi, le monument dédié à George Buchanan ne s’élève pas à l’emplacement de sa tombe (celle-ci n’a pas été formellement localisée) : célèbre historien érudit de la Renaissance, poète et dramaturge néo-latin Il a enseigné à Paris, Bordeaux, Coimbra et St Andrews. À son retour chez lui en 1561, il s’est rangé du côté des réformateurs et est devenu un féroce opposant à la reine Mary. Nommé tuteur de James VI Il est mort dans la pauvreté. Ce monument a été élevé à sa mémoire près de trois siècles après sa mort.

 

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Greyfriars Kirk

Cette église a joué un rôle clé dans l’histoire de l’Ecosse car c’est là que, le 28 Février 1638, les covenantaires, qui étaient des presbytériens écossais, signèrent un pacte pour signifier leur opposition aux Stuart, leur contestant le droit de s’insinuer dans les affaires de l’Église. A cette époque, les monarques se pensaient rois par volonté divine et ils se croyaient également les chefs spirituels de l’Église d’Écosse, ce que contestaient les covenantaires, qui affirmaient que seul Jésus-Christ pouvait prétendre à ce titre. Il s’en suivit une période de répression très sévère : tous ceux qui ne fréquentaient pas les églises épiscopales pouvaient être sévèrement sanctionnés, soumis à la question et torturés.
Le 22 juin 1679, après la défaite des partisans covenantaires à la bataille de Bothwell Brig, plus de 1200 prisonniers furent amenés à Édimbourg, parmi lesquels 400 furent enfermés dans section fortifiée au sud du cimetière de Greyfriars, qui est maintenant connue comme la Prison des covenantaires.

 

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George Mackenzie

Sir George Mackenzie était le représentant de Charles II en Écosse, et il était responsable de ces persécutions, qui firent 18 000 victimes. Il était un mari et un père aimant, un avocat estimé, un auteur reconnu, mais durant cette période, il se montra si terriblement cruel qu’il fut surnommé Bloody Mackenzie (Mackenzie le Sanglant). La légende rapporte qu’il détestait tellement les covenantaires que rien ne le réjouissait plus que de voir leurs corps se balancer au bout d’une corde. En 1691, quand il mourut, George Mackenzie fut inhumé dans un petit mausolée de pierre, non loin de l’endroit où il avait laissé agoniser tant de rebelles.
À cause de tous les méfaits qu’il a commis de son vivant, le fantôme de MacKenzie (« MacKenzie poltergeist ») se retrouverait condamné à errer dans Greyfriars jusqu’à la fin des temps… Des centaines de témoignages racontent ce à quoi s’exposeraient celles et ceux qui auraient le malheur de pénétrer dans le mausolée noir : manifestations paranormales, sévices corporels (hématomes, brûlures), crises d’angoisse, tétanie… La fascination morbide pour l’activité paranormale du cimetière de Greyfriars a pris de telles proportions il y a quelques années que la mairie d’Édimbourg a dû faire solidement cadenasser la porte de cette tombe ainsi que la partie la plus ancienne du cimetière.
Malgré ces mesures, la légende du poltergeist de Mackenzie continue à servir de gagne-pain à plusieurs entreprises touristiques locales, qui proposent des visites guidées nocturnes du cimetière et du mausolée.

 

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William Little

Cette fois, pas de tortures, pas d’âme errante : cette tombe est celle d’un des fondateurs de l’Université d’Edimbourg.
William Little, né en 1525 et décédé en 1601, était un marchand et propriétaire terrien écossais ; il fut Lord Provost d’Edimbourg en 1586/87 et 1591/92. Là encore, cette « tombe » n’est qu’un mémorial.
Il a été enterré dans le Greyfriars Kirkyard, alors relativement nouveau, à Édimbourg. Greyfriars Kirk était à ce moment-là encore non construit et le sol était réservé à l’enterrement. Mais au début du XVIIe siècle, de nombreux corps furent déplacés et des nouvelles règles édictées. Celles-ci ne permettaient plus que les monuments sur le mur extérieur, et c’est là que le descendant de Little, William Little, a fait ériger, en 1680, le monument que nous voyons.
Achevée en 1683, c’est l’une des tombes les plus distinctives du cimetière. Le tombeau montre Little couché allongé, soutenu par son coude, sous un auvent soutenu par six colonnes corinthiennes et surmonté de deux figures féminines (censées représenter ses filles).

 

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Greyfriars Bobby

Connaissez-vous l’histoire de Bobby, le chien qui n’a pas quitté la tombe de son maître jusqu’à la fin de sa vie ?
Ce chien, de race Skye Terrier, a été le meilleur ami du policier John Gray, mort de tuberculose en 1858. Lorsque son maître a été enterré dans le Cimetière Greyfriars, Bobby n’a jamais voulu s’éloigner de la tombe de son maître (c’est pour cette raison qu’on connaît ce chien sous le nom de Greyfriars Bobby), jusqu’à sa propre mort, 14 ans plus tard.
La même année, la baronne Angela Burdett-Coutts fit construire près du cimetière une fontaine surmontée d’une statue de Bobby grandeur nature, œuvre du sculpteur William Brodie : vous ne pourrez pas la manquer quand vous passerez au sud du Pont George IV, car il y a toujours quelqu’un pour lui caresser le museau (il parait que ça porte chance …)

L’histoire fut immortalisée dans un roman d’Eleanor Atkinson en 1912 et fut portée au grand écran par Walt Disney sous le nom “Bobby des Greyfriars”.

 

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Le mur de Flodden

Le mur de Flodden a été achevé en 1560 pour protéger la ville contre une invasion anglaise qui n’est jamais venue. Après la défaite des forces écossaises et la mort du roi James IV à la bataille de Flodden en 1513, les responsables d’Édimbourg craignaient que les troupes anglaises victorieuses ne viennent bientôt assiéger Edimbourg.
Le mur de 24 pieds de haut englobait une superficie de 140 acres. Environ 10 000 personnes vivaient dans ses limites. Six ports gardaient les entrées dans et hors de la ville fortifiée, ce qui a également aidé à contrôler la contrebande.
Bien que les Anglais n’aient jamais réellement voulu s’emparer d’Edimbourg après la bataille de Flodden, le mur a joué un rôle important dans la protection de la ville durant les temps troublés au XVIe siècle, lorsque différents groupes ont tenté d’assiéger le château.
Le mur de Flodden, ainsi que les deux autres murs construits pour protéger la ville, a finalement été ruiné au XVIIIe siècle. À mesure qu’Édimbourg se développait, les remparts devinrent un obstacle plutôt qu’une aide. Des routes et des bâtiments comme le Old College de l’Université d’Édimbourg ont été construits sur des sections en ruine des murs abandonnés.

Quand vous serez devant la porte percée dans le mur, regardez la silhouette qui se dessine non loin de là. Si vous êtres fan de Harry Potter, vous aurez probablement reconnu l’école George Heriot, dont on dit que J.K. Rowling se serait largement inspirée pour imaginer Poudlard (Hogwarts pour les Anglophones). Il parait aussi que ses personnages doivent leur nom à certains des noms inscrits sur les tombes de ce cimetière.
Saviez-vous que le salon de thé Elephant House, où elle a écrit le premier tome de la saga à succès, se trouve non loin de Greyfriars ?

 

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(9) National Museum of Scotland

Le musée national d’Écosse fut créé en 2006 à la suite de la fusion du musée de l’Écosse (ouvert en 1998) consacré à l’histoire, aux antiquités, au peuple et à la culture de l’Écosse et le musée royal (Royal Museum) adjacent avec des collections sur la science, la technologie, l’histoire naturelle et les cultures du monde.

Le Royal Museum of Scotland est un splendide édifice victorien conçu par le capitaine Francis Fowke du Génie royal et achevé en 1888. Son grand « atrium » recouvert d’un plafond de verre soutenu par une élégante charpente en fer forgé vaut le détour !

Le bâtiment contemporain, situé juste à côté, est l’oeuvre des architectes Gordon Benson et Alan Forsyth. Ouvert au public en décembre 1998, le musée est l’un des plus importants bâtiments construits en Ecosse dans la deuxième moitié du XXe siècle.

Les deux ensembles sont reliés intérieurement. Le musée national d’Écosse fait partie des musées nationaux d’Écosse (en), et l’entrée est gratuite.

 

Ecosse : Edimbourg, Bibliothèque Nationale

(10) Bibliothèque Nationale

La National Library est ancienne. Fondée en 1680, c’était la bibliothèque des Avocats, à l’Advocates Library, longeant la faculté des avocats. Elle gagna son statut de bibliothèque nationale lors du Copyright Act de 1710. Pendant les siècles suivants, la bibliothèque ajouta des livres et des manuscrits à la collection grâce à des achats et au dépôt légal, créant une bibliothèque nationale à qui il ne manquait plus que le nom. La National Library of Scotland fut officiellement constituée par un acte du parlement en 1925 Les travaux pour le nouveau bâtiment sur George IV Bridge commencèrent en 1938 ; interrompus par la Seconde Guerre mondiale, ils seront complétés en 1956.
Dans les années 1970, la place nécessaire pour héberger la collection toujours grandissante commença à manquer. Le bâtiment de Causewayside ouvrit dans le sud de la ville en deux temps, en 1986 et 1995, mais le siège demeure toujours sur George IV Bridge.
 

Saviez-vous que Édimbourg est la première ville mondiale de la littérature choisie par l’UNESCO ?

Cette ville a vu naître, grandir et mourir de nombreux écrivains et leurs plus grands chefs-d’œuvre. Si les noms de Sherlock Holmes, Harry Potter ou de Mister Hyde vous ont fait rêver, vous le devez à Edimbourg. Mais Edimbourg n’a pas seulement hébergé des romanciers, bien des penseurs y ont vécus. C’est ici que sont nées les théories économiques du célèbre Adam Smith et que la philosophie s’est enrichie des œuvres de David Hume. Le Festival International du Livre, dont la programmation regroupe pas moins de 750 événements (un record mondial), vaut le déplacement.

 

Ecosse : Edimbourg, Cathédrale

(11) La Cathédrale Saint Giles

la Cathédrale Saint-Gilles a été érigée sur un ancien sanctuaire construit au IXe siècle pour être consacré au patron des lépreux. L’église initiale date de la période normande aux alentours des années 1120. Mais elle fut brûlée par les Anglais en 1385 : elle sera reconstruite peu après selon un style gothique. La magnifique flèche en couronne, toile de fond préférée des photographes, fut achevée en 1495, et fut en grande partie restaurée au XIXème siècle.

Une fois à l’intérieur, il est surprenant d’observer les différentes couleurs et textures aux plafonds qui témoignent des nombreuses restaurations entreprises au cours des siècles. À l’origine, la cathédrale présentait un étage en forme de croix. Toutefois, les chapelles construites sur les côtés ont finalement caché cette forme.

 

Ecosse : Edimbourg, la cathédrale et le vitrail robert burnsEcosse : Edimbourg, Cathédrale, vitrail transept nord
L’un des éléments qui attire généralement le plus l’attention à l’intérieur de la cathédrale sont les magnifiques vitraux du XIXe siècle qui laissent entrer une lumière accueillante dans le sanctuaire. Mon préféré se situe au transept nord, dessiné par Douglas Strachan : il montre le Christ marchant sur l’eau aux côtés d’anges dorés, soumettant les démons qui représentent les quatre vents de la terre.

Remarquez en particulier celui consacré à Robert Burns, le plus connu des poètes qui ont écrit en Scots, bien que la plus grande partie de son œuvre soit en anglais et en light scots, un dialecte plus accessible à un public non écossais. Depuis longtemps, des voix s’élevaient pour déplorer qu’Édimbourg n’ait pas de mémorial important pour Robert Burns. En 1985, St Giles a accepté d’installer un vitrail en son honneur au-dessus de l’entrée et a choisi l’artiste islandais Leifur Breidfjörd pour achever la conception.
Le vitrail célèbre les thèmes majeurs du travail de Burns dans un style semi-abstrait; la nature, l’humanité et l’amour. L’entrelacs le plus haut contient une représentation du soleil, s’épanouissant comme une rose rouge en référence à l’un de ses poêmes  » My love is like a red red rose »

 

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John Knox

Il est assez ironique que « High Kirk » (le véritable nom de Saint Giles) soit couramment appelée cathédrale. En fait, il s’agit d’une église, car elle ne fut cathédrale que de 1633 à 1638. Rappelons qu’une cathédrale est le siège d’un évêché, ce qui n’est plus le cas de cette église, souvent appelée « le berceau de l’église presbytérienne ».
Le 7 juillet 1559, à l’apogée de la Réforme écossaise, le conseil d’Édimbourg installa le réformant John Knox comme premier pasteur protestant de Saint-Gilles. Il y fut enterré en 1572. Il est commémoré par un vitrail xixe siècle placé dans le mur sud de l’église et depuis 1904 par une statue de bronze côté nord.
John Knox s’est converti au protestantisme dans les années 1540 et s’est enfui dans la clandestinité et l’exil. À Genève, il s’est lié d’amitié avec le réformateur français John Calvin. À son retour en Écosse, il a fait marcher une armée de fidèles à St Giles et y a prêché pour la première fois. La semaine suivante, il a été élu ministre et le bâtiment a été dépouillé de sa décoration catholique.

C’est dans cet édifice qu’eut lieu, le 23 juillet 1637, une émeute contre le culte anglican que voulait imposer Charles Ier et qui déclencha les Guerres des évêques, et au-delà la Révolution anglaise.

 

Ecosse : Edimbourg, Cathédrale, thistle chapelEcosse : Edimbourg, Cathédrale, thistle chapel

Thistle Chapel

En 1911, la Thistle Chapel (chapelle du chardon) est devenue la résidence des chevaliers du chardon, un ordre de chevalerie associé à l’Écosse qui remonte à 1687. Considérée comme l’une des parties les plus importantes de l’église, la chapelle a été construite entre 1909 et 1911 selon un style gothique très particulier par l’architecte Robert Lorimer. Voyez la remarquable voûte à nervures et les stalles ornées d’écus. Le banc sculpté sert à Elisabeth II lorsqu’elle séjourne à Edimbourg.

Tout autour du plafond, vous pourrez observer des petits anges jouant d’un instrument de musique, et puisque nous sommes à Édimbourg, l’un d’entre eux apparaît bien évidemment avec une cornemuse.

 

Ecosse : Edimbourg, Cathédrale, the_heart of midlothian

Le Cœur du Midlothian

Sur l’esplanade située à côté de la Cathédrale, vous pourrez découvrir un cœur fait avec des dalles de granit dessiné sur le sol. Il s’agit de l’endroit où se trouvait l’entrée du Old Tolbooth, prison sordide, lieu d’exécution, symbole de la rébellion du peuple, construite au XVe siècle et démolie en 1817.

Aujourd’hui, il est coutume de cracher à l’intérieur du cœur pour avoir de la chance. Ce cœur a inspiré le titre du livre de Walter Scott, « The Heart of Midlothian », publié en 1818, dont Wikipédia dit qu’il est considéré de nos jours comme le plus subtil des romans de Scott, celui qui, pour les Écossais, reflète le plus profondément l’âme de leur peuple.

Curieusement, ce coeur a aussi donné son nom à l’équipe de football d’Edimbourg, le Heart of Midlothian Football Club.

 

Ecosse : Edimbourg, royal mile

(12) Les « Closes » d’Edimbourg

Le visiteur peu curieux qui se promène sur le « Royal Mile » s’extasie devant les beaux immeubles, bien propres, bien nets.

L’Unesco, qui a inscrit Edimbourg au patrimone mondial en 1995, nous dit :
« La vieille ville se caractérise par le maintien peu modifié du schéma urbain médiéval en arêtes de poisson des ruelles, venelles étroites et cours qui partent de l’épine dorsale de High Street, la rue principale la plus longue et la plus large de la vieille ville, donnant l’impression d’un lieu clos, entre les hauts murs des bâtiments qui la bordent et le peu d’espace entre eux. »

Il faut emprunter ces passages voûtés, ces ruelles étroites, pour avoir une toute petite idée de ce que a pu être la vie ici, au Moyen-Âge, pour les plus pauvres.
 
 
Ecosse : Edimbourg, au bas d'un closeComme nous l’avons vu au début de cet article (« Les premiers gratte-ciels au monde »), Edimbourg s’est rapidement trouvée très à l’étroit dans ses murs. Mais comme il était dangereux de vivre en dehors des remparts de la ville, il fallut trouver une solution pour loger tout le monde.
Alors, on se mit à construire en hauteur, créant ainsi les premiers immeubles d’appartements du XVIe siècle. Les derniers étages de ces hauts bâtiments longilignes sont réservés aux familles les plus riches : plus de lumière, moins d’odeurs. Les rez-de-chaussée et les caves, eux, sont laissés aux familles les plus pauvres qui, sous la pression, creusent toujours plus bas dans les entrailles d’Edimbourg.
Imaginez-vous, vivant dans cet espace lugubre, humide et pratiquement sans aération. La lumière du soleil ne parvient jamais jusque là … Et comble de l’horreur, les étages supérieurs déversent leurs déchets, y compris les plus répugnants, par la fenêtre, transformant la ruelle en véritable cloaque.

Les maladies ne tardèrent pas à apparaître, mais c’est la peste qui a véritablement transformé ce lieu en une véritable nécropole. Lorsque quelqu’un tombait malade, la pratique voulait qu’il soit enfermé chez lui, pour contenir l’épidémie, ce qui terminait par contaminer tous les membres de la famille. Les cadavres s’accumulaient dans les rues de cet infra-monde jusqu’à ce qu’on vienne les récupérer.

Aujourd’hui, bien sûr, tous ces passages ont été soit supprimés, soit rénovés. Sur les 300 « close » originales, aujourd’hui seules 60 sont encore conservées.

 

Ecosse : Edimbourg, les City Chambers et Mary King's close

(12) Mary King’s close

L’Hôtel de Ville d’Édimbourg (City Chambers) a été construit à l’origine sous le nom de Royal Exchange : le bâtiment devait servir de lieu d’échanges couvert pour les marchands, mais ces derniers ont persisté à se réunir à la croix de Mercat ou, plutôt, à l’endroit où elle se trouvait avant son retrait en 1756. Le conseil municipal prit possession du côté nord en 1811 et en 1893, acheta l’ensemble du bâtiment.
Le bâtiment, haut de quatre étage, et la cour donnant sur le Royal Mile sont impressionnants. Les City Chambers atteignent douze étages du côté nord, où elles dominent Cockburn Street. Ce bâtiment fut conçu par John Adam en 1761, et pour sa construction, on recouvrit purement et simplement tout un dédale de ruelles. Abandonné pendant 250 ans, cet inquiétant monde souterrain est maintenant ouvert au public et connu sous le nom de Mary King’s Close, du nom d’une des filles de l’avocat Alexander Close qui y possédait plusieurs propriétés.

 

Ecosse : Edimbourg, mary kings close
Rouvert au public en 2003, The Real Mary King’s Close lève le voile sur de sombres heures et des destins maudits, dans un univers lugubre qui ne laisse pas indifférent.
Le site consacré à cette visite nous dit : Imaginez-vous un dédale de rues et de maisons figées dans le temps, où des siècles d’histoires n’attendent qu’à être racontées. Découvrez des faits véridiques surgissants du passé sombre d’Édimbourg et apprenez comment les personnes vivaient, travaillaient et mourraient dans le “Close”.
La visite dure une heure, elle est animée et guidée par un acteur jouant le rôle d’un habitant du 17ème siècle, et se concentre surtout sur la dévastation causée par la peste noire. Très interressante, la visite est cependant déconseillée aux personnes claustrophobes et pas du tout adaptée aux personnes à mobilité réduite. Il faut savoir aussi que les enfants de moins de 5 ans ne sont pas autorisés dans le Mary King’s Close.
Pour les horaires et les tarifs, cliquez ici.

 

Ecosse : Edimbourg, john knox houseEcosse : Edimbourg, john knox house

La maison de John Knox (43-45 High Street)

Cette maison de trois étages a été construite en 1470 et améliorée dans les années 1500. C’est la plus ancienne demeure d’Édimbourg. Elle a été transformée en un petit musée qui raconte l’histoire de deux de ses habitants les plus célèbres, James Mossman et John Knox.

James Mossman était un bijoutier et orfèvre ainsi que le gardien de la monnaie royale durant le règne des Stuart. Il réalisa des bijoux et des pièces de monnaie et répara des couronnes pour des personnages royaux tels que le roi Jacques V et Marie, reine d’Ecosse. John Knox dont nous avons vu la statue dans la cathédrale (point 11 du circuit) était un réformateur religieux protestant important du 16ème siècle dont les idées se sont heurtées à celles de la reine catholique Marie Stuart : Knox fut une figure clé dans la Réforme en Ecosse. Knox a seulement vécu quelques mois dans cette maison pendant le siège du château d’Édimbourg, et on croit qu’il est mort ici, bien qu’il n’y ait aucune preuve en ce sens.
La façade occidentale de la maison arbore le slogan: “Lufe God abufe al and yi nychtbour as yi self” (Aimez Dieu par dessus tout et votre voisin comme vous-même).

 

Ecosse : Edimbourg, scott monumentEcosse : Edimbourg, scott monument, walter_scott

(13) Scott Monument dans les jardins de Princes Street

Ce monument rend hommage au célèbre écrivain écossais et fils d’Édimbourg, Sir Walter Scott.

Conçu par l’architecte autodidacte George Meikle Kemp, et construit en 1840, le monument Scott a la particularité d’être le plus grand monument dédié à un écrivain : cette imposante tour gothique culmine à 61 mètres de haut. Sous l’arche centrale du monument Sir Walter a été immortalisé, sculpté dans le marbre de Carrare par Sir John Steell. Cette statue monumentale, réalisée à partir d’une seule pièce de marbre pesant 30 tonnes, a pris six ans au sculpteur. Il présente Scott et son chien bien-aimé Maida. Le monument a été décoré avec 64 personnages issus des romans de Scott.

Un escalier en colimaçon de 287 marches réparties sur 4 niveaux permet d’atteindre la petite plate-forme d’observation située près du sommet. Mais attention, c’est raide et ça se complique au fur et à mesure de la progression puisque les murs sont toujours plus étroits et inclinés… Pour le prix et les horaires, cliquez ici

 

Ecosse : Edimbourg, scottish national Portrait Gallery

(14) Scottish National Portrait Gallery ( 1 Queen Street)

La Galerie Nationale des Portraits d’Écosse est installée dans un impressionnant bâtiment en briques rouges construit au XIXème siècle sur le modèle du palais des Doges de Venise. La galerie présente l’histoire de l’Ecosse à travers des portraits d’illustres ou moins illustres personnages qui l’ont façonnée depuis le le 14ème siècle jusqu’à aujourd’hui.
Lorsque la galerie fut ouverte au public en 1889, c’était la première galerie de portraits construite dans le monde. Aujourd’hui, elle abrite une collection de plus de 30 000 images et sculptures mettant en vedette ceux dont la vie et les réalisations ont contribué à façonner l’Écosse et le reste du monde : de Mary Queen of Scots en passant par le prince Charles Edward Stuart, mais aussi le poète Robert Burns ou Sean Connery, le visiteur découvre les différents aspects de l’histoire de l’Écosse et de son peuple. Le musée abrite également la National Photography Collection, contenant plus de 40 000 œuvres

Le bâtiment lui-même est une œuvre d’art ! Ouvert tous les jours de 10h à 17h et gratuit, ce musée vaut le détour !

 

Ecosse : Edimbourg, Calton Hill, nelson_et national monument

(15) Calton Hill – Nelson et National Monument

Calton Hill est l’un des plus anciens parcs publics du pays, situé sur un ancien site d’activité volcanique : la colline ne fait que 171m de haut, n’est qu’à cinq minutes de marche de l’extrémité est de Princes Street, mais elle offre de magnifiques panoramas.

Le Nelson Monument est une tour de 30 mètres dominant la colline, construite pour commémorer la victoire de l’amiral Nelson lors de la célèbre bataille de Trafalgar. Une « time ball » y a été ajoutée à son sommet en 1853 : cette large sphère s’abaisse chaque jour à 13 heures, permettant aux navires en contrebas de régler leurs horloges. Ce mécanisme d’une autre époque est un véritable vestige, d’autant que seuls une soixantaine d’exemplaires sont encore en fonction dans le monde. La time ball du Nelson Monument recoupe d’ailleurs le signal du canon de 13 heures (le « One O’Clock Gun »), tiré chaque jour du haut du château d’Édimbourg.

Le National Monument, avec ses colonnes doriques, se voulant une réplique du Parthénon d’Athènes, a été érigée en hommage aux soldats écossais qui ont combattu lors des guerres napoléoniennes. Sa construction a démarré en 1826 mais le projet a malheureusement dû être abandonné 3 ans plus tard faute de financements, laissant un ouvrage inachevé.

 

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Calton Hill – L’Observatoire

L’observatoire astronomique de Calton Hill a débuté son histoire en tant que modeste observatoire de Thomas Short, père de Maria Theresa Short, celle-là même qui a créé la Chambre Noire au même endroit.

La partie la plus ancienne est la tour gothique dans le coin sud – ouest, face à Princes Street. Le bâtiment est également connu comme Maison de l’Observatoire, l’ancien Observatoire, ou James Craig House (d’après le nom de son concepteur).

En 1818, les travaux ont commencé sur le Playfair Building. Conçu par William Henry Playfair, inspiré d’un temple grec des Quatre vents, il devait devenir l’observatoire scientifique de l’Institution. Le premier astronome royal à travailler dans ce bâtiment a été le professeur Thomas Henderson, nommé en 1834, qui avait découvert comment mesurer la parallaxe et la distance d’une étoile lors de son précédent travail en Afrique du Sud. L’histoire du site sera mouvementée et, en 1896 , l’Observatoire royal sera déplacé vers un nouveau site sur Blackford Hill.

Ecosse : Edimbourg, Calton Hill, playfair monument et observatoireAprès bien des changements, le Collectif (une organisation de développement des arts) a réaménagé le site, en collaboration avec le conseil municipal de la ville d’Édimbourg, pour en faire une nouvelle maison d’art contemporain : conservation et rétablissement des conceptions originales de Playfair, construction d’un nouvel espace d’exposition et d’un restaurant panoramique. Des travaux étaient encore en cours lors de notre passage.
Le site est désormais pleinement accessible au public pour la première fois de son histoire.

Situé à l’angle sud-est de l’observatoire de la ville, le Playfair monument a été conçu par John Playfair en 1826 pour commémorer son oncle, William Henry Playfair, un des plus célèbres architectes écossais du xixe siècle. Il a conçu de nombreux bâtiments autour de Calton Hill, y compris l’observatoire comme nous l’avons vu, le monument national inachevé (1826), le Dugald Stewart Monument (1831), entre autres. On lui doit aussi la Royal Scottish Academy (1826), l’Église Saint-Étienne (1827-28), le Donaldson’s College (1851) et la National Gallery of Scotland (1859) qui a été ouverte au public deux ans après sa mort.

 

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Calton Hill – Dugald Stewart Monument

Ce mémorial est dédié au philosophe écossais Dugald Stewart (1753-1828). Le professeur Dugald Stewart a été professeur de philosophie morale à l’Université d’Édimbourg de 1786 à 1828. Considéré comme l’un des philosophes les plus éminents de son époque, il a également enseigné l’économie, la philosophie naturelle, le grec et la logique et a été l’auteur de plusieurs ouvrages de philosophie, dont Philosophy of the Human Mind. La Royal Society of Edinburgh a commandé le monument et choisi son site en 1830. Conçu par l’architecte écossais William Henry Playfair (dont nous venons de parler), il a été achevé en septembre 1831.

Voyez le pont qui enjambe les rails : il s’agit du North Bridge, ce pont qui a permis de relier la vieille ville à la ville nouvelle. La construction du premier pont a connu une tragédie : on a découvert que le pont était construit sur de la terre meuble et que les fondations du pont n’étaient tout simplement pas assez profondes quand, le 3 août 1769, une partie du pont s’est effondrée ; cinq personnes ont perdu la vie. Le pont a été reconstruit et rouvert trois ans plus tard. Le réaménagement et l’agrandissement de la gare de Waverley étant freinés par l’espace étroit disponible entre les piles du pont, il a fallu le remplacer. L’actuel pont Nord a été construit entre 1894 et 1897 par Sir William Arrol & Co., l’entreprise également responsable de la construction du pont Forth Road.

 

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Calton Hill – Une vue panoramique d’Edimbourg

De là-haut, vous pouvez profiter d’une vue quasiment à 360°C sur la ville, et même apercevoir la mer au loin.

Admirez Holyrood Palace (point 17 de notre circuit), les Salisbury Crags, Arthur’s Seat (nous vous y emmenons dans un autre article) et le dôme si caractéristique du Dynamic Earth

 

Ecosse : Calton Hill, Old Calton cemetery, tombe David Hume

Calton Hill – Old Calton Burial Ground

Vous trouverez également sur cette colline l’Old Calton Burial Ground, l’un des cinq célèbres cimetières historiques de la ville. Il fut ouvert en 1718 et est situé sur une pente spectaculaire, bénéficiant de superbes vues sur la ville. Calton Old contient de nombreux monuments magnifiques datant des 18ème et 19ème siècles commémorant des personnalités éminentes de l’histoire d’Édimbourg et de l’Écosse :
– le mausolée de David Hume, célèbre philosophe écossais (1711-1776). On raconte que ce dernier encouragea la rumeur selon laquelle il aurait conclu un pacte avec le diable ; à sa mort ses amis veillèrent sur sa tombe pendant huit nuits, brûlant des bougies et tirant des coups de feu, de craintes que de mauvais esprits viennent enlever son âme ;
– le Scottish-American Soldiers Monument, érigé en 1893 pour les soldats écossais morts pendant la guerre civile américaine, et le seul mémorial de ce genre en dehors des États-Unis ;
– l’imposant obélisque noir du Political Martyrs’ Monument mis en place en 1844 pour commémorer les martyrs politiques qui se sont battus pour la réforme électorale dans les années 1790 et qui furent déportés à Botany Bay (Australie) en 1793 : on le voit bien sur la photo prise depuis le Dugald Stewart Monument

 

Ecosse : Edimbourg, parlement

(16) Le Parlement écossais

Construit en 2004, sur le terrain qui était occupé autrefois par la brasserie « Scottish and Newcastle », le nouvel édifice du Parlement écossais symbolise la récupération du pouvoir législatif par le peuple écossais après presque trois siècles de fusion avec l’Angleterre. Le bâtiment s’inspire, selon les termes de son architecte, l’espagnol Enric Millares, « du paysage alentour, des décors végétaux de Charles Rennie Mackintosh et des bateaux renversés sur le rivage ». Pour lui, l’édifice devait donner l’impression de surgir de terre comme une sorte de fleur de la démocratie enracinée dans le sol écossais.
Dès le début, les travaux ont été très critiqués pour de multiples raisons, la principale est le budget, puisque le budget a été 10 fois plus élevé que ce qui avait été prévu. Un autre reproche qui a été fait a été son design moderne, peu intégré dans l’ambiance médiévale d’Édimbourg à cet endroit.

 
Le parlement est ouvert gratuitement aux visiteurs. Vous pouvez découvrir le spectaculaire hall principal, l’exposition «un parlement pour les gens» (A Parliament for the People exhibition) ou participer à des visites à thème d’une heure : elles sont toutes gratuites mais nécessitent une réservation préalable

 

Ecosse : Edimbourg, inscriptions mur parlementEcosse : Edimbourg, inscriptions mur parlement

Le Parlement écossais – le mour de Canongate

La conception des pierres du Canongate Wall a été réalisée par Sora Smithson et comprend une gamme de pierres écossaises, sculptées par Gillian Forbes et Martin Reilly, fixées dans de grands panneaux de béton préfabriqués. À l’extrémité inférieure du mur se trouve un paysage urbain basé sur un croquis d’Enric Miralles de la vieille ville d’Édimbourg, vu de sa chambre à l’hôtel Balmoral sur Princes Street.
Les 26 citations, pertinentes pour l’Écosse et le Parlement, vont de poèmes bien-aimés à des proverbes et des psaumes. Il y a des citations en anglais, gaélique et écossais et de nombreux écrivains de premier plan en Écosse sont représentés.
Exemples : A gauche, la citation de Norman MacCaig (1910 – 1996) est gravée sur du grès de Bressay (îles Shetland), tandis qu’à droite la citation de Hugh MacDiarmid (1892-1978) a été gravée sur du grès de Cullaloe, près d’Aberdour.
Pour voir la liste des 26 citations, cliquez ici.

 

Ecosse : Edimbourg, Holyrood_depuis arthur seat

(17) Holyrood – l’abbaye

Cette vue prise du haut de Arthur’s Seat permet de bien voir les ruines de l’ancienne abbaye, dont la nef à ciel ouvert est le seul vestige qui subsiste.
L’abbaye de l’ordre de Saint Augustin a été construite en 1128 à la demande du roi David Ier d’Écosse. La légende veut que David ait été attaqué par un cerf alors qu’il chassait. Mais une croix resplendissante est apparue entre les bois du cerf, qui a reculé. le roi a vu cela comme un événement purement spirituel et c’est pour montrer sa reconnaissance envers Dieu que David aurait fondé l’abbaye à cet endroit.
L’abbaye a été le lieu de nombreuses cérémonies royales, que ce soit des mariages ou des funérailles. Dans le caveau royal, reconstruit par la reine Victoria, reposent plusieurs rois d’Angleterre. Elle a été endommagée lors de diverses invasions dans les années 1500 et après la Réforme écossaise en 1560, elle est passée de catholique à protestante. En raison de faiblesses structurelles, le toit s’est effondré en 1768. L’édifice, resté en l’état, n’est plus qu’une ruine aujourd’hui.

 

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(17) Holyrood – le Palais

C’est au Moyen-Âge que les rois ont laissé le Château austère d’Édimbourg pour préférer la confortable Abbaye de Holyrood. En 1503, Jacques IV ordonna de faire construire la première résidence et, quelques-années plus tard, Jacques V fit construire la tour de gauche (sur la photo) pour lui et son épouse Marie de Guise… C’est là que vivra leur fille, la reine Marie Stuart, entre 1561 et 1567. Une pièce de cette tour est associée à un triste événement : c’st probablement là qu’en 1566, enceinte de 6 mois, elle assista à l’assassinat de son fidèle secrétaire italien David Rizzio, commandité par lord Darnley, son mari jaloux.
La fontaine que nous voyons dans la cour est une réplique réalisée au XIXe siècle de la fontaine du palais de Linlithgrow, qui elle datait du XVIe siècle. Ce palais, situé à une trentaine de kilomètres d’Édimbourg, a été le lieu de naissance du roi Jacques V et de sa fille Marie Stuart.

 

Ecosse : Edimbourg, Holyrood palace, queens galleryEcosse : Edimbourg, Holyrood Palacen relève gardeLe Palais de Holyrood demeure encore aujourd’hui la résidence officielle de la Reine d’Angleterre en Écosse.
Lorsque le drapeau flotte au-dessus du palais, cela signifie que Sa Majesté ou une personne de grande importance y réside. Le reste du temps Holyrood est ouvert au public. Un audioguide permet d’en apprendre plus sur l’histoire de l’Ecosse et guide le visiteur à travers les différentes salles du Palais, dont la salle du Trône de Sa Majesté, la Grande Galerie et les appartements historiques du Palais. Prix et horaires ici (le site propose l’achat en ligne, pratique pour éviter les files d’attente)

Ne manquez pas la relève de la garde si vous aimez le folklore. Par contre, la Queen’s Gallery n’est pas à inscrire à tout prix à votre agenda …

 

Ecosse : Edimbourg, joueur de cornemuseVous rencontrerez sans aucun doute un joueur de cornemuse sur Royal Mile. Certains d’entre eux sont vraiment doués et offrent au passant un magnifique Pibroc’h (Piobaireachd), qu’on appelle souvent la « musique classique » de la cornemuse écossaise.
« Musicalement, un piobaireachd est construit sur un schéma qui obéit à des règles précises, dont la structure n’est pas sans rappeler celle de la sonate. Une ligne mélodique (urlar en gaélique/ground en anglais) et plusieurs variations de celle-ci, devenant de plus en plus complexes, mais tout en gardant la mélodie initiale en filigrane. Cette répétition incessante du même thème de base, quasi hypnotique, est agrémentée de variations et d’ornements de plus en plus chargés pour revenir finalement, sur le thème initial, pur, tel un entrelacs celtique qui ne s’achève jamais et vous fait entrer dans cette spirale qui semble sans fin. L’ensemble demande une grande précision d’interprétation et une grande dextérité. Une pièce de piobaireachd varie de 6 à 15 minutes. Les bourdons de la cornemuse parfaitement accordés, au son continu, accentuent cet effet incantatoire pouvant plonger l’auditeur dans une quasi méditation » peut-on lire sur un site breton, Ar Gedour, qui ajoute « Le pibroc’h, c’est l’âme musicale de l’Ecosse qui se révèle au gré des notes égrenées par les pipers ».

 

Ecosse : Edimbourg, Arthur's Seat vu depuis Calton hill
 
Si la visibilité est bonne, n’hésitez pas à montez jusqu’au sommet d’Arthur’s Seat, vestige d’un volcan depuis longtemps éteint et passablement érodé par la glace. C’est l’un des sites emblématiques d’Édimbourg.

La plupart des gens grimpent là-haut pour la vue, qui est effectivement très belle, et vous offrira le plus beau panorama sur Édimbourg. Mais il y a tant d’autres choses à voir, dont le passé volcanique de la ville, qui se lit ici comme nulle part ailleurs.

Comptez 2h00 pour effectuer le parcours en boucle que nous vous proposons, sans vous presser.

 

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Posté le

30 septembre 2014