Dublin

Dublin

Capitale de la République d’Irlande, Dublin occupe un emplacement privilégié au bord de la mer d’Irlande, entre les monts Wicklow au sud et la presqu’île de Howth au nord. La ville s’étend de part et d’autre de l’estuaire de la Liffey. Le fleuve traverse la ville d’ouest en est, neuf ponts reliant la rive nord (considérée comme le quartier populaire) à la rive sud .

On peut facilement faire le tour de la ville à pieds : Il est agréable de flâner dans cette ville à taille humaine, aux belles maisons géorgiennes aux portes colorées et aux nombreux parcs.

 
Retour à l’accueil

Dublin, une capitale à taille humaine : cliquez ici pour vous en convaincre

Les chevaux ont droit de cité, aussi bien dans la quartier touristique de Trinity College ….

Dublin - une capitale à taille humaine que dans n’importe quelle rue de la capitale Dublin - une capitale à taille humaine Et ce ne sont pas forcément des attelages destinés aux touristes, comme on peut le voir sur cette photo Dublin - une capitale à taille humaine

Même les équipages les plus farfelus sont admis, dans une ambiance bon enfant Dublin - une capitale à taille humaine

Les chevaux dans la rue, les jolies maisons géorgiennes, les bars irlandais à l’ambiance si chaleureuse, les nombreux parcs, font de Dublin une ville où il fait bon s’attarder. Dublin - une capitale à taille humaine

 

 

Dublin - Phoenix Park

Nous avons laissé notre voiture à Phoenix Park : situé légèrement à l’ouest du centre-ville, c’est le plus grand parc citadin d’Europe avec ses 700 ha. Il est clos par un mur de 11 km ! On peut y apercevoir les Wicklows, comme le montre la photo. On y rencontre beaucoup de joggeurs et de dublinois venus en famille profiter des vastes pelouses ou du jardin zoologique.

Le parc a été aménagé en 1662 au nom du roi Charles II par James Butler, duc d’Ormond, un des plus illustres vice-rois d’Irlande. C’est lui qui a introduit un troupeau de daims, dont on peut toujours admirer les descendants; manifestement, se sentent bien dans ce vaste espace boisé.

Dublin - Phoenix Park Wellington Testimonial

 

Le parc est doté de monuments superbes, comme cet obélisque de 63m, le Wellington Testimonial, érigé à la mémoire du duc Arthur Wellesley de Wellington. Il fut achevé en 1861, après 44 ans de travaux ! A noter : le bronze des bas-reliefs provient de canons pris aux Français.

Dublin - Criminal Courts of Justice

 

 

Nous longeons la Liffey pour nous rendre au centre ville. Nous nous étonnons, au niveau de Parkgate Street, de trouver cet imposant batiment que nous n’avions pas remarqué les autres années, et pour cause !

Criminal Courts of Justice a ouvert ses portes en 2010 : les juridictions pénales de Dublin, transférées depuis le Palais de Justice du centre-ville, y traitent toutes les affaires criminelles

Dublin - Four Courts

Toujours le long de la Liffey, mais nettement plus loin, voilà Four Courts, le palais de justice « historique » de Dublin. Achevé en 1802, il sera presque entièrement détruit 120 ans plus tard, quand les forces gouvernementales firent plier les révoltés opposés au traité de Londres. Les principaux batiments seront restaurés en 1932 d’après les plans de l’architecte qui les avait conçus.

Il est permis d’entrer dans la salle située sous le dôme, où un panneau (à droite de l’entrée) raconte l’histoire et les fonctions de Four Courts.

Dublin City Council

Les nouveaux locaux du Dublin City Council (municipalité) ont été érigés sur les terrains de Wood Quay. Pendant la première partie des travaux d’excavation, d’importantes découvertes archéologiques furent mises au jour sur le site. Il s’agit notamment de revêtements destinés à consolider la rive meuble de la Liffey afin de faciliter l’approche des bateaux. D’autres vestiges trouvés permettent d’affirmer qu’il y avait ici une ancienne implantation Viking.

Dublin - Ha'penny Bridge

Nous voilà maintenant arrivés à hauteur du pont le plus célèbre de Dublin : Ha’penny Bridge. Son nom officiel est « Liffey Bridge » mais le monde entier le connait sous son sobriquet, qui lui vient de la somme qu’il fallait payer jusqu’en 1919 pour l’emprunter.

Réalisé en 1816 par un ferronier, il est emprunté par des milliers de passants chaque jour. Les lampadaires anciens n’ont été rajoutés que récemment, et lui donnent fière allure.

Dublin - le quartier de Temple Bar

Après avoir traversé le Ha’Penny Bridge, nous nous retrouvons dans l’un des quartiers les plus touristiques de la ville : Temple Bar.

Restaurants, magasins et discothèques bordent les petites rues pavées qui sont devenues un lieu de rendez-vous incontournable des artistes et de la jeunesse dublinoise.

Considéré autrefois comme un lieu mal famé, Temple Bar fut rénové dans les années 80 : il est devenu le lieu multi-culturel à l’ambiance festive et conviviale qui attire tant les touristes.

Parmi les pubs les plus réputés, il faut citer le Temple Bar Pub, dont la devanture rouge vif se retrouve sur pratiquement toutes les photos de touristes. Brazen Head, quant à lui, est le plus vieux pub de Dublin, un monument historique qui existe depuis 1198 (à l’origine, c’était un relais de poste).

J’ai préféré photographier Quay’s Bar, qui me semblait plus « tranquille ». Mais il parait que, la nuit venue, tous les pubs et restaurants du coin sont archi-bondés, les clients se pressant pour assister aux concerts de musique traditionnelle.

Les prix pratiqués sont pourtant les plus chers de Dublin !

Dublin - Trinity College

 

Nous voici arrivés à Trinity College, la plus ancienne université d’Irlande, réservée aux protestants jusqu’en 1873 et interdite aux femmes jusqu’ à la fin des années 60 !

Les murs de cette célèbre université, fondée en 1592 par Elizabeth I sur l’emplacement d’un ancien monastère, ont vu passer les dramaturges Oliver Goldsmith et Samuel Beckett (prix Nobel de littérature), l’auteur d’ouvrages politiques Edmund Burke, Jonathan Swift (les voyages de Gulliver), et Oscar Wilde, parmi tant d’autres.

Trinity College, la Old Library et le Livre de Kells : cliquez ici pour en savoir plus

Dublin - le campanile de Trinity College

Le Campanile est le symbole de Trinity College. Haut de 30m, il fut bâti en 1853 par Sir Charles Lanyon.

Les quatre figures à la base du clocher représentent la Théologie, la Science, la Médecine et le Droit.

Dublin - Trinity College, sphere within sphere

 

Quand le visiteur se dirige vers le batiment le plus prisé des touristes, à savoir la « Old Library », il ne peut manquer cette oeuvre étonnante, « Sphere within Sphere« , cadeau du sculpteur Arnaldo Pomodoro à l’université. Dublin - Trinity College, la bibliothèque

 

Nous voilà maintenant devant la prestigieuse bibliothèque de Trinity College. Sa collection de 5 millions d’ouvrages est la plus volumineuse d’Irlande et l’une des plus importantes au monde. Ayant le titre de legal deposit, elle reçoit chaque année un exemplaire de chaque matériel publié en Irlande (livre, magazine, journal, enregistrement audio, carte, etc …), soit environ 100 000 nouveaux ouvrages chaque année !

Mais ce qui attire toute cette foule massée devant le bâtiment, c’est ….

Dublin - Trinity College, Old Library

… la Old Library la plus ancienne bibliothèque de la ville (1732). La galerie principale de la bibliothèque, la magnifique « Long Room ». longue de presque 65 mètres, contient 200 000 volumes parmi les plus anciens conservés à Trinity College. Elle est ornée de marbres à l’effigie d’étudiants célèbres.

Vous y verrez aussi la plus ancienne harpe d’Irlande (XVème siècle)

Dublin - Trinity College, Book of Kells

 

Cependant, la vedette des lieux est sans conteste le Book of Kells, le plus beau manuscrit enluminé du Moyen Age irlandais. Il a été créé par les moines d’Iona (qui se réfugièrent à Kells en 806 après avoir été attaqués par les Vikings) et transféré à Trinity College au XVIIe siècle.

La page du monogramme est mondialement connue car la plus belle du livre.

Dublin - Trinity College, Book of Kells

 

Chaque jour on tourne une page du livre de Kells. En un peu moins d’une année de visites quotidiennes, il est donc possible d’admirer les 340 pages de ce chef d’oeuvre !

D’autres trésors vous attendent en ces lieux, parmi lesquels le livre d’Armagh, le livre de Durrow.

Nous quittons Trinity College pour nous rendre à Grafton street.

Cette rue piétonne pleine de charme va nous amener à St Stephen’s Green.

Dublin - Molly Malone

A l’intersection avec Nassau street, vous ne pourrez pas manquer la statue de Molly Malone, belle poissonnière qui exerçait son métier dans les rues de Dublin, emportée par la fièvre alors qu’elle était encore jeune. Sonhistoire a été immportalisée par une chanson populaire, devenue l’hymne officieux de Dublin.

La statue a été érigée en 1988, pour fêter le millénaire de la ville.

Dublin - le Bewley's

 

Le Bewley’s Oriental Café est un autre « pilier » de Dublin : cette vénérable institution est particulièrement prisée des Dublinois. N’hésitez pas à entrer pour y boire un café, pas tant pour le café (excellent) que pour le décor qui représente à merveille l’époque victorienne (surtout la salle à l’étage)

Dublin - St Ann's Church

 

 

 

A hauteur de Dawson street, St Ann’s Church mérite un petit détour

La paroisse fut fondée en 1707 et l’église fut l’une des premières de style georgien à Dublin. La façade Ouest de style néoroman fut ajoutée en 1868.

Les vitraux, aux tonalités vives, sont victoriens.

St Ann's Church : cliquez ici pour voir l'intérieur

Dublin - St Ann's Church

L’étagère à pain que l’on voit dans le chœur (tout à gauche), installée en 1723 grâce à un don de Lord Newton, permettait de donner du pain chaque dimanche à 120 familles pauvres.

Dublin - St Ann's Church

 

 

 

 

La Foi, l’Espoir et la Charité dans un vitrail de St Ann’s Church

Dublin - St Stephen's Green shopping center

 

Le centre commercial, St Stephen’s shopping center, a ouvert ses portes en 1988 après 3 ans de travaux. Il a été construit à l’emplacement du Dandelion Market, qui a fermé en 1981 (une plaque rappelle son existance). Sinnotts Bar, situé South King Street est tout ce qui reste du site original.

Dublin - St Stephen's Green shopping center

Ce fut le premier centre commercial moderne construit en Irlande. Il domine les bâtiments environnants, mais, en raison de son architecture évoquant les serres victoriennes, il ne détonne pas. Et l’intérieur ne déçoit pas non plus : il renferme plus de 100 magasins (dont un supermarché au sous-sol), joliment intégrés dans un décor d’inspiration victorienne.

Dublin - St Stephen's Green

St Stephen Green est un parc victorien de 9 hectares, le plus connu du centre-ville.

La partie centrale était jadis l’un des trois anciens terrains communaux de la ville, clôturé en 1664. Sa configuration actuelle doit beaucoup aux restaurations des années 1800 (cf « en savoir plus… » ci-dessous)

Son lac, ainsi que ses arbres arborés, forment un magnifique paysage, propice à la détente.

Cliquez ici pour en savoir plus sur St Stephen's Green

Dublin - St Stephen's Green

Le lac est un des coins des plus fréquentés : les gens s’y prélassent, au milieu des fleurs et plantes aux couleurs somptueuses. Il accueille aussi nombre d’oiseaux aquatiques, dont certaines espèces assez rares…

On dit que, pendant l’insurrection de Pâques 1916, le feu a été temporairement interrompu pour permettre au jardinier du parc de nourrir les canards !

Dublin - St Stephen's Green

De petits sentiers permettent d’arpenter les 9 hectares du parc, magnifiquement aménagé. Le parc est aussi bordé de bâtiments remarquables, dont le luxueux Shelbourne Hotel, le Royal College of Surgeons (la faculté de médecine), ou Newman House (l’université catholique)

Dublin - St Stephen's Green

Les statues de Dublinois célèbres tranchent avec les vertes pelouses.

Les écrivains sont à l’honneur, notamment avec un buste de James Joyce (photo ci-contre) et une stèle à la mémoire de W.B. Yeats.

Dublin - St Stephen's Green

 

En 1814, l’administration remplaça les murs de pierre qui fermaient le parc par des grilles et l’accès fut rendu payant et restreint aux résidents locaux.

Lord Ardilaun, que nous avons déjà rencontré au cours de notre randonnée autour de Cong) a joué un rôle important dans l’histoire de St Stephen’s Green, ce qui lui a valu cette statue, en remerciement de ses bienfaits.

En 1877, ce membre de la famille Guinness fut à l’initiative d’une loi visant à rouvrir le parc au public, ce qui fut fait trois ans plus tard, après que les 9 hectares furent aménagés en jardin.

Dublin - St Patrick's Cathedral

La cathédrale Saint-Patrick est la plus grande église en Irlande.

Il s’agirait du premier site chrétien d’Irlande, fondé près d’un puits où Saint Patrick aurait donné le baptême vers 450. Simple chapelle de bois jusqu’en 1192, elle fut rebâtie en pierres et achevée en 1270. Mal entretenue, elle l’église menaçait de s’effondrer. Grâce à la générosité de Sir Benjamin Guinness, elle fut entièrement restaurée dans les années 1860.

Cliquez ici pour voir d'autres photos de St Patrick's Cathedral

Dublin - St Patrick's Cathedral

L’édifice mesure 91m de long. La flèche fut ajoutée eu XVIIIe siècle.

La reconstruction a assuré la survie de la cathédrale mais, faute d’avoir conservé les archives de la reconstruction, il est impossible aujourd’hui de savoir quelles parties sont vraiment d’origine médiévale.

Dublin - St Patrick's Cathedral, Boyle's monument

L’intérieur est orné de superbes monuments funéraires.

La tombe la plus étonnante est celle de la famille Boyle : Richard Boyle, comte de Cork, la fit bâtir en 1632 pour lui, sa femme Katherine et la famille de celle-ci. Critiquée décrié, déplacé, le monument fort abimé a été réparé par Jonathan Swift; dans le cadre des travaux quelques modifications ont été apportées à la conception originale. Beaucoup a été perdu, y compris des figures allégoriques, des couronnes et même quelques membres de la famille !

Dublin - St Patrick's Cathedral, Jonathan Swift

Jonathan Swift, l’auteur des « Voyages de Gulliver », a été doyen de la cathédrale de 1713 à 1745. Il repose dans cette église, en compagnie de son amie Stella : les tombes sont repérées grâce à deux plaques en laiton. Voyez, au mur, l’épitaphe qu’il avait imaginée : « Il gît là où les fureurs de l’indignation ne déchirent plus son coeur. Va ton chemin, passant, et imite, si tu le peux, celui qui fut au meilleur de lui-même l’inflexible défenseur de la liberté »

Dublin Castle

Erigé par les Anglo-Normands en 1204, Dublin Castle était le symbole de la domination britannique sur l’Irlande. Le chateau servit de siège au gouvernement britannique en Irlande de 1171 à 1922 (année où l’Irlande devint un état indépendant) : les grands appartements d’Etat où résidaient les vice-rois d’Irlande (nommés par l’Angleterre) se visitent.

Il ne reste rien de la forteresse d’origine, hormis la Record Tower, érigée en 1258.

Sur le côté, l’église de la Sainte-Trinité, construite au début du XIXème siècle, est vouée au culte catholique depuis 1943. Elle mérite le détour pour sa façade néogothique flanquée d’une centaine de têtes de personnages illustres comme Swift ou Saint Patrick.

Dublin Castle : la Justice tournant le dos au peuple - cliquez ici pour en savoir plus

Dublin - Castle, le plan

Il faut regarder le plan pour se rendre compte de l’importance du chateau !

A l’origine, il était composé de douves, de murailles et remparts ainsi que de tours crénelées. Mais après un terrible incendie, en 1684, il n’en restera plus grand chose.

Au fil des ans, le château de Dublin a évolué, autant du point de vue architectural que fonctionnel. Mais il reste encore à ce jour le lieu de cérémonies politiques : la signature de l’Accord du Vendredi Saint en 1998, par exemple, se sont déroulés dans ces murs.

Il accueille désormais les chefs d’Etat en visite officielle, et sert de cadre à l’investiture du Président.

Dublin : Castle, la statue de la justice

 

 

Il ne faut pas hésiter à faire le tour pour voir l’entrée de Cork Hill, que domine une statue symbolisant la justice.

Ici, l’allégorie a perdu le bandeau qui recouvre traditionnellement ses yeux, comme gage donné à son impartialité. De plus, elle tourne le dos à la ville !

Autre particularité: la justice du château serait l’une des seules dont la balance n’est pas équilibrée – serait-ce qu’en ces murs n’était pas garantie l’égalité de tous devant la loi ?

Quelques vers, que l’on dit anonymes ou que l’on attribue à une plume illustre, traînent encore dans les mémoires irlandaises, qui les transmettent à l’envi : « The Statue of Justice, / Mark well her station, / Her face to the Castle, And her arse to the Nation. » (« La statue de la justice / Est bien à son poste / Montrant face au château, /Derrière à la nation.)

Dublin - Christ Church Cathedral

Christ Church Cathedral est la plus ancienne des deux cathédrales que compte la ville (l’autre étant (Saint Patrick Cathedral) : à cet emplacement s’élevait dès 1038 une église en bois fondée par les Vikings.

Durant la période des Invasions Normandes (XIIème siècle), Christ Church fut partiellement rebâtie suite au financement de dirigeants anglo-norman, dont Stronbow (immortalisé à l’intérieur de l’église par un monument).

Mais, en 1562, l’église subit un glissement de terrain important : les fondations de la nef avaient été bâties dans une tourbière !

De rénovations en restaurations, il est désormais devenu difficile de dire quelles parties sont réellement d’origine médiévale …

Christ Church Cathedral : cliquez ici pour voir ce qu'il ne faut pas manquer

Dublin - Christ Church Cathedral, la Grande Nef

La Grande Nef, haute de 25m, est bordée d’arcs du gothique primitif.

Au nord, le mur d’origine du XIIe siècle, un peu affaissé, reste le témoin de l’effondrement partiel de l’édifice en 1562.

 

Remarquez, sur le côté gauche de la Nef, face à la chaire, le lutrin médiéval en laiton (celui de droite est une copie du XIXe siècle)

Dublin - Christ Church Cathedral, Strongbow Monument

 

Parmi toutes les tombes que renferme la cathédrale, le plus connu est le Strongbow Monument : Strongbow est le conquérant Normand de Dublin; c’est lui aussi qui a notamment participé au financement de la reconstruction de la cathédrale en 1172.

Ses restes sont bien enterrées ici, mais le grand gisant en cotte de maille n’est sans doute pas l’original : les spécialistes semblent d’accord pour dire que sa tombe a sans doute été détruite quand les murs se sont écroulés en 1562. Une tombe médiévale aurait été déplacée d’une autre église, en remplacement.

Le petit gisant provient peut-être de la tombe d’origine.

Dublin - Christ Church Cathedral, la crypte

 

La remarquable crypte, construite au XIIe siècle, mesure 63m de long, elle contient des pièces remarquables.

Se trouvent ici les plus anciennes sculptures profanes d’Irlande, deux statues sculptées qui (jusqu’à la fin du 18e siècle) se tenaient devant l’hôtel de ville médiéval de Dublin (qui a été démoli en 1806). On peut aussi admirer un tabernacle et un ensemble de chandeliers utilisés pour la messe à laquelle a assisté Le roi catholique Jacques II, venu en Irlande pour se battre pour son trône après avoir fui l’Angleterre en 1690. A cette époque-là, en effet, la cathédrale était redevenue temporairement catholique.

Dublin - Christ Church Cathedral, la crypte - le chat et le rat

 

La crypte contient plusieurs curiosités, dont un chat et un rat momifiés: ils ont été trouvés dans un tuyau d’orgue vers 1860. Leur conservation est due à l’air très sec de la Cathédrale. Ils font partie des hôtes les plus célèbres du lieu et les Dublinois les surnomment « Tom et Jerry ».

Dublin - Christ Church Cathedral, Synod Hall ou Dublinia

Ce bâtiment néogothique, appelé Synod Hall, ne fut construit qu’en 1870, tout comme le pont qui enjambe la route et permet d’accéder à la cathédrale : le synode de l’Eglise d’Irlande s’y réunissait jusqu’en 1983.

De nos jours, il accueille une exposition qui couvre l’histoire de Dublin depuis l’invasion anglo-normande de 1170 jusqu’à la fermeture des monastères en 1540.

Aussi, le bâtiment est-il maintenant plus connu sous le nom de Dublinia

Dublin - St Audoen's Church

 

Située au cœur de la cité médiévale fortifiée, l’église de St. Audoen est la seule église paroissiale médiévale de Dublin qui existe encore. Elle est dédiée À St Ouen, l’évêque de Rouen au VIIe siècle (et saint patron de Normandie). Son clocher du XIIe siècle serait le plus ancien d’Irlande.

Ses trois cloches datent de 1423. La nef du XVe siècle est intacte.

L’église trône ujourd’hui au centre d’un jardin bien entretenu.

Dublin : l'usine Guinness

Qui ne connait pas la Guinness, cette bière irlandaise devenue légendaire ?

Bière brune, aussi appelée « stout », son goût de malt et sa mousse crémeuse l’ont rendue célèbre dans le monde entier.

Arthur Guinness s’est lancé dans l’aventure en décembre 1759, à une époque où il n’était guère rentable d’être brasseur à Dublin. Il signa un bail pour 9000 ans ! Son idée de génie fut de délaisser l’ale (bière blonde) au profit d’une bière brune comme il en avait vu à Londres, où elle était appelée « porter ». Il lança sa propre recette et le succès fut foudroyant !

En 1769, elle était exportée et aujourd’hui, la petite brasserie est devenue la plus grande d’Europe : elle couvre 26 hectares et exporte dans 120 pays.

Il est impossible de rater l’usine quand on longe la Liffey.

Dublin : Guinness Store House

 

L’usine en elle-même ne se visite pas mais il ne faut en aucun cas manquer le Guinness Store House même si vous êtes totalement réfractaire à tout ce qui ressemble à un musée : allez-y, ne serait-ce que pour le Gravity Bar, d’où vous jouirez d’une vue magnifique sur Dublin et pourreez déguster la meilleure Guinness du monde servie par des pros !

Cliquez ici pour en savoir plus sur la Guinness

Dublin - visite de Guinness Store House

L’exposition est située dans un entrepôt du XIXe siècle : le houblon y fut conservé jusque dans les années 50.

Après l’histoire de la brasserie depuis ses origines, vous verrez l’évolution des méthodes de fabrication et, bien sûr, vous saurez comment est fabriquée une Guinness.

Dublin - visite de Guinness Store House

Vous apprendrez aussi que la ville de Dublin et Guinness ont croisé le fer pour … une histoire de harpe.

Après l’indépendance de l’Irlande en 1922, le gouvernement voulut adopter la harpe comme symbole national. Mais la brasserie invoqua son droit de copyright : ils avaient choisi ce symbole dès 1862. Guinness remporta la bataille, et l’Etat fut alors contraint de choisir la harpe présentée dans l’autre sens !

Ce n’était pas la première fois que Guinness et l’Etat se chamaillaient : il y avait déjà eu un précédent au sujet de l’approvisionnement en eau de la brasserie.

Dublin - Guinness Store House

La couleur de la Guinness est particulièrement sombre, proche du noir, du fait de l’utilisation de malts torréfiés et de grains d’orges grillés.

La mousse, unique, créé un contraste fort entre sa blancheur et la noirceur de la Guinness. Son goût crémeux et aérien est la résultante d’une technique consistant à injecter de l’azote au moment où l’on sert la bière. Cette action n’est bien sûr possible que pendant le tirage à la pression…

Et quand des pros vous servent, imprimant en quelques secondes un trèfle impeccable sur la mousse, cela confine au divin !

Dublin - Old Jameson Distillery

The Old Jameson Distillery se trouve sur le site d’origine de la distillerie de John Jameson, dans Bow Street à Dublin.

Cette distillerie, fondée en 1780, était la plus célèbre distillerie d’Irlande durant près de 200 ans, jusqu’à sa fermeture en 1971, lorsque la production a été transférée à Midleton (comté de Cork).

Chaque visite commence par une brève présentation audio-visuelle, détaillant l’histoire du whiskey irlandais.

The Old Jameson Distillery a recréé l’ancienne distillerie à petite échelle. Chaque étape du processus est expliquée, depuis le stockage de l’orge et son maltage, le brassage et la fermentation, jusqu’à la distillation et la maturation.

Et vous comprendrez pourquoi le wiskey (avec un « e ») irlandais est si différent du wisky écossais

Cliquez ici pour en savoir plus sur le whiskey Irlandais

Dublin - Old Jameson Distillery

Si les Irlandais utilisent les mêmes céréales que leurs cousins écossais pour élaborer leur whiskey, la méthode de production diffère en de nombreux points.

L’orge utilisée pour le whiskey irlandais est séchée à l’air chaud dans des fours fermés, alors que le procédé écossais utilise la combustion de la tourbe.

Dublin - Old Jameson Distillery

Les distilleries irlandaises sont toujours équipées d’alambics « géants » (en moyenne six fois plus grands qu’en Ecosse) où seules les vapeurs d’alcool les plus volatiles parviennent jusqu’en haut du col de cygne avant d’être condensées. Le distillat ainsi obtenu se révèle fin et léger.

La triple distillation lui assure un maximum de pureté (en Ecosse, il n’y a qu’une double distillation). Puis il est vieilli au minimum trois ans (en général plutôt cinq à huit ans) en fûts de chêne: dans la cour, le premier fût utilisé par John Jameson a été transformé en banc pour les visiteurs.

Dublin - Old Jameson Distillery

Voyez le reflet dans la glace du bar: il fallait une structure bien solide pour supporter le poids des énormes cuves de whiskey !

A la fin de la visite, il ne reste plus qu’à se laisser séduire par la dégustation proposée.

Et peut-être serez-vous convaincu à votre tour que le whiskey irlandais peut être considéré comme l’élixir qui libère la créativité des écrivains, dénoue la voix des chanteurs, détend les doigts des musiciens…

 

 

Cliquez ici pour accéder à un article qui vous donnera encore bien d’autre idées de découverte de Dublin

Retour à l’accueil

 

Compétences

Posté le

22 octobre 2014

Poster le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *