Norvège : la route de l’Atlantique

Norvège : la route de l’Atlantique

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Norvège : Tresfjord, élevage de saumonsLa route qui va de Ålesund à Vestnes, où nous prendrons le ferry jusqu’à Molde, est très agréable : l’eau et la montagne sont omniprésents.

Nous sommes tout près de l’Atlantique et nous découvrons nos premières fermes d’aquaculture.
Le saumon est devenu un poisson de consommation courante, mais il n’en a pas toujours été ainsi : le développement de l’aquaculture commerciale en Norvège n’a commencé approximativement qu’en 1970. Depuis lors, dans des régions côtières, l’aquaculture s’est développée en une industrie importante. Le littoral long et abrité de la Norvège, avec ses milliers d’îles et d’entrées d’eau, ainsi que la présence du Gulf stream fournit une température fiable et stable, et présente de ce fait d’excellents opportunités pour ce genre de pisciculture intensive.
L’élevage intensif du saumon de l’Atlantique est de loin l’activité la plus importante, contribuant à plus de 80 pour cent de toute la production norvégienne en aquaculture.

 

Norvège : Tresfjord

 

Ici, nous ne longeons pas un fjord mais un grand lac, Brusdalsvatnet, de 9,5 km de long pour 1,3 km de large.
Il se situe à la frontière entre les municipalités de Ålesund et Skodje.
C’est un réservoir pour l’approvisionnement en eau de Ålesund.

 

Norvège : Tresfjordbrua

 

 

Ce pont, d’une longueur de 1290 mètres, enjambe le Tresfjord au sud de Vestnes et fait économiser 12 km de trajet à ceux qui empruntent la E136.
Il a été inauguré le 24 octobre 2015.
Sur notre photo, on peut admirer Tresfjordbrua (le nom du pont) depuis la rive du côté de Vestnes.
Cliquez ici pour voir une photo aérienne du pont.

 

Norvège : Tresfjord, élevage de saumons

 

Juste avant d’arriver au bout du Tresfjorden, nous voyons une autre ferme d’aquaculture dans le fjord et une ferme traditionnelle sur la rive.

Nous avons remarqué, partout où nous sommes passés, que les rives des fjords étaient partout occupées par des fermes, souvent disséminées. Il faut dire que ce pays de montagnes ne dispose pas de beaucoup de terres agricoles : celles-ci n’occupe que 3,5% de la superficie totale du pays, notamment dans la partie méridionale, dans le fond des vallées et en bordure des fjords.

Ce qui me frappe ici, c’est la beauté de la maison : tout comme les dépendances, elle est parfaitement entretenue.

 

Norvège : Romsdalsfjord, ferry

 

Pour nous rendre à Trondheim, nous devons forcément prendre le ferry à Vestnes pour traverser le Romsdalsfjord. Il nous déposera à Molde où nous pourrons poursuivre notre route en voiture … jusqu’au prochain ferry !

Il est inutile de réserver à l’avance : il y a un ferry toutes les demi-heures à peu-près, et il s’agit d’un trajet utilitaire et non pas touristique. Vous paierez directement au moment d’embarquer (les CB sont admises)
Cliquez ici pour les horaires exacts et les prix à jour.

 

Norvège : en route vers Bud

 

 

Au lieu de rester sur la route 64, nous bifurquons à gauche pour aller vers Bud et le début officiel de la Route de L’Atlantique.

Ce faisant, nous longeons le Harøyfjord, qui accueille lui aussi des activités agricoles sur ses berges.

 

Norvège : atlanterhavsvegen, carte

 

 

Pour établir notre itinéraire, nous nous sommes basés sur cette carte.
Nous avons donc parcouru les petites routes, d’abord jusqu’à Bud, puis jusqu’à Vevang : franchement, cette portion n’en vaut pas la peine si vous souhaitez simplement aller à l’essentiel !
Il vaut mieux rester sur la 64 jusqu’à Vevang : c’est pour cette raison que, sur la carte de notre circuit en Norvège que nous affichons dans l’article principal, nous sommes restés sur la RV 64 au lieu d’indiquer le chemin parcouru en réalité.

 

 

Norvège : atlanterhavsvegen, KjeksaNorvège : atlanterhavsvegen, Kjeksa radarNotre premier arrêt à Kjeksa nous apprend que les Allemands ont érigé un fort ici au cours de la seconde guerre mondiale : il s’agit d’un élément du mur de l’Atlantique.
S’il existe aujourd’hui encore un pays où le Mur de l’Atlantique survit peu ou prou dans toute sa puissance, c’est bien la Norvège. Sur ses 3000 kilomètres de rivages – en ligne droite et plus de 20 000 km en longueur déployée – subsistent du sud au nord du pays des centaines de sites de batteries côtières, de bunkers de tous types, de souterrains immenses, de pièces d’artillerie de tous modèles, etc.

Le radar, installé ici à cause de la vue dégagée vers la mer, est un Freya FuMO 3, une rareté absolue de nos jours.

 

Norvège : atlanterhavsvegen, Hustadvika

 

Nous nous arrêtons à Hustadvika, où un chemin est aménagé pour nous emmener au plus près de l’océan : par temps calme, on peut apercevoir des baleines et des phoques. Nous n’en avons pas vu l’ombre …
Cet endroit est connu pour être l’un des plus dangereux de la côte norvégienne et plusieurs navires y ont déjà sombré.

 

Norvège : atlanterhavsvegen

la route est bien balisée par le symbole routier de route touristique et il suffit de faire attention aux panneaux pour ne rien manquer de cette côte qui, par moment, fait penser à la Bretagne.

Mais nous avons fini par avoir des doutes : la route traverse certes de beaux paysages, mais il n’y a là rien d’extraordinaire. Nous nous attendions à nous retrouver vraiment tout au bord de l’océan. Où sont les îles et les ponts « aériens » tant vantés ?

En fait, ce ne sont que les derniers 8 km qui sont spectaculaires quand, peu après Vevang, la RV 64 quitte la terre ferme pour sauter d’îlot en îlot, afin de relier l’île d’Averøy au « continent ».

 

Atlanterhavsveien (la route de l’Atlantique) est actuellement en Norvège la deuxième route la plus visitée après celle de Trollstigen.
Les travaux de construction de cette portion ont débuté en 1983 et ont duré 6 ans car les conditions de travail étaient extrêmes. Durant cette période, les ouvriers furent confrontés à douze ouragans, qui mirent véritablement à l’épreuve les fondations et la qualité de la route.
L’inauguration a eu lieu le 7 juillet 1989.
Initialement construite pour faciliter la circulation des autochtones, cette route spectaculaire est rapidement devenue une attraction touristique. Mais elle reste très fréquentée par la population locale
La route est construite sur un chapelet d’îles, reliées par huit ponts. Elle est ouverte sur la mer, ce qui promet de beaux frissons par gros temps : le spectacle maritime est alors grandiose. Jugez plutôt !

 

 

Norvège : atlanterhavsvegen, Myrbaerholmbrua
Myrbærholmbrua dispose de passerelles piétonnes de part et d’autre des voies de circulation automobiles.
Mais elles n’ont pas été pensées (rien que) pour les touristes : elles doivent permettre aux pêcheurs à la ligne de s’adonner à leur sport favori en toute sécurité. L’eau de la mer est ici claire et pure, et dans le fort courant de la marée, on doit pouvoir capturer des morues, des lieus noirs, des maquereaux …
Voyez le pont au fond (cliquez sur la photo pour l’agrandir, afin de mieux voir) : il s’agit du célèbre Storseisundbrua, connu pour être le « pont vers nulle-part ». En effet, quand on le regarde sous un certain angle, comme ici depuis Myrbærholmbrua, on a l’impression qu’il s’arrête brusquement au beau milieu de la mer.
Quand la houle est de la partie, le visiteur crédule peut être convaincu que les éléments déchainés ont eu raison de l’ouvrage d’art !

 

Norvège : atlanterhavsvegen, Storseisundetbrua

Et voici Storseisundbrua vu de plus près. L’ensemble de cette route est une vraie prouesse technique et une vitrine du savoir-faire humain et ce pont, le plus long sur le trajet, en est le symbole.
Il fait 260 mètres de long et son point le plus haut se trouve à 23 mètres au-dessus de la mer. Il a été construit par Johs Holt AS.
Remarquez les aménagements piétons afin que tous puissent l’admirer et le photographier en toute sécurité. Mais, en cas de mauvaises conditions météorologiques, le pont peut s’avérer extrêmement dangereux, la route pouvant être balayée par des vents vigoureux.

 

Norvège : atlanterhavsvegen, Eldhusøya

 

Eldhusøya est la plus grande aire de repos qui ait été aménagée le long de la Route de l’Atlantique.
Un sentier flottant a été construit afin de permettre à chacun de faire le tour de la petite île en toute sécurité : l’endroit est pittoresque, permettant non seulement d’admirer l’océan (et, parait-il, des couchers de soleil somptueux) mais encore les plantes qui poussent dans ce milieu humide en permanence.
Quand l’océan est déchaîné, la promenade reste parfaitement sûre car les endroits les plus exposés sont parfaitement protégés: cliquez ici pour voir les photos sur le site des architectes

Le chemin est ouvert en permanence ; par contre, le café n’est ouvert que durant la saison estivale.

 

Norvège : atlanterhavsvegen, GeitøyaNorvège : atlanterhavsvegen, Geitøya et la passerelle des pêcheurs

Nous sommes ici à Geitøya : un grand parking a été aménagé car d’ici on a une vue panoramique sur l’archipel de Håholmen composé de 20 îlots, où les pêcheurs, les marins et les marchands se retrouvaient jadis.

Voyez aussi la passerelle qui a été construite sous le pont spécialement pour les pêcheurs, et mieux encore, utilisable par tous, même en fauteuil roulant : le chemin, sécurisé par des rails latéraux de chaque côté, descend en pente douce vers une plate-forme elle-même sécurisée et perchée à 2 ou 3 m au-dessus de l’eau. Elle est récente : elle a été achevée en 2010.

 

Norvège : atlanterhavsvegen, Geitøya, archipel HaholmenNorvège : atlanterhavsvegen, Geitøya, Cornus suecicaRagnar Thorseth, aventurier et explorateur norvégien bien connu, hérita Håholmen de son grand-père, qui y vécut jusqu’en 1978 : il en a fait une destination touristique, en restaurant les bâtiments du village. Si les conditions météo le permettent, les clients sont cherchés avec la réplique du « Saga Siglar », le navire viking à bord duquel il a sillonné les mers du globe (s’il ne fait pas assez beau, c’est un bateau traditionnel qui vous fera faire la traversée, qui dure une quinzaine de minutes).

Au sol, j’ai découvert cette plante typique des régions froides de l’hémisphère nord : cornus suecica, ou Cornouiller de Suède. Cette plante rhizomateuse colonise généralement les lieux ouverts tels les rochers, les falaises ainsi que les rivages.

 

Norvège : atlanterhavsvegen, fin

 

L’aventure est presque terminée et il ne fait nul doute que ces 8 km en valaient la peine.

Bien évidemment, il ne faut pas les parcourir d’un trait mais prendre le temps de faire une halte à chaque parking prévu afin de bien profiter du paysage, et d’admirer le travail colossal accompli par les hommes pour braver des éléments quelquefois déchainés.

 

 

Norvège : Gjemnessundbrua

 

En allant de Kristiansund à Trondheim, nous passons à côté de Gjemnessundbrua, un pont suspendu de 1257m qui relie le continent et l’île de Bergsøya.
Ouvert en 1992, il a été le plus long pont suspendu en Norvège jusqu’à l’ouverture du pont de Hardanger en 2013.

De nombreux ponts se détériorent lentement et doivent être réparés parce que l’eau de mer salée endommage le béton et le fer à l’intérieur. Pour Gjemnessundbrua, il a fallu remédier à un problème supplémentaire : le sel et l’amoniac contenus dans les déjections des oiseaux marins endommagent aussi fortement le béton. Après avoir soigneusement nettoyé le pont, les techniciens ont recouverts les parties touchées avec une membrane élastique afin de les isoler du contenu néfaste !

 

Norvège : TingvollfjordenNorvège : Tingvollfjorden, Bergsoysundbrua

La route E39 longe le Tingvollfjorden, nous offrant des paysages bucoliques à souhait.

Elle traversera un pont flottant de 931m de long, le Bergsøysundbrua, un vrai bijou de technologie.
Il a été conçu en combinant la technologie américaine la plus récente pour les ponts flottants avec la technologie norvégienne pour les plates-formes offshore.
Le pont, ouvert en 1992, monte et descend avec la marée ; il est truffé de capteurs et surveillé en permanence.

 

Norvège : Halsafjorden
Pour traverser le Halsafjorden, pas de tunnel sous la mer, pas de pont suspendu ou de pont flottant : il faut reprendre un ferry pour passer d’une rive à l’autre en vingt minutes environ. Ce sera le dernier ferry de notre voyage. Cliquez ici pour les horaires et les tarifs.

 

 

Nous vous donnons maintenant rendez-vous à Trondheim !

 

 

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