Luxembourg : tour de la ville historique

Luxembourg : tour de la ville historique

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La ville de Luxembourg compte, au 31.12.2015, 110.499 habitants, parmi lesquels près de 70% sont des étrangers. De plus, pour les populations voisines de Rhétanie-Palatinat, de Sarre, de Wallonie, de Lorraine, les frontières géographiques et nationales ne constituent plus un obstacle dans la vie de tous les jours, et nombreux sont ceux qui traversent la frontière chaque jour pour venir travailler à Luxembourg.
Si le luxembourgeois est langue nationale depuis la loi du 24 février 1984, le français et l’allemand sont, avec le luxembourgeois, langues administratives : vous n’aurez donc aucun problème linguistique !

Luxembourg est officiellement la ville la plus sûre du monde avec un taux de criminalité très faible et très peu de mouvements sociaux par rapport aux autres capitales européennes. Cela s’explique sans doute par la qualité de vie qu’offre la ville : très peu d’autres métropoles offrent une telle mixité entre espaces naturels, verdure et urbanisme. L’environnement naturel est exceptionnel !

Luxembourg a joué un rôle important dans l’histoire de l’Europe pendant plusieurs siècles
et s’efforce aujourd’hui de faire (re)découvrir au visiteur son prestigieux passé, au travers de deux circuits incontournables : le circuit Wenzel et le circuit Vauban. Ceux deux circuits sont indissociables, à nos yeux, du circuit de découvertes des anciens quartiers que nous proposons ci-dessous.
 

REPÈRES HISTORIQUES

  • Un château fort élevé par le comte Sigefroid sur le rocher du Bock est à l’origine de la ville (963). À l’époque du Bas-Empire romain, une fortification avait occupé ce site précis (fin du IV-début du Ve s.). Deux voies romaines importantes se croisaient à proximité.
  • L’expansion urbaine nécessite la construction d’une deuxième enceinte à la fin du XIIe siècle. Une troisième, le mur de Wenceslas, sera érigée et intégrera le plateau du Rham et, dans la ville basse, le quartier du Grund (XVe s.).
  • La forteresse de Luxembourg est convoitée. Incorporé dans le cercle de Bourgogne de Charles Quint (XVIe s.), le pays sera par la suite entraîné dans des conflits impliquant notamment la maison de Bourbon et celle de Habsbourg, Napoléon III et la Prusse de Bismarck.
  • Sous des souverainetés étrangères, et en quatre étapes principales, le système défensif de la ville est renforcé et développé. Les Espagnols (1671-1684), les Français sous la direction de Vauban (1684-1697), les Autrichiens (1715-1795) et la garnison prussienne dans le cadre de la Confédération germanique (1815-1867) participent à l’élaboration de l’ensemble fortifié.
  • En 1867, la signature du traité de Londres stipule la neutralité perpétuelle du Grand-Duché. Peu après, la forteresse sera évacuée et le système défensif en grande partie démantelé. L’étendue des fortifications avait atteint 180 hectares; celle de la ville était de 120 hectares.

Source : OVPM

 

Effectué le 11 avril 2014

 
Nous démarrons notre circuit place Guillaume II, où vous trouverez l’office de tourisme au N°30.

Ici l’ordre des franciscains avait, dès le milieu du XIIIe siècle, construit une église et un couvent. En 1797, le couvent ainsi que ses installations furent confisqués et partiellement aliénés par les Français. L’ensemble conventuel finit par être rasé et la place réaménagée.
Le souvenir de cette époque se perpétue au travers du nom populaire, « Knuedler », donné en luxembourgeois à cette place : il est dérivé du nœud de la cordelière des moines, le «Knued».

 
Luxembourg-ville : place Guillaume II, hôtel de ville(1)L’Hôtel de Ville que nous voyons fut construit par étapes entre 1830 et 1838 suivant les plans de l’architecte liégeois Justin E. Rémont. On utilisa principalement les pierres de l’ancien couvent franciscain qui occupait la place jusqu’en 1829.
Depuis 1931, l’entrée principale est flanquée de deux lions en bronze, œuvre du sculpteur luxembourgeois Auguste Trémont.
L’Hôtel de Ville abrite l’administration municipale ainsi que la salle des séances du conseil municipal.

Le problème de la différence de niveau (4m) entre la rue Notre-Dame et la place Guillaume II a été résolu en transformant le rez-de-chaussée situé rue Notre-Dame en marché couvert. Le 1er étage rue Notre-Dame est donc en même temps le rez-de-chaussée du côté de la place Guillaume II ! Sous l’occupation nazie, les arcades furent transformées en bibliothèque de la Ville.
Aujourd’hui elles hébergent les bureaux de « l’état civil » et les « archives » de la Ville.

 

Luxembourg-ville : place Guillaume II, statue équestre(2)La statue équestre en bronze qui domine la place Guillaume II fut érigée en l’honneur du Roi et Grand-Duc Guillaume II d’Orange-Nassau. Celui-ci régna de 1840 à 1849 et donna, un an avant sa mort, la première constitution parlementaire au Grand-Duché, l’une des constitutions les plus libérales de l’Europe à l’époque. Cette Constitution est toujours en vigueur aujourd’hui, avec quelques modifications.

L’artiste français Antonin Mercié a réalisé le cavalier, sa monture est l’oeuvre de Victor Peter.
Le socle du monument présente les armoiries de la maison d’Orange-Nassau et de la ville de Luxembourg ainsi que des douze cantons du Grand-Duché. Une copie exacte du monument fut érigée à La Haye.

Le monument a été inauguré en 1884 pour commémorer la 35e année du décès du souverain.

Luxembourg-ville : place Guillaume II, fontaine Michel Rodange

 

 

 

(3) Juste à gauche de l’entrée principale de l’Hôtel de Ville, remarquez un monument surmonté d’un renard. En Luxembourgeois, il est connu sous le nom de Fiis’chen («petit renard») : il a été érigé en 1932 à la mémoire de Michel Rodange, qui est sans doute le plus célèbre poète luxembourgeois.

Conçu par Jean Curot, le monument est une création conjointe des sculpteurs François Demuth et Ernest GROSBER. La pierre commémorative cintrée porte un médaillon en bronze, réalisé par le sculpteur Jean-Théodore Mergen, avec le portrait de l’écrivain.
Au sommet, la statue d’un renard qui a donné son nom au monument Fiis’chen («petit renard»), évoque le plus important ouvrage de Michel Rodange, «Rénert». L’original de la sculpture du renard, dérobé en 1979, a été remplacé par une copie conforme en 1981

 

Luxembourg-ville : palais grand ducalLe prolongement de la place Guillaume II mène vers (4) le Palais grand-ducal, résidence officielle du souverain pour l’exercice de ses fonctions depuis 1890.
Jadis, l’emplacement de l’actuel palais accueillait le premier hôtel de ville de la capitale. Après avoir été anéanti par une explosion de poudre en 1554, l’hôtel de ville fut reconstruit vingt ans plus tard par Adam Roberti, fortement influencé par le Comte Pierre Ernest de Mansfeld, gouverneur du Luxembourg à l’époque et connu pour son goût pour le faste. Le bâtiment continuera d’abriter les services municipaux jusqu’à sa confiscation par l’administration française en 1795.
A partir de 1817, le palais devient le lieu de travail et de résidence du gouverneur du roi (représentant du roi des Pays-Bas au Luxembourg), dorénavant appelé « Hôtel de gouvernement ». Finalement à partir de 1890, date de l’avènement du Grand Duc Adolphe, le palais sert exclusivement au souverain.
De 1992 jusqu’en 1996, le palais a bénéficié d’importants travaux de rénovation, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, pour redevenir un des principaux joyaux architecturaux de la vieille ville.

 

Luxembourg-ville : chambre des députésComme vous pouvez aisément le remarquer, le Palais Grand Ducal a été agrandi/modifié à plusieurs reprises.
La partie ancienne se situe entre les deux tours de style Renaissance (1572), la partie médiane (1741-43) de style baroque (appelée Balance) a été remaniée en 1891 en style Renaissance.

(5) La Chambre des Députés a été ajoutée au Palais en 1859. Les travaux ont été menés sous la conduite de l’ingénieur civil luxembourgeois Antoine Hartman. La construction ne devait pas surclasser le siège du gouvernement, qui était prévu dès 1848 comme résidence grand-ducale.
Sur les trois colonnes aux extrémités du bâtiment vous remarquerez à chaque fois trois figures, représentant des archanges. Ces trois anges symbolisent le pouvoir législatif, qui est exécuté par le Grand-Duc et la Chambre des Députés.
Les archanges tout en haut des colonnes portent  des symboles divers: sceptre, couronne, corne d’abondance, blason du Luxembourg et code civil.

Luxembourg-ville : 22 rue de l'eau

 

En contournant la Chambre des Députés, nous arrivons dans la rue de l’eau.
(6) Au N°22, remarquez cette tête qui semble se moquer du passant.

Malgré nos recherches, nous n’avons pas réussi à en connaitre l’origine / la signification. Si vous avez des informations à son sujet, merci de partager votre savoir via les commentaires !

 

Luxembourg-ville : rue du rost, angle rue sigefroi

 

Nous poursuivons notre chemin pour arriver à l’arrière du Palais Grand Ducal : (7) ces beaux bâtiments nous interpellent mais impossible d’apprendre quoi que ce soit concernant leur histoire !

Nous sommes tout près du Marché-aux-poissons, considéré comme le coeur historique de la vieille ville.
Au Moyen-âge il s’agissait de l’endroit qui accueillait le plus important passage commercial, en grande partie lié au fait que la place se trouvait à l’intersection de deux voies romaines. La vie économique et sociale des premiers habitants de la ville se déroulait dans les petites ruelles autour du Marché-aux-Poissons et les bâtiments bordant la place ont une valeur historique tout à fait particulière.
Ces bâtiments doivent sans doute dater de cette époque.

 

Luxembourg : circuit Vauban, marché aux poissonsDe nos jours, le Musée National d’Histoire et d’Art trône sur la place : son bâtiment contemporain n’est pas du plus bel effet, à mes yeux ! Mais il n’abrite que l’accueil, la cafétéria, l’auditorium, les salles de projection et d’expositions temporaires.
Ouvert dans les années 1930, le Musée a bénéficié d’une restructuration considérable et comprend maintenant trois niveaux souterrains d’environ 700 m2. Les nouvelles salles, dont la périphérie vitrée laisse apparaître l’enceinte rocheuse qui les entoure, sont consacrées aux sections préhistoire, protohistoire et époque gallo-romaine.
Dans une nouvelle salle, les visiteurs peuvent admirer les dernières découvertes mises au jour lors des fouilles archéologiques les plus récentes.
Dans une salle aménagée spécialement à cet effet est exposée la remarquable mosaïque aux Muses de Vichten.

Une visite s’impose d’autant plus que les expositions permanentes sont gratuites !

Luxembourg-ville : vieux marché aux poissons, 12 rue wiltheim
(8) Plusieurs maisons anciennes situées en face du musée dans la rue Wiltheim ont été acquises et aménagées par le musée dans les années 1970.
Ces maisons nobiliaires et bourgeoises possèdent une longue histoire comme bâtiments d’habitation avant d’avoir été réutilisées comme musée. Leur architecture témoigne de l’évolution de l’habitat urbain du Moyen-Age au XIXe siècle. Bâties à l’origine pour un occupant privilégié, elles ont été occupées par la suite par des personnes de toutes conditions sociales.
Afin de revaloriser le patrimoine architectural très important de ces maisons et de mieux les intégrer dans le fonctionnement du musée, elles ont bénéficié en 2012-2014 d’une rénovation intégrale. Les travaux étaient en cours quand cette photo a été prise.

L’Aile Wiltheim, qui abritait jusqu’à se réouverture en 2015 exclusivement les Arts décoratifs et populaires, fonctionne aujourd’hui comme un réel prolongement du bâtiment central,  accueillant aussi bien les collections permanentes que des expositions temporaires.
Une passerelle à deux niveaux, entièrement vitrée, relie dorénavant le bâtiment central à l’Aile Wiltheim et permet une meilleure circulation pour les visiteurs.

 

Luxembourg-ville : vieux marché aux poissons, plus ancienne brasserie

 

Regardez bien autour de vous : (9) la place du Marché-aux-Poissons est un lieu très pittoresque.

Vous découvrirez sans peine cette maison dite « sous les piliers » (« Ënnert de Steiler » en luxembourgeois) : au-dessus de son portique Renaissance, elle présente des baies et une niche de style gothique flamboyant. Dans la niche, remarquez la statue de sainte Anne et la Vierge à l’Enfant.
Il s’agit probablement du plus vieil édifice dans la ville !
Une pancarte vous apprendra qu’une brasserie est installée dans ses murs depuis 1691, ce qui en fait la plus ancienne brasserie de Luxembourg.

 

Luxembourg-ville : vieux marché aux poissons, orielQuelques pas plus loin, admirez une jolie tourelle avec l’inscription « Mir wölle bleiwe wat mer sin » (« Nous voulons rester qui nous sommes ») qui date de la crise luxembourgeoise survenue en 1867 : les chancelleries d’Europe s’opposèrent à l’achat du Grand-Duché de Luxembourg par la France de Napoléon III. Elle prélude à la guerre franco-prussienne de 1870.
Ces paroles ont aussi été utilisées lors de la 2e Guerre Mondiale pour s’opposer à l’occupation nazie :
« Le régime nazi considère le Grand-Duché du Luxembourg comme un territoire allemand et l’a rattaché au Gau Moselland ; mais les habitants développent une forte résistance passive. Le Gauleiter Gustav Simon l’apprend à ses dépens. Exalté par les activités des collaborateurs luxembourgeois réunis au sein de la Volksdeutsche Bewegung (VDB), mouvement pronazi minoritaire à la devise évocatrice « Heim ins Reich » (retour dans l’Empire), il décide d’organiser un recensement et diffuse un sondage censé plébisciter l’annexion du pays au Reich. Or, ce questionnaire, rendu obligatoire sous peine de sanctions et assorti d’explications orientant les réponses, provoque un extraordinaire élan patriotique des Luxembourgeois, qui le transforment en un référendum pour leur langue maternelle – interdite au profit de l’allemand – et pour leur indépendance : aux trois questions portant sur la nationalité, la langue maternelle et l’appartenance ethnique, une grande partie des bulletins dépouillés répond par la phrase manuscrite « Mir welle bleiwen wat mir sin » (Nous souhaitons rester ce que nous sommes) ! Prévenu du résultat désastreux de son sondage, Simon abandonne toute idée de plébiscite. »
Source : Histoires de la dernière guerre

 

Luxembourg-ville : vieux marché aux poissons, rue Large
En vous dirigeant vers l’église saint Michel, notre prochain objectif, regardez sur votre droite et repérez la « Hellepuert » (« porte de l’enfer ») sur le « Breedewee » (« la voie large », devenue Rue Large) : la voie pavée date de l’époque romaine (?) et mène vers le quartier du Grund.

 

Ici, place du Marché-aux-Poissons et alentours, se tient chaque année, le lundi de Pâques, une fête populaire et folklorique : «Émaischen» (fête d’Emmaüs).
Étymologiquement l’« Émaischen » rappelle la marche des disciples de Jésus vers Emmaüs, le bourg de Palestine, près de Jérusalem, où le Christ serait apparu à deux d’entre eux avant sa résurrection. L’origine de l’Émaischen comme marché de potiers à Luxembourg-ville remonte au XIXe siècle.
La première trace écrite de l’Émaischen date du 3 avril 1827, date à laquelle il fut décidé de déplacer la foire de l’église Saint-Michel vers la place du Marché-aux-Poissons. L’Emaischen est surtout connue pour ses Peckwillchercher, oiseaux en terre cuite, qui permettent de reproduire à s’y méprendre le cri du coucou.

 

Luxembourg-ville : église saint Michel(10) L’Église Saint-Michel est un des plus anciens lieux de culte de la ville. En 987, à l’endroit de l’actuelle Église Saint-Michel, le comte Sigefroi fit dresser une petite chapelle qui deviendra église et le prendra le nom de St-Michel qu’au XIIIe siècle, probablement après une reconstruction dont témoigne encore le portail latéral muré et quelques fenêtres en plein cintre. Au cours des siècles, l’église fut en effet maintes fois détruite et reconstruite, modifiée et agrandie.
Ainsi, lors de la prise de la ville par les troupes bourguignonnes, en 1443, le sanctuaire, situé directement au-dessus des remparts, est gravement endommagé. Les travaux de reconstruction prennent une quarantaine d’années. En 1509, un incendie détruit l’église St. Michel. Une nouvelle église, à nef unique, de style gothique tardif, est achevée en 1519. Une clef de voûte, située à l’entrée du choeur, rappelle cette date.
La majeure partie de l’édifice actuel date de 1519. Les Dominicains qui desservent la paroisse à partir du XVIIe siècle font ajouter deux travées pour relier l’église à leur couvent : l’aspect actuel de l’église correspond à celui qu’elle reçut en 1688.

Luxembourg-ville : église saint Michel, portail
Les bombardements français de 1683/84 touchent gravement l’église. Lors des travaux de remise en état, le choeur, parce que trop exposé aux attaques éventuelles, est éliminé. La toiture du clocher est remplacée par une toiture en forme de bulbe.
Vous remarquerez ce portail aux armoiries des rois de France : il renvoie à ces travaux de restauration.

Luxembourg-ville : église saint Michel, maitre_autelLuxembourg-ville : église saint Michel, autel de la Vierge
L’intérieur, restauré en 1963 et en 1986, constitue un musée d’art sacré en raison de la richesse et de la qualité de son mobilier rassemblé ici après la Révolution.

De l’ameublement d’origine ne reste que le retable de Notre-Dame du Rosaire (1717) avec sa profonde niche en perspective et la Vierge de Pitié offerte en 1690. Le tableau représentant la Vierge du Rosaire date de 1672.

Le maître-autel, œuvre de Barthélémy Namur (1729-1779) provient de la Trinité. Le tableau de l’Assomption a été peint an 1642 par le Frère Jacques Nicolaï pour l’église des Jésuites.

L’orgue du 17e siècle (monument classé) se trouvait à l’église des Cordeliers (démolie).

 

Luxembourg-ville : mémorial Goethe
Nous nous dirigeons maintenant vers le Bock : là où la rue Sigefroi rejoint la Montée de Clausen, caché dans la verdure, vous découvrirez (11) la Pierre dite de Goethe : elle fut érigée en 1935 suivant la suggestion de l’association luxembourgeoise d’étudiants « Assoss ».
Le monument rappelle le séjour du poète allemand Johann Wolfgang von Goethe au Luxembourg en 1792.
Tant le médaillon que l’inscription sont des oeuvres du sculpteur luxembourgeois Albert Kratzenberg.
 
Luxembourg-ville : le Pfaffenthal depuis la montée de ClausenLuxembourg-ville : le Pfaffenthal, Obergrunewald, Kirchberg

 

 

 

En vous glissant derrière le mémorial de Goethe, vous aurez une magnifique vue sur le Pfaffenthal et les restes du fort d’Obergrunewald (que nous avons explorés avec le circuit Vauban), tout comme sur la colline du Kirchberg qui abrite les institutions européennes.

 

Luxembourg-ville : casemates du Bock, entréeUne visite à Luxembourg doit obligatoirement passer par (12) le rocher du Bock, le berceau de la ville.
Si vous ne l’avez déjà fait, c’est le moment de visiter les casemates du Bock.
C’est aussi de cet endroit précis que démarrent les circuits Wenzel et Vauban.
Mais, à moins de vouloir vous livrer à un vrai marathon, vous ne pourrez pas tout faire le même jour.

Que vous ayez opté ou non pour la visite des casemates (qui s’intègre bien dans cette visite de la ville), nous vous proposons à présent de revenir sur vos pas, jusqu’au Chemin de la Corniche : vous pouvez emprunter ce beau balcon au-dessus de la vallée de l’Alzette jusqu’à rencontrer la Montée du Grund ; vous tournerez alors à droite pour vous engager dans la rue Large, que vous quitterez ensuite à gauche par la ruelle du Saint-Esprit (voir la carte), afin d’arriver à notre objectif suivant, la place Clairefontaine.

 

Luxembourg-ville : place Clairefontaine, monument grande duchesse CharlotteIci se dressait autrefois un refuge qui appartenait à l’abbaye de Clairefontaine, située à la frontière belgo-luxembourgeoise. Le refuge fut démoli en 1933. A ce moment-là, il n’y avait qu’une « rue Clairefontaine ».
La place a été créée à la fin des années 1980, en même temps que le quartier voisin bénéficiait de vastes travaux de rénovation et de reconstruction.

(13) La statue de la Grande-Duchesse Charlotte a été inaugurée le 29 avril 1990 en présence de la famille grand-ducal. Haute de 2.75m, elle est l’œuvre du sculpteur parisien Jean Cardot.
La Grande-Duchesse Charlotte (1896-1985), souveraine pendant les années 1919 à 1964, était très vénérée par les Luxembourgeois.

 

Luxembourg-ville : hôtel saint Maximin, ministère des affaires étrangères

Nous sommes ici au coeur du quartier gouvernemental.

(14) Le siège Ministère des affaires étrangères, au n°5 de la rue Notre-Dame, a été construit en 1751, dans le style caractéristique de la période Louis XV.
Cette maison, connue sous le nom de « Hôtel Saint Maximin« ,fut érigé comme refuge des moines de l’Abbaye Saint Maximin à Trèves.

 

Luxembourg-ville : hôtel de Bourgogne

 

(15) L’Hôtel de Bourgogne est un édifice qui ne passe pas inaperçu.
Il a appartenu jusqu’en 1676 à la famille Berbourg, les échansons traditionnels de la maison ducale. Sa tour à escaliers en brique illustre la transition du style gothique à celui de la Renaissance : elle compte parmi les vestiges les plus anciens de la ville de Luxembourg.

Depuis 1975, l’Hôtel de Bourgogne (n°4, rue de la Congrégation) est le siège du Premier ministre.

 

Luxembourg-ville : église de la Congrégation

 

Un peu plus loin, au n°5 de la rue de la Congrégation, nous découvrons (16) l’Église de la Congrégation, appelée également l’Église de la Trinité : c’est la seule église protestante de la ville de Luxembourg.

L’édifice que nous voyons aujourd’hui date de 1742 : après le bombardement par les troupes de Louis XIV, l’archevêque de Trèves fit rebâtir le sanctuaire selon l’image de l’Eglise Saint Paulin de Trèves. L’Eglise de la Trinité fut le premier grand édifice baroque à Luxembourg-Ville avec un portail unique, richement orné, qui compte sans doute parmi les plus beaux de la ville de Luxembourg.

Durant la Révolution française, elle fut confisquée et servit temporairement de théâtre.

Après le Congrès de Vienne, l’Eglise devint en 1817 la propriété de la garnison prussienne, qui y tint des cultes protestants. En 1890, la dynastie protestante Nassau-Weilburg reprit le trône luxembourgeois, et l’Eglise de la Trinité devint l’Eglise protestante de la Cour. Aujourd’hui encore, la loge fabriquée pour le Grand-Duc en personne se trouve dans le chœur de l’Eglise. 

 

Luxembourg-ville : ancien collège des JésuitesAvant d’arriver à la cathédrale, nous longeons les bâtiments de (17) l’ancien collège des Jésuites.

En 1594, les premiers jésuites s’installent à Luxembourg. En 1603, ils ouvrent un collège ; pendant 170 ans, entre 400 et 900 jeunes gens vont s’y côtoyer sur les bancs d’école pour étudier les humanités latines, la philosophie et même la théologie.
Lorsque la Compagnie de Jésus est supprimée en 1773 les jésuites, bien que formant encore une importante communauté, doivent quitter la direction du collège. Celui-ci passe sous l’autorité de membres du clergé séculier nommés par l’université de Louvain, sous le nom de ‘Collège royal’.
Le collège changera encore plusieurs fois de nom. Il deviendra ‘École centrale’ en 1795, puis ‘École secondaire’ en 1802, et ‘Collège municipal’ en 1817. En 1817 il acquiert son nom définitif de ‘Athénée royal grand-ducal’.

L’athénée quitte les bâtiments en 1964. Depuis 1973 la bibliothèque nationale de Luxembourg occupe les lieux.

Luxembourg-ville : cathédrale Notre-Dame(18) La cathédrale Notre-Dame de Luxembourg est l’ancienne église du collège des jésuites, construite entre 1613 et 1621, selon les plans dressés par le frère jésuite Jean Du Blocq.
Depuis 1794, l’église abrite dans ses murs la statue de la Consolatrice des Affligés, Patronne de la Ville de Luxembourg et du Grand-Duché. 50 ans plus tard, l’église reçut le titre sacré de Notre-Dame et, en 1879, le pape Pie IX l’éleva au rang de cathédrale. Entre 1935 et 1938, la Cathédrale Notre-Dame fut agrandie sur son côté sud d’après les plans de Hubert Schumacher.
Le portail de la nouvelle partie, par lequel nous pénétrons dans l’édifice, doit ses ornementations au sculpteur luxembourgeois Auguste Trémont.
Les clochers que vous voyez aujourd’hui datent du XXe siècle : en 1985, l’un des clochers de la cathédrale prit feu, causant d’importants dommages au beffroi et au toit.

Luxembourg-ville : cathédrale Notre-Dame, choeur
A l’intérieur, ne manquez pas la tribune en albâtre richement sculpté : cette oeuvre remarquable date de 1621.
Les peintures murales de l’ancien chœur datent de la fin du 19e siècle. Elles ont été réalisées par Friedrich Stummel.
Le tableau représentant l’Adoration des Bergers provient du retable principal des Récollets de la Place Guillaume. Il est dû à Michel Wolffort.
Les vitraux de la nef datent du 19e siècle et proviennent de l’atelier Maréchal de Metz. Ceux de l’abside sont l’œuvre de Louis Barillet (1880-1948).
Vous admirerez aussi les colonnes aux décors d’’arabesques, les confessionnaux néogothiques.

Luxembourg-ville : cathédrale Notre-Dame, consolatrice des affligés

 

 

La célèbre statue de la Consolatrice des Affligés, placée au fond du choeur, se présente aux pèlerins comme une statue habillée, conformément à une tradition pratiquée dans la chrétienté occidentale depuis la fin du Moyen Âge.
Cette statue en tilleul polychrome ne mesure que 70cm de haut ; sa vénération remonte à 1624 et jusqu’en 1794, la veille de l’entrée des troupes révolutionnaires françaises à Luxembourg, la statue se trouvait dans une chapelle particulière devant les fortifications de la ville.
Elle est toujours autant vénérée de nos jours.
Lors du pèlerinage annuel de l’Octave (du 3e au 5e dimanche après Pâques), la statue est exposée sur un retable en fer forgé de 1766 : les vœux solennels de 1678 sont renouvelés en présence du grand-duc, du gouvernement et des autorités municipales. Il s’agit de la fête religieuse la plus importante du pays.

 

Luxembourg-ville : cathédrale Notre-Dame, crypteLuxembourg-ville : Cathédrale Notre Dame, crypteNe manquez pas de descendre dans la crypte, construite sous le chœur lors de l’agrandissement de la Cathédrale (1935-1938). Dédiée à saint Pierre, elle contient les tombeaux des évêques de Luxembourg.
A l’entrée, vous êtes accueillis par le monument funéraire de Jean l’Aveugle, comte de Luxembourg, roi de Bohême, mort à la bataille de Crécy en 1346.

Communiquant avec la crypte, la nécropole de la famille grand-ducale est fermée par une grille entourée de deux lions en bronze de l’animalier luxembourgeois Auguste Tremont, datés de 1936-37. La Grande-Duchesse Marie-Adélaïde et la Grande-Duchesse Charlotte y reposent.

 

Luxembourg-ville : place de la Constitution, monument du souvenir(19) La place de la Constitution est tout entière dominée par l’un des monuments les plus renommés de la ville : la « Gëlle Fra » (la femme en or ou femme dorée en français). Il montre une femme qui, du haut d’un obélisque de 21 mètres, tend une couronne de laurier vers deux soldats, l’un veillant le corps allongé de son camarade tombé au cours d’une bataille.
Le monument, aussi appelé « Monument du Souvenir », oeuvre du sculpteur luxembourgeois Claus Cito, fut dressé en 1923 en l’honneur des soldats luxembourgeois qui s’étaient portés volontaires pour combattre aux côtés de l’armée française pendant la première guerre mondiale.
Pendant la seconde guerre mondiale, le socle et l’obélisque du monument seront détruits par les occupants nazis, et la statue sera confisquée, ce qui provoquera le mécontentement général de la population luxembourgeoise. Plusieurs manifestations et le réveil patriotique avec des phrases comme « Roude Léiw, erwech » (Lion rouge, réveille-toi) montreront à l’envahisseur qu’il est des symboles auxquels on ne touche pas.
La statue qui figure sur le mémorial est une copie de l’originale, retrouvée et exposée désormais au musée d’histoire de la ville.

Ce monument, symbole des valeurs démocratiques de liberté et de paix, commémore à présent non seulement les corps de volontaires luxembourgeois tombés durant la première guerre mondiale, mais aussi ceux ayant perdu la vie pendant la seconde guerre mondiale et la guerre de Corée

 

Luxembourg-ville : place de la Constitution, bastion Beck

Dirigez-vous vers la partie sud de la place, jusqu’au belvédère qui offre de jolies vues sur la vallée de la Pétrusse. Ce que vous voyez représente ce qui reste du (20) bastion Beck sur lequel la place de la Constitution a été aménagée.
Le Bastion Beck fut construit par Isaac von Traybach lors de la première souveraineté espagnole (1644) et reçut le nom du gouverneur du Duché de Luxembourg, le baron Johann von Beck.
Sous la souveraineté française (1684 à 1697), Vauban fit agrandir les murs du bastion, le long de la vallée de la Pétrusse, à sa hauteur actuelle. Après un nouveau renforcement en 1860, le bastion fut partiellement démantelé en 1867.

De là-haut, vous avez une magnifique vue sur la ville.

 

Luxembourg-ville : pont Adolphe et BCEE

Vous reconnaitrez le (21) Pont Adolphe, appelé également Pont Neuf, construit dans les années 1900 à 1903, lors du règne du Grand-Duc Adolphe.
La grande arche double, dont la portée mesure 85 m, surplombe la vallée de la Pétrusse sur une hauteur de 42 m. La longueur totale du pont est de 153 m : il s’agissait à l’époque du plus grand pont à arches en pierre jamais construit jusqu’alors.
Sa construction marqua le début du développement du Plateau Bourbon et de ses boulevards prestigieux, bordés de magnifiques hôtels particuliers.
La tour que vous observez au loin est celle de la Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat, édifice emblématique de la ville de Luxembourg.

 

Luxembourg-ville : vallée de la Petrusse, casematesLuxembourg-ville : vallée de la Petrusse, casemates zoom
(22) Depuis la Place de la Constitution, il est possible d’aller visiter les casemates de la Pétrusse : elles n’étaient malheureusement pas ouvertes au public durant notre séjour.
L’origine des Casemates de la Pétrusse remonte à l’époque où les Espagnols modernisèrent les ouvrages médiévaux et construisirent de grands bastions, tels celui du Beck, que nous venons de quitter. Cet important réseau souterrain qui s’ouvre sur la vallée de la Pétrusse a été créé en 1746 par les Autrichiens, qui voulaient améliorer les défenses du plateau sur le flanc Sud, de façon à prévenir toute attaque contre la ville.

 

Luxembourg-ville : vallée de la PetrusseLuxembourg-ville : vallée de la Petrusse
Descendons ensuite dans (23) la vallée de la Pétrusse : située sous le Pont Adolphe et le Viaduc, elle sépare la ville haute du Plateau Bourbon.
Jusqu’en 1933, la Pétrusse qui naît du confluent des ruisseaux de Merl et de Cessange fut un ruisseau sauvage.
Elle a creusé une belle vallée profonde et peu large, qui se présente aujourd’hui comme un agréable parc verdoyant, où il fait bon se promener.

 

Luxembourg-ville : chapelle saint Quirin

 

Le but de notre promenade est la (24)chapelle Saint Quirin

À l’endroit de cette chapelle, il y avait jadis un lieu de culte païen qui plus tard fut vénéré par les Romains comme sanctuaire des débuts du christianisme. La chapelle est située près d’une source rocheuse, dont l’eau aurait des effets miraculeux, en particulier pour les maladies des yeux.
Depuis le XIe siècle, le lieu est consacré à SaintQuirin, et dès le début du XIIIe siècle, on célébra l’office dans les deux cavernes de la chapelle. La construction de la chapelle de pèlerinage gothique, taillée dans le rocher, date de 1355.
Le toit ainsi que le petit clocher ne furent ajoutés qu’à la fin du XIXe siècle.

 

Luxembourg-ville : palais de l'ARBEDNous ressortons de la vallée de la Pétrusse par la rue de Prague, de façon à arriver sur le boulevard de la Pétrusse, que nous quittons rapidement pour la rue Dicks : l’objectif est d’arriver au N°19 de l’avenue de la Liberté.

(25) L’impressionnant ancien siège social d’Arcelor Mittal, le plus grand groupe sidérurgique mondial, fut construit en 1922 et abritait auparavant l’administration de l’entreprise minière luxembourgeoise ARBED avant sa fusion en 2001 avec USINOR (F) et ACERALIA (E).
L’édifice aussi massif qu’imposant comporte quatre ailes groupées autour d’une cour intérieure très spacieuse.
La façade principale se distingue par un portail flanqué de colonnes et richement orné de figures.
On y retrouve Victoire et Mercure, symboles du succès et du commerce, de l’industrie et de la science.
D’autres éléments décoratifs soulignent la relation qu’entretenait l’entreprise avec l’industrie minière, la sidérurgie et l’agriculture.

Le bâtiment a été racheté en novembre 2014 par la BCEE (Banque et caisse d’épargne de l’Etat) pour un montant de … 97 millions de dollars.

 

Luxembourg-ville : place de Metz, BCEEContinuons sur l’avenue de la Liberté pour arriver jusqu’à la Place de Metz, afin d’admirer de près
(26) l’Hôtel de la Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat, dont nous avons aperçu la tour depuis la place de la Constitution. Son histoire date de plus de 150 ans, et l’État luxembourgeois est son unique actionnaire.

La construction de ce bâtiment est entamée en 1909, à la demande de l’Etat, sur base des plans de l’architecte luxembourgeois Jean-Pierre Koenig. Le 15 novembre 1913, la Caisse d’Epargne transfère ses services dans cet édifice prestigieux, de style néo-renaissance.

Le pendant architectural du 2 Place de Metz, construit de 1910 à 1913 sur les plans de l’architecte allemand Jüsgen, est édifié à la demande de la Direction des Chemins de Fer d’Alsace-Lorraine.

 

En 1867, peu d’années après le démantèlement de la forteresse de Luxembourg, le célèbre architecte paysagiste parisien Édouard André fit aménager diverses parties du terrain devenu libre en parc. Le parc municipal se décompose ainsi en plusieurs « sections » délimitées par les rues et les avenues qui partent du centre-ville. Magnifiquement entretenu, il offre aux promeneurs un lieu privilégié où venir se reposer. Il regroupe également plusieurs bâtiments et monuments importants.

Luxembourg-ville : parc municipal Ed. J. KleinLuxembourg-ville : parc municipal Ed. J. Klein

 

(27) Le parc Edmund Klein, avenue Marie-Thérèse, fait partie de nos préférés avec ses étangs, ses jets d’eaux, ses grands arbres.

 

Luxembourg-ville : parc municipal, restes de fortificationsLuxembourg-ville : parc municipal, restes de fortifications
(28) L’aménagement du parking souterrain Monterey a mis au jour les restes du Réduit Lambert : tout a été fait pour les préserver au mieux.

Le Réduit Lambert, construit en 1685, faisait partie d’un fort du même nom. Il appartenait à la ligne médiane du front de la plaine. Le réduit fut rénové en 1835-36 et doté d’une toiture. Aménagé en forme pentagonale, il renfermait deux étages et était entouré d’un réseau de casemates se présentant encore aujourd’hui dans un excellent état. Il était parsemé de nombreux fourneaux de mines. Les travaux de démantèlement des années 1868-1874 rasèrent la totalité du fort.

 

Luxembourg-ville : parc municipal, Villa Louvigny(29) La villa Louvigny a été construite dans les années 1920.
La villa sera louée puis achetée par la Compagnie Luxembourgeoise de Radiodiffusion, qui transformera le bâtiment en studios radiophoniques et bureaux. L’édifice sera gravement endommagé durant la deuxième guerre mondiale.

La tour de 8 étages est un ajout fait en 1957 afin d’y abriter les bureaux et studios de Télé Luxembourg.
La villa Louvigny sera progressivement abandonnée au profit de bâtiments flambants neufs installés au Kichberg : elle finira par être vendue au gouvernement luxembourgeois qui y installe l’Institut monétaire luxembourgeois et le ministère de la Santé.
Des concerts de musique classique continuent d’être donnés régulièrement dans le grand auditorium

Pour beaucoup de téléspectateurs, la Villa Louvigny demeure le siège mythique de Télé-Luxembourg (RTL Télévision) ; ils déplorent qu’un musée consacré à la chaîne n’y soit pas installé.

 

Luxembourg-ville : parc municipal, Villa VaubanUn peu plus loin (18, avenue Émile Reuter), nous découvrons (30) la Villa Vauban, dans son superbe écrin de verdure.
Cette villa urbaine, construite en 1873 sur les fondations de l’ancien Fort Vauban, connut plusieurs affectations.
En 1949, elle fut acquise par la ville de Luxembourg qui y installa, de 1952 à 1958, les cabinets des juges de la Cour de justice européenne.
De 1960 à 2005, la Villa Vauban fonctionnait comme galerie municipale.
Entre 1992 et 1995, en raison des travaux de restauration du Palais grand-ducal, la Villa Vauban servait de résidence de ville au souverain.

Après des travaux de restauration et d’agrandissement, la Villa Vauban accueille depuis 2010 le nouveau Musée d’Art de la Ville de Luxembourg. Une partie de l’impressionnante enveloppe du fort (18e siècle), sur laquelle la villa fut édifiée, peut être admirée dans les sous-sols du musée.

Luxembourg-ville : parc municipal Edouard André

 

Nous arrivons presqu’au bout des 16ha qu’Edouard André avait aménagés en parc anglais entre 1871 et 1878.
(31) Ici, l’architecte a fait aménager une « plaine de jeux », en y installant un bateau pirate en bois construit à taille réelle, entouré de balançoires, de  toboggans, de bacs à sable… C’est un endroit magique pour les enfants !

 

Luxembourg-ville : fondation JP PescatoreLuxembourg-ville : fondation JP Pescatore, jardinsEn sortant de la plaine de jeux, il suffit de traverser l’Avenue de la Porte-Neuve pour se retrouver cette fois dans une propriété privée mais dont le magnifique parc est ouvert à tous : (32) La Fondation J.-P. Pescatore est une institution plus que centenaire à Luxembourg, pionnière des maisons de retraite , fondée par Jean- Pierre Pescatore.
Cette situation au coeur de la ville, au sein d’un grand parc, à la fois au calme, mais proche du centre ville, de ses centres culturels et de ses commerces, est exceptionnelle.
Pour en savoir plus sur le fondateur, sur l’évolution des bâtiments ou sur l’établissement en lui-même, rendez-vous sur le site de la fondation

 

Luxembourg-ville : couvent des RédemptoristesLuxembourg-ville : couvent des Rédemptoristes, jardin

En abordant la rue des Capucins, un bâtiment vraiment imposant attire notre regard : il s’agit d’un (33) couvent de pères rédemptoristes.
Dans le cloître, une statue du fondateur de l’ordre, Saint-Alphonse de Liguori, accueille les visiteurs.

 

Luxembourg-ville : église st Alphonse

 

 

 

Attenante au couvent, au N°12 des Capucins, nous découvrons (34) l’église Saint-Alphonse, qui a été inaugurée en 1858. Sa construction a posé problème à cause de la proximité des remparts ; voilà pourquoi ses tours sont assez courtes, bien plus courtes que prévues dans les plans originaux.

Cette église accueille aujourd’hui la communauté catholique anglophone, ou plus exactement les différents groupes linguistiques de la ville qui souhaitent assister à des messes dites en anglais, comme l’explique un article … en anglais bien sûr.

Luxembourg-ville : place du théâtre, saltimbanques

 

Avant de poursuivre rue des Capucins, faisons un petit détour par la place du théâtre, sur laquelle donne le théâtre des Capucins.

Cette place a été embellie en 1987 par (35) « les saltimbanques, une sculpture monumentale en bronze qui représente la vie de théâtre, le jeu et le divertissement. L’oeuvre de l’artiste luxembourgeoise Bénédicte Weis a été conçue pour que les gens puissent la toucher, s’y accrocher, l’expérimenter et y jouer : apparemment, le but est atteint !

 

Luxembourg-ville : théâtre des Capucins
(36) Le Théâtre des Capucins (photographié depuis la rue des Capucins) est un témoin de l’histoire mouvementée de la ville de Luxembourg car ses diverses utilisations furent décidées à des périodes-clés du développement de la cité.
Ainsi, de 1623 à 1795, ces bâtiments abritaient le couvent des Capucins.
Après que les troupes de la Révolution française s’en furent emparées, le couvent servit de dépôt d’armes et de magasin d’aliments ainsi que de boulangerie.
En 1867, l’édifice passa entre les mains de la municipalité.
Entre 1869 et 1964, l’ancienne église du couvent servit de théâtre municipal.
Après une rénovation complète, le théâtre a rouvert ses portes en 1985. Avec sa salle à l’italienne, qui compte 269 places, il offre aux spectateurs la possibilité de découvrir des troupes et des ensembles venus des quatre coins d’Europe.

 

Nous arrivons sur la place d’Armes, un lieu de rencontre très prisé des jeunes et des moins jeunes, qu’ils soient luxembourgeois ou visiteurs. Elle est piétonne et presqu’entièrement entourée de restaurants de toute sorte (allant de la restauration rapide jusqu’à la cuisine raffinée).

L’aménagement de l’actuelle place d’Armes, appelée le «salon de la ville» dans le langage populaire, fut entamé par Sébastien van Noyen d’Utrecht et achevé en 1671 sous le gouverneur Jean Charles de Landas. Les troupes françaises de Louis XIV plantèrent des tilleuls, firent paver le carré et s’en servirent comme place d’Armes.

 

Luxembourg-ville : place d'Armes, Cercle municipal
C’est sur la place d’Armes qu’a été construit, entre 1904 et 1909, (37) le Cercle Municipal de la Ville.
Le bâtiment a occupé plusieurs fonctions, dont celle de centre administratif et de rencontres, mais aussi de siège politique, en mettant ses locaux à la disposition de la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier) de 1953 à 1969 ; pour enfin revenir à son objectif initial, à savoir un lieu de rencontres pour des cérémonies et autres évènements culturels.
Le signe le plus distinctif de la façade du bâtiment est la frise qui représente la remise des lettres de franchise aux habitants de la ville de Luxembourg par la comtesse Ermesinde (1244).

Une passerelle relie le Cercle Municipal au centre socioculturel «Le Cité». Ensemble, ils forment le centre culturel et de congrès «Cercle Cité».

 

Luxembourg-ville : place d'Armes, monument Dicks-LentzSur la petite place jouxtant la place d’Armes, baptisée « square Jan Pallach », vous ne verrez que lui : (38) : le monument Dicks-Lentz.
Il est officiellement dédié au poète et auteur dramatique Edmond de la Fontaine (Dicks), et à Michel Lentz, auteur du „Feierwôn » et de la „Hémecht ».
A la mort de chacun (24 juin 1891 pour Dicks et 8 septembre 1893 pour Lentz), un comité a été créé pour ériger un monument à la mémoire du défunt. En décembre 1893, les deux projets fusionnent : un seul monument sera élevé en l’honneur des deux poètes nationaux, qui, de leur vivant, n’avaient pourtant guère eu de sympathies réciproques !
Le monument sera officiellement inauguré le 11 octobre 1903. A cette occasion, Paul Eyschen (ministre d’Etat) prononça un discours révélateur quant à la signification réelle du monument qui, au-delà de l’hommage rendu aux deux poètes, devait surtout exprimer la volonté d’indépendance du peuple luxembourgeois.

Le monument est décoré d’un lion, l’animal héraldique des Luxembourgeois. Le forgeron symbolise l’industrie sidérurgique. Sur le pilier est gravée la devise des Luxembourgeois: «Mir wölle bleiwe wat mir sin» («Nous voulons rester ce que nous sommes»).

 

Luxembourg-ville : fontaine place du puits rougeAu bout de la rue Genistre, là où elle rencontre la Grand-Rue, vous verrez une curieuse fontaine, installée sur une place baptisée Roude Pëtz («puits rouge»). Ce nom vient du puits qui avait été creusé ici pour répondre aux besoins des soldats de la garnison de la forteresse, de 1741 à 1867 : à la suite de la décision internationale prise en 1867 de démanteler la forteresse de Luxembourg, les puits à fonction militaires devaient disparaître aussi.

(39) la fontaine Hämmelsmarsch ne sera installée qu’en 1982, après que la Grand-rue soit devenue zone piétonne : admirez la superbe sculpture en bronze de l’artiste luxembourgeois Will Lofy. Quatre musiciens sont entourés d’autant de moutons et de deux enfants abrités sous un parapluie. Ils annoncent le début de la Schueberfouer (la plus grande kermesse de la ville) en jouant la Hämmelsmarsch (la marche des moutons) qui débute traditionnellement les kermesses au Grand Duché.
Clin d’oeil : l’accordéoniste parmi les personnages représentés sur la sculpture, est un autoportrait du sculpteur Wil Lofy.

 

Notre circuit touche à sa fin : avant de revenir au point de départ, ne manquez pas de déambuler dans la Grand-Rue, «Groussgaass» en luxembourgeois, la rue commerçante la plus importante de la ville.
Comme la rue fait partie de la zone piétonne (depuis le 19 septembre 1981), vous pourrez lever le nez sans danger pour admirer ici et là quelques détails architecturaux.

 

Luxembourg-ville : 1 rue marché aux herbes, détailLuxembourg-ville : 1 rue marché aux herbesRegardez de plus près (40) le bas de la tourelle de l’immeuble sis au 1-3 rue du marché-aux-herbes. Vous pouvez déchiffrer l’inscription suivante :
O Du do uewen, deem séng Hand
Duurch d’Welt d’Natioune leet.
Behitt Du d’Lëtzebuerger Land
Vru friemem Joch a Leed!

C’est un extrait de l’hymne national luxembourgeois, Ons Heemecht, écrit par Michel Lentz.
Il signifie :
Ô Toi, le Maître souverain
Des peuples de la terre,
Écarte de ta forte main
La menace étrangère !

Pour en savoir plus sur Le développement du sentiment national au XIXe siècle au Luxembourg, cliquez ici.

 

Pour compléter la visite de la ville, ne manquez pas les autres circuits :

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