Lille insolite

Lille insolite

retour

 

Pour découvrir un Lille insolite, il suffit souvent d’être attentif, de marcher le nez en l’air ou … au ras du sol.
Nous avons simplement positionné les divers points d’intérêts de façon à faciliter vos découvertes quand vous serez dans les parages car ces petites particularités passent bien souvent inaperçues pour le passant non averti.
Mais vous pouvez aussi procéder comme nous l’avons fait et partir à la découverte de tous ces trésors cachés le dernier jour de votre séjour : cela fera repasser par des endroits emblématiques de la ville et vous permettra de reprendre des photos sous une autre lumière, peut-être.

Effectué le 30 mars 2014

 

RUE DES BRIGITTINES

Pour arriver à la rue des Brigittines, rendez-vous rue Gustave Delory : son tracé correspond à l’ancienne route de Tournai qui existait déjà au XIe siècle. Elle figure donc parmi les voies de communication les plus anciennes de Lille.
La rue Gustave Delory a connu une profonde mutation urbaine lors de l’assainissement du quartier Saint-Sauveur. A ce jour, seules quelques demeures situées côté pair (N° 32 à 68) ont été conservées, tandis que le reste de la rue a été métamorphosé: les constructions individuelles ont été intégralement rasées pour laisser place à des logements collectifs.

Lille : rue des Brigittines

 

 

Au N°60,  repérez le passage voûté de la Cour des Brigittines, daté de 1673 :  c’est une relique pittoresque de ce quartier radicalement remodelé par l’urbanisme d’après-guerre, avec ses pavés typiques, ses façades charmantes, sa quiétude d’alcôve.
Pourtant, l’endroit ne fut pas toujours des plus paisibles : ce que vous voyez n’est qu’un tout petit morceau d’un fameux couvent à la réputation sulfureuse. Créé au tout début du XVIIème siècle, cet établissement, dit des Brigittines, à qui la règle imposait une vie sévère avec mortifications répétées, fut le théâtre d’étranges désordres qui firent penser à des faits de sorcellerie. Le couvent sera détruit par un incendie en 1792.

Lille : la Cour des Brigittines

 

 

 

Dès qu’on passe l’arcade en brique on a l’impression que le bruit de la ville s’atténue pour ne devenir plus qu’un murmure.
Ces petites maisons sont un vestige du Lille d’antan mais, contrairement à ce qu’on peut lire parfois, le lieu n’a rien de commun avec les « courées », cette urbanisation typique des quartiers industriels du nord.
Bien sûr, nous retrouvons ici des maisons toutes semblables, petites, à un étage, qui se font face le long d’une ruelle privée à laquelle on accède par un passage étroit. Mais ce sont des habitations prévues initialement pour des religieuses et non pour loger une famille d’ouvriers.

 

 

REPERE DE NIVELLEMENT Angle rue de Paris et rue Malpart
Lille : repère de nivellement

 

Il faut bien le chercher, car il est caché derrière un bac à fleurs. Et quand vous voyez ce petit rond de fonte, vous vous demandez à quoi il peut bien servir …
C’est un repère de nivellement, une plaque qui indique précisément l’altitude du point par rapport au niveau de la mer.

Officiellement l’altitude de Lille oscille entre 18 et 46 m. Celui-ci indique 24,473.

 

 

 

La réalisation du Nivellement Général de la France a nécessité la mise en place de plus de 450000 repères. Ces repères sont généralement placés sur des « points fixes » tels que des églises, des ponts, des calvaires et même des menhirs… à environ un mètre du sol.
Tous les repères ont (ou ont eu) une plaque indiquant l’altitude du lieu, celle-ci étant arrondie au mètre depuis 1980. La forme des repères permet de s’en servir comme point d’appui pour y poser une mire.
En France, trois réseaux de nivellement se sont succédé, ils portent communément le nom des hommes et du service qui ont été chargés de les exécuter.

 

 

PLACE DE LA REPUBLIQUE
Lille : place de la République

 

La place de la République est souvent décrite comme une grande place entourée par le bâtiment de la Préfecture du Nord et le Palais des beaux arts.
La fontaine est, la plupart du temps, mentionnée elle aussi :  allez donc la regarder d’un peu plus près !
Entre les gouttes d’eau se cachent les sculptures d’Eugène Dodeigne : trois silhouettes esquissées, comme à peine sorties de leur gangue de pierre de Soignies.
Les personnages de ce sculpteur, dont la morphologie est réduite à l’essentiel, ne sont jamais identifiables. A chacun d’entre nous de leur donner un sens

 

 

Eugène Dodeigne a commencé à l’age de 13 ans à travailler dans l’atelier de son père tailleur de pierre. Il aime à rappeler comment il récupérait les fragments des maisons démolies ou abandonnées sur les chantiers lors de la reconstruction de Lille après la Première Guerre mondiale et ensuite lors des grands chantiers d’urbanisme de la métropole lilloise.
Le musée d’art moderne possède des sculptures de toutes les périodes. « Femme couchée » et « Figure debout », acquises par Jean Masurel, sont typiques de la simplification qu’Eugène Dodeigne recherche dans les années 1950.
Malgré l’arrondi des formes, Eugène Dodeigne ne polit pas ses œuvres : les coups de la gouge du sculpteur restent visibles, donnant un effet de matière plus tourmenté, reliant à fois savoir-faire et tension existentielle.

 

 

MAISON COILLIOT 14, rue de Fleurus
Lille : la Maison Coilliot

 

Cette maison a été construite en 1898 à la demande du céramiste M. Coilliot, soucieux de mettre en valeur son propre savoir-faire dans les laves émaillées, selon un procédé mis au point par François Gillet. Il en confiera la réalisation au très célèbre Hector Guimard, l’architecte du métro parisien.

Le mur de façade est presque entièrement remplacé par des ouvertures immenses d’où sont absentes les lignes droites et la notion de symétrie.
Le décor de la façade est en céramique que le propriétaire a traité dans des tonalités turquoise à dominantes vertes.
L’écriture est celle utilisée sur les grilles du métro indiquant le nom de la station

Le terrain sur lequel est bati la maison n’étant pas perpendiculaire à la rue, Guimard ménage un plan triangulaire pour distribuer les deux étages d’habitation, un grand arc en bois soutenant l’auvent du toit.
La maison ne se visite pas mais l’INA a réalisé un petit film

 

 

CITE PHILANTROPIQUE NAPOLEON angle des rues Gantois et de Wazemmes
Lille : cité philantropique Napoléon

 

La Cité Philanthropique, ou Cité Napoléon (en hommage à Napoléon III qui a soutenu le projet), est un des rares exemples encore parfaitement préservés en France des architectures sociales dites « utopistes » qui fleurirent au XIXe.
Cet ensemble de six bâtiments distincts, construits de 1859 à 1862 par l’architecte lillois Emile Vandenbergh, a été conçu pour accueillir mille familles ouvrières.
Son objectif était d’améliorer les conditions de vie des ouvriers, par des conditions d’hygiène correctes, l’accès à l’eau potable, la présence de la lumière, en opposition aux courées souvent insalubres.
Cette Cité a fait l’objet d’une réhabilitation et est aujourd’hui convertie en logements sociaux pour personnes âgées.

 

 

CITE DES QUATRE CHEMINS 56 rue de la Justice

La rue de la Justice a toujours représenté une voie importante à Wazemmes.
Avant l’urbanisation de ce territoire, la voie était dénommée chemin de l’Evêque car l’Evêque de Tournai devait l’emprunter afin de rejoindre son domaine situé à Wazemmes.
Sa dénomination actuelle, attribuée en 1864, résulte de la proximité d’un gibet, situé près de la place des Quatre Chemins, actuelle place de la Solidarité, où étaient exécutés les condamnés bannis d’une mort honorable sur le Grand Marché.
Dès le XIXe siècle, à l’image du quartier, l’organisation de la rue de la Justice fut rapidement déterminée par l’émergence d’usines et de nombreux logements en courées, prévus pour héberger les ouvriers.

Lille : cité des quatre chemins

 

Cette cité fait partie d’un ensemble de 6 courées, héritières du passé industriel de Lille : la cour et la cité Pessé, la cité des Postes, la cour Palin, la cité des 4 Chemins et la cour Fromont.

Au début des années 1990, on comptait encore environ cent-vingt courées à Wazemmes. Aujourd’hui, il en reste moins de quatre-vingt : c’est un visage de la ville, qui disparaît peu à peu. Pour préserver ce qui fait une des identité forte de la ville et de sa région, la mairie projette des opérations de requalification car les logements sont souvent dégradés et leur configuration rend difficile l’adaptation aux normes et standard actuels de confort et d’habitabilité.

 

 

MAISON DE QUARTIER DE WAZEMMES 36 rue d’Eylau

Lille : Wazemmes, maison de quartier

 

Une maison de quartier est un lieu d’accueil qui propose des services et des activités, dans les domaines les plus variés : culture, insertion, loisirs, logement, garde d’enfants.
Connus aussi sous le nom de « centre social », ces associations de quartier répondent en priorité aux nécessités de la vie quotidienne qui peuvent être prises en charge dans le cadre du voisinage. c’est en quelques-sorte un médiateur social aux multiples compétences.
Chaque quartier de Lille posséde « sa » maison de quartier. ALors pourquoi mentionner celui-ci ?
Les toits de la maison de quartier de Wazemmes proposent aux enfants un …jardin suspendu avec pelouses, plantes, fleurs, bancs et allées de bois juste au-dessus de l’établissement!

 

 

MAISON FOLIE WAZEMMES 70, rue des Sarrazins
Lille : Wazemmes, maison folie

 

Les « Maisons Folie » constituent sans aucun doute l’héritage le plus marquant de l’événement Lille 2004, capitale européenne de la culture
Au nombre de douze, disséminées dans toute l’euro région – avec Arras, Maubeuge, Courtrai,  Tournai, Mons – les maisons folie sont 7 sur le territoire de la métropole lilloise.
Chacune d’entre elle a pour mission de fédérer les initiatives du quartier, créer des  synergies entre le tissu associatif et les écoles, tout en développant des activités artistiques et  culturelles. La responsabilité partagée des habitants – enfants, et adolescents –, du secteur  associatif et des artistes est donc au coeur du projet.
Cependant, aucun espace n’est attribué à un  groupe ou à une association : on y passe à l’occasion d’un projet précis, défini dans le temps.
Lille : Wazemmes, maison folie

 

Les Maisons-Folie sont emblématiques de l’activité du quartier dans lequel elles se situent. Aménagées au sein  d’anciennes filatures, malteries ou autres lieux de patrimoine, elles incarnent la ville, mais avant tout  le caractère singulier des quartiers.
A Wazemmes, ce lieu culturel s’est installé dans l’ancienne filature Leclercq. Dans le cadre de la réhabilitation ont été conservés la haute cheminée de briques, les arcades en briques rouges et une façade entière de l’usine symbolisant ainsi l’activité passée.

 

 

ACADEMIE D’ESCRIME DE VAUBAN Crypte St Pierre St Paul, Place de la Nouvelle Aventure

Lille : l'académie d'escrime Vauban

 

 

 

 

Savez-vous ce qu’abrite la crypte de l’église Saint-Pierre Saint-Paul ?

La salle d’entrainement de l’Académie d’Escrime Vauban Lille !

C’est là que, depuis 1995, l’Académie d’Escrime Vauban Lille a élu domicile, à l’invitation de la Mairie de Lille, après avoir longtemps été basée à la citadelle de Lille.
Elle compta parmi ses plus célèbres épéistes le célèbre d’Artagnan (nommé par Louis XIV Gouverneur de Lille d’avril à décembre 1672)

 

 

LE MARCHE DE WAZEMMES Place de la Nouvelle Aventure
Lille : Wazemmes, le marché dominical

 

Le marché de Wazemmes se tient le mardi et le jeudi, de 8h à 13h, ainsi que le dimanche, de 8h à 14h.
C’est l’un des plus grands marchés de France, peut être aussi l’un des plus animés, certainement l’un des plus cosmopolites.
C’est l’occasion de se rappeler que le Nord-Pas-de-Calais a, depuis toujours, été terre d’immigration. En 1910, mines et industries ont embauché les travailleurs belges, puis ce fut au tour des polonais, des italiens, des espagnols et des portugais dans les années 1920-1930, et enfin des maghrébins en 1945.

 

LE MARCHE ET LES HALLES DE WAZEMMES valent le détour

Lille : Wazemmes, le marché dominical

 

 

La communauté maghrébine semble prédominante, en tous cas sur ce marché : à certains endroits, on a l’impression d’être au souk de Marrakech tant il y a de produits spécifiques, quasiment introuvables ailleurs.

 

Lille : Wazemmes, le marché dominical

 

 

 

Un lillois a écrit « ce marché est grand et vivant. Il est pleins de couleurs, il sent bon les fleurs, les produits frais, les épices, le poulet rôti, les plats cuisinés venus d’un peu partout dans le monde… tous les sens sont en effervescence

 

Lille : Wazemmes, le marché dominical

 

 

On y trouve effectivement de tout : maraîchers, vêtements, quincaillerie, chaussures, fleurs, brocante, boulangerie, produits orientaux ou asiatiques.

 

 

 

 

 

LE MARCHE COUVERT DE WAZEMMES Place de la Nouvelle Aventure Lille : Wazemmes, le marché dominical

 

 

Un petit tour au marché couvert est indispensable, ne serait-ce qu’à cause du contraste avec le marché extérieur: l’ambiance y est totalement différente, la population aussi.

 

Lille : Wazemmes, le marché dominical

 

 

 

Ici, ce sont les produits et producteurs régionaux qui sont à l’honneur : fromages, boucheries, charcuteries, produits artisanaux

Lille : Wazemmes, le marché dominical

 

 

 

 

Au XVIIIe siècle, en lieu et place des Halles, il y avait ici une guinguette très réputée. Déjà, à l’époque, les maraîchers s’installaient dans le jardin mitoyen pour y vendre leurs produits. Dans les années 1860, la Ville de Lille récupère le terrain pour y construire les Halles sur le modèle de celles de Paris : soubassement en brique, armature métallique, piliers et colonnes en fonte,  …

 

Lille : Wazemmes, le marché dominical

 

 

Bâties entre 1869 et 1873, elles ont été rénovées à deux reprises, en 1971 et 2002: les petites allées étroites d’autrefois ont laissé place à un vaste espace lumineux aux murs bleu pâle que se partagent aujourd’hui vingt-deux commerçants.

 

 

LA BARRACA ZEM 38 Rue d’Anvers
Lille : Barraca Zem

Ouvert à l’origine par l’équipe du Théâtre des Nuits Blanches dont l’association continue à y proposer sa programmation, la Barraca Zem est situé dans la dernière maison en bois du quartier de Wazemmes. Cette salle accueille des spectacles professionnels et amateurs ainsi que la programmation « cultures du monde » du collectif Brasil Afro Funk. Le théâtre propose tout au long de l’année des ateliers, un festival de spectacles pour enfants et un festival de création régional.
C’est donc le batiment en lui-même qui mérite le détour, car il est typique de l’architecture imposée dans ce qu’on appelait alors le « glacis », cette zone située à l’extérieur des remparts et qui devait rester « à nu ». On ne pouvait  y construire que des maisons en clins de bois, sorte de planches, pouvant brûler rapidement lors d’un assaut, empêchant ainsi les attaquants d’y trouver refuge.

 

 

LA COUREE VILAIN 151, rue Léon Gambetta
Lille : la Courée Vilain

C’est une petite cour, dernier vestige d’un passé ouvrier, au milieu d’une rue Léon Gambetta en pleine expansion urbaine.
Comme nous l’avons déjà vu, cette forme d’habitat est caractéristique du développement industriel du Nord de la France de la première partie du XIX° siècle, et, de ce fait, elle fait partie du patrimoine architectural du Nord.
La courée Vilain trouve sa forme actuelle au début du XX° siècle. Onze habitations individuelles sont construites en vis à vis, délimitant un espace extérieur collectif : la cour.
La courée Vilain est l’unique cour de Lille qui existe de nos jours, dans son ancienne configuration:  une maison de maître qui domine onze maisons d’ouvriers. Construite en 1849, elle devient en 1870 une école pour garçon. Ses fenêtres peintes l’ont été dans le cadre de l’opération des « Fenêtres qui parlent » lancée en 2002.
Depuis 2003, cette impasse privée, mise en vente par son propriétaire, est menacée par des projets immobiliers qui velent faire table rase de ce lieu historique.

En savoir plus sur les courées de Lille

Pour résoudre le problème de la densité urbaine liée à l’expansion industrielle à Lille et articulièrement à Wazemmes, le logement en courées apparaît comme une solution, dans un premier temps, avantageuse. En effet, ce type d’habitation présente une réelle nécessité. Les courées sont bâties à proximité des usines et pallient ainsi l’absence de moyens de transport dans ce secteur et la longueur des journées de travail. Les propriétaires profitent de ce procédé en exploitant au maximum les parcelles situées à l’arrière des maisons pour un moindre coût.

La systématisation du logement des ouvriers dans les courées devient inévitable.

Derrière les façades en front à rue, les courées sont bâties en coeur d’îlot. Un passage, plus ou moins étroit, perce l’îlot, permettant d’atteindre une cour intérieure délimitée de part et d’autre de petites maisons alignées. Elles sont composées de deux ou trois pièces : la cuisine et une ou deux chambres, réparties sur deux niveaux. La cour est généralement dotée d’une pompe et de cabinets d’aisance communs aux habitants de la courée. L’évacuation des eaux usagées s’effectue par une rigole qui traverse la courée jusqu’à la rue.

Les courées sont indissociables de l’histoire sociale de Wazemmes au XIXe siècle par leurs caractéristiques urbaines et architecturales. Elles offrent à ce quartier une identité marquée, une manière de vivre et une convivialité incomparables. Cependant, dès leur création, le manque d’espace, d’hygiène et d’aération impliquent rapidement une dégradation des conditions de vie de leurs habitants. Cette insalubrité dominante nécessitera le recours à d’autres formes architecturales et urbaines pour loger les ouvriers, incitant les pouvoirs publics et les architectes à développer un véritable programme urbain et social

(Source du texte : Le service Ville d’art et d’histoire de la ville de Lille)

 

 

LES DECROTTOIRS Rue de Colbert, de Solférino et boulevard Victor Hugo
Lille : les décrottoirs

 

 

Jusqu’au siècle dernier, le décrottoir faisait partie des civilités et du rituel de l’entrée des édifices publics comme de l’entrée dans l’habitat individuel.

On s’y essuyait la semelle au retour des flâneries dans la capitale boueuse ou dans les campagnes et les bois environnants.
Au fil des décennies, ils ont été abandonnés, enlevés, bouchés.
Lille : les décrottoirs

 

 

 

 

 

Rue de Colbert (mais aussi rue de Solférino et boulevard Victor Hugo), vous en verrez encore avec leur appareillage en fonte, intégrés directement dans les pilastres d’entrée, en duo même, aux portes cochères.

 

 

LE MONUMENT AUX PIGEONS VOYAGEURS 15 Avenue Mathias Delobel
Lille : monument au pigeon voyageur

 

Nombreux sont ceux qui passent devant ce grand monument (8,50 mètres de haut sur 10 m de large !) à l’entrée du parc de la Citadelle, sans même savoir de quoi il s’agit. Et pourtant la ville de Lille peut s’enorgueillir de posséder là le seul monument en France dédié aux pigeons voyageurs. Édifié en 1936, il commémore le rôle que les pigeons ont joué durant la grande guerre, notamment comme moyen de correspondance entre les unités, sans oublier les colombophiles fusillés par l’ennemi pour avoir détenu des pigeons voyageurs.
La Paix personnifiée s’y dresse dans une nuée d’oiseaux alors qu’à ses pieds, un bouclier où figure un pigeon écrase le serpent symbolisant l’ennemi.

 

 

PENICHE LILLE FLOTTANTE Façade de l’Esplanade , Champ de Mars
Lille : l'île flottante

 

Cette péniche a été transformée en 2005 en chambres d’hôtes de luxe.
Dans chacune des deux chambres, niveau de confort de prestige : literie avec sommiers électriques, minis-bars, coffre forts, coin-salon, chaussons, peignoirs, téléphone, salles d’eau avec douche hydromassante et WC.
Petits déjeuners servis dans la pièce de vie avec un coin «détente», bibliothèque et espace pour les enfants.
A l’extérieur, le pont du bateau, complétement aménagé, fait office de vaste terrasse (150 m²), permettant de profiter du soleil, du roulis de la Deûle et du cadre champêtre offert par les alentours.

 

 

ROULOTTE GITAN-VILLE Façade de l’Esplanade Champ de Mars
Lille : la roulotte Gitan-Ville

 

 

Les roulottes, à la campagne on connaît, mais en plein centre-ville c’est beaucoup plus rare…
Ouvert récemment, voici le « Gitan-Ville », une véritable et authentique roulotte foraine et gitane transformée en gîte par les propriétaires de la péniche Lille Flottante, amarrée juste à côté, et qui ont à cœur de proposer des lieux insolites, nomades, romantiques et plein de charmes, qui conservent leur caractère et leur spécificité.

 

 

PONT COUVERT NAPOLEON Façade de l’Esplanade Champ de Mars
Lille : pont couvert Napoléon

 

L’élégant pont Napoléon, construit par l’architecte lillois Benjamin Dewarlez en 1812, permettait autrefois de franchir à pied le canal de la Deûle dans le prolongement de la rue de Jemmapes.
Le pont, qui était le premier pont couvert pour piétons en Europe, présentait sur les faces des piédestaux des noms de victoires de la République et de l’Empire.
Dynamité par les Allemands en 1918, reconstruit puis à nouveau démoli pendant la Seconde Guerre mondiale, ce qui restait du pont se résumait aux emmarchements et aux piles.
Sa reconstruction avait de nombreuses fois été évoquée par la municipalité sans jamais aboutir.
Lille : pont couvert Napoléon, origine

 

 

Dans le cadre de la réhabilitation du parc de la Citadelle, le Pont Napoléon est en train d’être reconstruit à l’identique. Sous l’œil avisé d’un architecte des Bâtiments de France, les équipes se baseront sur des documents d’archives afin de proposer une reconstitution la plus fidèle possible.
Il sera couvert et reposera sur des arches métalliques qui s’appuieront elles-mêmes sur les piliers et emmarchements rénovés.
Le choix a été fait d’utiliser des matériaux d’origine, notamment la pierre bleue de Soignies et le grès.
A partir de l’été 2014, le pont devrait avoir retrouvé sa fonction et son lustre d’antan.

 

 

COUR DE POLOGNE 48, rue Sainte Catherine
Lille : cour de Pologne

C’est une des dernières courées encore visibles et accessibles dans le centre de Lille.
Elle est représentative de l’habitat ouvrier des XVIII et XIXe siècle où faute de place, on construit dans les jardins mêmes des hôtels particuliers.
En 1745, l’emplacement de la courée est occupé par les dépendances et le jardin d’un hôtel particulier dont la façade donne sur la rue Royale.  La courée, qui comprend deux rangs de maisons, ayant chacune son jardin clos devant sa façade, sera construite dans les premières années du XIXe siècle, en même temps qu’une maison bourgeoise et une fabrique de chaînes  .

L’accès depuis la rue est assuré par un long goulot traversant l’immeuble mitoyen à la maison patronale. Les latrines collectives sont implantées au centre de la cour et contre la rangée nord des logis. Une niche de dévotion avait été aménagée dans un des murs de clôture. Jusqu’en 1972, la courée était  équipée de deux points d’eau collectifs et d’une rigole d’évacuation des eaux.

 

 

LE PASSAGE DES TROIX ANGUILLES 22, rue Négrier
Lille : passage des trois anguilles

 

 

 

 

Il faut être attentif pour ne pas rater l’entrée du passage, qui se situe au N° 22 du coté de la Rue Négrier : c’est une toute petite ruelle de Lille que les riverains connaissent bien, qui relie simplement la rue Négrier et la rue Voltaire en passant discrètement à travers le gros bloc de maisons.
Lille : passage des trois anguilles

 

 

 

 

Cette fine venelle fait partie du patrimoine de la ville. Il parait qu’une ordonnance du magistrat de Lille de 1700 signale que les habitants qui y vivaient aux extrémités devaient fermer les portes du passage le soir et les ouvrir le matin.
Malgré les tags qui en pollue un peu l’atmosphère unique, le passage est propre.

 

 

LE NUMERO REBUS 9 rue de la Collégiale
Lille : numéro rébus

 

 

Certains Lillois semblent bien facétieux : voyez ce drôle de numéro… en forme de rébus !

Grâce aux numéros voisins, on sait qu’il s’agit du 9, d’où le « N » et le coquetier (qu’il faudrait rafraîchir quelque peu …)

 

 

PLACE DES ARCHIVES rue des Archives
Lille : place des archives

Cette petite place qui borde la rue Ropra, Saint-André et Pont Neuf n’a pas de nom ! Cette incongruité est due à la démolition dans les années 80 du bâtiment des anciennes archives, dont il ne reste que le nom, donné à la 4ème rue qui entoure la place. Tous les lillois la connaissent cependant sous le nom de « Place des Archives ».
Seconde incongruité, l’arasement du bâtiment a donné lieu à une différence de niveau qui fait qu’aujourd’hui, il faut monter quelques marches pour s’asseoir sous les arbres!
Cette place accueille tous les dimanche matins un petit marché d’artistes (le Tremplin des Créateurs), ainsi que la fête du quartier du Vieux-Lille, sans compter, tous les soirs d’été, les groupes d’amis lillois qui se donnent rendez-vous ici autour d’une pétanque et d’une bouteille de rosé.

 

 

LA PORTE DE GAND
Lille : porte de Gand

 

La Porte de Gand fut construite par Pierre Raoul en 1620 sous l’occupation espagnole. Sa face extérieure a perdu ses créneaux et son décor mais sa sévérité nous rappelle que remparts et portes devaient impressionner l’ennemi potentiel et que la ville était alors l’objet de bien des convoitises.

L’endroit semble toujours être un lieu de rendez-vous pour les prostituées …

 

Lille : porte de Gand

 

 

La façade intérieure est un joyaux avec ses briques polychromes travaillées en chevron et ses fenêtres encadrées de pierre. Vauban au XVIIème la doubla d’éléments à corne dont les vestiges sont encore très visibles dans les jardins.

Elle fût classée monument historique dès 1929.
Au départ, seul existait le passage central. Deux arcades supplémentaires furent creusées en 1875 (comme pour la porte de Roubaix), afin d’améliorer la circulation et de permettre le passage du tramway qui circula jusqu’en 1963.
Avis aux amateurs : le batiment abrite le restaurant gastronomique « Les Remparts » au 1er étage.

 

 

LA MAISON HAUTE 10, place de Gand
Lille : maison haute, place Gand

 

Quand vous admirerez la porte de Gand côté ville, prenez un peu de recul, et regardez sur votre droite : une maison dépasse en hauteur toutes les autres maisons de la place. De plus, elle est en biais.
Elle est un des témoins du cruel manque de place qu’a connu Lille au cours de son développement
A partir du XIXe siècle, et dans une ville enserrée dans ses murailles, l’occupation du moindre espace urbain devient une gageure architecturale. On multiplie les étages et surtout, on n’hésite pas à construire de biais si la parcelle libre l’est aussi !

 

 

RUE WEPPES
Lille : rue Weppes

 

Cette ruelle est née de la transformation du tracé de l’ancien canal « du Pont-de-Weppes » en passage pédestre.
Ce canal correspondait à une partie du lit historique de la Deûle, avant qu’elle ne soit détournée au-delà de la Citadelle.
Voyez les maisons avec leur sous-sol apparent, mi-rez-de-chaussée mi-cave : ces niveaux inférieurs ouvraient autrefois sur le canal. Aujourd’hui, ils accèdent à une étroite bande de terrain assez ingrate en contrebas du passage.
Lille : rue Weppes

 

Au fond de la rue, un pont en bois mène à une arcade par laquelle on accède directement rue Esquermoise.
Ce pont enjambe un fouillis de végétation fleuri par les nombreuses immondices qui y sont jetées : imaginez l’état des canaux au XIXe siècle, quand ils servaient d’exutoire aux déchets à la fois industriels (textile, boucherie) et domestiques (ordures ménagères, latrines publiques et privées…).

Les canaux peu profonds et tortueux, où la circulation des eaux se faisait difficilement, devenaient rapidement insalubres et sources d’épidémies !

 

 

MAISON RUE BAIGNERIE
Lille : Maison rue de la Baignerie

 

Cette rue était, elle aussi, un canal.
Le canal de la Baignerie figurait parmi les plus anciens canaux de la ville: il correspondait, lui aussi, à une partie du lit historique de la Deûle, et se poursuivait au delà de la rue Esquermoise par le canal du Pont-de-Weppes dont nous venons de parler.

Regardez bien la maison située au N°4 : voyez la configuration surprenante des deux façades qui se rejoignent.

Cette incongruité est l’héritage du tracé des fossés et canaux de l’ancienne ville qui ont façonné une architecture urbaine quelquefois très insolite, et désormais protégée au titre du patrimoine culturel.

 

 

MAISON surnommée « la dent creuse » 12, rue de Pas
Lille : maison rue de pas

 

Cette maison a longtemps été surnommée la « dent creuse » par les Lillois parce qu’elle est restée pendant des années un édifice abandonné à l’état de façade et de charpente, noire et vide…

Construite en 1902, bar américain en 1926 puis night-club (le Sherlock) jusqu’en 1974, date du mystérieux incendie qui la ravagea entièrement, cet édifice surprend, ne serait-ce que par sa couleur si sombre dans l’alignement coloré des façades de la rue. Ses décors extérieurs (loggia, balcons etc.) imitent le « bois » mais ils ont été réalisés en… béton!

On ne compte plus les projets qui ont vu le jour au fil des années. Après la boutique de mobilier et luminaire Design très haut de gamme, « Le dernier bar avant la fin du monde » a ouvert en 2014. Il s’agit d’un concept de bar parisien où les amateurs de jeux de rôles, de société et vidéo peuvent s’amuser tout en sirotant un verre.
La raison de cette implantation lilloise ? L’un des trois fondateurs du dernier bar avant la fin du monde, à Paris, Loïc Lecoin, a été lillois. Il adore la ville, et pense qu’il y a un potentiel énorme pour ce genre d’endroit.

 

 

ANGES ET BOULETS rue de la Bourse
Lille : anges des façades

 

Les anges qui habillent si joliment les façades de quelques unes des rues lilloises n’ont pas seulement un rôle décoratif: l’uniformité et l’alignement en continu des façades voulus à une certaine époque obligèrent les architectes à utiliser une astuce pour séparer visuellement les maisons.

Quand les deux anges se regardent, les fenêtres appartiennent à la même habitation.

Quand ils se tournent le dos, il s’agit de deux habitations séparées.
Lille : boulets de canon

 

 

 

 

Si vous regardez bien, vous verrez des boulets incrustés dans les façades du rang de Beauregard et de la rue de la Bourse. Ils commémorent le déluge de feu qui accompagna l’assaut autrichien fin 1792 et la résistance héroïque des lillois. Ces boulets n’atteignirent pas le rang Beauregard, mais ses habitants décidèrent de les placer sur les façades alentour pour en conserver à jamais le souvenir.

 

 

IMMEUBLE PROUE Angle bd Carnot et rue de la Clef
Lille : immeuble proue

 

 

En 1909, Alfred Mongy, à qui nous devons le tramway lillois ouvre le Boulevard Carnot. Il s’agit de relier plus rapidement le centre de Lille aux villes de Roubaix et Tourcoing. Ce tracé rectiligne entraine un véritable chamboulement au coeur d’un quartier fort ancien, sinueux et historique

En 1911, l’architecte Louis Marie Cordonnier a en tête un projet haussmannien de plus grande envergure. Il construira cet immeuble en pierre de taille, sensé être le premier élément d’un nouvel alignement urbain. Ce projet sera sans suite et aujourd’hui ce singulier immeuble « proue » en reste le seul témoin.

 

 

LE BRAS D’OR Angle de la rue Lepelletier et Grande Chaussée
Lille : le Bras d'Or

 

A l’angle de la rue Lepelletier et Grande Chaussée, levez la tête et voyez l’étrange bras d’or accroché au balcon …
Une gravure remontant au XVIIe siècle le représente déjà mais nul n’en connaît la signification, pas même les plus grands spécialistes de l’histoire lilloise parait-il…
S’agit-il de l’enseigne d’un gantier ou encore un maître d’armes (dont le bras tendu était effectivement le signe distinctif) qui aurait pu occuper le rez-de-chaussée de la maison ?
Ce bras d’or indiquait-il la direction de l’Hospice Comtesse tout proche ou celle d’une léproserie située hors la ville ?
Le mystère reste entier.

 

 

EGLISE SAINT VINCENT DE PAUL 5 rue de Mulhouse
Lille : église saint vincent de paul

« A Moulin, au début, il y avait les moulins. En 1850, le bruit du vent dans leurs ailes fit place au ronronnement puissant des métiers à filer. Les 56 moulins laissèrent la place à de grandes usines comme Wallaert, Le Blan et Fils, Paul Leblanc qui employèrent plusieurs milliers d’ouvriers. Prés de la moitié d’entre eux venaient de Belgique Flamande où à l’époque le travail faisait défaut. C’est ainsi que de 3000 habitants en 1835, Moulins passa à 27.000 en 1914.
En 1967, c’est le déclin. Les filatures ferment les unes après les autres et se trouvent réduites à l’état de friche industrielle. Il faut attendre 1975 pour qu’un grand projet de rénovation voit le jour »   (source : http://saintaugustin.paroissesdelille.com/eglise-saint-vincent-de-paul/)

C’est ainsi que la filature Le Blan (construite entre 1900 et 1930, fermée en 1995) sera transformée en logements, en centre culturel avec médiathèque et théâtre … et… en église !

L’ancienne église du quartier, construite en 1841 place Déliot, présentait des signes inquiétants de vieillissement, nécessitant des travaux très importants. Elle sera finalement détruite en 1983 car la réhabilitation de l’ancienne usine va offrir une alternative insolite : installer la nouvelle église dans l’ancien magasin de la filature.

Jetez un coup d’œil sur la cloche de l’ancienne église qui a été conservée. L’inscription de 1932 évoque particulièrement bien l’esprit dans lequel l’église s’inscrivait, à l’époque, dans les quartiers ouvriers de Lille : « Je sonne la guerre aux taudis et à la misère ouvrière. »

 

 

LA TOMBE CHARLES RAMEAU Cimetière de Lille-Sud carré A2, face K2
Lille : tombe Rameau

 

Ici, près de l’entrée principale du cimetière de Lille-Sud, sur le carré A2, une tombe surprend : c’est ici que repose l’agronome Charles Rameau. Celui-ci a fait ériger un palais qui porte son nom, rue de Solférino, pour accueillir des manifestations d’horticulture et des expositions artistiques, avant de le léguer à la ville de Lille. Le legs est assorti de quelques obligations originales dont celle d’entretenir sa tombe en y cultivant un fraisier, un dahlia, un plan de pommes de terre, une vigne et un rosier.

LE CIMETIERE DE LILLE-SUD

N’hésitez pas à vous adresser à la maison des gardiens, près de l’entrée principale, pour obtenir la plaquette des trois parcours que les Amis du Patrimoine de Lille-Sud ont concoctée. Vous pourrez ainsi découvrir tout ou partie des 42 chapelles que compte le cimetière. Vous pourez aussi retrouver les tombes de personnages illustres, dont celle de Gustave Delory (1857/1925), carré K1, face A2. La dalle et la stèle sont sobres, surmontées du buste de ce premier maire socialiste de France, qui a créé avec Jules Guesde le Parti Ouvrier. Sept ans après lui décède Adolphe De Geyter, le frère du compositeur de « l’Internationale » (Pierre De Geyter), hymne révolutionnaire. Son tombeau de pierre est niché dans des buissons, sur un promontoire (44 F 54).
 

 
Pour voir d’autres coins insolites, voyez « Lille secret et insolite »
 

retour

11 Commentaires

  1. Pab

    Bonjour
    Faites vous des visites organisées ?

    Réponse
    • Marie-Paule

      Non, nous ne vendons rien du tout.
      Notre site n’est qu’une aide pour le voyageur qui souhaite préparer son escapade.

      Réponse
  2. Chti Pierre

    Le repère de nivellement à l’angle des rues Malpart et de Paris était encore présent le 26 mai 2016 (je l’ai photographié à cette date-là). Mais depuis, il a disparu. Victime de vandales ou autre raison ? Je l’ignore.

    Réponse
    • Marie-Paule

      Merci pour cette info ! Je vais essayer de savoir ce qui s’est passé et le noter dans l’article si la source est fiable.

      Réponse
  3. Victor Olivares

    Merci beaucoup! j’ai pris 95% de votre post pour faire un weekend à Lille.

    Réponse
    • Marie-Paule

      Merci pour ce gentil retour. Je suis ravie d’avoir pu vous être utile.

      Réponse
  4. Des idées et des mots

    Beau travail mais ce serait sympa de citer au moins les sources, textes et photos, que vous utilisez pour ne pas dire davantage…

    Réponse
  5. vergote

    cet article résume ce que la ville de Lille possède de trésors! encore maintenant j’ai souvent le nez en l’air pour découvrir de ci de là des ravalements ou aménagements de maisons tel que la rue de la barre !

    Réponse
    • Marie-Paule

      Merci beaucoup pour votre commentaire : cela nous fait très plaisir de savoir que notre article est apprécié par une habitante de la ville !

      Réponse
  6. joly

    j’y ai passé toute ma jeunesse dans ce vieux Lille ,les années 60/70 ont été les plus belles

    Réponse
    • Marie-Paule

      S’il y a des endroits qui vous sont restés chers et dont nous avons omis de parler, surtout n’hésitez pas à enrichir l’article de vos souvenirs

      Réponse

Poster le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *