Le couvent du Mont Sainte Odile : les terrasses et les chapelles

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Attention, ce lieu est tellement riche que nous le décrivons en trois parties :
 

 

LA TOURELLE PANORAMIQUE

Mont Sainte-Odile : tourelle panoramiqueLa tourelle panoramique a été construite en même temps que le clocher, en 1923-1924.

Jouxtant un angle du choeur et du clocher de l’église, elle est surmontée d’un dôme et d’une majestueuse statue de sainte Odile qui étend sur la plaine sa main qui protège et bénit.

Cette façade a connu de nombreuses et importantes transformations tout au long de son histoire.
Ainsi, le deuxième étage en colombages, ajouté en 1870 pour abriter de nouvelles chambres pour les pensionnaires, a-t-il été détruit par Robert Danis en 1936-1937.
Depuis lors, la sacristie, construite en 1708, est recouverte d’un toit en zinc en forme de dôme, et la chapelle de Sainte-Odile est surélevée d’un pignon triangulaire avec une grande baie circulaire éclairant une nouvelle chambre connue sous le nom de « chambre de l’Abbesse »

Le Mont Sainte-Odile : la tourelle panoramique

La porte extérieure d’accès à la tourelle est surmontée d’un tympan semi-circulaire sur lequel on peut lire l’année de fin de construction : « A.D. » (Anno Domini) « 1924 ».

A part une discrète dédicace à la Vierge Marie (« JHESUS MARIA« ), tout le reste est occupé par le blason épiscopal de Mgr Charles Ruch et sa devise « BESOGNONS ET DIEU BESOGNERA« .

A l’intérieur de la tourelle, un escalier en colimaçon (maintenant inaccessible au public) permet de monter jusqu’en haut de la tourelle où de grandes baies permettent de jouir d’un panorama exceptionnel sur la plaine d’Alsace et le Forêt-Noire.

Le Mont Sainte-Odile : la statue monumentale de Sainte Odile

 

 

La statue monumentale de Sainte Odile bénissant la plaine d’Alsace mesure environ 4 mètres de haut.

Elle a été réalisée en 1923-1924 oar le sculpteur Alfred Klem, chef de l’atelier de sculpture de la Cathédrale de Strasbourg de 1913 à 1934. Il n’y a aucun lien de parenté entre lui et Théophile Klem (qui a conçu, en 1892, la statue de Sainte Odile placée sur l’autel latéral dédié à la sainte dans l’église).

Mont Sainte-Odile : tourelle panoramique

 

 

 

 

Nous allons maintenant nous diriger vers les terrasses septentrionales : de là, vous pourrez encore mieux admirer la muraille de rochers taillés à pic, au pied de laquelle la pente dévale d’un seul jet. Vu de la plaine, le Mont Sainte-Odile apparaît comme une cime isolée, un cône gigantesque, au sommet duquel scintillent les édifices du Couvent, « couronne de vieilles pierres sur la cime des futaies ».

 

 

LES TERRASSES et LES CHAPELLES

Le Mont Sainte-Odile : les terrasses

La grande terrasse a longtemps été occupée par le jardin potager du couvent, comme en témoigne le texte qu’a consacré Maurice Barrès au Mont Sainte-Odile :
« Seul, un muret nous sépare de l’abîme. Sur la pointe du rocher plat, où repose depuis quatorze siècles l’audacieuse construction, cet humble jardin de légumes, semblable à un éperon, domine la cime des plus hauts sapins. Ici d’innombrables générations sont venues admirer ce qui ne meurt pas, la magnifique Alsace : l’Alsace « toujours la même et toujours nouvelle », dit Goethe, en retraçant avec plaisir, dans ses Mémoires, son pèlerinage de jeune étudiant à l’Ottilienberg » (Mont Sainte-Odile en allemand)

Le Mont Sainte-Odile : les terrasses

 

 

Laissons encore une fois la parole à Maurice Barrès :

« Dans ce paysage aux motifs innombrables, l’essentiel, c’est l’armée des arbres, qui s’élève de la plaine pour couvrir de ses masses égales les ballons et les courbes des Vosges, cependant qu’au loin, l’Alsace agricole s’étend avec ses verts et ses jaunes variés, ses rares bouquets d’arbres sombres, ses rouges petits villages, et, doucement, bleuit, pour finir là-bas, dans une sorte d’eau lumineuse. Mais plus lyrique encore, selon ma préférence, que cette escalade forestière et que ce repos champêtre, il y a le royaume des airs. Nous assistons aux échanges du ciel et de la terre, quand les vapeurs montent et descendent. Parfois sur la plaine glisse une grande ombre qu’y projettent les nuages. Parfois ceux-ci s’interposent entre la terre et notre regard. Ils circulent rapidement comme une flotte défile devant un promontoire. »

le Mont Sainte-Odile : le cadran solaire

 

L’exceptionnel cadran solaire du XVIIIe siècle, que vous pouvez admirer sur la grande terrasse, a été conçu par les moines cisterciens de l’Abbaye de Neubourg, près de Haguenau, détruite après la Révolution.

Il donne non seulement l’heure solaire vraie du lieu mais également les heures babyloniennes, italiques, antiques, ainsi que les heures solaires vraies de différents endroits du globe. Ces particularités en font une pièce unique au monde.

le Mont Sainte-Odile : le cadran solaire

 

 

 

« Sur le socle cylindrique, créé lors de l’installation du cadran solaire au Mont Sainte-Odile en 1935, est gravée une sentence en latin de part et d’autre d’un écusson portant les armoiries de Monseigneur Ruch : « SPICIS VMBRA FVGAX / VMBRAS VMBRA REGIT / NOSTRAS VT PVLVIS ET TEMPERET / HORAS VMBRIS SVMVS »

« Tu vois comment l’ombre fuyante indique nos heures. Une ombre régit les ombres. Nous ne sommes que poussière et ombre »

La date de transfert du cadran solaire au Mont Sainte-Odile a été immortalisée sous l’écusson (MCMXXXV, soit 1935)

Vous saurez tout sur ce cadran solaire en cliquant sur ce lien

 

Mont Sainte-Odile : les tombes anciennes

 

Avant de pénétrer dans la Chapelle des Larmes, contournez-la : vous pourrez voir les tombes anciennes qui ont été mises au jour lors des travaux de réaménégement des terrasses entrepris en 1932-1934 par Robert Danis.

Il fit enlever environ un mètre de terre autour de la chapelle des Larmes afin de la dégager jusqu’au socle rocheux et c’est ainsi que ces tombes ont été découvertes : certaines sont de forme rectangulaire, d’autres reproduisent le contour d’un corps humain, d’autres encore étaient manifestement fermées par un couvercle comme en atteste la feuillure sur leur rebord.

La datation précise de ces tombes n’est pas connue, mais elles sont antérieures à la construction de la Chapelle des Larmes au XIIe siècle.

Mont Sainte-Odile : Charles Ruch

 

 

Parmi ces vieilles tombes creusées dans le roc, une croix intrigue : on peut y lire facilement « ALSATIAE COR MEUM » (« Mon coeur à l’Alsace »); l’autre inscription est plus difficile à déchiffrer mais elle nous apprend qu’ici se trouve « COR CAROLI RUCH EPI. ARGENTINEN« , à savoir « Coeur de Charles Ruch, évêque de Strasbourg ».

Monseigneur Charles Ruch fut évêque de Strasbourg de 1919 jusqu’à sa mort subite dans la nuit du 28 août 1945. Particulièrement attaché au Mont Sainte Odile, on lui doit toutes les transformations entreprises à partie de 1923.

Suivant sa volonté, son corps a été inhumé dans la crypte de la cathédrale de Strasbourg mais son coeur repose au Mont Sainte-Odile, face à cette plaine d’Alsace qu’il a tant aimée.

 

Le Mont Sainte-Odile : la Chapelle des Larmes

 

La Chapelle des Larmes existait déjà au XIIe siècle : de style roman, elle était fortement délabrée quand le Mont Sainte-Odile fut racheté par l’Evêché en 1853. Aussi fut-il décidé, sous la direction du vicaire général Nicolas Schir, de la reconstruire entièrement en 1855-1856.
Sa porte, primitivement située au nord, fut alors ouverte dans la façade occidentale.
Durant les importantes transformations entreprise par l’architecte Robert Danis en 1932-1934, le pignon triangulaire mis en place par Nicolas Schir fut supprimé et remplacé par un toit à quatre pans.

Lorsqu’on pénètre dans la chapelle, on est tout de suite intrigué par le contraste entre la partie basse, toute en gris, et la partie haute parée de mosaïques dorées, comme un symbole qui nous rappellerait la tristesse de la vie terrestre, comparée à la vie promise au Paradis.

Le Mont Sainte-Odile : la Chapelle des Larmes

 

Sur le sol devant l’autel se trouve une bien étrange cavité. Selon la tradition, elle aurait été creusée par les larmes de Sainte Odile qui, pour obtenir de la miséricorde divine le salut de l’âme de son père, vint prier et pleurer dans cette chapelle (d’où son nom).
Il n’en fallut pas moins pour que cette curiosité devienne sacrée et que de nombreux pèlerins vinrent y frotter des bouts de linge pour essuyer leurs yeux. Cette cuvette fût sans cesse remplie avec de l’eau provenant de la source Ste Odile, située en contrebas du couvent. Pour mettre fin à ces pratiques, une grille fût posée par dessus.
L’autel roman, en pierre, est dédié à sainte Eugénie, nièce de sainte Odile et seconde abbesse de Hohenbourg

Comprendre les mosaïques de la chapelle des Larmes

Ces mosaïques ont été réalisées en 1935-1936 par les céramistes Alphonse Gentil et François Eugène Bourdet, d’après des dessins de R.M. Aubry et des cartons de Franc Danis (fils de l’architecte Robert Danis)

Le Mont Sainte-Odile : la Chapelle des Larmes

En pénétrant dans la chapelle, vous êtes accueillis, à droite, par Sainte Eugénie, nièce de Sainte Odile et seconde abbesse de Hohenbourg, et à gauche par le pape saint Léon IX.

Admirez la magnifique mosaïque du plafond, inspirée d’une miniature du Hortum Deliciarum, que nous expliquerons à la fin.

Le Mont Sainte-Odile : la Chapelle des Larmes

 

 

 

Sur le mur de droite, à gauche de la fenêtre, nous voyons sainte Attale, nièce de sainte Odile et soeur de sainte Eugénie, qui fut la fondatrice et la première abbesse de Saint-Etienne de Strasbourg, ainsi que sainte Relinde qui contribua à l’essor exceptionnel que connut le couvent au XIIe siècle ; à droite de la fenêtre, l’artiste a représenté l’impératrice sainte Richarde, fondatrice de l’abbaye d’Andlau, et Herrade, l’auteur du Hortus Deliciarum, qui succéda à Relinde.

 

Le Mont Sainte-Odile : la Chapelle des Larmes

 

 

 

Sur le mur de gauche, ont été représentés saint Materne, le premier apôtre de l’Alsace, ainsi que saint Amand, saint Arbogast et saint Florent, évêques de Stras­bourg. Le Mont Sainte-Odile : la Chapelle des Larmes

 

 

 

En vous retournant vers la porte, ce sont sainte Odile et Aldaric, son père et duc d’Alsace, qui entourent les baies vitrées, au milieu desquelles ont été représentées les armes du couvent.

 

Le Mont Sainte-Odile : la Chapelle des Larmes

 

 

Sur le mur de gauche, nous voyons le boeuf de Saint Luc et l’aigle de Saint Jean.

L’inscription en latin signifie « Soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait »

Le Mont Sainte-Odile : la Chapelle des Larmes

 

 

 

Sur le mur de droite, ce sont le lion de Saint Marc et l’ange de Saint Mathieu qui sont représentés, accompagnés d’une inscription latine qui signifie : « Dieu est amour, et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu en lui » Le Mont Sainte-Odile : la Chapelle des Larmes

 

 

 

 

 

Sur la grande bande qui entoure toute l’image se trouve résumé le sens de ce qui est représenté : « Le Roi et la Croix sont la lumière; l’autel et le boeuf n’étaient que des préfigurations; c’en est fini de l’agneau, de la chèvre, du boeuf; la vraie victime, c’est le Prêtre »

L’image est dominée par le Christ, à la fois grand prêtre et roi, entouré de dix figures féminines voilées à la manière des moniales : elles représentent les vertus chrétiennes; leurs noms sont inscrits sur les bandes qui entourent chacune d’elles. Entre elles et le Christ s’établit un dialogue, composé de textes empruntés à des psaumes. Le premier texte, en bas à gauche, ne fait pas partie du dialogue à vrai dire, mais forme en quelque sorte l’introduction: « Tu ne demandes pas des holicaustes pour l’expiation des péchés; mais tu vois, je viens pour accomplir ta volonté ».

Voici le dialogue entre le Christ (en italique) et chacune des vertus (la réponse sort de leurs mains)

– l’Obéissance : Que me vaut la multitude de vos sacrifices ? Mieux vaut l’obéissance que les sacrifices

– l’Abstience : Je ne te reprends pas à cause de tes sacrifices. C’est du fond de mon coeur que je m’offre à toi

– la Compassion : Je n’accepte pas les génisses de tes étables. Ta loi, Seigneur est dans mon cœur

– la Justice : Et point de boucs de ton troupeau. Tu agréés un sacrifice de justice

– la Pauvreté: Quand j’aurai faim, je ne te le dirai pas. Que rendrai-je au Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné ?

– la Sobriété : Dois-je manger la chair des taureaux ? Le sacrifice du soir, c’est l’élévation des mains.

– la Largesse : Boirai-je le sang des boucs ? Si tu avais voulu des sacrifices, je te les aurais offerts.

– la Chasteté : Offre au Seigneur un sacrifice de louange. Les holocaustes ne te sont pas agréables.

– la Pénitence : Par un sacrifice de louanges tu m’honoreras. Un coeur contrit est un sacrifice agréable à Dieu

– la Confession (Sincérité) : Je veux la miséricorde et non le sacrifice. Je t’offrirai des taureaux et des boucs

Crédit du texte : Jean-Claude Wey dans son ouvrage « Hortus Deliciarum » paru aux Editions « Les Petites Vagues ».

Le Mont Sainte-Odile : la Chapelle des Anges

Surplombant un rocher en saillie, la Chapelle des Anges a été construite au XII siècle à l’emplacement où du temps des Romains, dit-on, se trouvait une tour de surveillance.

L’intérieur est faiblement éclairé par trois petites baies romanes : il est indispensable de glisser une petite pièce dans l’appareil prévu à cet effet à l’entrée de la chapelle pour que la lumière se fasse, permettant d’admirer les magnifiques mosaïques inspirées du Hortus Deliciarum : elles ont été réalisées en 1947 par les céramistes Alphonse Gentil et François Eugène Bourdet (ceux qui ont aussi décoré la chapelle des larmes), d’après des cartons de Franc Danis (fils de l’architecte).

Voyez le chemin dallé qui part à gauche et qui est maintenant condamné par une grille : on disait que la jeune fille qui faisait le tour de la chapelle sept fois était sûre de se marier dans l’année. La grille a été posée en 1865, sous la direction du chanoine Nicolas Schir qui ne voulait plus de cette coutume dangereuse. Pour en savoir plus sur cette tradition, vous pouvez lire « La Chapelle Pendante et sa tradition oubliée »

Le Mont Sainte-Odile : la Chapelle des Anges

 

 

En 1617, sur les ordres de l’archiduc Léopold Ier d’Autriche, alors évêque de Strasbourg, la Chapelle fut restaurée, comme l’atteste le blason en partie martelé, ainsi qu’une inscription en forme de chronogramme, placés au-dessus de la petite porte cintrée :

RESTITVTA IN ANNO DOMINI IESV CHRISTI. (Rendue au culte en l’an de Notre-Seigneur Jésus-Christ) avec MDCVVIIIIIII = MDCXVII soit 1617.

Le Mont Sainte-Odile : la Chapelle des Anges

 

Levez encore un peu les yeux : au niveau de la frise lombarde sous la corniche, un autre chronogramme nous apprend que la chapelle fut rénovée en 1881, grâce au travail de six frères :

HAEC ANG. CONSEC. AEDES EX LABORE SIX FRATRVM RENOVATA avec MDCCCLXXVVI = MDCCCLXXXI soit 1881.

La chapelle des Anges était désaffectée : elle fut restaurée et rouverte au culte en 1858 sous la direction de Nicolas Schir.

Comprendre les mosaïques de la chapelle des Anges

Le Mont Sainte-Odile : la Chapelle des Anges

 

Les trois petites baies romanes sont mises en valeur dans ce décor qui représente les différents ordres des anges gardant le paradis.

Le Mont Sainte-Odile : la Chapelle des Anges

 

 

Cette mosaïque nous montre les anges annonçant le retour du Sauveur

Le Mont Sainte-Odile : la Chapelle des Anges

 

 

 

 

 

Cette fresque représente Saint Michel (autre nom de cette chapelle) sous l’aspect de Saint Georges avec le mont Saint-Michel à gauche, et le dragon avec le mont Sainte-Odile à droite.

Le Mont Sainte-Odile : la Chapelle des Anges

 

 

 

Ici, l’artiste a « peint » la Nativité, s’inspirant directement d’une miniature du Hortus Deliciarum pour représenter Marie qui vient d’accoucher, reposant sur un délicat matelas très médiéval. Bien emmailloté, l’Enfant est couché dans la mangeoire du boeuf et de l’âne dont on distingue nettement le souffle sur lui, exactement comme l’a fait Herrade. Ici cependant, le boeuf et l’âne ont été déplacés pour laisser la place à Joseph, qu’Herrade avait placé à l’écart dans sa miniature L’artiste a aussi conservé le décor de montagne, Herrade semblant avoir voulu représenter une grotte plutôt qu’une étable

 

Mont Sainte-Odile : les terrasses septentrionales

Cet endroit a connu de profonds boulversements durant les travaux menés par Robert Danis de 1932 à 1934.

En particulier, toutes les batisses annexes et le mur de clôture, qui servait aussi de coupe-vent au potager du couvent, ont été détruits, afin de dégager la vue. On a maintenant l’impression de se trouver à la proue d’un navire figé par on ne sait quel sortilège au-dessus de la plaine d’Alsace. Par beau temps la vue est splendide; la nuit, elle est tout simplement féérique.

« Heureux, en hiver, le premier visiteur du matin qui pose son pied dans la neige vierge de la nuit, seul il devient le capitaine contemplatif de ce vaisseau et peut admirer le soleil se lever sur le monde. Là bas, au loin, tout en bas, la pénombre enveloppe encore les villes et villages de la plaine pétrifiée par le froid… »

Mont Sainte-Odile : les terrasses septentrionales

 

 

Parmi les tilleuls séculaires, il y en a un qui présente la particularité d’être totalement creux et pourtant toujours en vie.

Vous pouvez vous glisser dans son tronc et vous laisser envelopper de ses ondes bénéfiques. Certaines personnes affirment pouvoir sentir l’âme de l’arbre et entrer en communion avec lui….

Mont Sainte Odile : le bâtiment d'honneur ou Saint-Léger

 

 

 

Les transformations de la façade septentrionale, reconstruite par les Prémontrés à la fin du XVIIe siècle, sont parmi les plus importantes entreprises par Robert Danis au Mont Sainte-Odile.

Un nouveau corps de bâtiment d’honneur, connu sous le nom de bâtiment Saint-Léger, a été construit en avancée, en partie à l’amplacement des anciennes cuisines mises en place à la fin du XIXe siècle.

Au rez-de-chaussée du bâtiment a été installée la salle-à-manger Saint-Léger.

 

 

Mont Sainte Odile : le bâtiment d'honneur ou Saint-LégerMont Sainte Odile : le bâtiment d'honneur ou Saint-Léger

La porte de gauche est datée de 1650 : du temps des Prémontrés, elle permettait de passer du cloître au jardin potager.

La porte de droite, elle, est datée de 1934 : Robert Danis a respecté le noble classicisme des bâtiments du XVIIe siècle.

Mont Sainte Odile : le bâtiment d'honneur ou Saint-Léger

 

 

 

 

 

Les armoiries au-dessus de l’entrée principale sont celles du couvent de Sainte-Odile.

 

Mont Sainte Odile : un haut lieu de spiritualité

Le Mont Sainte-Odile a su, de tout temps, attirer la foule des humbles et le défilé des « Grands » de ce monde.

Mais la venue du pape Jean-Paul II, le 11 octobre 1988, a été un évènement exceptionnel, témoignant de la vitalité du pèlerinage et réaffirmant la permanence de ce haut lieu de spiritualité.

Cette visite est rappelée dès l’entrée de la cour des Pèlerins par une stèle avec un médaillon en bronze, oeuvre de Géraed Ambroselli.

C’est la deuxième fois qu’un pape honore le Mont de sa visite : en 1050 déjà, le pape alsacien Leon IX visita l’abbaye en l’honneur de Sainte Odile et inaugura solennellement l’église monastique reconstruite.

Après avoir découvert ou re-découvert le site avec nous, peut-être aurez-vous envie de résoudre l’énigme qui a permis de découvrir un trésor caché au couvent par un officier nazi en 1945 ? Alors, cliquez sur le lien et laisser-vous prendre au jeu !

Un trésor caché au Mont Sainte-Odile

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5 Commentaires

  1. THERESE WERNERT

    Bobjou
    Merci pour votre site très riche.des
    Je suis alsacienne du côté paternel et alsacienne de cœur même si je suis née et vis à Paris.
    Je suis à la recherche d’une prière de neuvaine à sainte Odile ,car j’ai problèmes aux yeux et voudrais demander son intercession.
    Pourriez-vous me dire où et comment me procurer un livret.
    Avec tous mes remerciements
    Thérèse Wernert

    Réponse
    • marie-paule burgard

      Bonjour Thérèse,
      Je viens de vous répondre en message privé sur votre adresse mail.
      Cordialement,
      Marie-Paule

      Réponse
  2. Jean Vermeil

    Monsieur,

    les noms figuraient bien.
    Je n’avais pas ouvert le déroulé concernant les chapelles.
    Votre travail est donc parfait !

    J V

    Réponse
    • Marie-Paule

      Merci pour l’intérêt que vous portez à nos articles. Il n’est effectivement pas toujours évident de penser à cliquer sur nos « learn-more » qui donnent davantage d’informations.
      Dans ce cas, il faut cliquer sur « Comprendre les mosaïques de la chapelle des Larmes » pour apprendre que ces mosaïques ont été réalisées en 1935-1936 par les céramistes Alphonse Gentil et François Eugène Bourdet, d’après des dessins de R.M. Aubry et des cartons de Franc Danis (fils de l’architecte Robert Danis).
      Je donne cette précision pour ceux de nos lecteurs qui ne sauraient où chercher, puisque vous-même l’avez trouvé.
      Cordialement,
      Marie-Paule

      Réponse
  3. Jean Vermeil

    Monsieur,

    merci pour votre site très riche.
    Puis-je vous demander quel est le nom du ou des artistes des mosaïques récentes qui ornent les deux chapelles extérieures ?
    Cordialement,

    J. V.

    Réponse

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