Histoire de Reims

Histoire de Reims

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Pour présenter Reims, reprenons mot pour mot la description qu’en fait l’office du tourisme :
« De l’époque gallo-romaine à maintenant, Reims a joué un rôle central dans l’Histoire. Pour en avoir le cœur net, il suffit d’observer le patrimoine de la ville.
Reims, capitale romaine, Reims, cité des sacres des rois de France, Reims, ville martyre de la Première Guerre Mondiale, Reims, laboratoire architectural, Reims, symbole de paix et de réconciliation…
Autant d’expressions pour désigner une ville aux multiples facettes, capitale du Nord de l’Empire Romain, siège du baptême de Clovis et des sacres royaux, bombardée et détruite à 80% pendant la GRANDE GUERRE, reconstruite dans les années 20-30 dans le style ART-DÉCO, siège du quartier général d’Eisenhower, où l’Allemagne nazie a signé sa capitulation le 7 mai 1945, puis où en 1962 a été célébrée la réconciliation entre la France et l’Allemagne. Les 3 sites classés au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, les monuments et musées de la ville et de ses alentours témoignent de ce passé historique. »

Prévoyez de consacrer une demi-journée à ce circuit et ne faites pas l’impasse sur le Palais du Tau : si vous ne devez voir qu’un seul musée à Reims, ce sera celui-là !

Distance : 4,2km – Temps approximatif de parcours : 2h00 sans les arrêts

 

 

Le circuit débute sur le parvis de la cathédrale.

Reims histoire : cathédrale Notre-Dame(1) Plusieurs églises se sont succédées sur cet emplacement, du IVe au XIIe siècle, jusqu’à ce qu’un incendie ravage la ville au début du XIIIe siècle.
La première pierre du nouvel édifice est posée le 6 mai 1211. La sculpture des statues démarre alors, mais il faut attendre 1252 pour que commencent les travaux de la façade. La cathédrale est construite pour l’essentiel en 60 ans seulement.
Les tours, culminant à 80m, ne sont réalisées qu’entre 1416 et 1452; les flèches ne seront jamais élevées, faute de moyens.
L’édifice sera gravement endommagé durant la première guerre mondiale et ne sera rendu au culte qu’en 1938, après restauration.

La cathédrale Notre-Dame de Reims est inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1991. L’art gothique atteint ici l’une de ses expressions les plus parfaites : cette réussite est le fruit de l’exceptionnelle utilisation des nouvelles techniques architecturales du XIIIe siècle, mais aussi de l’harmonieuse union de l’architecture et de la sculpture.

Aucune autre cathédrale européenne ne possède une aussi riche statuaire : 2303 statues ornent l’édifice, auxquelles viennent s’ajouter 788 animaux de toutes tailles. A l’intérieur, ses 38 mètres vertigineux de hauteur de nef donnent une sensation d’infini.
C’est le soir, lorsque le soleil couchant vient éclairer la façade harmonique, que la cathédrale est la plus belle, vue de l’extérieur.

 

Reims histoire : palais du Tau(2) Au départ palais épiscopal puis archiépiscopal à partir du VIIIe siècle, le monument n’est connu comme palais du Tau qu’à partir de 1138. Ce nom fait référence à la lettre Tau de l’alphabet grec en raison de son plan en forme de T. Il est reconstruit et complété d’une chapelle palatine à deux niveaux à la suite de l’incendie de 1207 ou 1210.
Vers 1500, sous les archevêques Guillaume Briçonnet (1497-1507) et Robert de Lenoncourt (1503-1532), le palais est remanié dans le style gothique flamboyant dont subsistent la salle basse voûtée d’ogives et le décor reconstitué au XXe siècle de la salle du Tau avec sa voûte lambrissée en carène.
De la fin du XVIIe siècle sous la direction de l’architecte Robert de Cotte durant l’archiépiscopat de Charles-Maurice Le Tellier (1671-1710) datent les transformations qui donnent au bâtiment son aspect classique actuel.

Jouxtant la cathédrale, il hébergeait aussi les rois de France, lors de leur sacre dans la ville.

Reims histoire : palais du Tau
Les bâtiments sont gravement endommagés par les bombardements de 1914-1918 : seuls les murs subsistent. Accueillant dès le XIXe siècle des collections d’art et d’histoire champenois, le palais est restauré et réaménagé pour devenir un musée inauguré en 1972. Classé patrimoine mondial par l’UNESCO en 1991 au même titre que la cathédrale, il est géré depuis 2000 par le Centre des monuments nationaux

Le Palais du Tau abrite aujourd’hui le Musée de l’œuvre de Notre-Dame. Le trésor de la cathédrale et une partie de la statuaire d’origine de l’église y sont exposés.

Reims histoire : palais du Tau
 
La visite de cet admirable palais propose une belle continuité dans la découverte de la cathédrale. Pouvoir ainsi approcher de très près les authentiques statues qui ornaient anciennement les façades permet de découvrir des détails dont on ne soupçonne pas la présence quand on les admire à leur emplacement depuis le sol !

Les pièces les plus remarquables du trésor royal sont le talisman de Charlemagne (IXe siècle) et le calice de saint Remi (XIIe siècle).
Le reliquaire de la sainte ampoule renfermerait l’huile d’origine céleste dont était oint le nouveau roi lors de la cérémonie de son sacre.

 

Reims histoire : bibliothèque Carnegie, façade
 
 
(3) La bibiothèque Carnegie fut bâtie en 1921 grâce au mécénat du magnat américain Andrew Carnegie en hommage à la solidarité franco-américaine durant la première guerre mondiale.
Auparavent, les locaux de la bibliothèque étaient installés au premier étage de l’Hôtel de Ville : ils ont été détruits en 1917 par un obus.
Réalisé par Max Sainsaulieu, le bâtiment sera inauguré le 10 juin 1928.
Un péristyle classique orné de mosaïques donne accès à un vaste hall spectaculaire !
 
 

Reims histoire : bibliothèque Carnegie, hall d'accueil
 
Ici, tout n’est que luxe, calme et volupté … Les panneaux d’onyx blond d’Algérie sont encadrés de bandes de marbre vert de Tinos.
Sous la coupole, une lanterne en pendentif de Jacques Simon surplombe une fontaine d’onyx et de marbre.
A droite, une porte à double battant en cuir mène à la salle de lecture.

Reims histoire : bibliothèque Carnegie, verrière salle de lecture
 
 
 
La salle de lecture est éclairée par un vitrail zénithal de Jacques Grüber et des vitraux de Jacques Simon.

La partie arrière du bâtiments en hémicycle permet le déploiement rayonnant des magasins.
 
 

Reims histoire : bibliothèque Carnegie, salle de lecture
 
 
 
 
Classée à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, la bibliothèque Carnegie abrite une collection de 400 000 documents, parmi lesquels 3000 manuscrits, 8000 livres rares et 25000 ouvrages sur Reims et sa région.

 

Reims histoire : chevet cathédrale
 

(4) L’urbanisme d’après-guerre a dégagé la cathédrale, le palais archiépiscopal (1690) et la chapelle palatine gothique, oratoire du prélat et de sa curie.
Edifié dans le premier tiers du XIIIe siècle, le chevet témoigne, avec ses doubles volées d’arcs-boutants, de la maîtrise des architectes pour équilibrer le chœur, voûté à 38 mètres et percé de hautes fenêtres.
Les statues d’anges abondent et déploient leurs ailes jusqu’en haut du clocher (82,5 mètres) : les bâtisseurs traduisent ainsi l’image de la cité céleste. L’édifice est une illustration de la porte du ciel vers lequel les lignes ascendantes attirent nos regards.

 

Reims histoire : place Royale
(5) Pour faciliter la traversée de Reims, mais aussi pour célébrer le roi (qui a aidé financièrement la ville de Reims pour installer des fontaines), édiles et urbanistes du XVIIIe siècle établirent dans le quartier médiéval du Grand Credo, au coeur de la ville gallo-romaine, une vaste place ornée d’une statue de Louis XV.
Entreprise en 1757 sous la direction de Legendre, la Place Royale ne sera achevée qu’en 1912. La statue, oeuvre de Jean-Baptiste Pigalle, fut inaugurée en 1765 : vêtu en empereur romain, Louis XV étend un bras pacifique au-dessus des allégories de la félicité du peuple et de la douceur du bon gouvernement.
Si les allégories sont d »origine, la statue du roi, renversée en 1792 (période révolutionnaire oblige !), a été remplacée en 1818 par une réalisation de Cartellier.
C’est sur le piédestal que fut brisée la sainte Ampoule le 7 octobre 1793.
 

La place Royale jouit d’un environnement sans équivalent avec un magnifique ensemble architectural faisant l’objet d’une inscription au titre des Monuments Historiques pour la Sous-Préfecture, les arcades, les toits à balustres et le sol à pavés. On peut cependant déplorer qu’il n’y ait plus de cafés ou de restaurants pour mieux en profiter ; ils ont été remplacés par des banques et des agences immobilières…

 

Reims histoire : place du forum(6) Dès l’époque gallo romaine, la place du forum a été un lieu de rassemblement important, pour les fêtes mais aussi pour des échanges politiques et les activités commerciales.

Le 4 avril 1840, un marché couvert en pierre sera édifié sur ce qui était encore la « Place du Marché », dont l’origine remonte à l’an 1334. C’est à l’occasion de cette construction que l’architecte Narcisse Brunette découvre une partie de ces vestiges dont on pensait alors qu’il s’agissait de thermes.

Il faudra attendre les années 1920, période de reconstruction de Reims après la première Guerre Mondiale, pour voir la mise à jour du Cryptoportique, dont il n’existe que cinq exemplaires dans le monde.

Reims histoire : place du forum, cryptoportique

 

Le cryptoportique de la place du Forum, incomplètement dégagé, était au centre d’une activité commerciale qui traversa les siècles. Semi-souterrain, il permettait de stocker des denrées à l’abri de la lumière et de l’humidité grâce à ses doubles parois.
Flanqué de boutiques (dont nous voyons les vestiges sur la photo), surmonté d’un portique de promenade, il appartenait à un ensemble d’édifices publics : temples, basilique civile, curie des magistrats locaux, un peu plus loin théâtre, thermes (à l’emplacement de la cathédrale).
Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez lire la brochure « Laissez-vous conter le Cryptoportique« .

 

Reims histoire : musée hôtel le Vergeur(7) Sur la place du Forum, devenue au Moyen Age la place des Marchés, se dressaient les hôtels particuliers de la bourgeoisie commerçante, avec leurs hauts pignons.
Le splendide musée-hôtel Le Vergeur que nous admirons aujourd’hui doit son nom à Nicolas Le Vergeur, le propriétaire qui, vers 1520, enrichit la cour de cette demeure médiévale d’un remarquable décor Renaisssance où les curiosités du Nouveau Monde rejoignent les modes italiennes.
Aujourd’hui, cette maison doit plus encore à Hugues Kraft qui la releva de ses ruines après 1918 et la légua avec tout son mobilier à la Société des Amis du Vieux Reims.

L’hôtel Le Vergeur est à la fois la demeure raffinée d’un mécène, grand voyageur et collectionneur, et un conservatoire de la mémoire de la cité. C’est aujourd’hui un musée ouvert au public qui possède, entre autres, une collection prestigieuse des célèbres gravures de l’Apocalypse et de La Grande Passion du maître allemand Dürer.
Pour en savoir plus, allez sur le site de la demeure.

 

Reims histoire : hôtel de la Salle(8) Construit entre 1546 et 1557 pour Henri Choilly, bourgeois de Reims enrichi dans le négoce du drap, l’hôtel de La Salle est un ensemble architectural exceptionnel de la Renaissance à Reims ; Sa façade extérieure reprend les formes de la nouvelle mode architecturale à l’antique (pilastres, cariatides, cartouches et têtes d’anges).

Dans la cour intérieure, relevée après la Première Guerre mondiale, les tourelles et l’escalier à vis ajouré couronnés d’un élégant clocheton rappellent, par leur style, le château de Blois. En 1609, la famille de La Salle acquit l’édifice, où naquit en 1651 Jean-Baptiste de La Salle, fondateur de la congrégation religieuse des Frères des Ecoles Chrétiennes, destiné à l’enseignement des enfants démunis, et qui essaima dans le monde entier au XXe siècle.

Bombardé et incendié en 1914-1918, l’édifice doit sa survie et sa restauration au propriétaire d’alors M. Jean Lhose, Directeur de la Maison de Biscuits de Champagne Fossier, qui y avait son siège social et son centre de fabrication.
Une statue de saint Jean-Baptiste de La Salle a été placée en 1952 dans une niche de cette façade.

Remarquez la dissymétrie du cintre du porche d’entrée : la rue du Docteur Jacquin n’existant pas avant 1918, la rue de l’Arbalète formait un cul-de-sac qui obligeait les voitures à entrer de biais. De part et d’autre du cintre du porche, deux cariatides traditionnellement nommées Adam et Ève, accueillent les visiteurs. À observer aussi : trois bustes sur la frise, à droite du porche.

 
Reims histoire : hôtel des comtes de Champagne(9) Située au coeur du quartier marchand, la rue de Tambour était l’une des plus actives de la vieille ville. Elle conserve la plus ancienne maison bourgeoise de Reims, dite Hôtel des Comtes de Champagne car elle servait de résidence à Thibaud IV (1201-1253) et plus généralement aux Comtes de Champagne lorsqu’ils venaient à Reims pour le sacre des rois de France. La demeure date du Moyen-Age. Au rez-de-chaussée, des baies restituées lors d’une importante restauration après 1918 ont remplacé les boutiques.
A côté se trouvait la Maison des Musiciens, dont le décor exceptionnel a pu être sauvé en 1918 (il se trouve désormais au musée saint-Remi). Cinq statues du milieu d XIIIe siècle constituent un ensemble rare d’art laïc : quatre instrumentistes entourent un auditeur qui tenait jadis un faucon sur le poing, sans doute un riche propriétaire.

La demeure ne se visite pas sauf lors d’événement culturel.

 
Reims histoire : hôtel de Ville(10) En 1627, grâce au remboursement d’une dette importante contractée par le duc de Guise pendant la Ligue, les édiles rémois, qui n’avaient jusque là pas de lieu pour se réunir, confient à Jean Bonhomme la construction de leur Hôtel de Ville. La construction du pavillon d’angle sera achevée dès 1628. Après quoi les travaux continuent par la façade, dont les décors sont confiés au sculpteur Nicolas Jacques. Les travaux, interrompus faute d’argent en 1636, laissent un édifice inachevé, allant du pavillon d’angle au pavillon central.
En 1880, Narcisse Brunette élève, dans le respect du parti initial, la seconde aile. Bien qu’achevée au XIXe siècle, la façade, de style Louis XIII, exprime le pouvoir politique de la ville. En son centre, le campanile affirme la puissance municipale et rythme les événements de la cité, en opposition au pouvoir clérical. Les colonnes et les chapiteaux corinthiens sont d’inspiration antique. Le bossage en table, les hautes toitures et les cheminées imposantes sont typiques de la Renaissance.
La partie supérieure du pavillon central est exécutée dans le style baroque avec en son centre une statue équestre de Louis XIII. Quasiment identique à la statue du XVIIe siècle détruite lors de la Révolution, elle est entourée de colonnes torses et de volutes. La mise en scène est dynamique : le cheval se cabre et le manteau du roi est comme soulevé par le vent.
Sur la façade principale, des bas-reliefs sculptés présentent des scènes inspirées de l’agriculture, de l’industrie et du domaine militaire.
Incendié en 1917, l’Hôtel de Ville est entièrement reconstruit, seule la façade conservant son aspect d’origine.

 

Reims histoire : façade en mosaïque(11) Nous voici devant le Cellier, l’ancienne maison de champagne Jules Mumm. Une porte d’entrée aux dimensions monumentales évoque un gigantesque foudre de vin.
Et au-dessus de la porte, une frise Art Nouveau, datant de la fin du 19ème siècle, réalisée par Auguste Guilbert-Martin sur le bâtiment de l’architecte Ernest-Kalas, illustre avec détail toutes les étapes d’élaboration du champagne.

C’est l’occasion de redécouvrir un processus aujourd’hui disparu comme le collage : on rajoutait de la colle à poissons pour agglomérer les impuretés du vin.
Suit directement le recoupage, l’étape du tirage ayant été gommée.
On n’a pas du tout cette étape de passage en bouteilles, très étonnamment, on a par contre l’étape noble du remuage de la bouteille, le remuage consistant à élever les bouteilles petit à petit tout en les tournant d’un quart de tour tous les jours et au fur et à mesure on va faire descendre les dépôts qui sont dans la bouteille vers le col de la bouteille.

On aboutit alors à la spectaculaire étape du dégorgement qui consiste à expulser le dépôt grâce à la pression du gaz dans la bouteille.
Ensuite vient le dosage, l’ajout de sucre pour donner le goût du champagne puis tout le processus de bouchage et de préparation à la livraison.
Au total, dix étapes sont présentées sur la façade. Il ne manque que la dégustation !

Le Cellier sera vendu à diverses institutions puis à la maison Jacquart qui finit par s’en séparer.
Le lieu n’est alors plus très fonctionnel et les maisons de champagne préfèrent avoir leur unité de production en périphérie de Reims.
Aujourd’hui le cellier est dédié à la culture et au patrimoine.

 

Reims histoire : les Halles(12) Les Halles du Boulingrin
Après la Première Guerre Mondiale, Reims est totalement sinistrée : l’ingénieur en charge de planifier la reconstruction de la ville envisage le transfert du marché (qui se trouvait place du Forum – voir plus haut) en bordure de la place du Boulingrin, terrain libre proche de la gare. Cette place présentait aussi l’avantage d’être desservie par de larges rues et
d’offrir l’espace pour le stationnement. La construction du marché couvert est un projet essentiel pour relancer la vie sociale et économique de Reims.
Le chantier débute en février 1927 : il est l’oeuvre de l’architecte rémois Émile Maigrot, qui trvaillera en étroite collaboration avec l’ingénieur Eugène Freyssinet, qui a remporté le concours pour le gros œuvre. Le bâtiment, achevé deux ans plus tard, est impressionnant par ses dimensions, 109 m de long et 19 m de hauteur. Mais c’est surtout la voûte parabolique qui attire l’attention : en béton, elle ne fait que 7 cm d’épaisseur !

 

Reims histoire : les Halles, interieurDeux verrières divisent la voûte et permettent d’identifier les trois espaces de vente.
De part et d’autre du carreau se trouvent des boutiques pour des commerçants permanents. L’étage consiste en une mezzanine qui accueillait des étals ainsi qu’une boucherie.
Le premier marché a lieu fin octobre 1929, les halles sont un rendez-vous très apprécié des Rémois pendant de nombreuses années.
Pourtant, les années passant, ce chef d’œuvre architectural s’est retrouvé dans un état de délabrement tellement avancé qu’il a fallu en interdire l’accès au public en 1988. Sa démolition fut même envisagée.
Depuis, les Halles attendaient leur retour à la vie. Grâce à la volonté politique de la Municipalité, une restauration sera entreprise en mars 2010. Depuis fin 2012, les Halles du Boulingrin ont retrouvé leur vocation initiale : elles accueillent le marché couvert du centre-ville trois fois par semaine : mercredi (7 h-13 h), vendredi (7 h-13 h et 16 h-20 h) et samedi (6 h-14 h). Un marché bio a également élu place aux Halles le vendredi de 16 h à 20 h.

-> Télécharger la brochure : « Laissez-vous conter les Halles du Boulingrin »

reims histoire : 1-3 rue du chateau porte de mars
 

 

Tout autour des Halles sont conservés des immeubles représentatifs de la reconstruction des années 1922-1924.

Au 1-3 rue du Château Porte-Mars, Constant Ouvière a joué des références rustiques à la chaumière, avec des corbeilles de roses.

 

Reims histoire : les Halles, rue du temple

 

 

Au 23-25 rue du Temple, Edmond Herbé et Maurice Deffaux ont eu recours à un large vocabulaire architectural (balcons couverts, cheminées échelonnées …) et décoratif (mosaïques, ferronneries, guirlandes de fleurs stylisées …).

 

Reims histoire : cimetière du nord, chapelle Sainte Croix(13) Le cimetière du Nord a été créé en 1787; il fut une des premières nécropoles de France a avoir été placée hors des murs de la Ville, ce qui répondait aux préoccupations sanitaires de l’époque. On y transféra, après celles de l’hôtel-Dieu, les sépultures des paroisses de la ville. En 1788, on réalisa la grille d’entrée et la chapelle Sainte-Croix, qui est classée monument historique depuis 1927.

Le cimetière prit au XIXe siècle le style d’un jardin anglais de 6 hectares où reposent les Rémois qui se sont illustrés dans les arts, les lettres, les armes et les affaires.

Parmi les tombes les plus remarquables dont la plus connue est celle de l’abbé Miroy, on peut voir des œuvres des sculpteurs René de Saint-Marceaux, Léon Chavalliaud, Eugène Bourgouin, Auguste Coutin, Théodore Rivière …

Pour en savoir plus, voyez le magnifique travail d’un passionné : http://alain.bugnicourt.free.fr/cyberbiologie/bioramapub/cimnordreims.pdf

 

Reims histoire : monument aux morts
 

(14) Fermant le grand axe des Promenades, le Monument aux Morts, d’inspiration classique, est dû à l’architecte Henry Royer et au sculpteur répois Paul Lefèbvre. Il a été inauguré en 1930 par le maréchal Philippe Pétain et le ministre de la guerre André Maginot.
Reims se relevait alors des ruines de la Première Guerre mondiale : la ville détruite à 80% avait perdu plus de 4500 de ses habitants.
La statue centrale symbolise la « Pensée accomplissant son effort de résurrection ». Le relief de gauche, « 1914 le sacrifice », est dédié aux familles des morts, tandis que celui de droite, « 1918 la leçon du passé », s’adresse aux générations nouvelles pour qu’elles sachent et se souviennent.

 

Reims histoire : pont de Laon
 

(15) Enjambant la voie de chemin de fer, le Pont de Laon, situé au débouché nord de la nationale 44, revêtait une grande importance stratégique.

A la veille de la Libération par des éléments de la 3e Armée américaine du général Patton, le 30 août 1944, grâce à une poignée de résistants et de cheminots, le pont a été préservé de la destruction.

A l’ouest, d’autres combattants des Forces Françaises de l’Intérieur ont préservé le pont Fléchambault sur le canal, dans le quartier Saint-Remi.

 

Reims histoire : musée de la reddition(16) Musée de la Reddition 7 mai 1945
Pendant les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, ces bâtiments accueillirent le poste de commandement du Supreme Headquarters ofAllied Expeditionary Forces, le quartier général d’Eisenhower.
Après la prise Berlin par l’Armée Rouge et le suicide d’Adolphe Hitler, les émissaires allemands, mandatés par l’Amiral Doenitz, chef du gouvernement provisoire allemand désigné par Hitler pour lui succéder, y viennent négocier la fin des hostilités. Dans la salle de professeurs, reconvertie en salle des cartes, ou War Room, avec au centre, la grande table entourée de quatorze chaises, est signée, le 7 mai 1945, à 2h41, par le général Jodl, chef d’état-major, la capitulation sans conditions du Troisième Reich.
La nouvelle est annoncée simultanément dans toutes les capitales alliées le lendemain à quinze heures, alors que les termes de l’acte de reddition stipulent que les hostilités prennent fin le 8 mai 1945 à 23h01.
Selon les exigences de Staline, une seconde capitulation est signée dans la zone soviétique de Berlin, le 9 mai.

La reddition du 7 mai est l’acte authentique qui mit fin à la Seconde Guerre mondiale en Europe.

Classée monument historique, La Salle de Reddition est restée en l’état jusqu’en 1985. A l’occasion du quarantième anniversaire de la victoire alliée en Europe, la Ville de Reims entreprend d’y aménager un musée comprenant :

– Une salle de projection d’une capacité d’accueil d’une trentaine de visiteurs;
– La War Room ou Salle des Cartes, au premier étage où un espace vitré est aménagé afin de préserver les documents;
– La Salle des expositions temporaires, au premier étage du musée, à côté de la Salle de la Reddition présente chaque année depuis 2000 une exposition consacrée à un thème ayant trait à la Seconde Guerre mondiale.

 

Reims histoire : porte de Mars(17) La porte de Mars était en travaux en ce mois de février 2017, comme vous le montre la photo. Ces travaux de restauration, dont la première étape porte sur le couvrement, avec l’installation d’une couverture en plomb et un réseau d’évacuation des eaux pluviales, ont débuté à l’automne 2015 et devaient s’étaler sur plusieurs années.

L’arc antique de Reims est le dernier vestige des quatre arcs de triomphe qui marquaient l’entrée de la cité, construit probablement au début du IIIe siècle. Il a pu subsister grâce à son intégration à l’enceinte médiévale puis à son intégration au château de l’évêque du XIIe siècle.
Le XIXe siècle marque la renaissance de l’édifice grâce à l’architecte Narcisse Brunette qui le dégagea de son enfouissement des masses de terre et restitua la partie occidentale.

Pour plus de détails et des photos de l’édifice voyez l’article de l’inventaire général du patrimoine culturel de Reims.

 

Reims histoire : monument de la Résistance et de la Déportation(18) Situé sur les Hautes Promenades, en contrebas de la perspective du Monument aux morts, le Monument aux martyrs de la Résistance et de la Déportation a été inauguré le 8 mai 1955.
Il est constitué d’une énorme dalle en granit de Bretagne de 9 mètres sur 6,5 mètres, portant la simple inscription en lettres de bronze d’un mètre : « À la Résistance ». De chaque côté du monument, deux dalles latérales, disposées sur des talus engazonnés, portent les noms des Rémois victimes de la répression nazie. Ce mémorial rend ainsi hommage aux victimes civiles, résistants et déportés politiques et raciaux.

Au cours de la cérémonie d’inauguration du monument, le général Ganeval a déposé une urne contenant des cendres recueillies dans les fours crématoires des camps de concentration de Mauthausen, Flossenbürg, Bergen-Belsen et Neuengamme, dans une niche aménagée dans la dalle centrale.

Ce monument est l’oeuvre de l’architecte Rémois : Louis Sollier. Pour en savoir plus

 

Reims histoire : immeuble art déco, 23 bld Foch
(19) Jusqu’au 19e siècle Reims est une ville fortifiée. Dès le 18e siècle les fossés de la ville seront plantés d’arbres, ce sont les actuelles Promenades. Au 19e siècle, le percement du canal, l’arrivée du chemin de fer vont entraîner le démantèlement des remparts.
A leur place des boulevards comme le boulevard Foch apparaissent ; des immeubles hôtels particuliers ou immeubles de rapport sont construits. Une partie d’entre eux sera renouvelée après la Première Guerre mondiale.

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la ville reconstruite offre un panorama exceptionnel du style des « années folles », puissant avec éclectisme et élégance dans un patrimoine qui va du classicisme au Mouvement Moderne.

L’immeuble du 23 boulevard Foch, édifié par l’architecte Georges Bisson, pour son agence, est exemplaire de l’époque, avec le recours aux balcons couverts, colonnes antiques réinterprétées, pans coupés, cintres surbaissés, fers forgés, bas-reliefs où les oiseaux sont associés aux habituels motifs végétaux.
L’immeuble actuel a conservé les fondations de celui détruit pendant la première guerre mondiale.

 

Reims histoire : fontaine des boucheries
(20) L’alimentation de la ville en eau potable a été améliorée au milieu de XVIIIe siècle par le lieutenant des habitants Levesque de Pouilly.
Grâce à la générosité du chanoine Godinot, les adductions d’eau vers 17 fontaines des quartiers rémois ont été réalisées.
La Fontaine des Boucheries est l’un des derniers témoignages de cet équipement public.

Erigée en 1770, elle tire son nom de son emplacement originel : la place des Boucheries. Elle a été classée monument historique en 1927. En 1933 elle est légèrement déplacée pour être dans l’axe du cours Langlet et de la tour Nord de la cathédrale. En 1935 est ajouté un médaillon en bronze en hommage à Jean-Baptiste Langlet (médecin et maire de Reims durant la première guerre mondiale). En 2009, elle est de nouveau déplacée vers son emplacement actuel (la place Jules Lobet, à moins de 100 mètres de son emplacement initial) car elle se situait sur le tracé du tramway de Reims alors en construction.

Vous trouverez plus d’informations et de nombreuses photos sur le site Reims Histoire Archéologie.

 

Reims histoire : cours Langlet
(21) Dédié au maire des années 1908-1919, le Cours Jean-Baptiste Langlet est une des larges voies nouvelles percées dans le parcellaire ancien (rue du Carrouge, de la Clef et des Deux Anges).
Il a été conçu pour la promenade.
Aux carrefours, on a privilégié de vastes immeubles haussmanniens à dôme d’angle imposé par le premier règlement d’urbanisme.
L’Art déco n’est pas absent mais il se garde de toute exubérance, se fait respectable dans son éclectisme, à l’image des familles résidentes.

 

Reims histoire : hôtel de Bezannes
(22) Hôtel de Bezannes
Réaligné sur le Cours Jean-Baptiste Langlet, percé après la Première Guerre mondiale comme nous venons de le voir, ce petit bâtiment entièrement reconstruit dans les années 1920 est l’un des deux pavillons qui encadraient la façade à porte cochère du vaste hôtel construit vers 1450 par Pierre, seigneur de Bezannes, qui fut lieutenant des habitants.
D’autres familles nobles en furent propriétaires (Maullefer, Coquebert…) avant sa transformation en école, le Cours Normal.
L’architecture et le décor sont caractéristiques du style gothique flamboyant : hautes fenêtres encadrées de moulures à arêtes aiguës, arcs en accolade ornés de demi-choux et fleurons.

Pour en savoir plus sur cette maison et voir des photos anciennes

 

Reims histoire : hôtel de la Mutualité(23) Hotel de la Mutualité, ancien Conservatoire de Musique
Le premier projet, en 1924, représentait un dôme d’angle selon le règlement du nouveau Cours Jean-Baptiste Langlet. Mais la construction n’a été réalisée qu’en 1927, marquant un tournant vers une architecture Art déco soulignée par des bas reliefs.
L’exposition internationale des Arts Décoratifs de Paris en 1925 avait donné son nom à un courant artistique, associant architectes, artistes et artisans.

Une grande salle de spectacle aujourd’hui divisée est ornée de fresques d’Edmond Chauvet, représentant les diverses phases de la vie mutualiste.
Le bâtiment a accueilli le Conservatoire de Musique jusqu’en 1934, avant son transfert rue Carnot.

Pour en savoir plus et découvrir de nombreuses photos

 

Reims histoire : quartier des banquesReims histoire : quartier des banques(24) Le quartier des banques
Les années 1920 ont vu plusieurs banques se regrouper à cet endroit de la ville. A l’angle sud-ouest de la rue Carnot, André Narjoux, architecte du Crédit Lyonnais, a conçu pour l’agence de Reims (1923) une façade imposante, avec colonnes, pilastres et balcons autour d’une rotonde d’angle et un vaste hall à coloonades dorique et verrière survoûte à caissons.
L’architecte Emile Dufay-Lamy a doté la banque Chapuis au n°14 de la rue Carnot, d’un établissement monumental marqué lui aussi par l’héritage du XIXe siècle, où les statues mythologiques apparaissent. Victime de la crise de 1929, cette banque fut remplacée de 1934 à 1994 par le Conservatoire de Musique.
Repris et reconstruit par la Caisse d’Epargne, l’immeuble a retrouvé sa vocation d’origine en conservant seulement sa façade.

 

Reims histoire : porte du Chapitre(25) La porte du Chapitre
Le pâté de maisons compris entre la cathédrale, les rues du Cloître, du Trésor et Carnot étaient réservées aux chanoines.
Cet enclos comprenait le cloître, les bâtiments nécessaires à la vie commune, les écoles et toutes les dépendances utiles à l’administration de leurs domaines et à l’exercice de leur juridiction seigneuriale sur une partie de la ville (granges, celliers, tribunal et prison).
Il y avait également des boutiques, en particulier des merciers et des libraires-imprimeurs.

Ouvert aux passants dans la journée, le quartier était clos le soir comme en témoigne cette porte édifiée en 1531, exemple typique de l’architecture qui a marqué la transition de l’art gothique à l’art de la Renaissance.
Avec ses deux tourelles en encorbellement, cette porte constituait donc l’entrée principale de l’enclos canonial. Ses vantaux de bois sculpté sont désormais dans les réserves du Musée des Beaux-Arts.

Elle fera l’objet d’un petit tour de force réalisé par les architectes et les entrepreneurs qui reconstruiront Reims après 1918. La porte sera démontée entièrement, ses pierres numérotées, et elle sera reconstituée fidèlement sur l’alignement de la rue élargie, un peu en retrait de son emplacement d’origine.

 

Reims histoire : place du Chapitre
Place du Chapitre

Les chanoines qui entouraient autrefois l’évêque pour l’aider à gérer le diocèse de Reims vivaient dans une enceinte canoniale ouverte aux passants la journée, comme nous venons de le voir.

Le chapitre désigne le collège des chanoines, il a naturellement donné son nom à cette place puisqu’il était localisé ici jusqu’à la fin du 18ème siècle lorsque la municipalité de Reims a interdit aux chanoines d’exercer leurs fonctions.

C’était une vraie petite ville dans la ville! Les constructions du chapitre ont quasi toutes disparu aujourd’hui.

Pour en savoir plus sur le quartier canonial

 

Reims histoire : office du tourisme
(26) Maison du trésorier du Chapitre de la Cathédrale de Reims

Le trésorier du Chapitre était un important dignitaire qui gérait son patrimoine, veillait sur les reliques et était chargé du maintien de l’ordre dans la cathédrale et ses abords immédiats.
Une barrière (les lices) marquait sur le parvis la limite de sa juridiction. Dans cette enceinte se tenaient en particulier les indigents qui n’avaient pas le droit de mendier à l’intérieur de l’église. La Maison du Trésorier, dont certains éléments remontent au XIIème siècle, est désormais occupée par l’Office de Tourisme.

 

Ainsi s’achève ce circuit qui nous a permis de découvrir les lieux emblématiques de l’hyper-centre de Reims, et de remonter à travers plusieurs siècles d’histoire dans la cité des sacres.

Mais il reste d’autres lieux très importants à voir, dont le quartier saint Remi, le patrimoine Art Déco et une cave champenoise .

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