Hébergements : Na Bolom

Hébergements : Na Bolom

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Nous avions lu dans le livre « Les mille lieux qu’il faut avoir vus dans sa vie » :

« Nul séjour à San Cristobal n’est complet si l’on ne visite pas Na Bolom, la demeure que Frans Blom, archéologue réputé, partagera avec sa femme Gertrude, ethnologue, journaliste et photographe. Cette hacienda du XIXe siècle est à la fois un musée, un centre culturel et une pension de famille. C’est aussi un centre de recherche dédié à une myriade de villages des haut plateaux, où propèrent les traditions culturelles et religieuses.
Au cours des repas que l’on prend en commun à l’hacienda, on rencontrera des chercheurs en visite et des voyageurs partageant les mêmes intérêts. Un séjour d’une nuit ou plus constituera peut-être l’élément le plus marquant de ce voyage. »

Nous avons donc décidé de passer nos deux premières nuits au Chapias à Na Bolom.

Attention : cette demeure est parfaite si vous vous intéressez à tout ce qui touche au peuple Maya, car toute la propriété regorge de trésors. Mais si c’est uniquement le confort qui guide votre choix, cet hébergement n’est pas vraiment fait pour vous: les chambres sont simples et, dans celles disséminées dans le jardin, il peut arriver qu’il n’y ait momentanément plus d’eau pour la douche et les toilettes.

San Cristobal - Na Bolom

Les Blom ont été de grands explorateurs et ont été parmi les premiers étrangers en entrer en contact avec les indigènes lacandons. C’est  la seule ethnie qui est parvenue à échapper de la colonisation espagnole: ils vivaient tellement bien cachés dans la  jungle, si dense au Chiapas,  que les Espagnols ne les ont jamais trouvés.
Frans et Trudy ont établi des liens d’amitié très étroits avec les lacandons.

Quand ils se sont mariés, ils ont décidé de racheter et de restaurer un ancien séminaire catholique construit en 1898 à San Cristóbal de las Casas. Ils renommèrent la maison ( située au numéro 33 de l’avenue Vicente Guerrero) Na Bolom, qui signifie « maison du jaguar » en maya tzotzil, en souvenir de l’interprétation du nom Blom qu’avaient faite les Lacandons lors de leur première rencontre avec Frans.
Ils ont décidé de transformer leur grande maison coloniale en un musée et un centre de recherche consacré à informer les gens sur cette ethnie. En même temps , ils proposaient gratuitement  des soins médicaux, un hébergement temporaire et de la nourriture aux Lacandons de passage à San Cristóbal de las Casas.

Na Bolom - détail de notre couvre-lit
En suivant la tradition initiée par Gertrude, Na Bolom offre aussi des chambres aux visiteurs. Chacune  est une extension du musée, puisqu’elles sont décorées avec d’anciens meubles, œuvres d’art, textiles et photographies des différents villages du Chiapas. La plupart des chambres portent le nom d’un village ou d’un site archéologique et sont décorées avec des objets de ce lieu en particulier.

Dans notre chambre, c’est le couvre-lit qui m’a vraiment fascinée : il a été entièrement brodé à la main !
San Cristobal - Na Bolom

 

 

 

Actuellement, sur les 16 chambres disponibles, trois sont toujours réservées aux Lacandons. Sur la photo ci-contre, vous pouvez voir, en agrandissant la photo,  deux enfants Lacandons assis sur le banc au fond du patio.

Quand Rodolfo viendra nous chercher le lendemain matin, ils nous apprendra que ce sont des garçons, et qu’il a été, lui aussi, l’un d’eux. Il a très bien connu Trudy. Il nous a appris que François et Danièle Mitterand étaient très proches de Trudy Blom et avaient leur chambre attitrée à Na Bolom.

Na-Bolom - sculpture Diego Rivera enfant
Na-Bolom - sculpture Diego Rivera adulte

 

 

Le couple accueillait les artistes et les chercheurs gratuitement mais chacun devait laisser quelque chose pour témoigner de son passage : c’est pourquoi la propriété contient autant d’oeuvres d’art.
Diego Rivera laissera cette sculpture le montrant, sur une face, enfant avec sa maman, et de l’autre, adulte menant une vie de débauche.

Na Bolom - la salle à manger
La maison continue d’accueillir chercheurs et étudiants : une association s’est créée pour perpétuer l’oeuvre des Blom.
En ce long week-end pascal, il n’y avait malheureusement ni chercheurs ni étudiants à Na Bolom et nous nous sommes retrouvés tous seuls le premier soir à la longue table qui peut accueillir 40 convives.  La tradition veut qu’ici se réunissent les visiteurs, les clients, les hôtes, les lacandons et les collaborateurs de Na Bolom, pour converser à la chaleur de la cheminée, et se restaurer tous ensemble, comme le souhaitaient les fondateurs.
Le lendemain, nous avons rencontré un couple de Français avec leurs quatre enfants. Tous, y compris le petit dernier, s’exprimaient aussi bien en français qu’en espagnol.
Nous apprendrons que le père de famille avait accepté sa mutation au Mexique 18 mois auparavant, que les enfants fréquentent l’école française à Mexico qui accueille les élèves de la maternelle à la terminale.
Mais l’école est fréquentée à 80% par des mexicains qui souhaitent s’immerger dans la langue et la culture française, et donc les enfants ont bien plus de copains mexicains que français.
Ils nous raconteront l’histoire des Barcelonettes qui explique la forte présence française à Mexico.

Na Bolom - la chapelle

Ne manquez pas la chapelle, que vous trouverez juste à gauche si vous allez de la salle à manger vers le patio : c’est la chapelle de l’ancien séminaire, qui avait été construite par Carlos Zacarías Flores au début du XXe siècle.
Frans Blom, fils d’un antiquaire, conservait une collection d’œuvres d’art de Nouvelle-Espagne, et en particulier d’art sacré du Chiapas, qui est mainenant exposée dans cette chapelle où on trouve des exemples de la peinture et de la sculpture religieuse chiapanèque des XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle.

Na Bolom - la chapelle

 

 

Les peintures du plafond sont d’origine, dans le stype néoclassique adopté par la ville à la fin du XIXe siècle, style que l’on retrouve aussi dans les colonnes et l’autel. La chapelle n’a jamais été consacrée ni utilisée pour des offices religieux.
Elle sert maintenant comme salle de concert: le piano n’est pas là pour la décoration !

 

 

Na Bolom – Le Musée

De ses expéditions et de ses recherches, le couple Blom a ramené une riche collection d’artisanat chiapanèque et de textiles traditionnels ainsi que des milliers de photos. Le musée accorde une place privilégiée aux Indiens lacandons. Il comporte cinq salles d’exposition permanente, dont la chapelle.

Na Bolom - salle lacandona

Salle Lacandona : Cette collection ethnographique est le résultat des voyages des fondateurs et des cadeaux qu’ils ont reçus des lacandons. Cette salle permet d’expliquer la culture et les croyances de ce peuple, au travers notamment d’éléments de la vie quotidienne

 

Na Bolom - salle des explorateurs

Salle des Explorateurs : Les voyages à travers la forêt durant la première moitié du siècle XX étaient difficiles, les expéditions durant parfois des mois. Dans cette salle, les photographies et la vidéo « Hommes, mulets et machettes » permettent de se faire une idée des difficultés qu’il fallait surmonter pour pouvoir mener à bien une mission.

 

Le siège de Frans Blom ne laisse pas indifférent !
Na Bolom - salle Moxviquil

 

 

Salle Moxviquil : Cette salle porte le nom d’un site archéologique situé sur les hauteurs à deux kilomètres de la ville de San Cristobal de las Casas. Il est considéré comme un des centres cérémoniaux les plus importants de la vallée. Frans Blom a effectué des excavations durant l’année de 1952, et le Dr. Weigant l’a fait en 1953 ; jusqu’à ce jour, les travaux n’ont pas été poursuivis.
Ici le visiteur peut admirer des exemples de céramique, des outils de pierre ainsi que quelques squelettes qui montrent les coutumes funéraires des anciens habitants de la vallée. De même, on trouve quelques exemples des diverses expéditions et des recherches effectuées par Frans Blom, tant dans la Forêt Lacandona qu’en Oaxaca et en d’autres lieus du Mexique.
En plus d’être explorateur et archéologue, Frans était cartographe, et c’est lui qui a tracé la première carte de la Forêt Lacandone, qui a servi d’exemple pour la réalisation des cartes actuelles.

 

Na Bolom - CHambre de Trudy

 

 

Chambre de Gertrude Duby Blom :
Après son décès, le 23 décembre 1993, sa chambre a été intégrée comme un espace du Musée dans lequel on peut observer ses vêtements caractéristiques, ainsi que sa bijouterie et objets personnels.

Na Bolom - la bibliothèque
Na Bolom - la bibliothèque

 

La bibliothèque compte plus de 9000 ouvrages traitant d’archéologie, d’anthropologie et d’histoire, concernant principalement les Mayas.
C’est ici, devant la cheminée, que les Mitterrand aimaient s’entretenir avec Trudy, si l’on en croit le guide de la maison.

C’est une pièce très riches en objets divers.

Na Bolon - les jardins

Na Bolon - les jardins

 

 

 

N’hésitez pas à parcourir les jardins de long en large : vous irez de découverte en surprise !
Na Bolom - la chapelle indigène
Na Bolom - la chapelle indigène

 

 

 

 

 

 

Et peut-être trouverez-vous la chapelle indigène, construite selon les techniques ancestrales

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