Gozo : circuit découverte de l’île

Gozo : circuit découverte de l’île

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Gozo, qui signifie « joie » en langue de Castille, est la deuxième plus grande île de l’archipel maltais, avec une population d’environ 30 000 personnes.
L’île fait un tiers de la taille de Malte (14 km de long sur 7 km de large), et n’est séparée de sa grande soeur que par un bras de mer de 5 km mais c’est un tout autre univers qui vous attend. Paysages pittoresques, collines verdoyantes et côtes sauvages, la vie s’écoule paisiblement sur cette île plus rurale, plus authentique.

Malte et Gozo partagent la même histoire mais Gozo a eu plus que sa part de malheurs. En grande partie non défendue, l’île a de nombreuses fois été dévastée par les pirates. En 1551, la quasi totalité de la population a été réduite à l’esclavage par les sarrasins qui y ont effectué un raid dévastateur. L’île ne s’en est jamais vraiment remise et est restée sous peuplée pendant des siècles jusqu’à ce que l’arrivée des Chevaliers entraîne la re-fortification de la Citadelle médiévale (à Victoria, également appelée Rabat) et que les Gozitains commencent à s’aventurer sur le reste de l’île.
On dit des habitants qu’ils se proclament gozitains avant tout, qu’ils ont leur propre personnalité et leur propre identité. Les Gozitains sont connus pour leur gentillesse et leur accueil des visiteurs, leur confiance aussi : « il parait impensable d’y fermer sa porte à clé et, s’il y a eu une voiture dérobée, les voleurs n’ont jamais atteint le ferry »avons-nous lu dans notre guide.

 

Son relief est une succession de collines escarpées, d’arêtes rocheuses et de vallées très encaissées. La campagne de Gozo, verte et fleurie au printemps est une mosaïque de champs cultivés en terrasse, avec des routes sinueuses, étroites entourées de hauts murets de pierre qui rejoignent les fermes traditionnelles.
Attention donc, si vous louez une voiture pour explorer l’île : ne vous fiez pas aveuglément au GPS, étudiez bien le trajet auparavant !
Nous nous sommes retrouvés engagés sur une route étroite, plutôt chaotique, sinueuse et avec une sacrée pente : heureusement que le conducteur a su garder son sang-froid car les passagers étaient morts de trouille … Tout ça parce que nous ne voulions pas faire demi-tour, ayant repéré une route secondaire qui nous permettait de rejoindre plus rapidement (pensions-nous) la route principale.

 

 

 

Vous aurez remarqué que nous ne sommes pas passés par Dwejra (à l’ouest), où la géologie et la mer se sont alliés pour produire l’un des paysages côtiers les plus spectaculaires de Gozo.
« Classé réserve naturelle par l’Union européenne, Dwejra est un site miraculeux, enveloppé d’une aura légendaire. Bordée de baies magnifiques aux falaises abruptes et de sentiers de randonnée paradisiaques, Dwejra enchantera les amateurs de nature venus respirer le doux parfum de l’ailleurs » nous dit le Routard, qui propose plusieurs photos de l’endroit

Nous y avons renoncé par manque de temps. Gozo a beau n’être qu’une toute petite île, elle a tant à offrir qu’il est impossible de profiter de tout en une seule journée. Il a donc fallu faire des choix. Après avoir étudié tout ce qu’on pouvait faire sur la côte nord-ouest, nous avons estimé qu’il serait frustrant de ne pas y rester au moins une demi-journée et qu’il valait donc mieux réserver le site à un prochain séjour.
A noter : l’une des attractions les plus célèbres, la fenêtre d’Azur, s’est effondrée le 8 mars 2017, le mois précédant notre arrivée

 

Première étape : Traversée en ferry

 

gozo : ferry au départ de malte, cirkewwa terminalLe bateau est le seul moyen de locomotion à la disposition du touriste lambda pour arriver à Gozo.

A Malte, le terminus de ferry se trouve à Ċirkewwa, tout au bout du nord-est de l’ile. On peut se rendre à Ċirkewwa en voiture par la route de Mellieha qui indique très clairement la direction pour Gozo.
Les horaires varient selon la période de l’année, cependant il y a un ferry toutes les 45 minutes a peu près durant la journée : les horaires et les tarifs peuvent être consultés sur le site Gozochannel

Depuis Avril 2010, les points de ventes de tickets ont tous été transférés à l’embarcadère de Gozo qui se nomme Mgarr. Ainsi, si vous partez de Malte, vous n’achèterez votre billet qu’au retour de Gozo !

 

gozo : le ferry passe devant comino
Nous passons à côté de Comino
.

Aux XVe, XVIe et XVIIe siècles, lorsque Malte se retrouva successivement sous le contrôle des Aragonais, des Castillans puis des chevaliers de Saint-Jean, Comino était fréquemment visitée par des corsaires, les galères turques venant s’abriter dans ses criques cachées.

Le nom maltais de Comino, Kemmuna, vient d’un mot arabe signifiant « endroit abrité ». Ces corsaires assaillaient souvent le transport maritime de la région et harcelaient impitoyablement les bateaux sans défense qui se dirigeaient vers Gozo, chargés des vivres dont l’île avait grand besoin.

 

gozo_: comino, tour sainte marie vue depuis le ferryDepuis le ferry, vous apercevrez une tour construite en 1618 sur décision du grand maître de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem Alof de Wignacourt : la tour Sainte Marie.

Elle servait de poste de surveillance en cas d’invasion étrangère mais devaitt toujours dissuader, pirates, contrebandiers d’utiliser Comino comme cachette. Cette tour est une forteresse bien plus redoutable que la plupart des autres tours côtières de l’archipel. Ses canons gardaient autrefois les bras de mer nord et sud de Comino. La tour fut conçue par l’ingénieur Vittorio Cassar. Son arsenal se composait de 8 canons de 32 livres ainsi que de 10 canons de 24 livres et elle hébergeait une garnison de 130 hommes. Plus tard, ses lourds canons jouèrent un rôle historique crucial lors de l’insurrection contre les occupants napoléoniens en 1799, lorsqu’ils bombardèrent les positions françaises jusqu’à la Valette.

Depuis 1982, la tour est la propriété des Forces Armées de Malte. Elle sert aujourd’hui de poste de surveillance et de relais afin de se prémunir contre la contrebande et le braconnage d’oiseaux migrateurs.

 

gozo : ferry devant cominotto et comino
Le ferry frôle Comino, sans s’y arrêter.

Plusieurs compagnies privées de « bateaux navettes » et une multitude de « bateaux taxis » vous permettent de rejoindre Comino, au départ du terminal ferry de Ċirkewwa ou de l’embarcadère de Marfa bay.
Vous pouvez bien entendu aussi partir de Mgarr, à partir de Gozo.

Il y a par exemple Comino ferries ou Ebsons comino ferries

 

gozo : fort chambray vu du ferryLa colline qui surplombe Mgarr, point d’arrivée du ferry, est dominée par les remparts du fort Chambray, construit du temps des Chevaliers de Saint-Jean.
L’idée d’un fort protégeant la baie de Mġarr remonte à la fin du xvie siècle. En 1714, un projet est dessiné par l’architecte français Jacob de Tigné, mais il n’est pas mené à bien, faute de moyens. En 1749, Le chevalier Jacques-François de Chambray est nommé gouverneur de l’île de Gozo par le grand maître Manoel Pinto da Fonseca. Il décide alors de reprendre le projet pour mieux défendre la baie de Mġarr qui est le principal accès à l’île, et finance la construction sur ses propres deniers.
L’objectif premier était de supplanter la citadelle de Victoria pour que Mgarr devienne la principale ville fortifiée de Gozo. Le projet initial était très ambitieux : la partie fortifiée devant être la première étape avant la construction de toute une ville, reproduisant à Gozo ce qui avait été fait à La Valette.
Mais le déclin de l’Ordre à la fin du XVIIIe siècle mit fin à cet espoir. Le fort a servi de garnison, puis d’hôpital psychiatrique.
Une partie du site a été transformé en un complexe immobilier de luxe.

 

gozo : ghajnsielem, chapelle de lourdes, église paroissiale, vues du ferryToujours à partir du ferry, vous avez une belle vue sur la Chapelle de Notre-Dame de Lourdes. Une statue de la Vierge Marie de Lourdes sculptée par Antonio Busuttil fut placée dans une cavité naturelle sous le promontoire en 1879. Le 3 juin 1888, elle fut bénie par Mgr Pietro Pace qui exhorta les fidèles à l’aider à ériger une chapelle. La première pierre fut posée une semaine plus tard et la chapelle ouvrit ses portes à l’été 1893. Elle fut consacrée en 1949.

A sa droite, vous voyez l’Église de Notre-Dame de Lorette, dont la construction débuta en 1924 pour ne s’achever qu’en 1979 : Les travaux furent intermittents, interrompus notamment par deux accidents lors desquels le maître maçon Toni Vella se brisa les jambes en tombant du bâtiment. Le premier architecte démissionna, le second mourut et l’église eut en tout quatre architectes pour superviser les travaux.

Comme vous le verrez, chaque petit village possède sa propre église. Elles sont souvent énormes comparées à la population qu’elles servent, mais une bonne église est affaire de fierté religieuse et les villages de Gozo sont traditionnellement religieux !

 

gozo : xewkija et la rotunda vue du ferryA gauche, vous apercevrez aussi l’église de Ix-Xewkija : c’est la plus grande église de Gozo, son dôme est un monument emblématique visible depuis une grande partie de l’île. Il devait être plus grand que celui de Mosta, à Malte. Il est effectivement plus haut (75m contre 61m) mais son diamètre est plus petit (28m contre 39,6m). Elle fut bâtie au cours du XXe siècle et est dédiée à Saint-Jean-Baptiste.
Ix-Xewkija est le plus vieux village de Gozo : il est devenu la première paroisse extérieure à ir-Rabat (Victoria) le 27 novembre 1678 et fut le premier à obtenir officiellement le statut de « village ». Le nom vient de l’arabe et signifie « terrain vague envahi par les ronces », bien qu’il ne ressemble à rien de tel aujourd’hui, étant au contraire l’un des plus grands villages de Gozo.

 

gozo : nadur vu du ferry

A droite de Mgarr, la « deuxième ville » de Gozo, Nadur, se détache clairement sous le soleil matinal.
En maltais, Nadur signifie « poste d’observation » et c’est bien ce qui caractérise le site haut perché au-dessus du couloir marin entre Gozo et Comino.

Là encore, l’église domine le paysage : nous irons l’admirer au cours de notre périple.

 

Deuxième étape : Victoria ou Ir-Rabat

 

gozo : victoria ou Ir-Rabat
En plein coeur de l’île, à 6km du terminal du ferry de Mgarr, Victoria est la capitale de Gozo depuis probablement l’époque romaine.
Couronnée par la petite citadelle d’Il-Kastel, qui semble émerger de la roche, la petite ville fortifiée a pris le nom de Victoria à la faveur du jubilé de diamant de la souveraine britannique en 1897. Mais les Gozitains la désignent plus volontiers par son nom d’origine Ir-Rabat (nom que l’on retrouve aussi sur certains panneaux).

Victoria n’est pas seulement le cœur géographique de Gozo (toutes les routes de Gozo y mènent !), c’est aussi le centre de l’activité quotidienne : on y trouve les principales écoles, l’hôpital et les tribunaux, un centre commercial.

Nous consacrons un article à part à cette charmante cité qui vaut bien que vous lui consacriez une demi-journée.

 

Troisième étape : Marsalforn

 

gozo : marsalforngozo : marsalforn, la plage
Marsalforn, un ancien village de pêcheurs, était autrefois le port principal de Gozo.
Depuis l’aménagement de Mgarr, sa fonction portuaire a perdu beaucoup de son importance et, même si la pêche reste une activité répandue au sein de la population, Marsalforn est devenu le principal complexe balnéaire de l’île.

La minuscule étendue de sable facilement accessible depuis les constructions modernes n’est évidemment pas le seul endroit propice à la baignade

 

gozo : marsalforn, les marais salantsUn peu plus à l’ouest, Qbajjar Bay (bien urbanisée) et Xwieni Bay (plus pittoresque) vous attendent : elles sont séparées l’une de l’autre par un promontoire avec un petit fort et vous les rejoindrez par la longue promenade aménagée en front de mer.

Mais surtout vous découvrirez un littoral rocheux que la main de l’homme a sculpté en un magnifique patchwork de marais salants.
L’exploitation de ces marais remonte selon toute vraisemblance à l’époque romaine. Mais l’activité était fortement réglementée du temps des Chevaliers : ils mettaient à l’amende tout exploitant non autorisé par l’Ordre.
Pour stocker le sel, récolté entre mai et septembre, les Gozitains ont creusé de petites grottes toujours en usage. La production (plusieurs tonnes chaque année, parait-il) est réservée à un usage local.
Plus de photos en cliquant ici.

 

gozo : marsalforn, wied il ghasriSi la marche ne vous effraie pas (et s’il ne fait pas trop chaud), n’hésitez pas à parcourir les 5 km qui séparent Marsalforn de Wied l-Għasri, la vallée de Ghasri : la mer pénètre dans une longue et profonde gorge, formant une petite plage de galets que l’on atteint via un escalier étroit creusé dans la roche.
Cette baie étroite et (relativement) isolée sert de refuge pour ceux qui cherchent une zone de baignade plutôt calme mais il faut éviter d’y aller par mauvais temps, à cause des grosses vagues qui viennent s’engouffrer dans la gorge.
« Au point de rencontre entre la mer et la vallée se trouve une grotte intéressante dotée d’un puits qui remonte jusqu’au sommet des falaises escarpées. Celui-ci contenait autrefois un système de cordes et de seaux destinés à remonter l’eau de mer pour remplir les marais salants environnants. »
(source : visitgozo)

Vous pouvez bien entendu aussi vous y rendre en voiture (petit parking rocailleux

 

Quatrième étape : la Grotte de Calypso et Ramla Bay

 

gozo : grotte de calypsogozo : ramla bayLe tourisme maltais diffuse une antique tradition selon laquelle Gozo ne serait autre que l’île mythique d’Ogygie où la nymphe Calypso retint Ulysse prisonnier. Mieux : alors que la localisation de l’île d’Ogygie est un débat qui reste ouvert depuis l’Antiquité, avec de très nombreuses autres propositions, les Gozitains identifient carrément une grotte comme étant la Grotte de Calypso !
Manque de chance, il n’est plus possible d’accéder à la grotte, à cause de problèmes d’instabilité géologique.

Cependant les lieux ont été aménagés de façon à offrir malgré tout une vue imprenable sur Ramla Bay : vous pourrez contempler les magnifiques sables rouges de la plus jolie plage de Gozo !

 

gozo : route étroite après la grotte calypsoRamla Bay est située à l’extrémité d’une vallée fertile et parsemée de champs en terrasses, de jardins et de vergers toujours utilisés par les agriculteurs locaux.
Voyant que la route par laquelle nous étions arrivés à la grotte de Calypso continuait, nous avons choisi de repartir sans faire demi-tour. Grave erreur : la route était certes macadamisée mais elle se rétrécissait, bordée de murets, et plongeait littéralement en direction de la plage. La pente était telle qu’il était impossible de faire marche arrière !

Quand nous nous sommes enfin retrouvés en sécurité sur une route « normale », nous avons préféré filer droit sur Nadur plutôt que de nous diriger vers les temples de Ġgantija construits vers 3600 avant JC, ce qui les fait figurer parmi les plus anciens bâtiments en pierre autoporteurs du monde.
Comme nous avions visité Ħaġar Qim et Mnajdra à Malte, nous pensions que ce serait un peu la même chose : grave erreur ! Les vestiges sont impressionnants et justifient le nom du site (prononcez « djé-gan-ti-ya ») : les murs s’élèvent à plus de 6m de hauteur et c’est le plus vaste complexe megalithique de l’archipel maltais. A voir !

 

Cinquième étape : Nadur

 
In-Nadur, ou plus simplement Nadur, avec une population d’environ 4.000 personnes, est l’une des plus grandes localités de Gozo .
Le village, construit sur un plateau, est considéré comme une sorte de tour de guet pour l’île. Le nom du village vient du mot maltais nadar, qui signifie « observer à distance », « monter la garde ». Et c’est effectivement ce qui caractérise ce site haut perché au-dessus du couloir marin entre Gozo et Comino : c’est avant tout pour la vue promise que nous avons décidé de nous arrêter ici et nous n’avons pas été déçus !

Mais allons d’abord admirer l’une des meilleures œuvres d’architecture baroque à Gozo : l’église du village.

 

gozo : nadur, église st pierre et paulgozo : nadur, église st pierre et paulL’église paroissiale, dédiée à Saint Pierre et Saint Paul, se dresse majestueusement sur la grande place du village en face d’une vieille croix en pierre.
Appelée localement iż-Żewġ (“la paire”) en raison des statues des deux saints qui encadrent l’escalier d’accès, cette imposante église a été conçue par l’architecte maltais Giuseppe Bonnici et construite au plus haut point de Nadur.
Sa première pierre fut posée en décembre 1760 mais la façade et les allées furent construites au début du XXe siècle selon un plan de l’architecte maltais Francesco Saverio Sciortino.
C’est un monument exceptionnel, à la fois en termes d’architecture et de peintures, de marbre et de décorations.
Cliquez ici pour voir plusieurs photos prises à l’intérieur

 

gozo : nadur, sculptures sur les bâtimentsgozo : nadur, sculptures sur les bâtimentsgozo : nadur, sculptures sur les bâtimentsNadur est peu touristique. Elle est, parait-il, surnommée «L’Amerikani» car Américains et Maltais revenus des Etats-Unis y ont élu domicile.
Les maisons y sont soignées et nous avons admiré les sculptures de certains bâtiments.

 

gozo : nadur, promenade tour de guet
 
 
Nous nous dirigeons vers la Tour de Ta’ Kenuna : construite par les Britanniques en 1848, elle avait pour but de transmettre des signaux et autres messages aux bateaux par l’intermédiaire d’une liaison télégraphique entre Gozo et Malte. La tour fut restaurée en 2005 et une balise destinée à avertir les navires de la proximité de la terre fut installée sur son toit, ainsi que plusieurs antennes de communication.
Le charmant petit jardin botanique qui cerne la tour abrite diverses plantes originaires des îles maltaises.

La jolie promenade qui y conduit permet d’avoir une vue magnifique sur Comino et Cominotto

 

malte, gozo et cominoDe notre point d’observation, nous distinguons parfaitement LA PEPITE de Malte : le Lagon Bleu. Cliquez sur la photo pour l’agrandir et voyez la belle zone bleu turquoise entre Comino et Cominotto.

« S’étirant entre l’île de Comino et l’îlot de Cominotto, les eaux paisibles et cristallines du lagon reflètent le bleu turquoise du ciel sur un fond de sable blanc immaculé. Cette baie longue et étroite bordée de rochers et de quelques petites zones de sable est une piscine naturelle idéale pour flotter, barboter, faire de la plongée sous-marine ou tout simplement se détendre.
Les enfants peuvent jouer en toute sécurité dans les eaux peu profondes et chaudes pendant que les membres de la famille plus âgés se prélassent sous le soleil maltais ou s’adonnent aux différentes activités aquatiques proposées »
(source : visitgozo)

Pour tout savoir sur Comino (comment y aller, ses plages, ses randonnées, etc) , cliquez ici

 

Retour à Malte

 

gozo : mgarr, arrivée du ferryLorsque nous repartons de Gozo, le temps est radieux : le fort Chambrey se voit bien mieux que lorsque nous sommes arrivés ce matin.

Gozo : retour vers malte, tour rougeA notre arrivée à Malte, la lumière n’est pas top mais la Tour Sainte-Agathe (dite « tour rouge » à cause de sa couleur) se détache nettement à l’horizon.
Elle fut érigée en 1649 sur ordre du grand maitre Lascaris, en même temps qu’un chapelet d’autres tours de guet entre La Valette et Gozo pour surveiller les côtes.
Au cours de la domination britannique, la tour a été utilisée pour la défense, de même que pendant les deux guerres mondiales.

 

malte : tour saint marc
 
En retournant à La Valette, nous passons à côté de plusieurs tours d’observation, dont celle-ci : la Tour Saint-Marc. Elle a été construite en 1658 sur ordre du grand maître Martin de Redin, sur la pointe de Qrejten entre la baie de Saint-Marc et la baie de Baħar iċ-Ċagħaq. Son état est remarquable quand on sait qu’elle n’a pas été restaurée.
« Les tours de Redin sont comme les tours de Lascaris à trois niveaux. La différence principale se trouve dans la structure du second niveau, la plate-forme supérieure étant construite sur voute et non plus sur poutres, permettant ainsi de recevoir des pièces d’artillerie plus lourdes. » (source : Wikipédia)

 

Bon à savoir :

Des sentiers balisés permettent de faire le tour des côtes de Gozo : 4 tronçons sont prévus car l’itinéraire fait 50 kilomètres.
Il vous emmène à travers une riche variété de paysages d’un grand intérêt historique et environnemental, y compris des falaises spectaculaires, des vallées tranquilles, des villages traditionnels, des monuments anciens et des plages de sable.
Cliquez ici pour voir le document en pdf qui, outre une carte générale, détaille chaque tronçon. Le temps approximatif et le niveau de difficulté sont précisés aussi.
Seul bémol : le document est en anglais.

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