Ecosse : l’île de Skye, the Fairy Pools

Ecosse : l’île de Skye, the Fairy Pools

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La culture écossaise regorge de mythes et de légendes celtiques qui parlent d’êtres magiques vivant sous des collines et d’eaux remplies d’animaux de toutes tailles. Sur l’île de Skye, connue en gaélique comme An t-Eilean Sgitheanach (ou l’île des Brumes), on est prêt à croire à tout, tant ici la frontière entre réalité et fiction s’estompe un peu.

Les Fairy Pools (bassins des fées) près de Carbost incarnent parfaitement ce sentiment de surnaturel avec leurs eaux incroyablement bleues.
En fait, il s’agit d’un lit de rivière vraiment hors du commun, dont les eaux ont naturellement creusé des petits bassins aux eaux cristallines et d’un bleu turquoise absolument sublime.

Comme pour le Old Man of Storr, la brume et la bruine ne doivent pas vous décourager, bien au contraire car cela ajoute à l’envoûtement que l’on peut ressentir dans cette immensité de landes dominée par la chaîne des Black Cuillins. Cette crête a été formée il y a 60 millions d’années ; c’est tout ce qui reste d’un volcan et de sa chambre magmatique érodée. Composée principalement de gabbro dur et rugueux et de basalte plus lisse, la crête a été sculptée dans sa forme actuelle par l’activité glaciaire et le vieillissement qui a suivi pendant des millénaires, ce qui a créé le caractère déchiqueté unique de la crête.

Un peu d’humour écossais

Un visiteur qui explore cette partie de l’Ecosse depuis quelques jours commence à en avoir marre de la brume et de la bruine qui sont son lot quotidien. Il demande à un enfant qui passe « Le temps change-t-il jamais ici ? ». Et le garçon répond « Comment le saurais-je ? … Je n’ai que six ans ! »

 

Ecosse : Skye, fairy pools

Le parking est bien indiqué. Lorsque nous y étions, il n’était pas encore payant, ce qui a changé.

Il appartient à une organisation communautaire, la Minginish Community Hall Association. L’exploitation et l’entretien du parking ont été loués au Outdoor Access Trust for Scotland, qui a fixé les frais de stationnement ( £5 à ce jour) : cliquez ici pour voir le tarif à jour.

Il faut savoir que ce site naturel exceptionnel n’a attiré l’attention que récemment, et que les infrastructures n’ont pas pu suivre pour absorber correctement le flot incessant de voitures. Les choses devraient changer peu à peu, avec l’agrandissement du parking, et l’ajout de toilettes publiques notamment.

En attendant, si le parking est saturé, vous n’aurez d’autre choix que de vous arrêter sur le bas-côté de la route.

Ecosse : Skye, fairy poolsSur un grand panneau explicatif de l’endroit où nous nous trouvons, un détail me frappe : plusieurs familles de paysans vivaient confortablement dans cette vallée autrefois et on peut encore voir les ruines de leurs maisons. Ils ont été « déplacés » pour … laisser la place aux moutons !

 

Ecosse : Skye, fairy pools
Du parking, la vue sur les Black Cuillins, source de la rivière Brittle, est impressionnante … normalement. Vous aurez donc compris que Glenbrittle, la vallée glaciaire qui accueille les Fairy Pools, tire son nom de la rivière qui coule au fond.

Mais le temps est vraiment très brumeux, nous ne distinguons quasiment pas les sommets environnants et c’est tout juste si nous voyons le tracé du sentier. Comment est-il possible de voir de l’eau bleu turquoise dans ces conditions ?

Peu importe, nous nous lançons, bien chaussés et habillés en conséquence : il faut savoir en effet qu’il n’y a aucun endroit pour se protéger du vent ou de la pluie (ou du soleil, selon les conditions météo), et que le sentier peut s’avérer très boueux par endroit lorsque le temps est humide.

 

Pour savoir à quoi vous attendre exactement, je vous invite à regarder le diaporama qui est proposé sur cette page (Walk SlideShow à gauche).
Comptez une heure minimum aller/retour. Je vous conseille cependant de prendre votre temps afin de remonter un peu plus haut et de mieux profiter de l’endroit : 2h me semblent plus appropriés pour tant de beauté.

 

Ecosse : Skye, fairy poolsEcosse : Skye, fairy pools
Le sentier, gravillonné au début, est bordé d’herbes, de bruyères, de tourbe et de roches.

De nombreux affluents descendent de la montagne pour venir grossir la Brittle et l’eau est omniprésente.

Vous aurez à traverser plusieurs cours d’eau à l’aide de grosses pierres disposées dans le lit du ruisseau : la manoeuvre est aisée, surtout si le niveau de l’eau est faible mais il parait que cela peut rapidement devenir sportif après de fortes pluies.

 

Ecosse : Skye, fairy poolsEcosse : Skye, fairy pools
 
Quand les premiers bassins font leur apparition, je ne peux en croire mes yeux !

Le ciel est si gris et pourtant l’eau au fond des vasques est d’un bleu presqu’irréel. Avec le rose des bruyères, c’est tout simplement magnifique !

 

Ecosse : Skye, fairy poolsEcosse : Skye, fairy pools
 

L’eau est cristalline et il peut paraitre tentant de s’y plonger, surtout si, par miracle, vous deviez faire cette randonnée sous un ciel bleu !
Mais attention : ceux qui parlent de baignade en pleine nature ont-ils vraimment essayé d’y plonger plus qu’un doigt de pied ? Même selon les standards écossais, l’eau est soit très froide, soit carrément glacée

Par contre, les couleurs sont sublimes : les traînées ocres et rougeâtres d’oxydes ferriques colorant les roches sont du plus bel effet.

 

Ecosse : Skye, fairy poolsEcosse : Skye, fairy pools
 
 
Nous montons jusqu’au panneau qui nous indique la fin des bassins et cascades, avertissant du danger qu’il y a à s’aventurer au-delà sans avoir soigneusement préparé son périple.

Notre but n’était pas de faire une randonnée circulaire, par manque de temps.
Nous rebroussons donc chemin, tout en douceur, afin de profiter au maximum de la magie des lieux.

 

Ecosse : Skye, fairy poolsEcosse : Skye, fairy pools
 
Et c’est ainsi que je remarque des fleurs qui n’avaient pas attiré mon regard à l’aller, tant j’étais obnubilée par l’eau.

Il s’agit de Narthecium ossifragum (Narthécie des marais). Je n’avais jamais encore eu l’opportunité d’admirer cette plante magnifique qui illumine les marais.

On la connait aussi sous le nom de Narthécie brise-os. Le nom de « brise-os » provient d’une croyance selon laquelle, cette plante provoquait la fracture des os des troupeaux qui la mangeaient. En réalité, il est fort probable que ces fractures étaient causées par les difficultés d’accès aux endroits où elle croît.

 

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