Ecosse : isle of May

Ecosse : isle of May

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L’île de May est une petite île qui se trouve à l’entrée du Firth of Forth, l’estuaire de la rivière Forth (au nord d’Edimbourg : voyez la carte de notre article de synthèse du voyage).
Elle ne mesure que 1,5 km de long sur 0,5 km de large mais accueille des milliers d’oiseaux, ainsi que des phoques gris : depuis 1956, l’île possède le label de « Réserve naturelle nationale » et est administrée par le Scottish Natural Heritage,

L’accès à cette île est réglementé : il faut d’abord vous rendre à Anstruther, un ancien petit village de pêcheurs qui aujourd’hui s’est joliment reconverti en destination touristique. Dans son petit port, vous attend le May Princess, le seul bateau de promenade qui emmène les visiteurs une fois par jour sur l’île de May. Sa capacité est de 100 places, qui partent très vite : il est plus que fortement conseillé de réserver à l’avance via leur site. Et surtout, notez bien l’heure exacte de départ prévue : elle est déterminée par la marée et les conditions météorologiques.
Le voyage dure entre 4h30 et 5h00, dont 2h30 à 3 heures à terre sur l’île.

Bon à savoir :

L’île est fermée aux visiteurs du 1er octobre au 1er mai afin de protéger la naissance des bébés phoques : durant cette période, plus de 2000 phoques naissent ici ! Au plus fort de la saison, l’île comptera plus de 5 000 phoques gris, ce qui en fait l’une des plus grandes colonies de la côte est de la Grande-Bretagne.

 

Précautions à prendre avant le départ

Prévoyez votre repas de midi car l’île de May n’offre strictement aucune commodité, si ce ne sont des toilettes ! Vous pouvez vous procurer quelque chose sur le bateau, mais l’offre est limitée.
– Mettez des chaussures de marche confortables : les sentiers ne présentent aucune difficulté mais nous sommes en pleine nature malgré tout (boue, cailloux, …) et vous arpenterez l’île durant près de 3 heures.
– Prévoyez un pull, un coupe-vent, un imperméable, et un chapeau, quel que soit le temps qu’il fait : en Ecosse, les conditions climatiques varient rapidement
– Venez à temps si vous voulez une bonne place : une demi heure avant le départ, le bateau est déjà bien rempli ! N’attendez pas non plus la dernière minute pour revenir au bateau au retour : si les conditions climatiques le permettent, le bateau longera les côtes pour vous permettre d’admirer les phoques, qui sont invisibles depuis le haut de la falaise.
les chiens ne sont pas admis, sauf s’il s’agit de chiens d’assistance (dans ce cas, pensez à emmener les pièces justificatives attestant son dressage)

L’île de May, mois par mois

Avril : les oiseaux marins reviennent sur l’île après leur hivernage en mer
Mai : les oiseaux s’accouplent, construisent leurs nids, pondent les oeufs
Juin : l’activité est à son paroxysme car les premiers poussins éclosent et demandent à être nourris
Juillet : les jeunes commencent à se débrouiller seuls
Août : les oiseaux partent pour leur migration, et le calme revient sur l’île
Septembre : les oiseaux migrateurs s’arrêtent pour se reposer

Jusqu’à 250 000 oiseaux de mer viennent nidifier en mai : on peut observer de grandes colonies de Guillemots, Pingouins Torda et Cormorans et une colonie de macareux qui peut atteindre 120 000 individus.
Les stars de l’île – les macareux – sont là d’avril à mi-août.
Environ 150 phoques vivent toute l’année sur l’île de May.
 

Ile de May : carte

 

Le Scottish Natural Heritage (SNH), organisme public écossais chargé de la gestion du patrimoine naturel, a disposé des gardes sur l’île : ils sont chargés de faire respecter les consignes mais aussi et surtout de fournir aux visiteurs tous les renseignements qui leur permettront de mieux apprécier les lieux. D’ailleurs vous serez accueilli par l’un d’eux à votre descente du bateau : après quelques mots d’introduction, il vous donnera les dernières nouvelles de l’île, concernant les naissances notamment, ou bien les endroits où il faut vous rendre pour voir telle ou telle espèce.

Mais pas de panique : vous les verrez tous, en moult exemplaires !
250 000 oiseaux qui nichent sur une si petite île, cela signifie qu’il y en a partout : sur l’eau, dans les airs, sur les falaises, parmi les hautes touffes d’herbe ou sur un tapis de silènes blancs.
Certaines espèces, comme les macareux, nichent au sol : il est impératif de rester sur les chemins tracés, au risque d’écraser des oeufs.

Bien des connaissances concernant les oiseaux de mer proviennent des observations faites sur l’île de May : où ils vont, ce qu’ils mangent, si leur nombre augmente et comment la pêche et la pollution les affectent. Les comptages se font ici depuis plus de 40 ans ; des chercheurs et des volontaires surveillent aussi les oiseaux migrateurs par baguage et suivi par satellite.
Vous remarquerez des équipements à première vue étranges sur l’île : des pièges à Heliogoland (ou piège à entonnoirs) : il s’agit d’une grande structure rigide en treillis métallique ou en filet de la taille d’un bâtiment, utilisée pour piéger les oiseaux sans danger pour eux, afin qu’ils puissent être bagués et/ou leurs paramètres vitaux enregistrés par les ornithologues.
Le nom provient du site du premier piège de ce type, l’observatoire d’oiseaux Heligoland situé sur l’île d’ Heligoland, en Allemagne, où il a été développé par Hugo Weigold, qui a créé l’observatoire et initié le programme de baguage dans cette région. Le piège comporte une série d’entonnoirs reliés qui guident les oiseaux mais les empêche de sortir.

 

Surtout, n’hésitez pas à cliquer sur les photos pour les agrandir et ainsi mieux voir les détails !
 

Le macareux moine

– Fratercula arctica –

Ile de May : macareuxIle de May : macareux au bec ouvertIle de May : macareux en volÉgalement appelé perroquet de mer ou clown de mer, le macareux moine est reconnaissable aux couleurs vives et à la forme carénée de son bec. C’est un oiseau pélagique qui passe le plus clair de son temps en haute mer.

 
Mais quand vient la saison des amours, il rejoint la côte Atlantique afin que la femelle ponde à terre, en haut des falaises herbeuses. Pour protéger son poussin du vent, l’oiseau creuse des terriers dont la profondeur peut atteindre plus d’un mètre et y dépose un œuf unique dans un nid tapissé d’herbes, de plumes et d’algues sèches. L’incubation est assurée à tour de rôle par les deux parents pendant une quarantaine de jours.
L’oiseau est d’un naturel sociable et grégaire lors de la période de nidification et vit en colonies parfois denses. Ses déplacements sur la terre ferme sont assez malhabiles et parfois comiques, et il vole assez mal. Ses ailes très courtes n’assurent pas une bonne portance et il est contraint à des battements très rapides qui permettent de le reconnaître assez aisément.

 

Ile de May : macareux et poissonsIle de May : macareux et poissonsIle de May : macareux et poissons

Par contre c’est un nageur émérite capable de longues apnées.
La couche de graisse sous-cutanée le protège du froid et lui permet de pêcher à plus de quinze mètres sous la surface.

 
Il gobe ses proies tout en nageant sauf lorsqu’il élève son poussin. Lorsqu’il part en chasse, il conserve ses proies au fur et à mesure de ses captures dans son bec, coincées entre la mandibule supérieure et la langue pour les rapporter au nid.
Le poussin est nourrit pendant une quarantaine de jours avec les poissons ramenés par les adultes. Ces derniers délaissent alors le petit et retournent en mer. Le poussin jeûnera une semaine avant de s’élancer dans l’eau depuis la falaise, où il se nourrira en flottant pendant environ sept semaines, avant de pouvoir enfin s’envoler.
Le poussin est couvert de duvet brun-noir pendant les trois premières semaines. A un mois, le duvet est tombé et le bec est plus long et foncé. Le jeune de premier hiver commence à ressembler aux adultes, mais il reste encore plus petit et plus terne qu’eux. Son bec sombre est long et pointu, et les pattes sont roses.

 

Le Fulmar

(Fulmarus)

Ile de May : fulmarsIle de May : fulmarsLe fulmar boréal (plumage gris clair sur les photos) est aussi un oiseau pélagique : en dehors de la période de reproduction, le fulmar boréal évolue uniquement en haute mer sans guère se poser.
Le fulmar est une merveille de la nature d’adaptation au milieu aérien. Les ailes sont configurées de telle façon qu’elles font de lui un voilier supportant les pires conditions météorologiques. Les ailes sont longues et étroites ; ainsi l’oiseau dispose d’une souplesse et d’une force appréciables dans ses mouvements. C’est un grand adepte du vol plané. Il vole au ras des vagues.
Il niche en colonies sur les corniches et dans les anfractuosités des falaises côtières. Les couples sont fidèles et se reconstituent tous les ans, après la séparation de l’automne.

 

Ile de May : fulmars et autresIle de May : fulmarsLe nid est édifié sur une pente inaccessible, à flanc de falaise ; il est des plus rustiques, garni de débris végétaux ou de cailloux. La femelle y dépose un seul œuf qui sera couvé par les 2 parents pendant 7 à 8 semaines. La ponte a lieu vers le mois de mai et l’éclosion en juillet ou août.
C’est une espèce dont le petit est nidicole : il reste au nid sous la dépendance des parents pendant 6 à 8 semaines. Ils le nourrissent une fois par jour alternativement. Pendant les 2 premières semaines, l’un des deux parents maintient toujours le jeune au chaud. Sa nourriture très riche est composée de la régurgitation d’un liquide huileux composé essentiellement de poissons prédigérés. Cela va lui permettre de faire des réserves de graisse qui seront nécessaires pour faire la liaison entre le moment où les parents vont l’abandonner et le moment où il aura son plumage d’adulte et où il pourra s’envoler pour chercher sa propre nourriture.

Le fulmar boréal est un oiseau sociable et grégaire qui vit en bandes nombreuses, se mêlant fréquemment à d’autres espèces.
Il possède la particularité biologique d’avoir une glande de dessalage de l’eau de mer lui permettant de boire (le sel étant rejeté par les narines).

 

Le pingouin Torda

(Alca torda)

Ile de May : pingouin tordaIle de May : pingouin torda, gros planLe pingouin torda est également un oiseau pélagique qui ne revient à terre que pour la saison de reproduction.
Il niche généralement en couples isolés ou en colonies lâches sur les corniches rocheuses de l’île. L’unique oeuf de l’unique ponte est déposé à même la roche. L’oeuf est conique afin d’éviter un roulé-boulé dans la mer en contrebas. La couvaison est assurée alternativement par les 2 partenaires pendant 26 à 32 jours. Les jeunes sont semi-nidifuges et quittent la colonie généralement au bout de 3 semaines.
Il se déplace gauchement sur le sol car ses pattes sont placées très en arrière du corps, tandis que son vol est rapide, bref et saccadé. La petitesse de ses ailes ne lui permet pas d’effectuer de longs vols, ni de planer. Il est par contre parfaitement à l’aise dans l’eau.

 

Le Guillemot de Troïl

(Uria aalge)

Ile de May : guillemots et guillemot à lunetteIle de May : guillemotsIle de May : guillemotsVoici encore un oiseau pélagique, qui ne vient à terre que pour se reproduire.
Le guillemot de Troïl sait faire preuve d’une grande dextérité dans les airs car son vol est rapide et puissant, et il excelle dans la chasse sous l’eau. C’est un oiseau sociable et grégaire qui pêche en groupe. Il niche en colonies denses sur les corniches des falaises et, la place étant très disputée, les nids se touchent fréquemment ce qui peut engendrer des disputes. La densité peut atteindre vingt nids au m².

Regardez bien la photo de gauche (cliquez dessus pour l’agrandir) : vous voyez un spécimen qui présente un étroit cercle oculaire blanc, s’étendant jusqu’à former une fine ligne blanche post-oculaire.

 

Le Cormoran

(Phalacrocorax aristotelis)

Ile de May : cormoranIle de May : CormoranPlus petit que le Grand Cormoran, il possède une silhouette analogue. L’ensemble de son plumage est noir avec des reflets vert-bouteille. Sur le front, il porte une petite huppe repliée en avant, mais uniquement au printemps, pendant la période nuptiale. Le cormoran huppé est un des rois de la pêche sous-marine. Son plumage n’est pas imperméable : après sa prise, on le voit souvent voler au ras de l’eau car il est lourd et tout mouillé. Aussi n’est-il pas rare de le voir stationner sur les rochers au soleil, toutes ailes deployées, pour une longue séance de sèchage.
Son lieu de résidence privilégié est constitué par des falaises escarpées dominant le littoral ou surplombant des écueils. Le nid peut être situé dans une crevasse, une grotte, une corniche ou parmi les éboulis, à quelques mètres au-dessus du plus haut niveau de l’eau.
Il est fait d’algues et de rameaux de bois et surtout de matériaux végétaux. L’intérieur est tapissé d’herbes plus fines. Le nid est souvent réutilisé pendant plusieurs saisons. Des matériaux frais sont ajoutés tout au long de la nidification. Entre avril et août, la femelle pond entre 1 et 6 oeufs dont l’incubation dure environ un mois, partagée par les deux adultes. Les jeunes s’envolent au bout de 53 jours environ.

 

La Sterne Arctique

(Sterna paradisaea)

Ile de May : sterne, protectionIle de May : sterneLa Sterne arctique est bien connue pour ses migrations extrêmement longues entre ses aires de reproduction dans l’hémisphère nord en été et ses aires d’hivernage dans dans la zone subantarctique pendant la saison d’hivernage. Ce genre de migration permet à l’oiseau d’éviter les effets de l’hiver et de bénéficier du meilleur moment pour se reproduire ou pour hiverner dans deux hémisphères différents mais toujours en été.
Une étude réalisée en 2010 nous apprend que l’oiseau suit un circuit en zigzags plutôt qu’une route toute droite, afin de profiter des mouvements en spirale des vents et d’éviter ainsi de voler contre le vent.
La Sterne arctique peut parcourir plus de 70 000 kilomètres chaque année, et passe la majorité de sa vie en vol.

 

Ile de May : sterneIle de May : sterneBien qu’ils passent la plupart de l’année séparés, les couples de sternes arctiques sont unis pour la vie et retournent s’accoupler et nicher au même endroit, chaque printemps. Le couple construit son nid au sol, grattant une cuvette que mâle et femelle garnissent de quelques végétaux La femelle pond habituellement deux oeufs, qui seront couvés par les deux parents pendant 20 à 24 jours. Couverts de duvet, les poussins sont très vite actifs mais restent près du nid. La sterne arctique défend farouchement son nid et ses petits, et donne des coups de bec à tous les intrus qui s’en approchent, d’où les tiges protectrices mises en place autour de leur principal lieu de nidification sur l’île de May. Une colonie de sternes est en effet toujours surveillée par une sentinelle. A son signal, toutes les sternes s’envolent et attaquent vigoureusement l’intrus.
Les poussins s’envolent entre 21 et 24 jours après l’éclosion mais sont nourris par les parents pendant encore plusieurs semaines, avant de savoir pêcher seuls.

 

L’huîtrier pie

(Haematopus ostralegus)

Ile de May : huîtrier pie
L’huîtrier pie est un oiseau limicole (qui vit et se nourrit sur la vase, grâce à ses pattes et son bec qui sont adaptés au milieu humide et vaseux). Nous avons donc été très étonnés de voir quelques spécimens sur cette île. Ils ne sont d’ailleurs pas répertoriés comme hôtes habituels des lieux et nous n’avons pas vu de nid.
Mais nous avons lu par ailleurs que cet habitant du littoral marin accepte une grande variété de paysages. Il marque une préférence pour les rivages plats, les étendues vaseuses des baies et des estuaires mais il fréquente également les côtes rocheuses avec récifs ou les îlots bas couverts d’algues.
Lorsqu’il est en bord de mer, l’huîtrier pie se nourrit principalement de mollusques bivalves (moules, coques). Il se révèle particulièrement habile pour ouvrir les coquillages en les martelant ou en écartant les valves et en sectionnant avec son bec le muscle qui les relie. Son menu est complété par des gastéropodes (littorines), des crabes et des vers marins

 

L’Eider à duvet

(Somateria mollissima)

Ile de May : eiderIle de May : eiderL’Eider à duvet est le plus grand canard de l’hémisphère nord. C’est un excellent plongeur qui ne craint pas de s’immerger jusqu’à 15 mètres pour récolter crustacés et coquillages. Cependant, quand la femelle est au nid en train d’incuber, elle se nourrit de plusieurs végétaux comme des algues, des baies et des graines, et de quelques feuilles glanées aux alentours du nid.
Le nid est préparé par la femelle. C’est une dépression peu profonde dont l’intérieur est tapissé de matériaux trouvés aux alentours et de duvet provenant du corps de la femelle. Il est situé sur le sol, abrité par un rocher ou de la végétation, occasionnellement à découvert. La femelle dépose 4-5 œufs à raison d’un par jour. L’incubation dure environ 25 à 28 jours assurée par la femelle seule qui ne quitte que très rarement le nid. Les poussins duveteux sont bruns dessus et blanchâtres dessous. Ils abandonnent le nid dans les 24 heures et sont capables de se nourrir seuls. Ils peuvent plonger au bout de la première heure passée dans l’eau. Ils sont emplumés au bout de 65 à 75 jours et peuvent alors effectuer leur premier vol.
Les poussins issus d’autres couvées accompagnent souvent une femelle, ou des groupes plus importants se forment et sont alors surveillés par plusieurs femelles on peut ainsi voir de vraies « crèches » et il n’est pas rare de voir une femelle sans poussins donner un coup de main à sa soeur, voire sa mère ! Nous n’avons pas vu un seul mâle …
Pendant la migration d’automne, les jeunes voyagent ensemble et arrivent souvent avant les adultes sur leurs aires d’hivernage.

 

Le lapin

Ile de May : lapinIle de May : lapinOn sait que les lapins sont sur l’île depuis 1329, sans doute amenés par les premiers colons. Ils n’ont pas de vrais prédateurs ici, ce qui leur permet de proliférer lorsque la nourriture est abondante.

Comme les macareux nichent dans des terriers creusés dans le sol, on peut se demander comment se passe la cohabitation avec les lapins. Eh bien, figurez-vous qu’ils favorisent la nidification des oiseaux en maintenant la végétation à un niveau bas ! Les macareux auraient du mal à creuser leurs terriers dans les hautes herbes. Les observateurs ont même noté que des macareux profitent des endroits où les lapins ont sorti des déblais de leur terrier : ces zones permettent de creuser facilement.

 

Les phoques gris

Ile de May : phoquesIle de May : phoquesL’île de May est un site de reproduction essentiel pour les animaux marins et abrite l’une des plus grandes colonies de phoques gris du Royaume-Uni, avec 2 500 petits nés chaque année entre septembre et décembre. Au total, environ 8 000 phoques vivent sur l’île à cette période de l’année. Les effectifs commencent à augmenter à partir de la mi-septembre et le taux de natalité culmine à la mi-novembre, avant que les petits et leurs parents ne retournent à la mer pour s’en aller à la mi-janvier.
L’île de May est gérée en tant que réserve naturelle nationale ; voilà pourquoi elle est fermée aux visiteurs entre octobre et Pâques afin de protéger tous ces phoques qui occupent tous les coins et recoins qu’ils peuvent trouver.

 
Ile de May : phoquesIle de May : phoquesLe reste du temps, les phoques sont nettement moins nombreux (une centaine environ), et restent principalement sur des affleurements rocheux, à l’écart des gens.
Le phoque gris de l’Atlantique est le troisième phoque le plus rare au monde. La Grande-Bretagne abrite près de 40% de la population mondiale et 90% d’entre elles se reproduisent en Écosse.
Cette colonie de phoques est un laboratoire vivant. Depuis 1982, des chercheurs ont cherché à comprendre pourquoi un tiers des jeunes n’atteignent pas la maturité ; ils ont aussi étudié les interactions entre les mères et leurs bébés. Chaque année, les chercheurs passent six semaines à se familiariser avec les phoques.

 

Les phares

Ile de May : phareIle de May : phare observatoireLe premier phare fut construite en 1636. Il brûlait 400 tonnes de charbon par année et jusqu’à trois tonnes durant les longues nuits d’hiver. Il fut remplacé par le phare actuel, construit par un ingénieur civil écossais, Robert Stevenson, en 1816.
Un autre phare, plus petit (le Low Light) fut construit à quelques centaines de mètres de la balise principale en 1843 afin de produire (avec la balise) deux lumières alignées. Cela permettrait aux bateaux d’éviter le North Carr Rock, à onze kilomètres au nord de l’île. Le Low Light entra en service en avril 1844, mais il ne subsista pas longtemps dans ce rôle car il fut remplacé par un bateau-phare en 1887 et fut reconverti la même année en observatoire à oiseaux.

 

Informations intéressantes

Ile de May : point infoIle de May : may princessN’hésitez pas à faire un tour au point info de l’île.
Un tableau d’affichage vous donne les dernières informations concernant les habitants (ailés). On y apprend ainsi, en ce 19 juin 2018 que les premiers oisillons des canards eider ont vu le jour le 21 avril : les petits que nous avons vus sont donc âgés de 2 mois environ.

Le tableau vous indique également l’adresse du blog : il est en anglais bien sûr, mais rien que les photos valent le détour, surtout en octobre et novembre, quand l’île tout entière « appartient » aux phoques !
Si vous voulez en savoir plus sur l’île de May, lisez le pdf consacré à l’île et à son histoire.

 
N’oubliez pas l’heure de rendez-vous ! Vous pouvez retourner au bateau à tout moment, car il attend à quai durant tout le temps que vous passez à terre.

 

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