Copenhague: Norrebro

Copenhague: Norrebro

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Nørrebro naît au XIXe siècle après la destruction des remparts. Le cimetière d’Assistens Kirkegaard existe déjà. L’industrialisation aidant, des usines vont s’implanter, autour desquelles la main-d’œuvre étrangère s’installe peu à peu. C’est donc à l’origine un quartier populaire, qui abrite en son sein une forte communauté multiculturelle.

Tandis que la partie nord-ouest est restée l’un des derniers bastions de la classe ouvrière Copenhagoise, plus on se rapproche des lacs (et donc du centre de la ville) et plus le quartier est maintenant « branché » : avec ses nombreux ateliers et boutiques de design, ses cafés bohêmes, ses restaurants réputés et ses bars ouverts jusque tard le soir, c’est devenu l’un des quartiers les plus animés de Copenhague.

Ce quartier est, la plupart du temps, délaissé par les touristes. Mais nous y avions déniché notre location et souhaitions le connaitre un peu mieux.

Il vaut le détour, ne serait-ce que pour ses œuvres de street-art, ses parcs décalés et pour le plus beau cimetière de la ville.

Distance : 7,0km – Temps approximatif de parcours : 2h00 sans les arrêts

 

 

 

Copenhague : Norrebro, dronning louises bro
Nous démarrons notre circuit au Dronning Louises bro (le pont de la Reine Louise) qui relie le centre-ville au quartier de Nørrebro : des centaines de piétons et encore plus de cyclistes l’empruntent chaque jour. Ici, les pistes cyclables et les trottoirs sont plus larges que les voies réservées aux voitures !
Les nombreux bancs qui y ont été installés permettent aux habitants de profiter des rayons du soleil. Le pont est devenu un point de rassemblement populaire où les locaux aiment à se retrouver.

Copenhague : Norrebro, sankt Johannes kirke
(1) Nous nous dirigeons doucement vers la Sankt Johannes Kirke (église saint Jean).
Quand le quartier de Nørrebro s’est développé, ses habitants n’avaient d’autre choix que de se rendre au centre-ville pour assister aux offices religieux.
Cette église est la première a avoir été construite en-dehors des remparts. C’est Theodor Sorensen qui la fera édifier, de 1856 à 1861. Le style était inhabituel pour les églises nouvellement construites.

Mais nous ne sommes pas seulement venus pour l’église, mais aussi pour Sankt Hans Torv (la place Saint-Jean) : cette charmante place qu’entourent des bâtiments caractéristiques de la fin du classicisme est devenue le cœur du quartier animé de Nørrebro et un des lieux de prédilection des noctambules. Les cafés qui la peuplent accueillent une clientèle cosmopolite.

 

Copenhague : Norrebro, fresques d'Odinsgade

 

Nous revenons sur Nørrebrogade, la principale artère du quartier : les commerces que vous verrez tout au long du trajet témoignent du caractère multiethnique de ce quartier, qui compte un important contingent d’immigrés en provenance du Proche-Orient et du Moyen-Orient.
En arrivant sur (2) Odinsgade, nous sommes accueillis par une immense fresque représentant un porte-conteneurs abandonné et fantomatique : les artistes ont exploité toutes les possibilités offertes par l’architecture existante, comme on le voit sur la photo qu’ils ont mise en ligne pour son inauguration en août 2012. On la doit à Anders Schmidt, Silas Inoue, Theis Wendt et Simon Hjermind.

Copenhague : Norrebro, fresques d'Odinsgade

 

 

La fresque du bateau longe l’ensemble du parc et le terrain de jeu associé, aménagé ici en 2009 par les architectes paysagistes Thing et Waino, afin d’introduire un peu de verdure dans cet univers de béton.

Une autre fresque vient « l’égayer » : apposée sur la façade du n°17, on la doit à Simon Hjermind Jensen, Anne Sofie Madsen et Claus Frederiksen. Elle représente une fille planant au-dessus des toits avec un ours en peluche dans une main et un paquet de ballons dans l’autre. Baptisée « la Grande Evasion », elle doit sans doute symboliser le rêve, ce qui serait bienvenu sur une aire de jeu.

Pour ma part, elle m’a paru déprimante : la fillette est d’une maigreur extrême et rien dans ses traits ne laisse transpercer la moindre joie…

 

Copenhague : Norrebro, Radmansgade skole

 

Lorsque nous abordons la Mimersgade, nous avons la surprise de découvrir une longue fresque très colorée et joyeuse. Elle représente quelques membres de la mythologie nordique, dont Thor, le dieu du tonnerre.
Nous sommes devant la (3) Radmansgade Skole.
Dans les années 1880, pour répondre à l’accroissement significatif de la population, plusieurs écoles ont été construites dans le quartier. Cette école a été rénovée et agrandie à plusieurs reprises depuis ; elle est aujourd’hui la plus grande école de Nørrebro.

Copenhague : Norrebro, Radmansgade skole

 

 

Un petit panneau apposé sur la fresque (à côté de la petite porte en bois) nous apprend que nous sommes dans le « quartier mythologique ». Le nom des rues se rapporte autant à des dieux (Odin, Thor, Nana, …) qu’à des géants (comme Ægirsgade) ou à des noms utilisés dans la mythologie nordique comme Midgårdsgade (Midgård = endroit où habitent les humains).

 

Copenhague : Norrebro, bananna park
Nous voyant prendre des photos, un habitant du quartier nous a invités à le suivre pour nous montrer « un endroit bien plus intéressant » : nous avons très vite compris qu’il nous amenait à notre prochain objectif, (4) BaNanna Park. Son enthousiasme devant cette réalisation était communicante !
Il nous a expliqué qu’il y avait autrefois une raffinerie à cet endroit, devenue friche industrielle. Quand des investisseurs avides ont voulu s’emparer du terrain pour y construire un projet immobilier, les habitants se sont mobilisés tant et si bien que la ville a fini par acquérir le terrain pour implanter une oasis verte dans un des espaces urbains le moins « vert » de la capitale. BaNanna Park est accessible depuis 2010.

Le portail d’entrée consiste en un mur d’escalade de 14 mètres, construit tel un arc de triomphe. Il est plébiscité par les habitants, selon notre guide improvisé, accessible à tous mais il faut apporter son équipement.

Copenhague : Norrebro, bananna park

Son nom a deux origines : le nom de la rue, bien sûr (Nanasgade) mais aussi et surtout les deux monticules qui ont été façonnés en forme de banane sur la pelouse par les concepteurs, Nord Arkitekter (architecte) et Schönherr Landskab (architecte paysagiste).

Le parc est divisé en trois zones :
– la « jungle » a conservé les arbres d’origine, mais la végétation a été renforcée à l’aide de quelques cerisiers (pour leurs belles fleurs) et des bambous, afin d’offrir un endroit plus intimiste.
– la « pelouse » est principalement destinée à servir comme terrain de jeu, avec ses « bananes » caractéristiques qui peuvent être utilisées pour jouer ou comme sièges pour les spectateurs, par exemple lors des matchs de football.
– la « place » permet aux gens de se retrouver pour jouer, notamment sur la grande table de ping-pong installée à demeure.
Une boucle d’asphalte relie les différents points : elle peut être utilisée, par exemple, pour le vélo ou le roller.

Les lampadaires qui ont été installés ne laissent aucun recoin dans l’ombre. Il parait que l’illumination nocturne fait de ce parc un endroit féérique.

 

Copenhague, Norrebro : Bananna parkLa plus grande fresque du parc est un travail collectif de plusieurs artistes de rue : ils ont collaboré en gardant chacun son style.
Cette fresque a été faite spécialement pour les enfants et représente bon nombre de leurs « héros ». Un danois pourrait sans doute les nommer sans peine mais je n’ai retenu que le nom de l’oiseau à grand bec qui tient une feuille dans sa main : Andrea. Il présente les artistes qui travaillé sur l’œuvre : Redie, Dnye, TIWS, El Mac, Zone, Soten et Crema. On y voit aussi la date de réalisation « 07 » pour 2007.
J’ai compris aussi que « l’homme qui n’écoute pas » a été réalisé par Mac, une artiste de rue américaine maître de photoréalisme.

Cette fresque est manifestement très appréciée puisque, signe rare de respect pour l’art de rue, elle a été laissée intacte depuis qu’elle a été peinte en septembre 2007.

 

Copenhague : Norrebro, fresque Basco5

 

 

Nous revenons sur Mimersgade afin d’atteindre Superliken, un autre parc remarquable.
En chemin, nous bifurquons brièvement à droite dans Bragesgade : le pignon du n° 35 (la maison située juste à côté de l’église Kingos Kirke) a été décoré par l’artiste canadien (résidant à Copenhague) Nils Blishen, plus connu sous le nom de (5) Basco5.

Les oiseaux, les hommes barbus et les lignes arrondies de dessins humoristiques sont des marques de fabrique de l’artiste.

 

Copenhague : Superkilen
Nous abordons le parc urbain (6) Superkilen par sa partie bétonnée.

Superkilen est le résultat d’une collaboration créative entre le cabinet d’architectes danois BIG (Bjarke Ingels Group), les architectes-paysagistes de Topotek1 à Berlin et le groupe d’artistes danois Superflex. Le trio a produit une fusion rare de l’architecture, du design et de l’art paysager, du stade de la conception initiale à la réalisation structurelle.
S’étendant sur plus d’un kilomètre , le parc est divisé en trois zones bien distinctes, facilement repérables par leur couleur: verte, noire et rouge.

La partie verte, avec ses espaces vallonnés et ses aires de jeu a été pensée pour les enfants et les familles, qui y trouveront un endroit pour pique-niquer, bronzer ou simplement se détendre sur les pelouses.

 

La partie noire, en ciment, constitue le coeur de Superliken. Elle a été conçue comme un salon urbain où l’on peut se rencontrer autour de la fontaine marocaine et des bancs en provenance du Brésil et d’Iran. Les cerisiers japonnais apportent une ombre bienvenue en été, tandis que des tables d’échecs, des barbecues, une grande aire de jeux permettent aux habitants de se distraire.

Copenhague : Superkilen, la place rouge
La partie rouge, enfin, est essentiellement consacrée aux sports. Elle a été conçue comme une extension de Nørrebrohallen, la salle de sport située au début du parc sur Nørrebrogade.

Le parc se présente comme une gigantesque exposition d’éléments urbains avec une collection d’objets de tous les jours provenant de plus de soixante pays pour rappeler aux usagers et habitants leurs origines. On y trouve ainsi, parmi bien d’autres, des enseignes au néon du Qatar et de Russie, des bornes ghanéennes, un taureau espagnol et même des égouts d’eaux usées en provenance d’Israël. Chaque objet est accompagné d’une petite plaque en acier inoxydable fixée dans le sol, portant une description de l’objet en danois et dans la langue du pays d’origine.

 

Copenhague : st Stephans kirke

 

Notre parcours nous fait passer devant (7) St Stefans Kirke (église Saint-Etienne) : la croix celtique qui orne le porche m’a intriguée mais je n’ai trouvé aucune explication à ce sujet.

L’église Saint-Etienne a été construite en 1873-1874 par l’architecte Louis Knudsen : c’est la deuxième plus ancienne église de Nørrebros, après l’église St. Jean sur Sankt Hans Torv (que nous avons vue au début de notre itinéraire).
Juste après l’église, nous bifurquons dans Stefansgade, longeons Nørrebro Parken jusqu’à arriver à hauteur de Jægersborggade (sur votre gauche)

 

Copenhague : Norrebro, Jaegerborggade
Qui pourrait croire, en pénétrant dans (8) Jægersborggade que cette rue était autrefois une rue malfamée où s’entassait la classe ouvrière la plus défavorisée ? Un des meurtriers d’enfant les plus célèbres qu’ait connu la ville a vécu ici.

Aujourd’hui, les blocs résidentiels du XIXe siècle abritent nombre de petits magasins indépendants offrant le meilleur du café, de la mode, de la nourriture et de l’artisanat.
On y trouve certains des meilleurs magasins et restaurants de la ville, dont Coffee Collective (au N°10), Meyers Bageri (au N°9), les restaurants gastronomiques Manfreds (au N°40) et Relae (au N°41), mais aussi une poignée de studios où les concepteurs, photographes, potiers et artistes créent et vendent leur travail.

 

Copenhague : Norrebro, Jaegerborggade
Vous pouvez voir les créations d’un des artisans au N°27 : les céramiques de Inge Vincent sont mis en scène aux fenêtres du magasin. Ses vases blancs délicats, ses tasses et ses bols semblent si minces qu’ils nous apparaissent translucides. Ils ne doivent pourtant pas être si fragiles puisqu’il parait que le chef Christian Puglisi utilise ces pièces dans son célèbre restaurant Relae, situé juste en haut de la rue.

Travaillant exclusivement en céramique blanche, chaque pièce est unique dans la couleur et la forme, ayant été fabriquée à la main par Inge elle-même.

Pour les curieux, il y a bien d’autres choses découvrir dans cette rue, qui débouche sur notre prochain objectif : Assistens kirkegård

 

Copenhague : Cimetière Assistens, plan

Nous pensions entrer dans le cimetière par l’entrée de Jagtvej mais des travaux vont nous contraindre à entrer par Nørrebrogade.

Le cimetière Assistens (en danois : Assistens Kirkegård) (9), (10) et (11) existe depuis 1760.
A l’origine, ce cimetière avait été construit car les cimetières de la ville n’étaient plus assez grands pour accueillir toutes les victimes de la peste qui assaillait la ville à l’époque. Il avait été prévu pour enterrer les pauvres uniquement, (d’où son nom, qui signifie cimetière de l’Assistance).

C’est un des plus grands cimetières de la capitale, et c’est autant un parc qu’un lieu de sépulture : le panneau nous confirme qu’il est parfaitement autorisé de bronzer sur les pelouses, de pique-niquer, de rouler en vélo, en roller, etc, pourvu que l’on respecte les tombes et les personnes qui se recueillent.

Après avoir été réservé aux pauvres, le cimetière attirera peu à peu des notables et nombreuses ont été les personnalités qui ont souhaité se faire enterrer ici. Ceci attire bien sûr les touristes et c’est pourquoi le panneau à l’entrée indique où se trouve la dernière demeure des Danois illustres les plus recherchés, dont l’écrivain Hans Christian Andersen, le philosophe Søren Kierkegaard ou le physicien Niels Bohr.

Copenhague : Cimetière Assistens, tombesCopenhague : Cimetière Assistens, tombes

Les tombes sont variées. Certaines sont vraiment à l’écart des autres, se limitant à une simple pierre gravée posée sous un arbre, d’autres occupent un peu plus d’espace et sont rendues plus intimes via des massifs soigneusement taillés.
D’autres encore sont regroupées et se distinguent à peine les unes des autres si ce n’est au travers de la (sobre) décoration mise en place par la famille.
Les habitants utilisent le plus souvent des matériaux « écologiques » : pierre brute, bois… La statuaire n’est pas absente, mais, comme souvent en terre protestante, reste sobre. Enfin, … la plupart du temps.

 

Copenhague : Cimetière Assistens, tombes
En se promenant au milieu des tombes, pensant n’y trouver que sobriété et discrétion, on a quelques fois des surprises : voyez la pierre gravée, à gauche sur la photo, et le bonhomme bien surprenant au milieu de la photo (cliquez sur la photo pour l’agrandir)
Tandis que certains ont opté pour des tombes sous forme de runes viking, d’autres ont rivalisé d’imagination pour concevoir des tombes plus originales les une que les autres. Le gouverneur Peter von Scholten (qui milita pour l’abolition de l’esclavage aux Antilles danoises) a ainsi sa propre chapelle gothique, tandis que l’écrivain Hans Scherfig repose sous une tortue géante. Une autre pierre tombale a été taillée en forme de guitare alors qu’ailleurs la famille a fait tailler un petit éléphant de pierre pour un enfant.

On y trouve aussi un carré réservé aux soldats français morts au Danemark pendant la Première Guerre Mondiale.

 

Copenhague : Cimetière Assistens, tombe des sans-abris
En 2013, la Ville a créé (9) un lieu de sépulture de 80 m2 destiné aux sans-abris.
Le lieu est agrémenté d’une statue en bronze de l’artiste Leif Sylvester qu’on peut voir à droite sur la photo (l’homme avec des lunettes).
La photo provient d’un journal local qui a consacré un article au monument pour son inauguration.

Cela signifie donc que l’Etat-Providence a des limites au Danemark et que, même si nous n’en avons pas vu un seul au centre-ville (ni à Nørrebro, d’ailleurs) cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas de sans-abri dans la capitale puisque 10 personnes sont déjà inhumées là.

 

Copenhague : Cimetière Assistens, tombe Niels Bohr

 

(10) La tombe du physicien Niels Bohr et de sa famille nous a surpris par sa monumentalité.

Niels Bohr est surtout connu pour son apport à l’édification de la mécanique quantique, pour lequel il a reçu de nombreux honneurs, dont le prix Nobel de physique de 1922. Il participa à la fabrication des premières bombes atomiques, mais jusqu’à sa mort en 1962, il milita en faveur d’une utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.

Le mausolée, surmonté d’une chouette en pierre, est facilement repérable.

 

Copenhague : Cimetière Assistens, tombe H.C. Andersen
Ce n’est pas du tout le cas de (11) la tombe de l’écrivan Hans Christian Andersen relativement difficile à trouver de par sa petite taille et son caractère modeste. Il s’agit pourtant de la tombe la plus célèbre du cimetière si l’on en croit les nombreux panneaux qui indiquent sa position.

Andersen, d’origine plus que modeste, a mis du temps à faire reconnaître son talent littéraire. Alors qu’il a œuvré à des genres très variés, ce sont ses Contes qui lui valurent la renommée. On lui doit entre autres La Petite Fille aux Allumettes (inspirée de la rude enfance de sa grand-mère), La Petite Sirène, La Princesse aux Petits Pois, Le Rossignol de l’empereur de Chine, Le Vilain Petit Canard (dans lequel il se reconnaissait), La Reine des Neiges ou encore Les Habits Neufs de l’Empereur…

 

Copenhague : Hellig Kors kirke
En sortant du cimetière, nous nous dirigeons vers (12) Hellig Kors Kirke (église de la Sainte Croix) : cette église a été construite entre 1887 et 1890 sur une parcelle du cimetière Assistens, initialement réservée aux lépreux, peut-on lire sur le site de l’église.

Les étoiles de David que l’on remarque sur le clocher peuvent surprendre sur un sanctuaire protestant. L’architecte avait prévu sur ses dessins un cercle avec un triangle, sans doute pour représenter la Trinité. Ce serait au cours de la construction qu’il aurait décidé d’opter pour une étoile de David. Il faut se rappeler qu’à cette époque, ce n’était pas encore l’emblème juif tel qu’on l’interprète aujourd’hui : ce n’est que depuis le premier congrès sioniste qui s’est tenu en 1897 que l’étoile est utilisée comme un symbole particulier pour le judaïsme et l’Etat d’Israël.

 

Copenhague : Peblinge soNous revenons doucement vers les lacs. Il s’agit d’un ensemble de 3 lacs artificiels, divisés en 5 bassins. Les ponts, qui semblent les traverser, sont, en fait, des digues qui les séparent

Peblinge Sø, auquel aboutit notre itinéraire, a été le premier à avoir été creusé au début du Moyen Age pour alimenter les moulins à eau. Sortedams Sø, puis Sankt Jørgens Sø ont été créés au XVIe siècle pour renforcer les défenses de la ville.
Peblinge Sø et Sortedams Sø ont également servi en tant que réservoirs d’eau potable pour la ville : cette fonction leur a été retirée au milieu du XVIIIe siècle à cause de la mauvaise qualité de leur eau. Sankt Jørgens Sø sera surcreusé et nettoyé comme le furent les deux autres 120 ans plus tôt et prendra le relais en tant que réservoir d’eau potable et ce jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. Il jouera encore le rôle de réservoir de secours jusqu’en 1959.

Aujourd’hui, ils n’ont plus aucune utilité pratique mais ils sont devenus un lieu de promenade très prisé. Ils ont obtenu le statut de zone protégée en 1966.

Il suffit de longer Peblinge Sø vers la gauche pour revenir au pont de la Reine Louise, notre point de départ. C’est ainsi que s’achève notre petite virée dans Nørrebro.

 

 

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