Copenhague: Centre

Copenhague: Centre
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Copenhague, la capitale du Danemark, est aussi la plus grande ville du pays. La ville est située sur la côte orientale de l’île de Seeland et sur l’île d’Amager, face au détroit d’Øresund. Ce détroit relie la mer du Nord à la mer Baltique et sépare le Danemark de la Suède ; depuis 2000, les deux pays sont reliés par un ouvrage impressionnant qui enjambe le détroit.
Copenhague est essentiellement bâtie sur terrain plat, ce qui permet de découvrir la ville sans trop d’effort.
Trois lacs traversent la ville, partagés en cinq bassins : ce sont des lacs artificiels, jadis utilisés comme source d’eau potable.

Ce qui frappe le plus dans cette ville à taille humaine, c’est le nombre de vélos en circulation : il parait qu’on dénombre plus de vélos que d’habitants dans le centre de la capitale ! Certains ont le coup de pédale particulièrement puissant, mais en règle générale, les cyclistes Danois roulent vite ; de plus, ils sont prioritaires sur les voitures et même sur les piétons.
Copenhague est une ville propre, les habitants sont manifestement très respectueux des règles et la mendicité y est quasiment inexistante : il faut savoir que le Danemark est à la fois le pays le plus égalitaire d’Europe et celui qui possède les lois sociales les plus protectrices. La simplicité est ici érigée en vertu civique : nul signe ostentatoire de richesse de la part de quiconque et même la reine, nous a-t-on dit, se comporte en citoyen lambda, puisqu’elle travaille, fait elle-même ses courses et déjeune dans les restaurants au milieu des autres convives, sans que quiconque songe à signaler bruyamment sa présence !

Distance : 21,0km – Temps approximatif de parcours : 5h00 sans les arrêts

 

La ville est certes petite mais le circuit que nous vous proposons ne peut être bouclé en une seule journée, sauf à faire l’impasse sur les visites des châteaux, musées, et autres points d’intérêt. Nous y avons consacré deux journées mais avons préféré tout rassembler sur une seule carte, afin que chacun puisse l’emprunter à partir du point qui lui convient, en fonction de l’emplacement de son hébergement.

 

 

Copenhague : la tour Jarmer(1) Nous débutons notre visite par la Tour Jarmers, le seul vestige qui subsiste des onze tours qui renforçaient les fortifications de la capitale. Les anciens remparts de Copenhague ont été démolis volontairement au milieu des années 1800. Avec eux, les derniers vestiges de fortifications médiévales ont aussi disparu. Excavée ultérieurement et restaurée, la tour est maintenant préservée comme monument historique.

Le bronze que vous voyez au premier plan est signé d’un artiste français, Auguste Caïn, « lion et lionne se disputant un sanglier ».
« Cette œuvre, présentée à l’exposition universelle en 1878, est un cadeau du sculpteur à son ami Jules Gévelot, ancien maire de Conflans. À cette époque, Auguste Caïn reçoit une commande de l’Etat et réalise donc un modèle en plâtre grandeur nature devant servir de moule pour fondre le bronze. Celui-ci se trouve désormais à Copenhague. Une autre version, moulée en 1881, est exposée dans le jardin des Tuileries » peut-on lire sur la page Facebook de la mairie de Conflans

Copenhague : Ørstedsparken
 
N’hésitez pas à aller faire une petite incursion dans Ørstedsparken, le parc situé juste derrière la tour : il a été conçu sur l’emplacement des anciennes fortifications détruites et son lac a été créé à partir des anciennes douves. Le parc est nommé en l’honneur du physicien Hans Christian Ørsted.
Bien qu’il soit bordé par deux grandes artères passantes, la Nørre Voldgade et le boulevard H.C. Andersens, le parc, avec ses 6.5 hectares, est un havre de quiétude, très apprécié des locaux.

Copenhague : sankt Petri kirke

 

(2) Sankt Petri, la plus ancienne des églises médiévales de Copenhague a été totalement restaurée de 1994 à 1999.
Elle est aujourd’hui à nouveau ouverte au public, mais uniquement du 1er avril au 30 septembre d’après le panneau qui nous en a interdit l’accès.
Mise à disposition des sujets germanophones du roi Frederik II en 1585, elle est restée le lieu de rassemblement des Allemands de Copenhague : tous les panneaux d’information destinés aux fidèles sont d’ailleurs rédigés en allemand.

Ses caveaux sont une curiosité parmi les églises scandinaves qui n’en sont jamais pourvues. Ils abritent le tombeau de Johann Friedrich Struensee (1737-1772), médecin du roi fou Christian VII et amant de la reine Caroline Mathilde, condamné à mort pour abus de pouvoir et crime de lèse-majesté.

Copenhague : l'ancienne université
(3) Fondée en 1479 par Christian 1er, l’Université de Copenhague est la plus ancienne de Danemark et l’une des plus anciennes du monde. Située au cœur de la capitale, elle accueille aujourd’hui plus de 40 000 étudiants et elle est la plus grande institution de recherche et de formation au Danemark.
L’université de Copenhague a introduit, vers les années 1675 et 1788, la notion de titre et d’examen pour l’obtention d’un diplôme. Ce système a ensuite influencé toutes les facultés à établir un examen avant la sanction d’un diplôme.

La partie qui a son entrée sur la place de la cathédrale est désormais réservée à l’administration, l’enseignement étant dispersé selon les facultés aux quatre coins de la ville.
Remarquez l’aigle qui surplombe l’entrée de l’ancien bâtiment, accompagné de ces mots : Colestem Adspicit Lucem (« Il contemple la lumière céleste »). Il symbolise la pensée et le savoir.

Copenhague : université, Fiolstræde
Ce bâtiment fait, lui aussi, partie de l’Université : il abrite les bureaux qui s’occupent des étudiants étrangers

L’université de Copenhague est fière de son classement : elle est classée à la 43ème au classement académique des universités mondiales. De plus, elle a été classée 8ème parmi les meilleures universités en Europe.
A titre de comparaison, la première université française est l’Université Pierre et Marie Curie, à la 40e place.
Les deux autres universités françaises du classement des 100 meilleurs établissements sont l’Université de Paris sud (11) à la 43e place ex aequo avec l’Université de Copenhague et l’Ecole Normale supérieure, à la 70e place.
Ce palmarès se fonde sur les performances académiques ou de recherche, les articles parus dans certains journaux comme Nature, le nombre de prix Nobel et autres récompenses prestigieuses.
Des critères qui sont donc très centrés sur la recherche et non la formation, et sont ainsi contestés dans certains pays, notamment la France en tête.

Le saviez vous ? L’université est gratuite et les étudiants danois sont payés pour faire leurs études. Non, ce n’est pas une plaisanterie. Pour éviter toute dépendance vis-à-vis des parents et des jobs non qualifiés, ils touchent une allocation qui peut atteindre 720 € par mois. De plus, l’éducation supérieure au Danemark est gratuite pour les étudiants de l’Union Européenne et de les étudiants Suisse, quelques soit le type de formation choisi !

Copenhague : Vor Fruhe kirke
(4) Vor Frue Kirke (église Notre-Dame) est la Cathédrale de Copenhague. Un premier édifice avait été construit en 1209 : il a brûlé dans un incendie en 1728. Le second a été détruit sous les bombardements britanniques en 1807.
La Cathédrale, telle que nous la voyons aujourd’hui, date de 1829 ; elle a été dessinée par Christian Frederik Hansen, qui choisit son thème de prédilection, le néoclassicisme. Normalement, dans ce style il n’y a pas de tour, mais ce fut un point de discorde avec les citoyens qui exigèrent une tour du même modèle que la précédente tour. Finalement ce fut un clocher de forme carrée, sur la base de celui qui avait été détruit par les Anglais.
La tour actuelle fait 60 mètres de haut, elle est dotée de 4 cloches. La plus lourde, Stormklokken, pèse pas moins de 4 tonnes et est la plus grosse cloche du Danemark. La plus petite cloche, en revanche, est aussi la plus vieille du pays puisqu’elle remonte à 1490.
En fait, Vor Frue Kirke n’a été déclarée Cathédrale Nationale du Danemark qu’en 1924 ! En dépit de cela, de nombreux évènements royaux s’y sont déroulés au fil des siècles

Copenhague : Vor Fruhe Kirke, intérieur

La nef est longue de 60 mètres, elle est ouverte sur les bas côtés par une série d’arcades et se termine par une abside semi-circulaire. Une série de colonnes, ainsi que la voûte à caisson qui surplombe l’ensemble à 25 mètres de hauteur participe à accroître la monumentalité de cet espace.
De chaque côté de l’allée principale le visiteur peut admirer les statues en marbre italien des douze apôtres, réalisées par Berthel Thorvaldsen, l’éminent sculpteur danois donc les œuvres sont exposées en nombre à la Ny Carlsberg Glyptotek.
L’anecdote raconte que les sculptures des apôtres auraient dû être placées dans des niches que l’architecte avait conçues à cet effet. Thorvaldsen a fait en sorte que les sculptures ne puissent pas y entrer, ce qui obligea C.F. Hansen à combler les orifices.

Copenhague : Vor Fruhe Kirke, Thorvaldsen

Certains dimanches, il est possible de voir la Reine Margrethe II parmi la congrégation réunie pour la messe dominicale. Dans le passé, elle avait sa propre loge au sein de la cathédrale, mais les comportements royaux ont changé depuis. Elle ne veut plus instaurer tant de distance entre elle et ses sujets. Le monarque danois est donc assis sur les bancs comme tout un chacun.

 

Copenhague : Vor Fruhe Kirke, christ et baptistereAu centre de l’autel, un ange agenouillé, qui tient lieu de fond baptismal, est installé près d’une imposante figure du Christ, l’une des œuvres de Thorvaldsen les plus connues. Cette originale représentation du Christ ouvrant les bras et tendant les mains à tous ceux vers qui il dirige son regard eut un large succès ; elle a été largement reproduit au 19ème siècle, et on trouve des copies dans de nombreux endroits, en Europe et aux Etats-Unis.
Le scuplteur est également l’auteur des frises scupltées qui ornent à l’extérieur le fronton sur le devant du porche.
Il fut enterré dans cette église en 1844, et l’archidiacre eut l’humour de dire que « Thorvaldsen était un grand homme mais il lui manquait seulement une chose : la religion chrétienne » !

Copenhague : Vor Fruhe kirke, obélisque de la Réforme
Remarquez l’obélisque qui a été érigé devant la cathédrale, face au parvis : il célèbre le 400e anniversaire du passage à la Réforme (abandon du catholicisme en faveur de la foi luthérienne).
Le sculpteur Max Andersen et l’architecte Harald Lønborg-Jensen ont été chargés de la conception du monument. Il a été dévoilé le 5 Juin 1943.
Les reliefs en bronze nous relatent 4 temps forts de ce passage.

Copenhague : Vor Fruhe kirke, obélisque de la Réforme, détail 1

 

Sermon de Hans Tausen dans l’église franciscaine de Viborg interrompu par des soldats .
Hans Tausen a introduit les enseignements de Luther au Danemark ; son activité à Viborg menait à des conflits armés entre les bourgeois de la ville et les hommes de main de l’évêque catholique. Plus tard, le roi Frédéric Ier a pris Tausen sous sa protection et l’a invité à Copenhague.

Copenhague : Vor Fruhe kirke, obélisque de la Réforme, détail 2

 

 

L’assemblée des seigneurs de Copenhague adopte la réforme le 30 Octobre, 1536.
Cette scène nous montre le roi Christian III, quand il déclare le Danemark pays protestant.

Copenhague : Vor Fruhe kirke, obélisque de la Réforme, détail 3

 

 

 

Évêques évangéliques consacrés en l’église Notre-Dame à Copenhague le 2 Septembre, 1537.
Après que le roi Christian III ait déclaré que l’Eglise danoise sortait du giron de Rome, il a invité Johann Bugenhagen, théologien luthérien de la Poméranie, à consacrer les premiers évêques danois.

Copenhague : Vor Fruhe kirke, obélisque de la Réforme, détail 4

 

 

Service de l’église réformée danoise dirigée par Peder Pallade.
Peder Pallade a été l’un des premiers évêques danois ; il fut aussi professeur de théologie à l’Université de Copenhague. Il est également à l’origine d’une liturgie en langue danoise.

 

Les titres mis en gras pour les bronzes sont les traductions en français de ce qui est marqué en danois sous les reliefs.

 

Nous pourrions nous diriger tout droit sur le Rundetårn (arrêt 6 sur notre plan) mais nous allons d’abord explorer une petite partie du quartier latin (Latinerkvarteret), qui doit son nom à la présence du vieux campus de l’Université, dont la langue de travail a longtemps été le latin.
Tous les guides ne s’entendent pas sur les limites du quartier, dont Sankt Petri (arrêt 2) fait partie, mais il y a un consensus pour les rues qui vont de l’université jusqu’à Købmagergade à l’est, et jusqu’à Nørre Voldgade au nord.
De nombreux cafés et librairies d’occasion se sont développés dans le secteur. C’est un endroit plein de charme, où les petites rues invitent à la flânerie.
Nous passons par Store Kannikestraede puis tournons à droite dans Lille Kannikestraede, au niveau du plus vieux restaurant de Copenhague, det Lille Apotek (il parait que Hans Christian Andersen était un habitué des lieux), pour aboutir bientôt à une très jolie place.

 

Copenhague : Gråbrødretorv(5) Le nom de cette jolie place, Gråbrødretorv, évoque les  » Frères Gris « , autrement dit les franciscains qui avaient établi un monastère sur les lieux en 1238. Celui-ci a été fermé le 25 Avril 1530. Mais ce n’est qu’en 1841 que la place a été baptisée du nom que nous lui connaissons actuellement.
Elle n’a pas non plus toujours été aussi charmante qu’aujourd’hui : pendant la Seconde Guerre mondiale des bunkers ont été construits sur la place, et jusqu’en 1968, il y avait des espaces de stationnement tout autour.

L’endroit a été réaménagé, une fontaine, commémorant le huitième centenaire de la fondation de Copenhague (sculpteur : Søren Georg Jansen) a été installée.
Depuis Gråbrødretorv s’est transformé en une place animée, avec de nombreux cafés et restaurants, dont les terrasses aux beaux jours envahissent presque tout l’espace. Des manifestations estivales de plein air y ont lieu, en particulier au cours du Festival de Jazz de Copenhague.

Copenhague : Gråbrødretorv

 

Elle est bordée de maisons aux façades colorées que vous observerez attentivement.

Celles situées à l’est et au sud, appelées brændehuse (maisons d’incendie), sont caractéristiques des constructions réalisées après l’incendie de 1728, avec un frontispice surmonté de combles à pignon.

Par contre, celles situées à l’ouest et au nord sont représentatives du classicisme du XIXe siècle, les bâtiments actuels étant postérieurs aux bombardements anglais de 1807.

 

Copenhague : Rundetårn(6) La Rundetårn (tour ronde) était le premier maillon de l’ensemble TRINITATIS, qui devait rassembler les trois institutions les plus importantes pour les savants du 17ème siècle: un observatoire, une église pour les étudiants et une bibliothèque universitaire.
La tour fut construite sur l’initiative du roi Christian IV et conçue par l’architecte Hans van Steenwinckel le Jeune. La première pierre fut posée le 7 juillet 1637, et la tour fut achevée en 1642. Elle abrite le plus ancien observatoire d’Europe encore en fonction. Utilisé par l’université de Copenhague jusqu’en 1861, il est aujourd’hui accessible à tous.
L’église fut achevée en 1656 et la bibliothèque (qui est située au-dessus des voûtes de l’Eglise de la Trinité) en 1657.

Copenhague : Rundetårn, détailAu sommet de la façade de la Tour Ronde, essayez de déchiffrer l’inscription dorée … écrite sous forme d’énigme. Le croquis original de cette énigme, fait de la main propre de CHRISTIAN IV, est conservé aux Archives nationales. Elle peut être interprétée de la manière suivante :
« Que Dieu induise dans le coeur du Roi couronné CHRISTIAN IV la bonne doctrine et la justice, 1642 », 1642 étant l’année de l’achèvement de la Tour.
La plate-forme panoramique, située 34,8 mètres au-dessus du niveau de la rue, offre au visiteur une vue imprenable du vieux Copenhague. Elle est entourée d’une très belle grille en fer forgé, exécutée en 1643 par le ferronnier du roi, Kaspar FINCKE. Dans cette grille on retrouve le monogramme de CHRISTIAN IV ainsi que les lettres RFP, qui sont les initiales de la devise du roi: Regna Firmat Pietas – La Piéte Fortifie les Règnes.
Cliquez ici pour accéder à une vue sur 360° et imaginez-vous au sommet de la tour (le vent en moins !)

Copenhague : Rundetårn, rampe d'accèsLa rampe en colimaçon est unique dans l’histoire de l’architecture européenne. Longue de 209 mètres, elle monte en spirale en faisant sept fois et demi le tour du noyau creux de la tour et constitue la seule liaison entre les différentes parties de l’édifice. Pierre Ier de Russie y serait monté à cheval suivi du carrosse de la tsarine tiré par six chevaux ! En fait, avec ses six mètres de large, la rampe était prévue pour permettre l’accès des instruments astronomiques.
Une niche dans le mur, près du sommet, permet d’accéder à la cavité centrale de la tour où une plaque de verre empêche les chutes. Les visiteurs peuvent s’y tenir debout et regarder la base de la tour, 25 mètres plus bas, sous leurs pieds. Cette cavité marque le point kilométrique zéro au Danemark, établi dans les années 1760 quand l’astronome Thomas Bugge fut chargé de dessiner une carte précise du pays.
Une autre niche donne accès aux historiques latrines. Le conteneur récupérant les déjections n’a été vidé qu’en 1921, nécessitant l’équivalent de 9 cargaisons de camions. Rassurez-vous : des toilettes plus modernes ont été installées en 1902.

Le couloir permet d’accéder également à l’église et à la bibliothèque. La bibliothèque, qui était initialement intégrée à la tour, a brûlé en 1728 avec l’intérieur de l’église. 35 000 volumes sont alors partis en fumée, dont les originaux de manuscrits islandais. Après sa reconstruction, elle sera utilisée jusqu’en 1861, puis remplacée par celle de Fiolstræde. En 1987, la salle fut rouverte après une importante restauration, et sert maintenant de cadre pour des expositions d’art, de culture, d’histoire et de sciences.

 

Copenhague : Trinitatis kirke, autelCopenhague : Trinitatis Kirke, orgueTrinitatis Kirke a été conçue par Christian IV comme lieu de culte universitaire ; l’édifice fut achevé par son successeur en 1656.
À l’intérieur (accès par Landemaerket), on peut voir un retable sculpté et un buffet d’orgues baroque, ainsi qu’une horloge rococo.

Copenhague : Trinitatis Kirke, 2e orgue
En tout, cette église possède 4 orgues différentes.
Il faut savoir que l’église abrite une chorale célèbre : Trinitatis Kantori. La chorale a été fondée en 1993 par Per Enevoldsen et l’organiste Inge Bønnerup ; le chœur est mené depuis 2013 par l’organiste et chantre à Trinitatis, Søren Christian Vestergaard.
Beaucoup de concerts ont lieu dans l’église Trinitatis, mais le Kantori donne également des concerts dans d’autres endroits, que ce soit au Danemark ou à l’étranger.

 

Nous quittons à présent le quartier latin mais nous n’abandonnons pas Christian IV puisque nous nous dirigeons vers son château préféré, Rosenborg.

 

Copenhague : jardin botanique (botanisk have)
(7) Nous commençons par une promenade dans le jardin botanique (botanisk have) qui réunit la plus vaste collection de plantes du Danemark.
27 serres protègent les sujets les plus fragiles, mais la plus remarquable est l’ancienne « Palm House », ou palmeraie, de 1874, une fascinante serre blanche en fer forgé. Elle s’inspire du Crystal Palace construites pour l’Exposition universelle de Londres en 1851. Les serres du jardin botanique de Copenhague sont financées par Jacob Christian Jacobsen (1811-1887), fondateur de l’entreprise Carlsberg. Elles sont inscrites en 1977, avec l’ensemble du jardin, à la liste du patrimoine protégé.
L’entrée est gratuite et le jardin est ouvert tous les jours (8h30-16h en hiver)

Copenhague : jardin botanique (botanisk have)Copenhague : jardin botanique (botanisk have)

 

 

 

On peut déambuler sous la coupole, à 5m du sol, au-dessus de la mini-jungle, dans la chaleur et le parfum des forêts tropicales, sans oublier le doux murmure d’une petite cascade qui entretient l’humidité nécessaire aux plantes.

 

 

Copenhague : jardin botanique (botanisk have)Copenhague : jardin botanique (botanisk have), Athena et Marsyas

 

 

Se promener à l’extérieur, longer le petit lac ou emprunter les allées romantiques, ponctuées de statues (sur la photo, Athéna et Marsyas), est un vrai plaisir, même en hiver.
Durant la belle saison, ce doit être un pur bonheur.

 

 

Copenhague : jardin botanique (botanisk have), Ticko BraheEn sortant du jardin botanique pour vous rendre au château de Rosenborg, vous ne pourrez manquer la coupole de l’observatoire d’Østervold.
Nous avons vu, au point (6) de notre circuit, que le premier observatoire géré par l’université de Copenhague est situé à Rundetårn. Il a été inauguré en 1642, comme nous l’avons vu. Il remplaçait alors l’observatoire Stjerneborg de Tycho Brahe. Mais, comme nous l’avons signalé, il n’a plus été utilisé par l’université à partir de 1861 : d’une part, les instruments devenaient de plus en plus grands mais les murs de la tour ne pouvaient pas être poussés, et d’autre part la pollution lumineuse de la ville environnante ainsi que les vibrations causées par le trafic en constante augmentation faussaient les mesures.
La décision est donc prise, en 1861, de construire un nouvel observatoire à Østervold, sur les anciennes fortifications. Le professeur et astronome Heinrich Louis d’Arrest est chargé du projet. Le bâtiment a été conçu par l’architecte Christian Hansen.
Dans les années 1950, l’observatoire d’Østervold sera remplacé par l’observatoire Brorfelde, situé près de la ville de Holbæk.
Contrairement à Rundetårn, cet observatoire n’est pas ouvert au public.

Une statue placée devant l’observatoire honore Tycho Brahe, un des plus illustres astronomes du 16 ème siècle : cliquez ici pour voir sa biographie

 

Copenhague : Rosenborg slot(8) Rosenborg est le château du roi bâtisseur Christian IV : il l’a bâti, il y a vécu et il y est mort. C’est l’une des réalisations architecturales les plus importantes de ce souverain connu pour son rôle dans l’essor de Copenhague : il est à l’origine de bon nombre d’édifices remarquables de la ville. Le château de Rosenborg est un chef d’œuvre du style néerlandais de la Renaissance et son histoire remonte à l’année 1606, lorsque Christian IV acheta des terrains situés devant les murs du nord-est et fit aménager un jardin potager (Kongens Have, càd jardin du roi).

L’édification du château ne démarra qu’en 1613, et connut différentes phases d’agrandissements jusqu’à son achèvement en 1634 : la petite résidence d’été était devenue une demeure confortable pour la famille royale et ses domestiques.
Il a servi de résidence royale jusqu’à ce que Frédéric IV construise un château plus spacieux à Fredensborg, en 1710.

Remarquez la coupole de l’observatoire d’Østervold, à gauche sur la photo.

Copenhague : Rosenborg slot vu depuis Kongens haveLe roi Christian IV a passé la majeure partie de sa vie d’adulte à Rosenborg qu’il affectionnait par-dessus tout.

Le roi avait ses quartiers dans la partie nord du château et de la reine avait ses chambres à l’extrémité sud, tandis que la partie centrale était réservée aux audiences du roi et aux réceptions officielles.

Après 1710 et le départ du roi Frédéric IV pour Fredensborg, le château de Rosenborg a encore servi par deux fois de résidence royale. La première fois, ce fut en 1794, après que le palais de Christiansborg ait été la proie des flammes, obligeant le roi Christian VII et sa famille à se replier à Rosenborg. La seconde fois, en 1801, c’est l’armée britannique attaquant la ville pendant la bataille navale de Copenhague qui obligea la famille royale à se réfugier à Rosenborg.

A gauche de la photo, ce sont les bâtiments de la caserne qui abrite la garde royale que nous apercevons.

Copenhague : Rosenborg slot, casernes royales
Le château a été transformé en musée et ouvert au public en 1838. Il sert aussi d’écrin géant aux joyaux de la Couronne, exposés au sous-sol. La protection de tous ces trésors est assurée par la garde royale que nous voyons ici en plein exercice.

La Garde royale a été fondée en 1658 par le fils de roi Christian IV, le roi Frederik III. Outre la protection des Joyaux de la Couronne, elle a également comme mission la protection de la famille royale, quel que soit son lieu de résidence au Danemark.
La caserne que nous voyons date de 1730 : elle a été construite sous le règne du roi Frederik IV.
Pour assister au départ solennel de la garde royale en direction du palais d’Amalienborg où a lieu la relève chaque jour, il faut être sur place à 11h30 au plus tard (nous y reviendrons quand nous serons à Amalienborg)

Deux petits films vous permettent de pénétrer dans Rosenborg : vous pourrez ainsi mieux décider si une visite de l’intérieur vous tente ou non.

L’un est en anglais et dure 3’31
L’autre ne donne que des explications succintes, mais en français : il dure 14’11 et englobe le jardin botanique. Rosenborg est abordé après 4’10 et les joyaux de la couronne après 10’25.

Bon à savoir : les panneaux explicatifs sont rares. Les visiteurs qui possèdent un smartphone permettant de flasher les QR codes pourront télécharger des renseignements sur les pièces phares de la collection (en anglais ou en danois).

Copenhague : Rosenborg slot, Kongens have

 

En sortant du château, dirigez-vous vers l’immense parc, le Kongens Have (Jardin du Roi), tout en remarquant les restes de l’ancien rempart qui encerclait la ville : le fossé qui entoure toujours le château en fait partie.
Plus vieux parc de la ville, il fut dessiné au début du XVIIe siècle par Christian IV. Très apprécié des habitants mais aussi des touristes, il déroule aux visiteurs ses interminables pelouses et, durant la belle saison, ses magnifiques parterres de fleurs.
Pendant la saison estivale, un théâtre de marionnettes (situé du côté NE du parc) donne des spectacles gratuits à 14h et 15h du mardi au dimanche.

 

Copenhague : citadelle (Kastellet), plan(9) Le Kastellet (la Citadelle) est une des fortifications les mieux préservées d’Europe.
C’est le roi Christian IV qui a initié la construction du Kastellet en 1626, en édifiant un poste avancé, Sankt Annæ Skanse (Redoute de Saint-Anne) prévu pour protéger le port. Il a aussi fait construire un blockhaus au nord de Christianshavn, qui venait d’être fondée. Son idée était de mettre en place un système de défense au nord de la ville mais il ne verra pas l’aboutissement de son projet. Les travaux de la Citadelle se poursuivirent sous le règne du Roi Frederik III .
Après le siège par les armées suédoises (1658-1660), l’architecte hollandais Henrik Rüse fut chargé de la reconstruire et de l’agrandir.

Le Kastellet servit à la défense de la ville au Cours de la Bataille de Copenhague en 1807. Les anglais voulaient s’emparaient de la flotte danoise pour qu’elle ne tombe pas aux mains de Napoléon. On estime que 30% des bâtiments de Copenhague furent détruits lors du bombardement meurtrier des britanniques.

Copenhague : citadelle (Kastellet), moulin
Construite sous la forme d’un pentagone, la citadelle possède cinq bastions : le Bastion du Roi, le Bastion de la Reine, le Bastion du Comte, le Bastion du Prince et le Bastion de la Princesse.
Elle dispose de deux portes, la Porte du Roi sur le côté sud, face à la ville, et la porte de Norvège, sur le côté nord : elles datent toutes les deux de 1663, telles que Henrik Rüse les avait conçues.
Nous avons choisi de ne pas entrer directement mais de longer le site jusqu’au moulin puis de faire le tour d’une partie des remparts par l’extérieur.

Copenhague : citadelle (Kastellet), vue depuis le moulinNous pénétrons sur le site au niveau d’un mémorial qui commémore les volontaires et les victimes tombées au cours des deux guerres contre la Prusse (1848-50 et 1864), guerres qui ont amputé le Danemark du Schleswig-Holstein. En 1920, après référendum, une grande partie des territoires perdus en 1864 réintégrera le royaume.
Le mémorial (visible au milieu, sur la photo) a été érigé en 1921.

Les promeneurs et les joggeurs sont nombreux à braver le froid dans ce parc très apprécié des habitants.

Copenhague : citadelle (Kastellet), mémorial 1945

 

 

Juste avant d’entrer dans la citadelle, un autre mémorial invite le visiteur à se souvenir des soldats qui sont tombés pendant la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit de Danois qui ont donné leur vie en tant que bénévoles au service des Alliés de la Seconde Guerre mondiale.
La statue en bronze, érigée en 1957, a été conçue par Svend Lindhart : elle a été payée par une souscription publique lancée à l’échelle nationale.
A propos de seconde guerre mondiale, il est bon de rappeler à quel point les Danois ont su résister à la barbarie nazie :

Comment le Danemark s'est opposé à la rafle des Juifs sur son territoire

Le texte qui suit est issu du guide du Routard 2015/2016 (p.58-59) En 1939, l’Allemagne nazie et le Danemark signent un pacte de non-agression. Le 9 avril 1940, les troupes allemandes envahissent donc le pays sans rencontrer de résistance. En accord avec le roi Christian X, le gouvernement de coalition accepte l’ultimatum remis par l’Allemagne qui prévoit que les occupants respecteront la « neutralité » danoise. Le roi et le gouvernement invitent la population à vivre normalement et à se résigner.

À la fin de 1941, les Allemands contraignent le gouvernement danois à accepter le pacte anti-Komintern qui place le Danemark aux côtés des puissances de l’Axe. Le parti communiste est interdit, ses membres sont internés et un « corps libre danois », composé de volontaires, part se battre sur le front de l’Est. À l’annonce de cette nouvelle, des émeutes éclatent dans le pays et la résistance prend une forme nouvelle avec des actions de grève et des sabotages.

Des élections sous contrôle ont lieu en mars 1943. Mais la situation se dégrade encore, avec de grandes grèves et manifestations. En réaction, les Allemands imposent au gouvernement danois la suppression du droit de grève, l’interdiction de manifestation et de réunion, la proclamation de la loi martiale et l’instauration de la peine de mort pour les saboteurs. Encouragé par la résistance de la population, le gouvernement, au lieu de se soumettre comme en 1940, cesse de fonctionner. Le roi se déclare prisonnier dans son palais gardé par des troupes allemandes.

Le gouvernement disparu, la persécution des juifs danois peut débuter. Le 18 septembre 1943, Hitler donne l’ordre de les déporter. Première surprise : les responsables allemands, qui ont appris à connaître l’état d’esprit de la population, refusent de s’exécuter.

Werner Best rentre à Berlin pour tenter d’obtenir une concession de taille : la promesse que tous les juifs du Danemark seront déportés dans le ghetto modèle créé à des fins de propagande à Theresienstadt (Terezin), en Bohême. Les nazis en décident autrement : ils acheminent des unités de police d’Allemagne pour organiser une grande rafle dans la nuit du 1er au 2 octobre 1943. Mais ils ne trouvent pas grand monde à rafler… Quelques jours plus tôt, un responsable des transports allemands a révélé les projets nazis aux fonctionnaires danois ! La plupart des juifs danois ont traversé l’Øresund sur des bateaux de pêche, gagnant la Suède avec l’aide de la population et des réseaux de résistance. La communauté s’organise rapidement pour empêcher les arrestations dans les synagogues à l’occasion des offices. Les hôpitaux et cliniques de Copenhague « renvoient » tous leurs patients portant un nom juif et, sans même qu’ils quittent leur lit, les réadmettent sous d’autres noms… Certaines cliniques vont jusqu’à hospitaliser des familles entières de juifs en parfaite santé, se transformant du jour au lendemain en véritables camps de transit pour des centaines de personnes, leur fournissant vivres et argent avant de les diriger vers des organisations de résistance. Résultat : sur un total de 7 800 juifs danois, seuls 481, soit 6 %, seront déportés.

La réaction officielle danoise est incroyable : le jour même des premières rumeurs de rafle, le ministère des Affaires étrangères a demandé à Best de s’expliquer. Une pétition a été présentée par par les unions professionnelles et les syndicats. Le roi Christian X lui-même a fait parvenir un avertissement écrit à l’ambassade d’Allemagne en menaçant les Allemands d’être le premier citoyen à porter l’étoile jaune si celle-ci était imposée aux juifs.

La résistance danoise ne se contente pas de ce sauvetage miraculeux. A force de demandes répétées, des envoyés du gouvernement danois sont admis à visiter de camp de Theresienstadt au cours de l’été 1944 et tous les juifs danois internés reçoivent des colis de vivres. Comme l’a écrit Hannah Arendt, les juifs danois « jouissaient, plus que tout autre groupe, de privilèges spéciaux parce que des officiels et des citoyens danois ne cessaient de s’enquérir de leur sort ».

Finalement, seuls 52 d’entre eux sont morts en détention, chiffre exceptionnellement bas. Lors de son procès, à Tel-Aviv, Eichmann a reconnu que, « pour différentes raisons, l’opération projetée à l’endroit des juifs du Danemark avait échoué ». Cet épisode méritait d’être raconté en détail, non ?

Copenhague : citadelle (Kastellet), entrée
Un pont nous conduit à la porte sud de la citadelle, appelée « la porte du Roi » : elle est décorée de guirlandes et de pilastres, et ornée d’un buste du roi Frederik III. Remarquez aussi la date de construction inscrite juste au-dessus du portail : 1663. Par le passé, tout le trafic passait obligatoirement par là.

L’horloge et deux cloches sur la façade intérieure de la porte proviennent de la Caserne du service de renseignements, située à Kongens Nytorv ; ils ont été placés ici en 1874 lorsque le service a déménagé à la Citadelle.

Des postes de gardes encadrent la porte à l’intérieur, tandis qu’en face de la porte, deux « caponnières » permettaient de maintenir des troupes d’assaut sous le feu.

Copenhague : citadelle (Kastellet), baraques rouges
Certains bâtiments, toujours utilisés par l’armée danoise et par l’OTAN, ont été restaurés en 1996.
A l’origine, Henrik Ruise avait construit six barres de deux étages chacune pour loger les soldats basés à la Citadelle.
Les dortoirs faisaient quatre mètres sur quatre et contenaient deux lits triples, une petite table et deux bancs.
Les toits mansardés ne font pas partie de la conception originale, mais datent de 1768.

Aujourd’hui, ces bâtiments abritent les bureaux du ministère de la défenses et servent de logement à quelques familles de militaires.
Sur la photo, on voit bien les remparts herbus qui protègent l’ensemble.

 

Copenhague : citadelle (Kastellet), église

L’Eglise de la Citadelle a été construite en 1704 pendant le règne du roi Frederik IV.
Remarquez les bâtiments rouges accolés à l’église : c’est une prison !! Elle a été construite en 1725 et le concepteur avait prévu d’aménager des trous dans les cellules des prisonniers afin que ceux-ci puissent suivre les services religieux tout en restant invisibles des fidèles.

Cette prison a accueilli un hôte de marque en la personne du comte Johann Friedrich von Struensee (1737-1772), médecin allemand devenu médecin du roi schizophrène Christian VII, et accessoirement amant de la reine Caroline Mathilde. Son pouvoir politique croissant a provoqué sa chute et il sera décapité en 1772.
Cliquez ici pour en savoir davantage sur le personnage.

Copenhague : citadelle (Kastellet), moulin, canon

Derrière l’église se dresse un moulin à vent construit en 1847.
Il a remplacé un autre moulin de 1718 qui avait été détruit par une tempête de l’année précédente. Ce moulin a fonctionné jusqu’en 1908, fournissant la farine pour la boulangerie de la Citadelle.

Comme une ville fortifiée a besoin de sécuriser ses approvisionnements en cas de siège, de nombreux moulins à vent ont été construits sur les bastions. En 1800, un total de 16 moulins à vent ont été trouvés sur les remparts de Copenhague. Le moulin de la Citadelle est le dernier qui est encore en l’état.
La Citadelle était dotée de deux entrepôts dès l’origine. Ils étaient prévus pour stocker tout ce qu’il fallait pour soutenir un siège, et pouvaient subvenir aux besoins alimentaires des 1.800 hommes de la garnison, des autres membres du personnel et leurs familles pour quatre ans. L’entrepôt du sud (danois: Søndre Magasin) a servi d’arsenal tandis que l’entrepôt du nord (danois: Nordre Magasin) stockait les réserves alimentaires.

Copenhague : citadelle (Kastellet), sortie vers la petite sirène

 

Nous sortons de la citadelle par la porte Nord, appelée « Porte de Norvège« .
Construite en même temps que la Porte du Roi, et dans le même style baroque néerlandais, sa conception est néanmoins plus simple et sa décoration plus sobre puisqu’elle ne faisait face qu’à la campagne au-delà de la ville.
Elle est, elle aussi, flanquée de deux postes de garde mais les « caponnières » ont été démolies à la fin du XIXe siècle.

Prochain objectif : la petite sirène.

 

Copenhague : langelinie, mémorial de la première guerre mondiale
Au niveau de la Marina Langelinie, le long du front de mer, vous ne pourrez manquer le Søfartsmonumentet : il commémore tous les marins danois qui ont perdu leur vie en mer pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le Mémorial a été créé à l’origine par Svend Rathsack en étroite collaboration avec l’architecte Ivar Bentsen, et a été érigé en 1928 pour commémorer les 648 marins danois de la marine marchande qui ont péri en mer durant la 1ère guerre mondiale. Le monument a été inauguré officiellement le 9 Mai 1928 par l’un des rois les plus respectés et les plus aimés du Danemark, Sa Majesté le Roi Christian X.
Les noms des navires et des hommes perdus sont inscrits à la base de la statue.
Le monument a été réalisé en pierre calcaire de Fakse Kalkbrud, mais a été sévèrement détérioré au fil des ans. En 2009, il a donc été décidé de recréer le monument, mais en utilisant un matériau résistant mieux aux intempéries, à savoir le marbre de la ville italienne de Tivoli.
Le nouveau monument a été ré-inauguré à l’automne 2011.

 

Copenhague : la petite sirène(10) La Petite Sirène (den lille havfrue) est le monument le plus célèbre de Copenhague.
C’est l’écrivain danois Hans Christian Andersen qui écrivit ce conte en 1836. Il raconte la triste histoire d’une jeune sirène qui sauve un prince de la noyade lors d’une tempête. Tombée follement amoureuse de lui, elle renonce à l’océan pour la terre ferme. Pour trouver son prince, elle cède sa voix à la Sorcière des Mers en échange d’une paire de jambes. Elle dispose alors de trois jours pour qu’il l’embrasse passionnément. Sans ce baiser, elle perdra son apparence humaine et se transformera en écume de mer. Le prince est captivé par sa beauté, mais ne parvient pas à la reconnaître car il se souvient d’avoir été sauvé par une jeune fille à la voix magique, et celle-ci est muette. Il en épouse finalement une autre. Le cœur brisé, la Petite Sirène se jette d’une falaise et se transforme en écume de mer.
La statue a été commandée en 1909 par Carl Jacobsen, fils du fondateur de la brasserie Carlsberg : il avait été fasciné par une représentation du conte de fées sous forme de ballet.
 

Copenhague : la petite sirène Le sculpteur Edvard Eriksen fut chargé de créer la statue de bronze. Jacobsen tenait à ce que la ballerine danoise Ellen Price serve de modèle, mais la jeune femme refusa de poser nue. Finalement, c’est le corps de la femme d’Eriksen qui servit de modèle et Ellen Price prêta uniquement son visage à la statue.
La sculpture, haute de 1,25 mètres, fut dévoilée en août 1913. Depuis, elle a connu bien des déboires. Vandalisée plusieurs fois, elle a, à chaque fois, été restaurée. En 1964, sa tête fut volée et dut être remplacée par une nouvelle, avant d’être de nouveau dérobée en 1998 par un ou des malfaiteurs, mais elle fut restituée anonymement. En 1984, on lui découpa un bras. Elle fut aussi aspergée de peinture ou poussée à la mer à plusieurs reprises, et recouverte d’une burqa en 2004 pour protester contre la candidature de la Turquie à l’Union européenne.
Mais la statue présentée dans le port de Copenhague a toujours été une copie, le 1er moulage est conservé dans un lieu inconnu par les héritiers du sculpteur.
Elle n’a quitté Copenhague qu’une fois, en 2010, pour être exposée dans le pavillon danois de l’Exposition universelle de Shanghai.

Saviez-vous que la Petite Sirène a une sœur ?

Copenhague : petite sirène génétiquement modifiée En 2006, Carlsberg demanda à Bjørn Nørgaard (entre autres) de créer une nouvelle version du personnage.   « Ce n’est pas une copie mais une soeur bien différente, mais tout aussi attrayante et qui attirera, je l’espère, bien des touristes », a déclaré l’artiste Bjoern Noerregaard à l’AFP.
La nouvelle Petite sirène ne ressemble pas à sa soeur au regard angélique. D’expression futuriste, elle pourrait être une figure de science-fiction retouchée par Picasso ou Dali.

Située à quelques encâblures de l’originale, la petite dernière, également en bronze, a été placée sur des rochers dans un canal longeant Langelinie, le quai d’accostage des paquebots de croisière. Pour la trouver, à la sortie du Kastellet, tournez à gauche dans Langelinievej puis remontez Pakhuskaj jusqu’à voir des paquebots de la DFDS Sea Ways : ce diaporama vous montre l’environnement dans lequel elle a été installée.
A réserver aux amateurs d’art moderne !

Selon son créateur, « il y a de la place pour deux petites sirènes: la Petite sirène romantique du début du siècle dernier et la Petite sirène des temps modernes où la technique transgénique augure d’un monde d’apocalypse à l’avenir ».

Entourée d’eau, la sculpture n’est pas accessible aux piétons, contrairement à son aînée, à « moins de faire un petit plongeon si l’on veut vraiment se laisser photographier dans ses bras », souligne le sculpteur.
Inaugurée par le prince consort Henrik, la Petite sirène transgénique fait partie d’un ensemble de sept sculptures créées par Bjoern Noerregaard pour le pavillon danois à l’exposition universelle de Hanovre en 2000.
Les six autres figures de cet ensemble intitulé « Le paradis génétiquement modifié » ont été déposées dans un bassin sur un quai en face de la nouvelle Petite Sirène avec, en toile de fond, un arc de triomphe en train de s’écrouler.

 
Copenhague : langelinie, VictoriaLe monument que nous apercevons à quelques pas de la Petite Sirène, dominant le paysage, a été construit pour commémorer la mort héroïque de l’amiral Ivar Huitfeldt et de ses hommes dans une bataille navale au cours de la Grande Guerre du Nord.
Initialement, le monument devait être bien plus modeste mais Carl Jacobsen, de la brasserie Carlsberg, s’en est mêlé (il avait déjà parrainé plusieurs monuments à Copenhague). Il fut alors décidé de lancer un concours, remporté par Vilhelm Dahlerup. Le monument sera construit en 1886 et ce sera Ferdinand Edvard Ring qui sera chargé de la statue de Victoria et des bas-reliefs.
En 2006, le consul honoraire du Danemark à Hiroshima, M. Seiichi Takaki, a offert 200 cerisiers japonais à la municipalité de Copenhague, à l’occasion des 200 années de l’anniversaire de H. C. Andersen. Depuis lors, tous les printemps Victoria règne sur une mer de fleurs : c’est magique !

Copenhague : langelinie, princesse Marie d'Orléans
Ce monument, créé par le sculpteur Carl Martin-Hansen en 1912, commémore le souvenir de la princesse Marie d’Orléans (1865-1909), l’épouse du prince danois Voldemar.
La princesse Marie est connue pour ses activités sociales au début du 20ème siècle : elle avait des opinions de gauche, et a contribué aux réformes démocratiques de 1901.

Copenhague : langelinie, Frederick IX

 

 

 

A quelques pas, vous pouvez voir le monument de Frédéric IX ( 1899-1972) qui succèda à son père le 20 avril 1947. Sous son règne, le Danemark devint un État moderne. En 1953, Frédéric IX, pensant qu’il n’aurait pas de fils, soumet à référendum une réforme constitutionnelle autorisant les femmes à accéder au trône. La majorité de la population ayant approuvé cette modification de la loi, sa fille aînée, Margrethe, devient princesse héritière.
À la mort de Frédéric IX, sa fille lui succède sous le nom de Margrethe II le 14 janvier 1972.

Copenhague : fontaine Gefion, arrière

(11) Nous approchons de la plus grande fontaine de la capitale danoise. Construite en 1908 par Anders Bungaard, elle est dédiée à la déesse Gefion.

La fontaine a été offerte à la ville par la Fondation Carlsberg (encore elle !). Elle devait être installée sur la place de l’Hôtel de Ville, Rådhuspladsen, avant qu’il ne soit décidé que sa place serait plus appropriée en face du port et de la Suède toute proche.

Copenhague : fontaine Gefion
La légende raconte que le roi Gylfe de Suède avait promis à la déesse de lui offrir autant de terres qu’elle pourrait en labourer en une nuit.

 
Le prenant au mot, elle transforma ses quatre fils en bœufs, les harnacha à une charrue et effectua la tâche herculéenne dans le temps imparti, avant le lever du soleil. Après avoir labouré la terre, elle la souleva et la jeta au milieu de l’océan, faisant ainsi naître l’île danoise de Zélande, celle-là même où se trouve aujourd’hui Copenhague, face à la Suède dont elle est séparée par le détroit de Sund. La zone où la terre fut arrachée est devenue un lac intérieur, appelé actuellement le lac Mälaren. Toutefois, depuis que les cartes modernes montrent une similitude entre Seeland et le lac suédois Vänern, c’est lui qui est parfois identifié comme le trou laissé par Gefjon.

 

Copenhague : église anglicane st AlbanJuste à côté de la Fontaine Gefion, nous ne pouvons manquer de remarquer une église édifiée dans un style architectural typiquement anglais : l’Église Saint-Alban est la seule église anglicane du Danemark.
Dessinée par l’architecte victorien Sir Arthur Blomfield, elle a été construite en 1885 et consacrée en 1887.
Une loi de 1665 du roi Frederik III du Danemark interdisait à toute église autre que luthérienne d’être implantée au Danemark. Avec le temps, de plus en plus de tolérance a été accordée. La construction de cette église fut réalisée en partie grâce à l’intervention de la princesse danoise Alexandra, fille aînée de Christian IX de Danemark, qui était l’épouse du fils aîné de la reine Victoria du Royaume-Uni, le prince de Galles qui devint Édouard VII du Royaume-Uni. Ce furent eux deux qui déposèrent la première pierre le 19 septembre 1885, avec d’autres notoriétés de l’Europe entière.
L’église a été construite autant que possible comme elle l’aurait été en Angleterre. Les matériaux proviennent la plupart du Danemark cependant, comme les pierres de taille qui ornent la façade, acheminées des falaises de Stevns, au nord de Møns Klint. Les bas-reliefs de pierre sont de la plus dure qualité de pierre calcaire de Faxe, également au Danemark ; par contre, la flèche de l’église a été réalisée à partir de pierre de taille d’Åland en Suède.

 

Copenhague : Amalienborg, statue de Frederik V

Nous voici arrivés (12) au Palais d’Amalienborg : il s’agit en fait de quatre palais aux façades identiques, disposés symétriquement sur le pourtour d’une place octogonale au centre de laquelle trône une statue équestre de Frederik V. C’est lui qui fut construire cet ensemble architectural classique afin de commémorer le tricentenaire de l’accession au trône du Danemark de la dynastie des Oldenbourg. Ils devaient former, avec la Marmorkirken que nous verrons tout-à-l’heure, le coeur d’un nouveau quartier auquel il envisageait de donner le nom de Frederiksstaden.
Le domaine fut accordé à quatre membres de la noblesse, qui décidèrent de construire quatre palais identiques. Trois des palais tiennent leurs noms de ces aristocrates (Moltke, Levetzau et Brockdorff). Le quatrième, Løvenskiold, ayant été contraint de vendre son palais, celui-ci fut baptisé en l’honneur de la comtesse Anna Sophie Schack.

L’imposante statue équestre du roi Frédéric V est l’oeuvre d’un français, Jacques-François Saly, et sa réalisation aurait coûté autant que celle des quatre palais réunis! Elle fut érigée sur la place le 16 août 1768 mais officiellement inaugurée en 1771 car il a fallu 3 ans pour ciseler sur place tous les détails de la sculpture. Et malheureusement, le monarque devait décéder en 1766.

Cette statue équestre est aujourd’hui considérée parmi les 10 plus réussies du genre au monde.

 

 

Copenhague : Amalienborg, palais Moltke ou Christian VII
Après l’incendie de l’ancienne résidence royale de Christiansborg le 26 février 1794, le roi Christian VII et sa famille furent contraints de chercher une nouvelle demeure. La famille royale racheta alors cet ensemble et s’installa au palais Moltke, qui prit ainsi le nom du roi Christian VII.
Les autres palais furent aussi rapidement transformés en résidences royales et, de nos jours, Amalienborg est toujours utilisée en tant que résidence d’hiver par la famille royale.
Comme vous pouvez le voir sur la photo, le Palais Moltke (ou Palais Christian VII) se trouve à votre gauche quand vous regardez en direction de la Marmorkirken.
Aujourd’hui, il sert de résidence pour les invités du royaume ; il est principalement utilisé à des fins représentatives et est ouvert au public lorsqu’il n’accueille personne.

Copenhague : Amalienborg, palais Levetzau ou Christian VIII

A droite du Palais Moltke (et à droite de la Marmorkiken, donc), vous voyez le palais Levetzau (ou Palais Christian VIII), dont le rez-de-chaussée abrite un musée, ainsi que la bibliothèque de la reine Margrethe. À l’étage supérieur se trouve l’appartement du prince Joachim.

Copenhague : Amalienborg, palais Brockdorff ou Frederik VIII

Tournez dans le sens des aiguilles d’une montre : à droite du Palais Levetzau, vous pouvez voir le palais Brockdorff (ou Palais Frederik VIII). Depuis sa restauration et sa rénovation, l’ancienne résidence de Frederik IX et de la reine Ingrid (décédée en 2000), est aujourd’hui occupée par le prince héritier Frederik et sa famille.

 

La reine Margrethe II, enfin, habite le palais Schack (ou Palais Christian IX), actuellement en cours de restauration et totalement caché derrière les échafaudages et les bâches (comme on le voit à l’arrière de la photo montrant la statue équestre de Frederik)

Le nom Amalienborg fait référence à un palais plus ancien édifié au même endroit, construit en 1669 par Frederik III pour sa jeune femme Amalie.

La relève de la garde

La Garde Royale (« Den Kongelige Livgarde ») veille jour et nuit, et par tous les temps, sur le palais d’Amalienborg.
Tous les jours à 11h30, les gardes quittent le château de Rosenborg et empruntent, à pieds bien sûr, les rues de Copenhague pour rejoindre Amalienborg.
La relève a lieu à midi : la cérémonie diffère en fonction de la présence (ou non) d’un ou de plusieurs membres de la famille royale.
Ainsi, si le drapeau flotte au-dessus du palais Schack, révélant la présence de la reine Margrethe, la relève de la garde se fera en musique !

Dans les faits, les gardes sont relevés toutes les deux heures, mais beaucoup plus discrètement bien sûr.

Saviez-vous que les femmes sont admises dans la garde depuis 1999 ? Elles doivent néanmoins mesurer plus de 1,75m car, après leur sélection, les soldats sont triés … par leur taille!! Les plus grands auront donc « l’honneur » de former le 1er bataillon, tandis que les moyens rejoindront le 2ème et que les plus « petits » seront relégués au 3ème! On peut, parait-il, aisément les différencier par la couleur du pompon de leur sabre (rouge, blanc ou bleu).

Nous retrouverons la Garde Royale sur Kongens Nytorv, durant son retour vers Rosenborg.

Copenhague : amalienborg, Nicolai Eigtved
Nous quittons la place Amalienborg pour nous diriger vers la Marmorkirken.
Dans la rue qui nous y mène, nous remarquons une plaque sur notre droite : elle nous rappelle que c’est Nicolai Eigtved qui a conçu Amalienborg et la Marmorkirken.

C’est lui qui a donné au rococo ses lettres de noblesse dans la capitale danoise, après avoir passé de nombreuses années à l’étranger, s’intéressant en particulier au style rococo français.
A son retour au Danemark, il a construit Prinsens Palæ (1743-1744) à Copenhague, une résidence pour le prince héritier Frederick (qui règnera plus tard sous le nom de Frédéric V).
Peu de temps après, il s’est vu confier la conception architecturale du projet royal d’Amalienborg. Frederiksstaden, telle que l’imaginait Frederic V, avec ses longues rues parfaitement droites, ses maisons bourgeoises homogènes, ses palais, son immense église et son hôpital, devait révéler aux yeux du monde la puissance du souverain danois régnant sur une nation en plein essor.
Adam Gottlob Moltke, en charge du projet, donnera carte blanche à Eigtved . Celui-ci mourra avant la fin des travaux mais d’autres architectes, dont Lauritz de Thurah, continueront à exécuter fidèlement ses plans.

 

Copenhague : MarmorkirkenLe vrai nom de (13) Marmorkirken est Frederikskirken, l’église de Frederik.
En 1749, Frederik V pose la première pierre de Frederikskirken, qui devait, selon les plans de l’architecte Nicolaï Eigtved, être construite en marbre importé de Norvège. Néanmoins, il devint rapidement clair que le coût d’une telle entreprise dépasserait le budget du trésor royal, et les travaux furent abandonnés en 1770, malgré la reprise du chantier par le français Nicolas Jardin après la mort de Nicolai Egtved en 1754.
Elle sera finalement achevée par Ferdinand Meldahl avec les financements de Carl Frederik Tietgen, en utilisant du marbre local danois.
Inaugurée le 19 août 1849, elle sera consacrée en 1894, près de 150 ans après le début du chantier.
L’église est désormais connue pour son dôme, l’un des plus grands en Europe. On peut y monter le weekend, au prix de 260 marches à gravir pour atteindre le clocher (Coupole ouverte samedi et dimanche de 13 h à 15 h. Entrée adultes payante).L’église, quant à elle, est ouverte de 10h à 17h, l’entrée est libre.
Remarquez les nombreuses statues qui entourent l’édifice. Celles qui se trouvent au niveau de la rue représentent un certain nombre de figures bien connues de l’église danoise, comme Søren Kierkegaard, le grand philosophe danois ou encore Ansgar «L’apôtre du Danemark», ainsi que les principaux auteurs de cantiques danois tels que Kingo, Brorson et Grundtvig. Les statues sur le toit-terrasse sont des personnages importants de l’histoire de l’église en général et vont de Moïse à Martin Luther.

Copenhague : Marmorkirken, coupole

 

Marmorkirken est une église baroque ronde, ce qui est assez rare, la forme habituelle étant celle d’une croix. La nef circulaire mesure environ 46m de haut et 12 piliers portent le dôme dont le diamètre atteint 31m.
Son intérieur est décoré de fresques peintes par des artistes danois, parmi lesquelles on remarquera plus particulièrement celles du dôme qui représentent les apôtres : celles-ci ont été créées par le peintre Chresten Overgaard d’après des dessins préliminaires de son collègue Henrik Olrik.

Copenhague : Marmorkirken, intérieur

L’autel baroque est décoré de motifs issus du 42e psaume

 

Copenhague : Marmorkirken, orgue aux cygnesCopenhague : Marmorkirken, intérieur

 

 

 

 

L’église possède deux orgues : un superbe orgue baroque décoré de cygnes (plus en service) et un orgue Marcussen de 1963.

 

Copenhague : Eglise russe Alexandre Nevsky
En sortant de l’église, et avant de poursuivre le circuit, jetez un coup d’œil vers la gauche : admirez l’unique église orthodoxe de Copenhague, construite entre 1881 et 1883 par le gouvernement russe.
Nous la devons à la princesse Dagmar (1847-1928), fille du roi danois Christian IX : en épousant le futur tsar Alexandre III, elle se convertit à la religion orthodoxe, prit le nom de Maria Feodorovna, et souhaita un lieu de prière approprié lors de ses fréquentes visites à sa famille à Copenhague.
Le tsar Alexandre III fit l’acquisition du terrain et fournit les finances de la famille impériale pour la construction de l’église.
Elle fut inaugurée en 1883 en présence du tsar Alexandre III et l’impératrice Maria Feodorovna, le duc Nicolas, futur tsar Nicolas II.

L’église était utilisée par les officiels et les consuls russes et la famille impériale qui venait au Danemark chaque année. Après la révolution, ce fut au tour de la communauté russe qui avait fui la Russie, notamment Maria Feodorovna qui fut inhumée ici le 19 octobre 1928.

 

Copenhague : Nyhavn

 

(14) Nyhavn (Le nouveau port) est actuellement un haut lieu touristique. Les maisons colorées qui bordent le vieux canal font partie des sites les plus photographiés de la capitale.
Le canal a été creusé en 1671, sur ordre de Christian V, par les prisonniers de guerre suédois de la guerre dano-suédoise (qui a sévi de 1658 à 1660). Le roi voulait relier le port existant au nouveau centre ville et le canal a été baptisé « nouveau port » par opposition à celui de Slotsholmen.
Les quais pavés qu’occupent aujourd’hui les terrasses des restaurants sont construits dans les deux années qui suivent, aux frais des propriétaires en échange du terrain que le roi leur attribue gratuitement.

Copenhague : Nyhavn

 

A l’époque, les deux quais n’avaient pas du tout la même réputation :
– le premier « solsiden » (ou côté au soleil), là où les numéros sont impairs, était un refuge pour les marins qui se pressaient dans ses tavernes miteuses. Les prostituées faisaient évidemment partie du paysage. Cette réputation de quartier chaud perdurera jusqu’aux années 1950.
– le second « den pæne side » (ou côté « comme il faut »), là où les numéros sont pairs, était le lieu de promenade de la bonne bourgeoisie. Aujourd’hui, les anciennes maisons closes abritent des cabinets d’architectes ou des appartements très côtés et les tavernes qui accueillaient les marins ont été transformées en restaurants.

 

Copenhague : Nyhavn
Sur les façades, quelques enseignes ont été conservées et ajoutent au charme pittoresque des vieilles maisons. Ne manquez pas d’admirer la plus ancienne maison de Nyhavn, le n°9 : construite en 1681, elle a survécu à tous les incendies depuis 1728.
Au bout du quai nord, 71 Nyhavn Hotel est aménagé dans un ancien dock de 1805. Des poulies servant à hisser les marchandises surplombent encore les pignons de la façade.
Depuis 1977, le musée national du Danemark préserve l’âme du quartier dans un musée à flot où l’on peut admirer de nombreux bateaux amarrés, dont plusieurs dizaines naviguent toujours.

Le saviez-vous ? Autrefois, de nombreuses maisons à Nyhavn étaient habitées par des artistes et des écrivains. Hans Christian Andersen y vécut successivement dans trois maisons différentes, où il écrivit plusieurs de ses célèbres contes. Andersen vécut pendant des années au numéro 20, où il écrivit l’histoire de la Princesse au petit pois. Il s’installa ensuite au numéro 67 puis, 20 ans plus tard, au numéro 18, où il vécut pendant deux ans.

À la fin de Nyhavn, sur Kongens Nytorv (à hauteur de l’Ambassade de France) se dresse le Mindeankeret (le Mémorial de l’Ancre), une ancre de taille monumentale érigée à la mémoire des 1700 officiers et marins danois disparus durant la Seconde Guerre mondiale. Le monument était initialement composé d’une croix de bois. En 1951, il fut remplacé par l’ancre de la frégate Fyen, amarrée à la base navale de Holmen pendant la Seconde Guerre mondiale.
Chaque année, le 5 mai, jour de la libération du Danemark en 1945, une cérémonie officielle est organisée pour commémorer les disparus.
Nous n’avons pu la photographier à cause des importants travaux qui sont en cours dans le cadre la construction de la nouvelle ligne de métro, construction débutée en 2008 et programmée jusqu’en 2018

 

Copenhague : Kongens Nytorv, ambassade de France(15) Kongens Nytorv (Nouvelle Porte Royale) a été construite en 1670 par Christian V sur l’ancienne porte orientale de la ville ; la place tient son nom du quartier, alors appelé Ny-København (Nouvelle Copenhague), qui était né du projet d’urbanisme par lequel Christian IV avait doublé la surface de la ville médiévale d’Absalon.
Cette vaste place fait donc le lien entre la ville historique et les nouveaux quartiers édifiés extra-muros. Peu après son couronnement, le roi Christian V a décidé d’en faire une place royale : les terrains autour de la nouvelle place ont été attribués aux riches citoyens intéressés, charge à eux d’y construire des bâtiments de prestige, devant comporter au moins deux étages et répondre à certaines normes.

De nombreux bâtiments officiels entourent cette place, dont le Palais de Charlottenborg (aujourd´hui le siège de l’Académie royale des beaux-arts), l’Hôtel d’Angleterre (pas photographiés à cause des travaux) ou encore le Théâtre Royal et l’Ambassade de France.

L’Ambassade de France occupe le palais Thott , symbole du patrimoine culturel franco-danois : ce magnifique palais a une longue histoire, bien décrite sur le site de l’ambassade. Le 27 novembre 2012 a marqué la fin des travaux de restauration et la façade de ce joyau architectural a retrouvé son éclat du XVIII ème siècle.

 

Copenhague : Kongens Nytorv, garde royale
Nous retrouvons la Garde Royale de retour vers sa caserne, au château de Rosenborg.
En temps normal, la garde porte l’uniforme bleu marine, datant de 1848. Leur casquette en poils d’ours date de 1805 et pèse près de 4 kg !
Remarquez le pompon rouge accroché à leur sabre : c’est l’élite qui défile sous vos yeux ! (voir « la relève de la garde »)

Pour les occasions spéciales en lien avec la famille royale (anniversaire de la reine, baptême, mariage, etc…), les gardes portent l’uniforme rouge datant de 1660.

Nous avons été stupéfaits de constater qu’ils attendent bien sagement , aux intersections, que le feu passe au vert pour les piétons avant de traverser …

 

Copenhague : Kongens Nytorv, théâtre
Le Théâtre royal danois (Det Kongelige Teater) s’élève sur la place depuis 1748. Initialement prévu comme théâtre du Roi, mais avec un accès pour le public, il a été conçu par l’architecte de la Cour, Nicolai Eigtved (celui-là même qui a construit Amalienborg).

Le bâtiment actuel, précédé des statues des deux dramaturges Ludwig Holberg et Adam Oehlenschläger, et coiffé par un chariot de Pégase, a été construit en style néo-Renaissance par Vilhelm Dahlerup et Ove Pedersen en 1874. Parfaitement adapté pour l’opéra et le ballet, l’édifice était moins adapté aux pièces de théâtre et c’est la raison pour laquelle une nouvelle salle de spectacle a été nécessaire.
Depuis l’inauguration en 2008 du Nouveau Théâtre royal situé sur le port (à l’extrémité de Nyhavn), le théâtre est devenu le lieu de résidence de la troupe du Ballet royal danois.

 

Copenhague : Kongens Nytorv, magasins du nord

Le bâtiment actuel du Magasin du Nord, souvent nommé parmi les édifices prestigieux de Kongens Nytorv, n’est pas d’époque. Il a été reconstruit dans un style de Nouvelle Renaissance française en 1893 en remplacement de l’ancien Hôtel du Nord qu’il a fini par occuper entièrement, après y avoir simplement loué un local à ses débuts, en 1870.
Ce grand magasin n’a rien de Français, contrairement à ce que son nom pourrait laisser supposer : il a été baptisé ainsi en hommage au nom de l’ancien hôtel, un établissement très chic de l’époque où résida entre autres Hans Christian Andersen entre 1838 et 1847.

Il s’agit d’un grand magasin, à l’image de Harrod’s de Londres ou des Galeries Lafayette à Paris, où l’on trouve tout ou presque !

 

Copenhague : Christianhaven
(16) Christianshavn (le port de Christian) est une île artificielle !

L’île est construite au-dessus de milliers de poteaux en bois qui ont été mis dans l’eau entre Slotsholmen et Amager. Cet ambitieux projet de construction a été mené entre 1617-22, à l’initiative du roi Christian IV, qui voulait notamment protéger la flotte de la Marine royale danoise, amarrée à l’entrée du port de Holmen.
La conception du quartier respecte le style néerlandais et la tradition d’intégrer des canaux a ici permis de préserver les habitations : pas un seul des nombreux incendies qui ont ravagé la ville au cours des siècles n’a réussi à traverser les voies d’eau !

Copenhague : Christianhaven

 

Cela explique que beaucoup de maisons d’origine sont encore debout aujourd’hui. Ces bâtiments historiques contribuent à donner à Christianshavn un caractère qui lui est propre.
Christianshavn était entouré d’une fortification avec cinq bastions afin de protéger le quartier… et la ville. Elles ont été renforcées au cours du temps et sont restées opérationnelles jusqu’en 1916. Un parc public, dont nous profitons aujourd’hui, les a remplacées par la suite.
Après des années d’activité industrielle lourde, Christianshavn s’est transformé en un quartier résidentiel prisé.

Copenhague : Vor Frelsers kirke
(17) L’église de Notre Sauveur (Vor Frelsers Kirke) est célèbre pour sa flèche en spirale et son escalier en colimaçon externe, qui offre une large vue sur le centre-ville de Copenhague. Mais pour bénéficier du panorama, il faut gravir 400 marches raides, sachant que les 150 dernières se trouvent à l’extérieur et se rétrécissent au fur et à mesure qu’on monte ! Pensez à bien vous couvrir, surtout si le vent souffle (ce qui est presque toujours le cas à Copenhague).
La réputation de son carillon, qui joue des mélodies toutes les heures de 8 h à minuit, n’est plus à faire non plus.
Nous n’avons pu y pénétrer, à cause d’un enterrement qui se déroulait dans ses murs durant tout le temps que nous avons passé dans le quartier

Cliquez sur ce lien pour voir une petite vidéo qui vous emmène à l’assaut de sa flèche et vous montre brièvement l’intérieur à la fin de l’enregistrement, ou encore sur ce lien pour une explication complète, donnée en français, sur le site de l’église.

 

Copenhague : Christiania(18) Christiania est née en 1971,lorsqu’une poignée de hippies se sont installés dans les casernes désaffectées de cet ancien quartier militaire, avec l’envie de créer une société alternative, guidée par les idéaux d’amour et de paix. Depuis, l’endroit attire les anticonformistes du monde entier séduits par cette nouvelle forme de vie sociale. Aujourd’hui, ses bicoques de bric et de broc, ses baraques rafistolées de chantier et ses maisons insolites abritent un millier d’habitants.
Venir à Copenhague sans découvrir ce quartier, c’est passer à côté d’un aspect important de la mentalité danoise, faite de tolérance et d’acceptation de la différence, inconcevable dans bien d’autres pays.
Cette enclave autogérée est ainsi devenue, au fil des ans, un des sites touristiques majeurs du pays, avec près d’un million de visiteurs par an. Les quelque 22 hectares qui composent la « ville » sont un joyau pour gens curieux. Mais il faut pour cela s’éloigner de la rue principale, surnommée « Pusher Street », investie par les dealers, où l’atmosphère est pesante, et s’égarer le long des sentiers pour découvrir un vrai petit paradis. Vous pourrez même admirer des maisons de Christianites aisés, principalement le long des remparts.

En arrivant au pouvoir en 2001, la droite avait fait de la normalisation de Christiania l’un des symboles de sa politique : elle a engagé les hostilités dès 2004 et remporté la victoire juridique en 2011. Mais les Christianites ne baissent pas les bras et ont engagé des négociations avec le gouvernement.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire
la ville libre de Christiania, un article assez court mais complet et sans parti pris
Christiania – dans le plus grand squat d’Europe, un article de Jamel Balhi, qui a rencontré quelques uns des habitants de Christiania
Christiania, un quartier de Copenhague comme espace commun paradoxal un article fort intéressant écrit par Camille Girault, doctorant en géographie

Si vous souhaitez voir à quoi ressemble Christiania, cette vidéo de WonderfulCopenhagen vous en montre quelques facettes.

 

Nous allons maintenant explorer Slotsholmen, dont le nom signifie « l’île au château » : en 1167, l’évêque Absalon y construira le premier château autour duquel se développera la future capitale danoise. C’est toujours le château qui est le monument emblématique de l’île : l’imposant Christiansborg Slot abrite les principales institutions du pays : Le Parlement, la Haute Cours, le bureau du Premier Ministre, le Ministère des Finances, etc. Voilà pourquoi l’île est également connue comme « l’île au pouvoir ».

 

Copenhague : Bourse Construite entre 1590 et 1640 à l’initiative de Christian IV, (19) Børsen (la Bourse) a été conçue par les frères Lorentz et Hanz van Steenwinckel, architectes hollandais. Le roi voulait transformer la ville en une importante plateforme commerciale, et il avait besoin d’un endroit où l’échange de marchandise serait facilité, pour compléter la construction de la nouvelle ville marchande de Christianshavn. Il ne faut pas oublier qu’à l’époque une bourse n’était pas un endroit où l’on investissait sur les marchés financiers mais un endroit où s’échangeaient des biens matériels.
L’impressionnant bâtiment, avec ses pignons ouvragés, son toit de cuivre et sa flèche qui culmine à 56 mètres, devait être un point de repère prestigieux aussi bien pour les danois que pour les marchands étrangers qui arrivaient par la mer.
Observez bien la flèche : oeuvre du sculpteur Ludwig Heidriffer, elle est composée de quatre queues de dragons torsadées se terminant par une lance surmontée de trois couronnes. Elles représentant l’Union de Kalmar entre le Danemark, la Norvège et la Suède. Il est remarquable de noter que l’ensemble du bâtiment a survécu aux nombreux incendies qui ont ravagé la ville !
Les échanges de marchandises se sont poursuivis jusqu’en 1857 au sein de ce bâtiment, date à laquelle il a été racheté par une association qui a travaillé pour la préservation de son patrimoine historique.
De nos jours, le prestigieux bâtiment abrite les bureaux de la Chambre de Commerce et ne se visite pas.

Copenhague : Holmens kirke
(20) Holmens Kirke était à l’origine une forge à ancres, construite en 1562, avant d’être consacrée comme église pour la Marine Royale le 5 septembre 1619. La nef et le chœur (axe est-ouest) en sont les vestiges. L’église s’avèrera rapidement trop petite et l’ensemble sera largement remanié en 1641 (sous Christian IV) : les murs de l’ancienne forge seront mis au niveau de la tour qui faisait partie du chœur et un transept nord-sud sera ajouté, tout comme le clocher, donnant à l’église sa forme actuelle.
L’amiral Niels Juel, fameux dans l’histoire du Danemark pour sa victoire magistrale sur la flotte suédoise devant Køge en 1677, a été inhumé en 1709 dans la chapelle funéraire qui venait d’être construite (et qu’on voit bien sur la photo).
C’est dans cette église que fut célébré le mariage de la reine Margrethe II et le prince Henrik en 1967. Plus récemment,le 14 avril 2011, c’est ici qu’ont été baptisés les jumeaux du prince héritier Frederik et de la princesse héritière Mary de Danemark.

Cliquez ici pour voir quelques photos de l'intérieur de Holmens Kirke

Copenhague : Holmens Kirke, autel L’autel en chêne a été sculpté par Abel Schrøder le jeune : son panneau central représente la Passion, commençant en bas avec la Cène et terminant en haut avec le Christ sur son trône.

Copenhague : Holmens Kirke, chaireCopenhague : Holmens Kirke, chaire détail La chaire date de 1662, et a, elle aussi, été sculptée par Abel Schrøder le jeune : Moïse porte une partie de la chaire sur sa tête, tandis que onze apôtres en font le tour. Le Christ souffrant, avec sa couronne d’épines, est assis dans l’abat-voix. Les bancs, avec leurs têtes d’anges sculptés dans les pignons, datent de 1640 environ, tandis que la galerie unique qui fait le tour de l’église date de la restauration de 1872.

 

Copenhague : Holmens Kirke, fonds baptismaux

 

Les fonts baptismaux en fer forgé ont été offerts en 1646 par le maître-forgeron du Roi, Hans Ulriksen Svitzer. Le plat original en argent a été refondu en 1757 afin d’épouser la forme des nouveaux fonts en marbre blanc réalisés par C.F. Stanley. Ceux-ci ne se trouvent plus dans l’église ayant été remplacés par des fonts en marbre noir et grès, sculptés en 1872 par Otto Evens d’après un dessin de Ludvig Fenger.

Copenhague : Holmens Kirke, bateau

 

 

 

Passé à la chaux comme au XVIIe siècle, l’intérieur est coiffé d’une voûte en carène de navire réalisée par Valentin Jaeger et Johan Hornbostel. Les stucs ovales à décor d’ange ont été créés par H.E Freund en 1835.

Le bateau suspendu au plafond est une maquette du vaisseau amiral « Christianus Quintus » que commandait le célèbre amiral Niels Juel. Il date de 1904.

 

Copenhague : jardin de la Bibliotheque RoyaleNous sommes dans le jardin de la (21) Bibliothèque Royale (Det Kongelige Bibliotek).
Le bâtiment que nous voyons devant nous date de 1906 : il a été complété en 1999 (date de l’inauguration) par un bâtiment flambant neuf donnant sur le port, tout en granit noir poli et verre fumé, œuvre du danois Per Kirkeby, surnommé le « Diamant noir ». Les deux édifices sont reliés et la bibliothèque d’origine a conservé sa salle de lecture à l’ancienne , avec ses vieilles lampes de bureau et ses colonnes classiques.
La bibliothèque a été fondée par le roi Frederik III qui complètera sa propre collection par l’acquisition de quatre bibliothèques privées : à sa mort, en 1670, la collection comptait plus de 20 000 ouvrages. La bibliothèque sera ouverte au public dès 1793.
Aujourd’hui, La bibliothèque royale possède une collection d’environ 4 600 000 livres et 6 000 manuscrits mais … vous n’y verrez pas un seul livre : presque toute la collection est numérisée et pour obtenir un exemplaire papier, il faudra en faire la demande après avoir recherché l’ouvrage souhaité sur une des bornes de consultation.

Remarque: Le musée juif (Dansk Jødisk Museum) a été aménagé dans l’ancien arsenal royal de Christian IV, aujourd’hui englobé dans la Bibliothèque royale, par l’architecte américano-polonais Daniel Liebekind, également auteur du mémorial juif de Berlin. L’entrée se fait par l’ancienne Bibliothèque Royale.

 

Copenhague : Christiansborg(22)Christiansborg Slot est le 3e château de ce nom : le premier, construit à la demande de Christian VI, partit en fumée en 1794, comme nous l’avons évoqué en visitant le château de Rosenborg. Seules les écuries royales furent épargnées. Le 2e sera reconstruit au début de XIXe siècle et deviendra le siège du Parlement en 1849, avant d’être à son tour détruit par le feu en 1884. Le château actuel, dessiné par Thorvald Jørgensen, a été édifié de 1907 à 1928. Il englobe les écuries royales et le théâtre de la cour, vestiges du premier palais. Les ailes concaves qui précédaient le palais baroque ont elles aussi été conservées et encadrent toujours la cour d’honneur.

Mais, comme nous l’avons évoqué plus haut, tout a commencé avec l’édification du fort d’Absalon en 1167, qui résistera aux attaques durant 200 ans avant d’être détruit en 1369 par la Ligue Hanséatique. Le Château de Copenhague (Københavns Slot) lui succédera et deviendra résidence royale. Transformé au fil du temps, il résista jusqu’à ce que Fréderik IV entame des travaux nettement plus radicaux auxquels les vieilles fondations ne résisteront pas : il sera démoli précipitamment dans les années 1730.

Copenhague : ChristiansborgUne visite des ruines de ces deux forteresses est proposée au sous-sol de l’aile centrale du château actuel, sous la tour (Ruinerne Under Chistiansborg, payant)
Depuis 2014, la tour, la plus haute de la capitale danoise, est accessible au public, gratuitement, de 11h00 à 21h00 : rendez-vous à la Porte du Roi, au pied de la tour. Un ascenseur vous emmènera tout en haut, ce qui signifie qu’il peut y avoir un certain temps d’attente, mais vous aurez droit à une vue époustouflante sur la ville.
Ce sont sûrement les salles de réception royales qui sont les plus impressionnantes pour les visiteurs : le château actuel n’a jamais servi de résidence royale mais la Reine y reçoit les chefs d’Etat, y organise les dîners de gala, entre autres.
Les pièces d’apparat sont richement décorées d’objets d’art dont certains ont été sauvés des deux incendies, et d’autres acquis plus récemment, comme par exemple les tapisseries des Gobelins signées Bjørn Nørgaard qui ornent la salle des banquets. Achevées en 2000, elles ont demandé 10 ans de travail : elles retracent l’histoire danoise des Vikings à nos jours.

Pour voir quelques images de Christiansborg, cliquez ici.

 

Copenhague : Christiansborg, planUn plan détaillé des lieux, affiché au niveau de la cour d’honneur, permet de bien se repérer parmi tous les bâtiments (rappel : cliquez sur la photo pour l’agrandir)

1. Parlement
2. Salles de réception
3. Ruines de la forteresse
4. Tour
5. Musée du théâtre
6. Ecuries royales (attention, ouvertes l’après-midi uniquement)
7. Ecole d’équitation
8. Bureau du Premier Ministre
9. Cour Suprême
10 Musée Thorvaldsens
11. Eglise du château

 
Copenhague : Nationalmuseet(23) Le Nationalmuseet (Musée national) mérite une visite, même si vous êtes réfractaires aux musées car son entrée est gratuite. Et les enfants seront comblés car une partie du musée leur est spécifiquement dédiée.
Le bâtiment qui l’abrite a été construit entre 1743 et 1744 par Nicolai Eigtved.
Il centralise la majeure partie de la documentation historique relatant l’histoire et le patrimoine danois, qu’il présente sur quatre niveaux. Autant dire que vous ne pourreez probablement pas tout voir, sauf à y passer la journée.
Il vaut donc mieux cibler ce que vous souhaitez voir. Nous nous sommes contentés du rez-de-chaussée cette fois , car la collection préhistorique réunit un grand nombre des pièces les plus remarquables du musée. Outre les trois objets photographiés ci-dessous, ne manquez pas la momie de la femme de Huldremose, une voyageuse de l’âge de fer admirablement préservée, toujours drapée dans ses vêtements .
Les explications sont données en danois et en anglais.

Copenhague : Nationalmuseet, char solaire

 

Le char solaire est l’une des fiertés du musée : daté du premier âge du bronze soit aux alentours de -1400, il a été découvert fortuitement en 1902 par un paysan dans la tourbière de Trundholm, en Zélande du Nord-Ouest (Danemark).
L’ensemble mesure 60 cm de long ; le disque en bronze, revêtu sur l’une de ses faces d’une feuille d’or, mesure 25cm de diamètre et représente le soleil que le cheval tracte à travers le ciel. Le soleil et le cheval étaient tous deux considérés comme des divinités.
C’est la plus ancienne représentation de char solaire connue en Europe et cette pièce unique est devenu le symbole de la Préhistoire danoise.

Copenhague : Nationalmuseet, lurs

 

 

Vous pourrez aussi y découvrir des pièces étonnantes comme ces lurs en bronze, qui mesurent entre 1 et 2,5 mètres et n’ont aucun trou de jeu. Ils se terminent par un disque décoré faisant office de pavillon : ceux qui les fabriquaient devaient être hautement qualifiés, nous explique la documentation du musée.
Des gravures rupestres suédoises dépeignent des joueurs de lur participant à des processions et des cérémonies religieuses ; on suppose que la musique avait un rôle important à jouer au cours des rituels.
Tous les lurs découverts au Danemark l’ont été par paires, et sont toujours enfouis dans la tourbe, où ils ont probablement été enterrés en tant qu’offrandes sacrificielles.

 

Copenhague : Nationalmuseet, chaudron de GundestrupDécouvert dans le nord du Jutland, le chaudron de Gundestrup est l’une des pièces les plus célèbres du musée, et aussi l’un de ses plus précieux trésor.
Il a été fabriqué aux environs du 1er siècle avant JC, probablement dans le sud des Balkans, avant d’être amené au Danemark (on ne sait comment), où il a été retrouvé en 1891 dans une tourbière du Jutland : il y avait probablement été jeté à titre d’offrande.
Il est constitué de l’assemblage de 13 plaques d’argent, (12 richement décorées par martelage, d’une qualité artistique exceptionnelle et une circulaire constituant le socle et le fond) : il mesure 42 cm. de haut pour un diamètre de 69 cm et pèse 9 kg.
Le chaudron illustre en un fourmillement d’hommes, de bêtes, d’êtres fabuleux, une histoire dont le sens demeure énigmatique. Son style ressemble fort à celui des Thraces mais on retrouve aussi des éléments appartenant aux Celtes. Le musée lui-même reste très prudent quant à l’interprétation des scènes représentées.

 

Copenhague : Ny Carlsberg Glypotek(24) La Ny Carlsberg Glypotek est un musée qui a été fondé par Carl Jacobsen, le fils du fondateur de la brasserie Carlsberg et alors à la tête de celle qu’il avait créée, la Ny Carlsberg (Nouvelle Carslberg). C’est lui qui a fourni le noyau initial des collections présentées aujourd’hui.
Le musée comporte trois bâtiments qui s’articulent autour d’un somptueux jardin d’hiver que recouvre un dôme de verre.
Sa première aile fut construite par l’architecte Vilhelm Dahlerup puis inaugurée en 1897. La deuxième fut quant à elle dessinée par Hack Kampmann et livrée en 1906. La dernière, conçue par le danois Henning Larsen (également architecte de l’Opéra de Copenhague), a été ajouté en 1996.
Vous y trouverez le plus grand fonds d’antiquités d’Europe du Nord, mais aussi une belle collection d’œuvres danoises et françaises du XIXe siècle, dont le plus grand ensemble de sculptures de Rodin en dehors de la France.
Bon à savoir : il est gratuit le dimanche.

 

Copenhague : Hôtel de Ville (rådhuset), Hans Christian Andersen
Sur le chemin qui mène de la Ny Carlsberg Glypotek à l’Hôtel de Ville, vous ne pourrez manquer cette statue, érigée juste à l’angle de la façade qui donne sur l’entrée du Tivoli : elle représente Hans Christian Andersen, conteur et poète danois célèbre pour ses nouvelles et ses « contes de fées », dont « la petite sirène ».
Assis, un livre à la main, il regarde le boulevard qui porte son nom, depuis 1965 : c’est une œuvre de Henry Luckow-Nielsen.
Vous trouverez plusieurs autres statues d’Andersen dans Copenhague, où il est inhumé.

 

 

Copenhague : Hôtel de Ville (rådhuset), thermomètre
Avant de vous diriger vers l’Hôtel de Ville, remarquez, de l’autre côté de la place (à l’intersection du boulevard Andersen avec Vesterbrogade), un thermomètre assez inhabituel. Constitué de néons, il est visible jour et nuit : vous noterez que les températures qu’il indique ne peuvent aller que de -20°C à +30°C.
Mais regardez plus haut encore et voyez la plate-forme ronde qui le surplombe. Il s’agit d’un baromètre qui, lorsqu’il fait beau, montre la statue d’une jeune danoise faisant du vélo. Lorsqu’il pleut, en revanche, le disque tourne et vous la verrez sortir avec un parapluie. L’ensemble a été réalisé en 1936 par Einar Utzon-Frank.

Rådhuspladsen (la place de la mairie) fait penser à Piccadilly Circus à Londres, à cause des panneaux publicitaires lumineux qui animent les façades des bâtiments alentour. Rendue piétonne en 1994, Rådhuspladsen est aujourd’hui la deuxième plus grande place de la capitale danoise après Kongens Nytorv. C’est un lieu de rencontres et de manifestations en tout genre.

Copenhague : Hôtel de Ville (rådhuset)(25) Rådhuset (l’Hôtel de Ville) est bien sûr la vedette de cette place.
Commencé en 1892 et achevé en 1905, le bâtiment de style national romantique est l’œuvre de l’architecte Martin Nyrop qui s’est notamment inspiré de l’Hôtel de Ville de Sienne (Italie).
Avant d’admirer sa façade richement décorée, voyez la fontaine du dragon (Dragespringvandet). Installée en 1901, elle sera remaniée dès 1908, selon un dessin de Skovgaard et Bindesbøll. Il fallut attendre 1923 pour voir apparaître le taureau aux prises avec un dragon. Elle connaitra encore d’autres remaniements et sera notamment déplacée de 50m quand le boulevard Anderson sera élargi en 1954.
Remarquez, toujours sur la place, tout à gauche de l’entrée, une colonne surmontée de deux vikings soufflant dans un drôle d’instrument : vous reconnaitrez les lurs, ces instruments typiques de l’âge de bronze scandinave que nous avons admirés au Musée National. La colonne a été érigée en 1914 : c’est une œuvre de Siegfried Wagner et un don à la ville de la fondation Carlsberg.

Copenhague : Hôtel de Ville (rådhuset), armoiries
Revenons à la façade qui donne sur la place.
Avec sa tour qui culmine à 105m, c’est l’un des bâtiments les plus hauts de la ville. Vous pouvez grimper en haut de la tour (300 marches à gravir) pour admirer la vue sur la ville : mais la petite excursion est payante, et surtout n’est accessible qu’à 11h et 14h du lundi au vendredi (une seule visite à 12h le samedi).
L’emblème de Copenhague s’affiche fièrement : vous le verrez un peu partout dans la ville, sous des aspects un peu différents. Il n’a que peu évolué au cours du temps. Les tours symbolisent le château d’Absalon, le fondateur de la ville au 12ème siècle, dont la statue dorée trône fièrement juste en-dessous. Et l’eau qui est symbolisée au pied des tours rappelle bien sûr le rôle joué par cet élément dans le développement de la ville.

 

Copenhague : Hôtel de Ville (rådhuset), horloge astronomique arrière

 

L’intérieur de l’Hôtel de Ville est entièrement accessible au public (de 9h00 à 16h00), hormis les bureaux bien sûr, et ceci gratuitement ! N’hésitez donc pas à y faire un tour, ne serait-ce que pour aller admirer l’horloge astronomique de Jens Olsen , lancée le 15 décembre 1955 par le roi Frédéric IX. Son créateur était décédé 10 ans auparavant mais c’est lui qui avait effectué tous les calculs, s’inspirant notamment de l’horloge astronomique de Strasbourg, dont il a repris et adapté plusieurs fonctions, comme le mentionne la documentation sur place. Celle-ci, très complète, n’est malheureusement disponible qu’en anglais (ou danois, bien sûr).

Copenhague : Hôtel de Ville (rådhuset), horloge astronomique avant

 

L’horloge est mécanique et doit être remontée une fois par semaine.
Jens Olsen avait prévu de cacher le mécanisme derrière un mur : avouez que cela aurait été fort dommage de ne pouvoir admirer toutes ces pièces en mouvement (14000 au total) : La roue la plus rapide effectue un tour en dix secondes, et la plus lente un tour en 25753 ans.
C’est Gunnar Biilman Petersen, qui avait remporté le concours d’architecture en 1944, qui a eu l’idée de présenter l’horloge ainsi.
L’horloge a été entièrement restaurée entre 1995 et 1997 et son mécanisme est réputé être l’un des plus précis au monde.

 

Copenhague : Hôtel de Ville (rådhuset), hallCopenhague : Hôtel de Ville (rådhuset), escalierCopenhague : Hôtel de Ville (rådhuset), étageVous pouvez déambuler librement au rez-de-chaussée : le hall, immense, avec ses balcons et ses arcades, est parfois utilisé pour des expositions, des festivals et d’autres évènements officiels. On y trouve une scène facilement démontable ainsi que quelques rangées de sièges présents en permanence.
N’hésitez pas à emprunter les escaliers : admirez leurs marches en marbre aux balustrades en fer forgé et doré, les décors et la richesse des détails.

 

Copenhague : Les Jardins de Tivoli
En sortant de l’Hôtel de Ville, il suffit de traverser le Boulevard Anderson pour entrer dans un tout autre univers.
(26) le Tivoli est l’un des plus ancien parc d’attractions au monde encore en activité ; c’est le roi Christian VIII qui le fit aménager à l’extérieur des remparts, afin de distraire ses sujets. Maintenant, avec les agrandissements de la ville, il se retrouve au centre-ville, juste à côté de la gare et en face de l’Hôtel-de-Ville. Il n’y a donc pas de possibilité d’extension et le Tivoli est un petit parc auquel il est inutile de consacrer une journée surtout si les manèges ne vous intéressent pas.
Mais Tivoli est plus qu’un simple parc, c’est un véritable lieu de vie pour les Danois ; les gens ne sont pas forcément là pour les manèges mais pour prendre du bon temps, manger un morceau ou flâner dans les jardins (superbes durant la belle saison, parait-il).
Voilà pourquoi deux types de billets sont disponibles : l’entrée simple, sans accès aux manèges (que l’on paie au coup par coup) ou le pass qui donne accès à tous les manèges.
Vous pouvez acheter les billets par internet, ce qui évite les files d’attente à l’entrée.

Copenhague : Les Jardins de TivoliLe parc compte 24 attractions qui sont aussi bien de véritables antiquités en parfait état de marche que des machines à sensations des plus modernes.
Outre les montagnes russes, les carrousels et les stands, le Tivoli propose un joli petit lac au bord duquel on se presse durant la saison estivale pour assister aux jets d’eau et aux spectacles lasers.
Situé à l’emplacement des anciennes douves de la ville, il est dominé par une superbe pagode chinoise . La frégate St George III (elle date du XVIIIe siècle) que vous pouvez admirer sur le plan d’eau accueille un restaurant. (il y a d’autres points de restauration dans le parc).
Par ailleurs, des concerts ont lieu tout au long de l’année et c’est ici que l’on organise le festival de musique classique le plus important de Scandinavie, avec plus de 80 représentations à partir du mois de mai, jusqu’en août.

Copenhague : Les Jardins de Tivoli

 

 

En décembre, le parc tout entier se métamorphose et accueille un marché de Noël très couru : pour des Alsaciens comme nous, habitués à nos marchés de Noël réputés dans le monde entier, il n’y avait pas là de quoi se pâmer …

Tivoli fait certes partie des incontournables qu’il faut avoir vus quand on visite Copenhague, mais il ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

 

Copenhague : Gammeltorv(27) Gammeltorv (l’ancienne place) est, comme son nom l’indique, la plus ancienne place de Copenhague. Bien que la place remonte à la fondation de la ville au XIIème siècle, la plupart des bâtiments alentour ont été construits après le grand incendie de 1795, qui avait tout détruit.
Historiquement, Gammeltorv a été le centre de la vie politique et judiciaire de Copenhague ; c’était aussi une importante place de marché.
De nos jours, c’est la Fontaine Caritas, considérée comme l’un des plus beaux chefs-d’œuvre de la Renaissance danoise, qui attire tous les regards. Elle date de 1608, et a été offerte à la ville par le roi Christian IV comme symbole de sa générosité. Restaurée lorsque Copenhague a été nommée capitale culturelle de l’Europe en 1996, la fontaine a retrouvé toute sa splendeur d’antan.

Vous avez sans doute reconnu la Vor Frue Kirke (la cathédrale) à l’arrière plan.

 

Copenhague : NytorvNytorv a été créé par Christian IV en 1610 quand il a fait remanier l’Hôtel de Ville dans un style Renaissance Danoise. La place abrita un important marché de viande. Ce fut aussi un lieu de châtiments : un échafaud et un pilori y avaient été érigés.
Après l’incendie de 1795, Gammeltorv et Nytorv ont été fusionnés et l’Hôtel de Ville fut reconstruit plus loin sur Nytorv.
Le nouveau bâtiment, qui devait servir à la fois comme hôtel de ville et palais de justice, a été conçu par Christian Frederik Hansen, le principal architecte danois à cette époque. Achevé en 1815, le projet comprenait également une prison voisine, reliée au palais de justice par un arc avec un passage. En 1905, les services de l’Hôtel de Ville ont déménagé dans leurs nouveaux locaux, sur Radhuspladsen. Le Palais de Justice, que vous reconnaitrez facilement grâce à ses piliers ioniens, continue d’occuper les locaux.
Au cours de la dernière rénovation de la place, menée par l’architecte municipal Otto Kaszner en 1993, l’empreinte de l’ancien hôtel de ville (celui détruit dans l’incendie de 1795) a été marquée dans le pavage avec une pierre pâle. Au coin de Strøget et Nytorv, vous pouvez aussi admirer un ancien kiosque téléphonique, installé par Martin Jensen en 1913.

 

Copenhague : Stroget(28) Strøget va de Rådhuspladsen (place de l’Hôtel-de-Ville), au sud-ouest, à Kongens Nytorv (place Royale), au nord-est : il s’agit en fait de rues qui s’enchainent les unes après les autres (Frederiksberggade, Nygade, Vimmelskaftet, Amagertorv et Østergade) formant, selon l’office du tourisme, l’une des rues piétonnes les plus longues d’Europe.
Les grandes marques internationales comme Prada, Max Mara, Gucci, Louis Vuitton, Mulberry se concentrent près de Kongens Nytorv, tandis que des magasins comme H & M, Vero Moda et Zara, pour budgets plus modestes, sont situés plutôt vers Rådhuspladsen.

Copenhague : Royal Copenhagen

Amagertorv fait aujourd’hui partie intégrante de la zone piétonnière de Strøget, mais c’est une des places de marché les plus anciennes de la ville. Une des maisons (au N°6), construite en 1616 dans le style Renaissance hollandaise, est l’un des bâtiments les plus vieux de la ville.

Il abrite aujourd’hui la Boutique Royale de Porcelaine de Copenhague, vitrine principale de la fameuse manufacture royale de porcelaine danoise. Attention aux prix : ils sont royaux aussi !

Storkespringvandet, une fontaine ornée de trois hérons, abusivement appelée « la fontaine aux Cigognes », était en travaux fin décembre 2015, et nous n’avons pu la prendre en photo. Inaugurée en 1894, elle est l’œuvre du sculpteur Vilhelm Bissen d’après un dessin de Edvard Petersen. Elle est célèbre entre autres pour les pommes d’or qui dansent sur ses jets d’eau tous les 16 avril, jour de l’anniversaire de la reine.

 

Copenhague : Stroget, Lego store
Tout le monde connait le Groupe LEGO, l’un des fabricants de jouets danois les plus connus du monde. Cette entreprise familiale privée, basée à Billund (au Danemark, donc) a été fondée en 1932.
Mais ce magasin phare de la marque n’a été ouvert dans le centre de Copenhague qu’en Décembre 2010. Il est évidemment situé sur Strøget (au 37, Vimmelskaftet).

A l’entrée, des bonhommes LEGO géants, d’environ 2 m, élaborés à partir des petites briques qu’on connait bien, côtoient un pan de mur recouvert d’un canevas fait … en LEGO bien sûr, qui représente la place centrale de la ville.

Copenhague : Stroget, Lego store

 

 

A l’intérieur du magasin, de nombreuses reproductions de bâtiments historiques enchantent les visiteurs : elles ont été réalisées par des fans de la marque. Vous pourrez, entre autres, admirer deux reproductions du quartier de Nyhavn, bluffantes de fidélité.
Le magasin propose une variété impressionnante de boîtes, celles qui font rêver (le grand château d’Harry Potter, les immenses vaisseaux Star Wars, …) mais aussi celles qui ne sont pas disponibles ailleurs.

Copenhague : Stroget, Lego store

 

Le « Pick-A-Brick Wall », offre la possibilité de choisir et d’acheter en vrac briques et éléments LEGO spécifiques dans une variété de couleurs et de formes.

Copenhague : Stroget, Lego store

 

Ailleurs dans le magasin, ce sont les petites figurines que les enfants (et les plus grands) peuvent composer comme bon leur semble.
De plus, les enfants peuvent s’amuser sur place avec les fameuses petites briques.

 

Tout est conçu pour prouver qu’avec LEGO, il n’y a aucune limite à l’imagination et à la créativité d’un individu, quel que soit son âge.
D’ailleurs, avez-vous entendu parler du concept LEGO® SERIOUS PLAY® ? « La méthode est une approche puissante, universelle et très efficace qui utilise le jeu pour apporter rapidement des solutions pour la réflexion stratégique et/ou organisationnelle, le développement de la créativité et de l’innovation, l’esprit d’équipe… » peut-on lire sous la vidéo de promotion

Ce n’est pas le plus grand magasin de la marque, mais l’ambiance est magique et avouez qu’il serait dommage de repartir du Danemark sans avoir été dans une boutique Lego !

 

Copenhague : Helligaandskirken (29) Helligåndskirken (l’église du Saint-Esprit) faisait partie du monastère du Saint Esprit qui s’occupait entre autres de soigner les malades et les enfants trouvés à partir de 1296. Après la réforme en 1536, l’église fut transformée en église paroissiale.
L’église brûla complètement lors de l’incendie de la ville en 1728 : seules les ailes furent épargnées et de ce fait, la maison du Saint-Esprit (que vous voyez à droite sur la photo et dans laquelle on pénètre par le parvis) est la seule maison moyenâgeuse de Copenhague entièrement conservée (elle date de 1296).
Réouverte dès 1732, l’église bénéficiera d’une grande restauration en 1878-1880, sous la direction de l’architecte H.Storck.
Ainsi, la tour édifiée en 1594 à l’initiative de Christoffer Walkendorf sera reconstruite durant les travaux de Stock.

Copenhague : Helligaandskirken, autel
L’autel date de 1727 et fut offert par le roi Christian VI en 1732 après l’incendie. Le retable représente l’Ascension : il est surmonté d’un portrait de Frederick IV dans un médaillon avec le nom en chiffre de son fils Christian VI. Les deux figurent allégoriques « la Foi » et « l’Espoir » sont de Just Wiedewelt et ont été offertes par Frederik V.
Les fonts baptismaux de marbre blanc datent de 1827. Le sculpteur Bertel Thorvaldsen les a créés à Rome : ils devaient être offerts à l’Islande mais furent vendus à un noble anglais, puis rachetés aux enchères pour l’église en 1938.
Le lustre au-dessus des fonts baptismaux date de 1608. Il est en airain doré et fut offert à l’église en 1750.

Copenhague : Helligaandskirken, chaire

La chaire date de 1879. Les premières esquisses furent conçues par le sculpteur Bissen et l’architecte Nyrop.

Le crucifix, en bois de chêne, fut créé par le sculpteur Henrik Starcke en 1967.

Copenhague : Helligaandskirken, orgue L’orgue a été remanié plusieurs fois. La façade a été adaptée par H.Storck durant la restauration de 1879. La modification de l’intérieur a été menée en 1986 par Marcussen et Fils.
Avec ses 75 jeux (et presque 5000 tuyaux) c’est une des plus grandes orgues au Danemark.
« L’Annonciation de la Vierge » que vous pouvez admirer sous l’orgue a été peinte sur bois parJoakim Skovgaard en 1897.

Copenhague : Helligaandskirken, entrée

 

A gauche de l’entrée, remarquez la vasque soutenue par un pilier : il s’agit d’un monument à la mémoire des déportés de la seconde Guerre Mondiale, offert à la ville par des associations qui oeuvrent pour perpétuer le souvenir des prisonniers danois des camps de concentration.

 

Copenhague : Helligaandskirken, tombe du déporté inconnuLe monument a été inauguré le 29 août 1946. Un brûleur à gaz devait permettre d’allumer la flamme du souvenir lors des anniversaires les plus importants dans le cadre de la Seconde Guerre mondiale. Mais le brûleur s’est éteint en 2006, trop usé, et il y a eu un certain flou autour du problème car, bien que la tombe ait été installée devant l’église, le monument ne lui appartient pas et elle ne voulait pas prendre à sa charge les frais de réparation. Il semblerait que le problème a trouvé une solution.

Ce n’est que le 8 mai 1953 qu’ont été enterrées une urne avec les cendres du crématoire de Neuengamme (camp de concentration près de Hambourg), et une urne avec les cendres récupérées à Auschwitz-Birkenau en Pologne.

 

Avant de clore ce circuit, nous allons vous emmener à la découverte de deux adresses qui nous ont particulièrement séduits, pour des raisons différentes.

Copenhague : SlotskaelderenCopenhague : Slotskaelderen (30) Slotskaelderen est un charmant restaurant situé tout près de Christiansborg, en sous-sol dans une petite ruelle (Fortunstræde 4).

Son nom signifie « cave du château » et … ce sera l’occasion ou jamais de manger dans de la vraie porcelaine de Copenhague !

Rien que cette assiette vaut … 99 euros comme vous pouvez le vérifier sur le site de la manufacture.

 

Copenhague : SlotskaelderenCopenhague : SlotskaelderenVous vous asseyez, vous commandez votre boisson puis vous vous dirigez vers une sorte de buffet, et vous faites composer votre assiette en fonction de vos goûts : le serveur, qui parlait un français parfait, a su nous conseiller au mieux. Tout n’est en effet pas présenté sur le buffet et la cuisine prépare des plats chauds de 11h00 à 15h00.
Cliquez ici pour avoir une idée des plats servis : il n’y a malheureusement pas de version française (danois ou anglais) mais le monsieur que vous voyez sur la photo est celui qui nous a servi et il saura vous mettre à l’aise.
Nous avons apprécié le cadre, la nourriture, et les prix abordables.

 

Copenhague : TorvehallerneCopenhague : Torvehallerne
On trouve de tout sur le plus grand marché couvert de Copenhague,
(31) Torvehallerne.
Tous les jours, ses deux halls de verre avec plus de 60 stands attirent les clients en nombre car ce marché est une véritable ode à la fraicheur et aux saveurs.

Vous pouvez y acheter de la viande, du poisson, des fruits de mer, des fromages, des baies et des herbes aromatiques, des fruits, des légumes.
Vous y trouverez aussi des pâtes fraîches, du pain, du café, et toutes sortes d’autres produits.

 

Copenhague : TorvehallerneCopenhague : Torvehallerne

 

Le poisson y tient une place de choix, qu’il soit frais, fumé, mariné, sans oublier les fruits de mer.

Vous trouverez aussi moult spécialités à emporter : nous avons testé la formule chaque soir en variant les plaisirs et n’avons jamais été déçus.

 

Copenhague : TorvehallerneCopenhague : TorvehallerneEt enfin, vous pouvez aussi manger sur place et ainsi goûter à diverses spécialités, pas forcément danoises.
Nous avons goûté les smørrebrød de Hallernes Smørrebrød, aussi savoureux que leurs prix sont doux. Installez-vous au bar et régalez-vous de ce que vous aurez choisi au comptoir, qui propose un choix impressionnant.
Le smørrebrød est le déjeuner typique des Danois : bien que le nom signifie littéralement « pain beurré », préparer les Smørrebrød est tout un art pour les Danois. Il s’agit d’un sandwich ouvert avec du pain beurré sur lequel on dispose du pålæg (la garniture). Chaque pålæg est ensuite enrichie d’une garniture spéciale. Il y en a pour tous les goûts et c’est délicieux.

 

Copenhague : maison des femmesAfin que notre circuit constitue une boucle fermée, nous revenons à notre point de départ en empruntant le (32) Boulevard Andersen, l’artère la plus large et la plus passante de Copenhague.
A hauteur de l’eau, le boulevard s’appelle encore « Gyldenløvesgade ». Juste à l’intersection avec « Nansensgade », une maison a attiré mon attention, sans doute à cause du symbole féminin qui était peint sur certaine de ses fenêtres. Renseignements pris, il s’agit d’une maison des femmes, fondée par Louise Rasmussen, née en 1815 d’une mère très pauvre et célibataire. Le roi Frederik VII en tomba amoureux, la nomma comtesse Danner, divorça pour l’épouser.
Au Château de Jaegerspris où ils vivaient, elle avait créé un home d’accueil pour fillettes et adolescentes pauvres.
A la mort de Frédéric, elle consacra sa fortune à développer cette oeuvre et fit construire à Copenhague, en 1873, une « Maison pour les ouvrières », comprenant 52 petites chambres. Se souvenant de son enfance et de la misère de sa mère, elle voulait que la maison serve de refuge aux femmes qui auraient besoin de protection, veuves et mères célibataires en particulier.
En 1978, la maison était bien négligée, et n’avait plus vraiment son utilité grâce à l’Etat providence qui ne laisse plus aucun citoyen dans la misère. Elle a donc été vendue mais, grâce à la détermination d’un groupe de féministes, elle a put être rachetée et rendue aux femmes. C’est de cette époque que datent les symboles féminins peints aux fenêtres. L’argent nécessaire au rachat avait été recueilli par souscription nationale ; cela reste à ce jour la plus grande collecte de fonds au Danemark depuis la Seconde Guerre mondiale
Depuis, elle accueille les femmes victimes de violences domestiques.
La maison a bénéficié d’une restauration complète en 2010-2012 afin de faire retrouver au bâtiment son lustre d’antan et moderniser les lieux.

 

Nous voilà arrivés à la fin de notre circuit de découverte du centre de Copenhague.
Si vous avez expérimenté un lieu que nous n’avons pas mentionné, si vous aimeriez compléter ou corriger une information, surtout n’hésitez pas à nous laisser un commentaire.

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