Circuit au nord de Porto : autour de Braga

Circuit au nord de Porto : autour de Braga

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Pour ce circuit en voiture d’une journée au nord de Porto, nous avons forcément dû faire des choix.
Nous tenions à visiter la cité médiévale de Guimarães, considérée comme le berceau du Portugal nous lui consacrons un article complet.
Il ne nous a pas paru possible de visiter le même jour Braga, qui représente le centre religieux du pays depuis les années 1070 (on dit au Portugal que Braga prie pendant que Lisbonne s’amuse et que Porto travaille). Par contre, nous tenions à voir les sanctuaires du Sameiro et de Bom Jesus do Monte, situés tout près de Braga, tout comme le monastère de Tibães. Ce sont ces trois sites que nous décrivons ci-dessous.

Pour les randonneurs que nous sommes, il aurait été très intéressant de pouvoir visiter le seul et unique parc national du Portugal, le Parc National de Peneda Gerês, niché dans la région du Minho, à 100 km au nord de Porto. Il s’étire sur 72000 ha et abrite une bonne centaine de villages en granit qui ont peu changé depuis la création du Portugal, au XIIe siècle. Mais l’époque de l’année ne s’y prêtait pas vraiment, et surtout, il aurait fallu disposer de deux journées de plus, au moins.

 

 

Mosteiro de São Martinho de Tibães

Ce monastère était l’un des plus riches et puissants du nord du Portugal.
Construit à l’emplacement d’une ancienne cité romaine, appelée Tevilanis, il a été fondé par São Martinho de Dume au VIe siècle, sous le règne suève de Théodomir. En 1078, le chevalier Paio Guterres da Silva décida de reconstruire le monastère. Plus tard, en 1567, il devint la maison mère de l’Ordre de Saint-Benoît au Portugal et au Brésil.
Le site fut un véritable chantier-école pour quantité d’architectes, tailleurs de pierre, doreurs et sculpteurs, influençant le développement artistique des XVIIe et XVIIIe siècles au Portugal.

A l’extinction des Ordres religieux au Portugal, au XIXe siècle, le monastère fut vendu aux enchères. Acquis par un particulier, son patrimoine commença à se dilapider. En 1986, l’Etat se porta acquéreur et initia d’importants travaux de récupération, qui se poursuivent encore aujourd’hui.

 
porto, les environs : tibaes, maquetteLa billetterie a été installée dans l’un des rares espaces de contact avec l’extérieur : c’est là qu’un moine réceptionnait les marchandises que le monastère achetait.
La visite se fait avec des audio-guides : le français n’est malheureusement pas (encore ?) disponible.
Cet équipement permet de suivre un itinéraire préalablement défini, vous permettant d’accéder, quand vous le souhaitez, à l’information existante sur les espaces que vous visitez.
Vous recevrez un plan sur lequel sont repérés tous les arrêts prévus par l’audioguide, ainsi qu’un petit fascicule qui décrit brièvement (en anglais, espagnol ou portugais) les principaux endroits de l’édifice.
Et, pour être sûr que vous ne vous perdrez pas, on vous montrera, sur la maquette qui est exposée à l’accueil, le chemin qu’il faut suivre.

Pour les horaires et les prix, cliquez ici.

 

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Le cloître et son cimetière
font partie du début de la visite.

Prier, méditer sur la vie de Saint Benoît, dépeinte dans les magnifiques panneaux d’azulejos des murs du cloître : les moines de Tibães, gardant le silence, ont passé une partie de leur temps dans cet Espace qui, comme son nom l’indique, était aussi un lieu de sépulture de la communauté monastique, avec ses chapelles latérales et l’église elle-même.

Construit dans la première moitié du XVIIe siècle, par-dessus les restes du monastère médiéval, il a été remodelé plusieurs fois. Ce que nous voyons aujourd’hui date de 1727. La fontaine de granit est de 1757.
Le dallage au sol recouvre les tombes des moines

 

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Les azulejos ont été ajoutés en 1770.

L’aile sud a beaucoup souffert de l’incendie qui s’est déclaré dans le réfectoire en 1894 : la restauration entreprise en 2002 a décidé de remplacer les carreaux manquants par des carreaux non émaillés.
Les sculptures sur granit des chapelles latérales, conçues par le frère José de Santo Antonio Vilaça entre 1761 et 1764, ont survécu jusqu’à nos jours.

 

porto, les environs : tibaesporto, les environs : tibaes, égliseL’église actuelle, construite sur le site de l’ancienne église romane, fut érigée entre 1628 et 1661 suivant la conception maniériste.

Elle a été construite selon un plan en croix latine, une grande nef avec une lourde voûte en pierre, trois chapelles latérales de chaque côté et deux autels dans le transept. Mais le maniérisme, encore visible dans le retable de la chapelle Sainte-Gertrude, a peu à peu laissé la place au baroque dans ses différentes déclinaisons, au Rococo et même au néo-classique.
Le travail remarquable qui a été exécuté ici est le fruit d’un groupe d’architectes, sculpteurs sur bois, sculpteurs sur pierre, doreurs, qui ont fait de l’église du monastère de São Martinho de Tibães l’un des plus beaux exemples de l’art portugais.

 

porto, les environs : tibaes, église, stallesLe choeur supérieur a été construit entre 1666 et 1668, dans un style maniériste.
Attribué à António de Andrade, il est en forme de U et les stalles sont disposées en deux rangées. A l’origine ces compartiments étaient séparés les uns des autres par des parcloses, où chaque religieux devait suivre les offices debout. Cependant, les prières devinrent de plus en plus longues et fréquentes dans la journée, obligeant la création d’un siège mobile muni d’une sellette sur le dessus et placé entre les parcloses.
Ces sièges se nomment des miséricordes, ce qui signifie littéralement sièges de merci. En effet, ces derniers permettaient aux religieux de s’appuyer sur la sellette afin de reposer leurs jambes lorsque le siège était relevé, tout en donnant l’apparence d’être debout. Chaque miséricorde est ornée d’une sculpture sous la forme de masques fantaisistes de visages humains, de satyres et d’animaux.
Aux murs, huit grands tableaux de la fin du XVIIe siècle représentent la vie de saint Benoît.

 

porto, les environs : tibaes, maison du chapitreLa salle du Chapitre est sans doute la salle la plus belle et la plus noble du Monastère.

Construit en 1700, elle a conservé de cette époque son magnifique plafond à caissons. Mais elle a été complètement reconstruite entre 1783 et 1786. De grands baies vitrées avec balcon ont été percées et les murs ont été décorés d’azulejos retraçant des épisodes de la vie de Joseph en Egypte.

De grands tableaux aux cadres en bois doré représentent, entre autres, saint Benoît et Saint-Scholastique, Friar Placido Villa Lobos et Frei Pedro de Chaves (les réformateurs du seizième siècle de l’ordre bénédictin), les papes Clément XIV et Pie VI.

 

porto, les environs : tibaes, jardinsLes environs de Porto : tibaes, jardins
Il est très agréable de se promener sur le domaine et d’imaginer la vie que menaient ces moines.

Le domaine produisait des légumes, des fruits, du bois de construction et du fourrage pour les animaux. Lieu d’expérimentation, on y trouvait des moulins pour les céréales, des « mécaniques » qui actionnaient la scierie et le pressoir à huile d’olive.

Les moines ont aussi construit un grand escalier dans la montagne, symbole de la montée vers le ciel. La plupart des espaces ont été dessinés au XVIII ème siècle.

 

Nossa Senhora da conceição do Sameiro

Braga s’est distinguée au fil des siècles par sa dévotion toute particulière à la Mère de Dieu, et notamment au mystère de son Immaculée Conception.

Lorsque le pape Pie IX, le 8 décembre 1854, définit solennellement le dogme de l’Immaculée Conception, la population de Braga célébra l’évènement dans la liesse et la ferveur. Le père Martinho António Pereira da Silva, vicaire de la ville, décida alors d’ériger sur le sommet du Mont Sameiro un monument témoignant de la joie des habitants de Braga pour la proclamation, de source sûre et infaillible, de la conception de la Mère de Dieu, sans la tâche du péché originel. Sa construction commença le 14 juin 1863.

Lorsque, le 18 juillet 1870, le Premier Concile du Vatican proclama le dogme d’infaillibilité pontificale, le même prêtre, Martinho, infatigable, proposa de construire une chapelle afin d’associer l’endroit à cette très importante définition dogmatique. Celle-ci fut inaugurée en 1880, avec l’intronisation de la belle statue de Notre Dame du Sameiro, oeuvre du sculpteur Eugénio Maocegnali, qui fut bénie par le pape Pie IX lui-même, à Rome.

Dix ans plus tard, en raison du nombre croissant de fidèles qui accouraient, il fut décidé de remplacer la chapelle par une église plus grande, dessinée par Joaquim Correia Guimarães. Elle sera consacrée le 12 juin 1941.

Le 4 décembre 1964, le pape Paul VI lui attribuera le titre de basilique.
Le lieu est devenu le deuxième plus grand centre de dévotion dédié à la Vierge Marie au Portugal, après Fatima

Source : le livre « Braga » (collection « Caminhos Romanos », acheté sur place

 

porto, les environs : Notre-Dame de Sameiroporto, les environs : Notre-Dame de SameiroQuand nous y sommes allés, il pleuvait et la visibilité était plus que réduite, comme vous pouvez le voir sur la photo de droite : même à quelques mètres seulement, il était impossible de bien distinguer le sanctuaire (la photo de gauche a été « prélevée » dans le livre acheté).
Devant l’église une vaste esplanade surplombe Braga et le visiteur peut y jouir d’une magnifique vue sur la ville, du moins lorsque la météo le permet …
Un vaste escalier de 265 marches, au sommet duquel sont érigés deux piédestaux en granit, de 20 mètres de hauteur chacun, surmontés de l’Immaculée Conception et du Coeur de Jésus, se termine sur la route qui mène à Bom Jesus .

L’accès principal à la basilique est jalonné de quatre sculptures représentant les médecins de l’Église : Saint Antoine de Lisbonne, Saint Alphonse de Liguori, Saint Jean de Clairvaux et Saint Cyrille d’Alexandrie.

 

porto, les environs : Notre-Dame de SameiroLe maître-autel, d’une grande magnificence, est en granit de différentes couleurs, soutenu par deux colonnes monolithiques en marbre rose, avec un chambranle surmonté d’anges ; la sculpture en marbre blanc représente la Sainte Trinité dans l’acte de couronnement de la Vierge. L’image de Senhora do Sameiro est enveloppée dans un nuage d’anges sculptés en bas-relief.

Les femmes du Portugal ont offert une couronne en or massif à Notre-Dame du Sameiro. La reine Amélia du Portugal voulut contribuer à sa réalisation. Elle fut dessinée par Roque Gameiro et exécutée dans les ateliers de Manuel Casimiro da Costa, à Braga.

porto, les environs : Notre-Dame de Sameiro
 
 
Le 15 mai 1982, lors de sa visite au Portugal, le pape Jean-Paul II eut à coeur de faire un pèlerinage au Sameiro.

En dépit du froid et des longues heures d’attente, une foule immense occupa tout le sommet du mont afin de pouvoir voir et écouter le pape.
Une relique (une goutte de son sang) est désormais conservée dans la basilique.

porto, les environs : Notre-Dame de Sameiro
 
Afin d’accueillir le nombre croissant de fidèles, notamment lors des grands rassemblements, une crypte a été construite, inaugurée en 1979.
 
 
 
En 2004, les cérémonies nationales à l’occasion du 150ème anniversaire de la proclamation du Dogme de l’Immaculée Conception se sont déroulées ici. Pour cette occasion, le 8 décembre, le Sanctuaire de Sameiro s’est vu remettre la « Rose d’Or » donnée par le pape Jean-Paul II (C’est le pape Léon IX qui a créé cette distinction, en 1059, en reconnaissance pour des services rendus à l’Eglise).

 

Bom Jesus do Monte

Si vous ne devez en voir qu’un seul, ce sera celui-là : le sanctuaire de Bom Jesus do Monte, lieu de pèlerinage depuis le XVe siècle, est composé d’une église et d’un spectaculaire escalier sculpté dans le granit, orné de chapelles, de statues, de fontaines et de pinacles. Ce sont de véritables chefs-d’oeuvre de l’architecture baroque !

La construction du Sanctuaire du Bon Jésus du Mont débuta en 1722, sur le site d’une chapelle du XIVe siècle, sous l’impulsion de l’archevêque Rodrigo de Moura Teles.
L’église originelle s’avérera rapidement trop petite : elle sera remplacée par l’archevêque Gaspar de Bragança qui confiera le chantier à un architecte de Braga, Carlos Amarante. Les travaux débutèrent en 1784 pour ne finir qu’en 1811. C’est l’un des édifices les plus représentatifs du néoclassicisme portugais, nous dit notre guide.

Au pied du mont, trois options s’offrent à vous :
– vous pouvez monter en voiture, par une route sinueuse qui se fraie un chemin en pleine forêt (2km)
– vous pouvez gravir les 564 marches du monumental Escadório (escalier). Le dénivelé est de 116 mètres : autant dire qu’il vaut mieux être en bonne condition physique pour entreprendre l’ascension !
– vous pouvez utiliser le funiculaire hydraulique qui vous mènera tout en haut en 3 mn (1,20 € le trajet fin 2017)

Un conseil : si vous ne vous sentez pas d’attaque pour monter les escaliers à pied, prenez le funiculaire pour arriver au sommet mais redescendez à pied : cela en vaut vraiment la peine car, à chaque palier, il y a quelque chose à voir. Vous ne pouvez pas avoir été à Bom Jesus sans avoir vu la perspective qu’offre l’escalier des Cinq Sens !

 
porto, les environs : Bom Jesus do Monte, funiculaireporto, les environs : Bom Jesus do Monte, funiculaire à eauLe funiculaire, le plus ancien de la péninsule ibérique, a été construit à l’initiative de l’homme d’affaires Manuel Joaquim Gomes, enfant de Braga, selon le projet de l’ingénieur suisse Nikolaus Riggenbach. Inauguré le 25 mars 1882, il n’a jamais connu le moindre incident !

La force motrice du funiculaire est assurée par l’eau. Le poids de l’eau ajoutée dans un réservoir situé sous la cabine supérieure permet à celle-ci de descendre et à l’autre de monter (cliquez sur la photo pour l’agrandir et suivez la flèche rouge)
La longueur de la ligne est de 274 m ; son dénivelé est de 116 m comme pour les escaliers : normal, quand on sait que le téléphérique part juste à gauche de l’entrée du sanctuaire.

 

porto, les environs : Bom Jesus do Monte, escaliers, débutLe spectaculaire escalier qui mène au sanctuaire commence par un beau portique du XVIIIe siècle : érigé en 1723, il porte les armoiries de Mgr Rodrigo de Moura Teles, mécène de la première grande volée de l’escalier et de ses chapelles respectives.
Le plan général de l’Escadório a été tracé par l’ingénieur Manuel Pinto de Vilalobos.

Les chapelles représentent les stations du Chemin de Croix : ainsi, les deux chapelles construites de part et d’autre du portique sont dédiées à le Cène pour l’une et à l’agonie de Jésus dans le Jardin des Oliviers pour l’autre. Au fur et à mesure de notre ascension, nous pouvons découvrir les autres chapelles du Chemin de Croix.
Vous remarquerez qu’elles sont accompagnées d’une fontaine, dédiée à un dieu païen : la trahison de Judas / la fontaine de diane, la Chapelle des Ténèbres / la fontaine de Mars, la Chapelle de la Flagellation / la fontaine de Mercure, la Chapelle du Couronnement d’Epines / la fontaine de Saturne.

 

porto, les environs : Bom Jesus do Monte, chapellesSur l’avant-dernier palier de l’escalier du Portique, il n’y a plus de fontaine dédiée à un dieu païen.

Regardez bien les deux colonnes qui s’élèvent de chaque côté de l’escalier : un serpent s’y enroule, sa tête est tout en haut, et l’eau qui s’écoule de sa bouche descend le long de son dos.

L’escalier du Portique, avec ses 376 marches, se termine sur le « Terreiro das Chagas », avec sa fontaine dédiée à la Passion, œuvre de l’architecte André Soares : la « Fonte das Cinco Chagas », ou Fontaine des Cinq plaies, est ornée d’instruments de torture et l’eau s’écoule par cinq orifices.

C’est ici que débute le deuxième escalier monumental, le plus photogénique, l’escalier des Cinq Sens.

 

porto, les environs : Bom Jesus do Monte, par beau tempsporto, les environs : Bom Jesus do Monte, escaliers
A chaque palier de l’escalier des Cinq Sens se trouve une fontaine, symbolisant chacune un des cinq sens : la Vue (l’eau s’écoule par les yeux), l’Ouïe (l’eau sort par les oreilles), l’Odorat (l’eau sort par les narines), le Goût (l’eau s’écoule, vous l’aurez deviné, par la bouche) et enfin le Toucher : l’eau s’écoule d’une cruche que tient le personnage.

Ces fontaines symbolisent la recherche de la Vérité divine, représentée par les statues et par les inscriptions bibliques. Cette Vérité est confrontée au caractère éphémère de la connaissance qui émane des cinq sens du corps humain.

L’Escalier des Vertus, construit en 1837, lui succède. Il est divisé en douze volées, où les trois vertus (la Foi, l’Espérance et la Charité) sont représentées de façon symbolique.

Comme vous pouvez vous en rendre compte, nous n’avons pas été gâtés par la météo le jour de notre visite ! La photo de droite est issue du livret que nous avons acheté sur place : elle montre la magnifique perspective que l’on a du sanctuaire et de l’escalier des Cinq Sens depuis la fin de l’escalier du Portique.

 

porto, les environs : Bom Jesus do Monte, égliseL’Escalier des Vertus se termine par le « Terreiro de Moisés », la « Cour de Moïse », avec sa Fontaine du Pélican, et sa plate-forme supérieure, entourée de statues qui représentent des personnages bibliques se rapportant à la passion du Christ : Anaz, Caïphazus, Hérode et Pilate d’un côté et Joseph d’Arimathée, Nicodème, Centurion et Pilate.

La statue équestre représente Saint Longin le Centurion, sculptée par Pedro José Luis en 1819 : Saint Longuinho était l’un des soldats présents à la crucifixion de Jésus-Christ et qui finalement se convertit, devenant plus tard saint. C’est à cet emplacement précis que s’élevait la tour de l’église primitive construite par Rodrigo de Moura Teles.

Le Chemin de Croix que l’on parcourt le long des escaliers monumentaux ne se termine pas à l’église : il faut poursuivre son ascension sur un chemin bordé de chapelles dédiées à la Vie Glorieuse du Christ. Il aboutit au Parvis des Evangélistes, où l’on peut admirer de remarquables statues baroques et trois chapelles dédiées à l’Apparition de Sainte Marie Madeleine, à la rencontre d’Emaüs et à l’Ascension du Seigneur.

 

porto, les environs : Bom Jesus do Monte, extérieurEt comme vous pouvez le voir, le temps ne s’améliore pas, bien au contraire !

La colline est entièrement boisée, mais les arbres qu’on peut admirer de nos jours n’ont été plantés qu’au XIXème siècle : le 27 janvier 1806, l’état offrira au sanctuaire les terrains vacants qui l’entouraient. À partir de 1877, une commission dirigée par António Brandão Pereira élaborera un premier plan pour la construction d’un parc et d’un lac.

Le sanctuaire est maintenant niché au coeur d’un grand parc paysager, où les habitants de Braga, les pèlerins et les touristes viennent se détendre et se promener en empruntant les différents chemins qui y ont été aménagés. Des grottes et plusieurs lacs artificiels y ont été créés, le plus grand permettant même de faire des balades en barques.
On y trouve toutes les commodités modernes, pour qui voudrait y rester quelques jours, le temps de se ressourcer : des hôtels, des restaurants, un court de tennis, une crèche …

Allez sur le site du sanctuaire pour admirer quelques belles photos du parc, prises par temps clair.

 

porto, les environs : Bom Jesus do Monte, église intérieurporto, les environs : Bom Jesus do Monte, église, le calvaireLa basilique de Bom Jesus do Monte a été conçue par Carlos Amarante, un architecte de Braga, sur ordre de l’archevêque D. Gaspar de Bragança, en remplacement de l’ancienne église. Il parait que, pour réunir l’argent nécessaire à sa construction, il fallut faire appel à la générosité du peuple : c’est ainsi qu’une des nombreuses actions entreprises afin de récolter des fonds fut l’organisation d’une corrida en 1785. Ce n’est qu’en 1857 que l’église sera consacrée.

Ne manquez pas d’admirer le Calvaire sur le maître-autel. Il a été sculpté en 1818 par José Monteiro da Rocha, un artiste local. Le Crucifix a été sculpté en Italie sur ordre de Mgr Gaspar de Bragança : il le destinait aux processions de la Confrérie mais les fidèles adressent de préférence leurs voeux à l’ancienne statue du Crucifix, vénérée dans une petite chapelle située du côté nord du temple.

Les tableaux sont de Pedro Alexandrino, peints pendant la deuxième moitié du XVIIIème siècle : il s’agit de copies, les originaux se trouvent au Musée de la Confrérie, qui est installé dans la Maison des Estampes (Casa das Estampas), construite juste à côté de la basilique.

 

Ainsi s’achève notre découverte des alentours de Braga.

Nous allons maintenant partir à la découverte de Guimarães, dont le centre historique est classé au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco depuis 2001.

 

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