Chiapas : les petits métiers

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San Cristobal : petite fille dans la rue

Le Chiapas vit essentiellement d’une agriculture pratiquée sur de petites parcelles.

L’économie est basée sur la récolte de mais, haricots, courges, pommes de terre, choyotes, tomates, .. ainsi que sur l’élevage de cochons, volailles, moutons,… Les marchés, très répandus, permettent aux indigènes de venir vendre les produits récoltés. Cependant, l’argent ainsi récolté ne suffit pas pour faire vivre toute une famille.

Le tourisme permet à l’artisanat de se développer fortement. Les femmes assurent bien souvent les seuls revenus de la maison, et elles sont envoyées très jeunes sur les marchés, dans les rues pour vendre leur production.

Les « petits métiers de la rue » profitent eux aussi de la présence des touristes toujours plus nombreux : vendeurs de glaces, de jus de fruits, de gâteaux, de bonbons, cireurs de chaussures, « peseur » avec son pèse-personne. Les personnes âgées et les enfants tiennent très souvent ces rôles.

 

Il faut savoir qu’un tiers des enfants n’est pas scolarisé et à peine un élève sur 100 parvient à intégrer l’université. L’analphabétisme dépasse les 40% et le taux de mortalité est supérieure de 50% à celui de la capitale, Mexico.

Rodolfo ne peut s’empêcher de montrer son irritation à la vue de tous ces gens qui deviennent aussi fortement dépendants du tourisme : que se passera-t-il si la mane du tourisme devait se tarir ? s’inquiète-t-il. Il vit lui aussi du tourisme mais il s’insurge contre la manière dont le gouvernement s’y prend pour résoudre le problème chronique de la pauvreté au Chiapas.

« il n’est pas possible de reconvertir tous les peuples qui vivent près d’un site archéologique ou dans une forêt primaire en « guides » sous prétexte de protection ou de développement social. Le gouvernement du Chiapas mine dangereusement l’avenir en misant, si vite et si mal, sur la case « écotourisme ». Et, de même que le commerce équitable n’a pas enrayé la crise du café dans la région, l’écotourisme « frelaté » ne fera pas grand-chose contre la pauvreté. »

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    Les rues sont balayées manuellement (à l'arrière plan), ce qui était le cas aussi en France jusqu'il y a peu. Mais voyez les enfants : au lieu d'aller à l'école, ils se rendent à leur "travail"
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    Et voilà un petit à l'oeuvre ... Vous trouvez ça juste ?
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    Encore un petit qui est dans la rue au lieu d'être à l'école. Lui attend que quelqu'un veuille bien se peser en échange d'une petite pièce.
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    Voyez le sourire de cet enfant... Il fait froid pourtant, le soir à San Cristobal, il fait nuit et en plus il pleuvait ce soir-là.
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    On ne voit que rarement des garçons vendre de l'artisanat : ces deux-là ont visiblement été réquisitionnés contre leur gré !
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    Certains enfants n'ont vraiment que des babioles à vendre, et comptent sur le bon coeur des touristes.
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    De nombreux enfants tentent de vendre du mais, des galettes, et autre nourriture au bord des routes, surtout en direction de Agua Azul
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    Les jeunes femmes qui ont un endroit où s'installer, comme cette jeune fille, continuent inlassablement leur travail d'artisanat en attendant le chaland. Elles vendront quelques centimes des bracelets qu'elles auront mis plus d'une heure à confectionner.
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    Les femmes plus âgées, qui n'ont plus la force d'arpenter les trottoirs, travaillent inlassablement dans un coin, tout en surveillant les petits qui sont chargés de la vente.
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    Les plus jeunes arpentent les rues, chargées comme pas possible, sous un soleil de plomb, dans l'espoir de vendre quelque chose au passant. Mais l'offre est devenue tellement pléthorique qu'elles peinent à écouler leur marchandise.
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    Voyez sur cette photo la jeune vendeuse de salades : elle aussi confectionne des bracelets pour ne pas rester les bras ballants à attendre.
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    Les femmes les plus âgées sont fatiguées par une vie de dur labeur : elles se contentent de vendre la maigre récolte de leur jardin puis elles iront chez un des leurs pour acheter ce qu'elles ne peuvent pas produire avec ce qu'elles viennent de gagner.
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    Le transport des marchandises se fait à dos de femme. Une des jeunes vendeuses nous a expliqué que, depuis peu, elles disposent d'un hangar à l'entrée de la ville où elles peuvent entreposer leur marchandise durant la nuit, ce qui a considérablement réduit le trajet qu'elles ont à parcourir deux fois par jour avec leur lourd fardeau.
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    En cours de route, nous avons rencontré des femmes, toujours aussi chargées, marcher en plein soleil.
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    Le débrousaillage des sites archologiques occupe beaucoup de monde, hommes et femmes : c'est une lutte incessante contre la végétation qui tente sans relâche de reprendre ses droits.Et ce n'est pas juste de la "mauvaise herbe" qu'il faut combattre: regardez la machette de cette femme !
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    Voyez comme ce monsieur a judicieusement aménagé son espace de travail ! Il sillonne la ville avec son vélo, s'arrête à des endroits stratégiques où il propose des fruits pressés sous les yeux des clients, des tranches de mangues nappées de sauce piquante.
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    Lui, c'est à pied qu'il parcourt la ville avec sa carriole aménagée, vendant des jus de fruits probablement confectionnés par les femmes de la famille.
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    Lui, c'est une brouette qu'il a trafiquée pour pouvoir vendre des sucettes, apparemment très prisées des enfants.
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    Celui-ci a chargé autant de fruits et légumes qu'il pouvait transporter, sans aucun doute de la production personnelle. Voyez les sachets pour les touristes (les indigènes ont ce qu'il faut !) et le rouleau de papier cuisine...
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    Et voilà le marchand de glace. Voyez tous les types de cornets qu'il propose, joliment disposés sur le devant. Comment fait-il pour conserver sa glace par cette chaleur ? Mystère ....
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