Chiapa de Corzo

Chiapa de Corzo

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Ce village, célèbre pour son artisanat (objets en bois laqué notamment) et pour son carnaval (avec ses parachicos) a été la première ville fondée par les Espagnols, et plus précisément par le capitaine Diego de Mazariegos, le 1er mars 1528 : elle est considérée, de ce fait, comme la ville la plus ancienne du continent américain.
Toutefois, en raison du climat trop chaud de la région, la plupart des Espagnols préférèrent s’installer dans les montagnes pour fonder une ville qu’ils baptisèrent « Chiapa de los Españoles » (devenue depuis San Cristobal de Las Casas), la première devenant « Chiapa de los Indios » car laissée aux indigènes et aux … dominicains.
Elle sera ensuite baptisée Chiapa de Corzo, en l’honneur du politicien libéral Angel Albino Corzo, né dans cette ville)

Emblème du Chiapas : la rencontre de deux mondes

La ville est située sur les rives du fleuve Grijalva.
La légende veut que les autochtones, ne pouvant repousser les espagnols, préférèrent se jeter dans le vide.

 
Ce sont ces deux villes, Chiapa de los Españoles et Chiapa de los Indios, qui sont à l’origine du nom de la région et de l’emblème du Chiapas

chiapa de corzo : fontaine

 

D’importants travaux hydroliques effectués pendant la période coloniale sont à l’origine de la monumentale fontaine octogonale, de style Mudéjare. Elle ressemble à la couronne d’Espagne. Construite en briques (unique en Amérique Latine) en 1562 par le dominicain Fray Rodrigo de Léon, c’est aujourd’hui bien plus un kiosque qu’une fontaine.

chiapa de corzo : fontaine détail

Des plaques de céramiques, apposées sur chaque pilier de la fontaine, rappellent l’histoire de la ville et notamment la légende des Indiens préférant la mort à la soumission. La plaque ci-contre nous apprend que la ressemblance du monument avec la couronne d’Espagne n’est pas fortuite.

chiapa de corzo : horloge

 

 

L’horloge de style Mudejar qu’on aperçoit juste à côté de la fontaine aurait eu un rôle à jouer pour le roulement du ravitaillement en eau. Il faut s’imaginer tous les habitants convergeant ici pour chercher de l’eau potable et laver leur linge : il fallait forcément trouver un moyen pour assurer un accès équitable à tous !

Chiapa de Corzo : église de Santo Domingo
L’Eglise de Santo Domingo n’était que la chapelle de l’ancien monastère ! Construite au XVIe siècle, l’église abrite dans sa tour principale l’une des plus grandes cloches du pays.
Très endommagée par des catastrophes naturelles, elle a été restaurée dans les années 1960 (mal restaurée, selon l’avis de certains).

Chiapa de Corzo : monastère de Santo Domingo

 

L’ancien couvent a été reconverti en centre culturel, abritant notamment le Musée de la Laque.
Il faut monter sur la colline de San Gregorio pour se rendre compte de l’importance de l’ensemble !

chiapa de corzo : église de San Sebastian

 

 

L’église de San Sebastian fut construite au XVIe siècle sur la colline de San Gregorio qui surplombe la ville. Ce fut l’une des premières églises érigées par les frères dominicains : ils utilisèrent du pisé et des briques enduites de stuc.
La présence de deux églises témoigne de l’importance économique et démographique que devait avoir la ville à l’époque coloniale.

 

chiapa de corzo : église de San Sebastian vue de côté

 

 

Après avoir fait office de fort en 1863, lors de la confrontation entre les troupes républicaines et les troupes de Juan Ortega, le monument sera détruit par un séïsme. La voûte de l’église s’est écroulée, ne restent plus que la façade et l’abside.

chiapa de corzo : vue de la ville depuis la colline san Gregorio

 

 

La vue de la ville et du rio Grijalva qu’offre la colline vaut, à elle seule, le détour !

chiapa de corzo : chiapaneca
Nous avons eu la chance de voir une Chiapaneca de près : enfin, c’est surtout Pascal qui s’est démené pour l’approcher du plus près possible pour faire ses photos.

chiapa de corzo : chiapaneca - détail de la robe

Cette robe est une véritable oeuvre d’art. Reconnaissable entre toutes pour les centaines de fleurs qui la tapissent, elle est entièrement brodée à la main avec des fils de soie, comme on peut le voir sur l’agrandissement ci-contre (cliquez sur la photo pour mieux voir, c’est fabuleux !)

chiapa de corzo : restaurant

 

Esteban, notre guide, nous a emmenés manger dans un restaurant typique : superbe !

chiapa de corzo : restaurant - détails de l'entrée

 

Une fois de plus, je tombe en arrêt devant les magnifiques meubles en acajou massif … Je découvre un échantillon de graines de haricots et surtout des graines de cacaoyer, une vraie cabosse et un « metate ».

En savoir plus sur le metate et voir une cabosse de près

chiapa_de_corzo : metate et cabosse Voilà un « metate » vu de près : il s’agit d’une sorte de une meule monolithique, le plus souvent en basalte, tripode pour ce modèle, rectangulaire et légèrement concave sur la surface de mouture. La meule est associée à une molette, saisie à deux mains, appelée « mano », dont la dimension dépasse la largeur de la meule et qui est actionnée en un mouvement rectiligne alternatif. L’un des pieds est légèrement plus haut que les deux autres ce qui donne une inclinaison à l’ensemble, l’utilisateur se plaçant devant la partie la plus haute. Sur le metate, dans le bol, vous avez des graines de cacao, tandis que dans la petite pitrogue à droite, vous voyez deux cabosses : pour ma part, c’est la première fois que je vois l’un et l’autre « pour de vrai » !

chiapa_de_corzo : marché
Photo prise au marché : notre premier contact avec les magnifiques broderies que réalisent les indigènes.

chiapa_de_corzo : Pascal avec Esteban, notre guide

 

 

Pascal en grande conversation avec trois marchandes ambulantes et Esteban, notre guide et patron de Nichim Tours.

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