Centre historique de Bruxelles : les églises

retour

Toutes les églises décrites sont répertoriées sur la carte en fin de page

Cathédrale Saint-Michel-et-Sainte-Gudule
Cathédrale Saint-Michel-et-Sainte-Gudule
Une chapelle dédiée à Saint Michel existait probablement déjà à cet endroit au IXe siècle.
Au XIe siècle elle fut remplacée par une église romane qui prit en 1047 le nom de « collégiale’. Les reliques de Sainte Gudule y furent transportées: l’ église prit alors le nom de « Collégiale de St Michel et Ste Gudule ». Elle ne fut consacrée « cathédrale » qu’en février 1962.
La construction de l’église actuelle, de style gothique brabançon, débute par le choeur en 1226; la nef et le transept sont des XIVe et XVe siècles. La façade est surmontée de deux tours, supposées être l’oeuvre de Jan van Ruysbroeck : la présence de deux tours, comme dans les églises françaises, est une exception puisque l’architecture brabançonne impose théoriquement une tour axiale.
La cathédrale est en calcaire sableux extrait des carrières locales.
L’intérieur est très dépouillé, du fait des pillages d’iconoclastes protestants de 1579 à 1580, et de l’armée révolutionnaire française en 1793.
La Cathédrale a été complètement restaurée de 1982 à 1999. A cette occasion, on découvrit les vestiges de l’ église romane ainsi que la crypte romane située sous le choeur actuel.

 

Cathédrale : à ne surtout pas manquer

Cathédrale Saint-Michel-et-Sainte-Gudule : chaire baroque Cathédrale Saint-Michel-et-Sainte-Gudule : chaire baroque

 

La Chaire de Vérité au milieu de bas-côté. Même si vous êtes très pressés, prenez la peine d’admirer de près ce chef d’oeuvre du sculpteur anversois Henri-François Verbruggen, exécuté en 1699.

Extraordinairement ouvragée, elle illustre le thème d’Adam et Eve chassés du Paradis (photo de gauche)

Au couronnement, la promesse de Rédemption est incarnée par la Vierge écrasant la tête du serpent (photo de droite) Cathédrale Saint-Michel-et-Sainte-Gudule : vitrail du Jugement Dernier

 

 

 

En ressortant, levez les yeux et admirez sur la façade, à l’opposé de l’autel, le Vitrail du Jugement Dernier : ce splendide vitrail de 1528, oeuvre de J. de Vriendt, figure le Christ accueillant les âmes des bienheureux. Il est particulièrement remarquable pour ses couleurs éclatantes, caractéristiques du XVIe siècle.

 
Bruxelles - Notre dame du SablonAvec la cathédrale Saint-Michel-et-Sainte-Gudule, l’église Notre-Dame-du-Sablon est l’un des plus beaux exemples de gothique brabançon visibles en Belgique.
A l’origine, la guilde des arbalétriers (la gendarmerie actuelle) obtint, en 1304, la permission d’élever une chapelle à Notre-Dame sur la colline sableuse. La légende raconte qu’une jeune fille pieuse d’Anvers eu une vision dans laquelle la Vierge lui demanda d’emporter sa statue à Bruxelles. Elles descendit la Senne en bateau avec la statue et la déposa dans la chapelle des arbalétriers, qui devint un lieu de pèlerinage. Vers 1400, les arbalétriers commencèrent des travaux d’agrandissement du sanctuaire, qui ne s’achèveront qu’en 1550, les fonds étant venus à manquer. Ses architectes ne sont pas connus.

Peu après le percement du dernier tronçon de la rue de la Régence en 1872, l’église fut complètement dégagée des bâtiments qui la parasitaient du côté de la nouvelle artère ainsi que du côté de la rue Bodenbroek et de la rue des Sablons, et des travaux de restauration furent immédiatement entrepris pour la doter d’une « enveloppe extérieure » neuve.

Ils furent dirigés, entre autres, par Jules-Jacques Van Ysendijck, émule d’Eugène Viollet-le-Duc, et ensuite par son fils Maurice.
De 1895 à 1912, en six campagnes de travaux, lui et son fils créèrent un monument qui n’avait jamais existé, en y ajoutant des tourelles, des clochetons, des pinacles, des balustrades ajourées, et des statues.

Notre-Dame-du-Sablon : petite visite guidée de ce qu'il faut voir

Bruxelles - Notre_Dame_du_Sablon_- Façade Une dernière restauration a débuté en 1999: elle a duré plus de dix ans, se consacrant aux façades de l’édifice, à ses vitraux, à ses sculptures, ses galeries. Le statuaire dans les portails date généralement de la restauration du XIXème siècle, mais il faut savoir que 57 statues provenant de 27 sculpteurs différents ont été ajoutées à l’édifice au début du XXe siècle. Bruxelles - Notre_Dame_du_Sablon_- Façade détail

Nous sommes entrés par la rue du sablon, par le grand portail ouest. Dans le tympan, entourant la Madone à l’enfant, on reconnait saint Sébastien , saint Michel, saint Georges et saint Christophe. Sur les côtés, les vertus sont représentées par des femmes. Quand on prend la peine de regarder attentivaement toutes les statues, on est frappé par le nombre de figures féminines qui y sont représentées!

Bruxelles - Notre_Dame_du_Sablon_- Choeur

 

 

Le choeur, très élevé, est éclairé par 11 fenêtres lancéolées.

L’élancement des piliers et des fenêtres du chœur lui confère une élégance toute particulière et permet de très beaux effets lumineux.

Les colonnes de la nef portent chacune une statue d’apôtres exécutées par Tobias de Lelis (17e siècle). Bruxelles - Notre_Dame_du_Sablon_- sacrarium

 

 

 

 

Le sacrarium, situé derrière le choeur, date de 1549: c’était auparavant la chapelle de la Guilde des Arbalétriers. Ce petit édifice de plan polygonal possède un lanterneau doté de petites clefs de voûte joliment ouvragées. Mais il est beaucoup plus facile de photographier le sacrarium depuis l’extérieur qu’à intérieur !

Bruxelles - Notre_Dame_du_Sablon_- Chapelle_sainte_Ursule

 

Au XVIIe siècle, la famille des Tour et Taxis, dont l’hôtel était situé à peu près en face du portail sud de l’église, fit construire deux chapelles.

La chapelle de gauche, au nord du chœur, a été commencée par l’architecte Luc Fayd’herbe en 1651 et c’est Vincent Anthony qui la terminera en 1676. Elle chapelle baroque en marbre noir est dédiée à sainte Ursule. Elle est décorée de sculptures en marbre blanc. Bruxelles - Notre_Dame_du_Sablon_- La Tour et Tassis ste ursule

 

 

 

 

A l’intérieur, la statue de sainte Ursule est due à Jérôme Duquesnoy le Jeune.

Des figures allégoriques, comme celle de la Fidélité, rappellent la fiabilité de la poste (fondée par la famille Tour et Taxis) Bruxelles - Notre_Dame_du_Sablon_- La Tour et Tassis monument funéraire

 

 

 

 

La chapelle Sainte Ursule renferme le caveau de famille des Tours et Taxis (19 personnes). Le monument funéraire de Claude-François Lamoral de Tour et Taxis (qu’on voit sur cette photo) a été exécuté en 1678 par Matthieu van Beveren (1630-1690). Un groupe allégorique en marbre blanc se composant de la Vertu, du Temps et de la Renommée, accompagnés d’un groupe d’anges, se détache sur le fond noir.

Bruxelles - Notre_Dame_du_Sablon_- Chapelle_saint Marcou Bruxelles - Notre_Dame_du_Sablon_- Chapelle_saint Marcou

 

 

 

La chapelle de droite (au sud du choeur) a été érigée en 1690, et a été dédiée à Saint-Marcou. Elle possède un très riche décor de peintures murales en faux-marbre sur panneaux de bois, représentant des marbres de tous les pays.

La chapelle a été restaurée récemment. Bruxelles - Notre_Dame_du_Sablon_- La Tour et Tassis

 

 

 

 

Originaire du nord de l’Italie, la famille Tour et Taxis a dominé l’Europe de la Poste durant plus de 500 ans. Après avoir émigré en Allemagne pour s’y installer définitivement en 1748, ils transformèrent leur nom en « Thurn and Taxis ». La Poste Thurn und Taxis a longtemps été la plus performante d’Europe. Son principe de fonctionnement reposait sur des parcours fixes avec des relais pour les chevaux environ tous les 40 kilomètres. A son apogée, cette entreprise comptait 20 000 employés et plusieurs milliers de chevaux. Grâce à cette organisation, au XVIIIème siècle le courrier entre Bruxelles et Innsbrück était assuré en 5 jours.

 

Bruxelles - Notre_Dame_du_Sablon_- la chaire de Vérité

 

 

Au centre de la nef, nous découvrons une superbe chaire de vérité due au ciseau du maître Marc de Vos, sculpteur bruxellois, exécutée en 1697.

Elle s’appuie sur les sculptures symbolisant les quatre Évangélistes : l’ange, l’aigle, le bœuf et le lion. Ils portent la tribune ornée d’un médaillon de la Vierge et l’Enfant entouré de ceux de saint Thomas d’Aquin et de saint Thomas de Villeneuve. Bruxelles - Notre_Dame_du_Sablon_-fresques blasonnées

 

 

 

 

 

Sur les murs du transept sud, des fresques blasonnées de nombreuses familles ayant servi leur patrie doivent faire la fierté de leurs descendants Bruxelles - Notre_Dame_du_Sablon_- sainte Vivine

 

 

 

 

Wivine est fondatrice d’un monastère de bénédictines à Grand-Bigart, dans le Brabant, sur les recommandations du duc Godefroy VII de Lorraine, au XIIème siècle.

Première abbesse, elle rend son âme à Dieu le 17 décembre 1170. Plusieurs miracles sont constatés par les pèlerins qui vennent prier sur sa tombe.

Les reliques de sainte Wivine sont conservées à Notre-Dame du Sablon

Bruxelles - Notre_Dame_du_Sablon_- rosace du transept sud

 

Ne manquez pas d’admirer les magnifiques vitraux : ils valent à eux seuls le détour !

Ils furent détruits une première fois lors d’une tempête de grêle le 25 mai 1513. Puis une nouvelle fois le 12 août 1763.

Les actuelles verrières de Notre-Dame au Sablon sont l’œuvre d’un peintre-vitrailleur brugeois, Samuel Coucke, qui les exécuta en 1861

La photo ci-contre montre la rosace du transept sud. Vous trouverez de superbes photos en cliquant ici

Bruxelles - Chapelle de la Madeleine
Petite église gothique au portail baroque, la Chapelle de la Madeleine (située au 21 de la rue Madeleine) faisait jadis partie d’un couvent fondé au XIIIème siècle. qui fut détruit en 1580 par les protestants.
Aux XVe et XVIe siècles, la chapelle accueille les sépultures de personnages importants et les autels de plusieurs corporations, tailleurs, boulangers et armuriers. En partie détruite par le bombardement français de 1695 elle est relevée aux frais des corporations. Elle a eu une histoire mouvementée, faite d’affectations diverses, ainsi que plusieurs phases de construction et de restauration de différents styles et à différentes époques.
Elle sera expropriée au début du XXe siècle par la ville pour permettre le percement de la jonction ferroviaire Nord-Midi et la construction de la gare centrale. Durant ces travaux qui s’étalent sur un demi-siècle, la chapelle est dégagée des habitations qui y sont accolées. Tout le quartier qui la surplombe est rasé, la chapelle est le seul édifice du côté nord de la rue de la Madeleine à échapper aux démolisseurs.
Très abîmée, elle fait l’objet d’une nouvelle restauration aux frais de l’Office national de la jonction en 1957–1958, les vitraux actuels datent de cette époque

Bruxelles - Eglise Saint-Nicolas
Bruxelles - Eglise Saint-Nicolas, les origines
La fondation de l’église Saint Nicolas se confond avec les origines mêmes de la ville, comme on peut le lire sur le panneau explicatif placé à l’entrée.
Elle est citée dès la seconde moitité du XIIe siècle parmi les chapelles dépendantes de l’église Saint-Michel et Gudule. Elle était nommée « Chapelle St-Nicolas-au-Marché d’en bas » en raison du marché (le marché au beurre) qui se tenait devant l’église et qui y restera jusqu’en 1798.

En 1289, on mentionne un avant-corps dont la tour transformée servit de beffroi après 1367. Il portait les cloches de la Ville. Lors du bombardement de 1695, l’église fut gravement endommagée et malgré la restauration, en 1714 la tour s’écroula sous le poids excessif des nouvelles cloches. Le projet de reconstruction qui suivit en 1715, restera sans suite. Mise en vente publique en 1799, elle fut rachetée par des fidèles et rendue au culte en 1804.
Ce n’est en 1956, que l’architecte J. Rombaux lui restituera une nouvelle façade évoquant le gothique brabançon.
L’intérieur se compose de troix vaisseaux sans transept ouvrant sur un choeur et une chapelle disposés en oblique (afin d’éviter un ancien ruisseau, parait-il).

Eglise Saint-Nicolas : à voir

Le choeur est protégé par une superbe grille en fer forgé et repoussé, partiellement doré, provenant de l’abbaye de Ninove (XVIIIe siècle)

Bruxelles - Eglise Saint-Nicolas, le choeur

Les stalles datent de 1381: elles portent des médaillons taillés par J.-B. van der Haegen illustrant la vie de Saint Nicolas. Bruxelles - Eglise Saint-Nicolas, stalles du choeur

Remarquez (à droite de la chaire, sur la photo) la châsse en cuivre doré des martyres de Gorcum, décédés aux Pays-Bas en 1572 (travail allemand datant de 1868) Bruxelles - Eglise Saint-Nicolas, chaire et châsse en cuivre

Bruxelles - Eglise Saint-Nicolas, autel de Saint-Nicolas

 

Arrêtez-vous devant l’autel dédié au saint patron des enfants : remarquez trois petits enfants sous les pieds de Saint-Nicolas. Il s’agit sans doute ‘une allusion à la légende des enfants au saloir: « Ils étaient trois petits enfants qui, s’en allaient glaner aux champs, » comme dit la chanson, « Perdus, ils demandèrent l’hospitalité chez un boucher qui ne trouva rien de mieux que de les tuer, les découper et les mettre au saloir. Saint-Nicolas vint à passer sept ans plus tard et demanda à son tour l’hospitalité. Il insista pour manger le petit salé préparé sept ans plus tôt. Le boucher s’enfuit et Saint-Nicolas ressuscita les trois enfants. »

Bruxelles - Eglise Saint-Jean-Baptiste-au-Béguinage

 

L’église Saint-Jean-Baptiste-au-Béguinage (place du Béguinage), construite à partir de 1657 dans un style baroque itamo-flamand, fut consacrée en 1676 pour servir la plus ancienne et la plus importante communauté de béguines du pays, fondée en 1250.
Le plan combine la croix latine gothique (qui s’explique par le remploi des fondations de l’église primitive) et les caractéristiques baroques où la nef et les bas-côtés sont terminés par une abside.
Il y eut des ajouts, comme les chapelles situées de part et d’autre du choeur qui datent du XVIIIe siècle.
Cette église a fait l’objet de cinq campagnes de restauration entre 1845 et 1980. La dernière restauration date de 2006, suite au violent incendie de novembre 2000 qui ravagea sa toiture.
Bruxelles - Eglise Saint-Jean-Baptiste-au-Béguinage

 

 

 

Autour du site vivaient jusqu’à 1200 béguines, se consacrant à la charité après être entrées dans cet ordre religieux laïc suite à un veuvage ou à des malheurs matrimoniaux. Le béguinage possédait, au meilleur moment de son histoire, sa blanchisserie, son moulin sur la Senne, son hôpital.
De tout cela ne subsiste rien (Les dernières maisons du béguinage disparaissent en 1856) sinon les sépultures de quelques béguines que vous pouvez voir à l’intérieur de l’église.

Eglise Saint-Jean-Baptiste-au-Béguinage : à voir à l'intérieur

Bruxelles - Eglise Saint-Jean-Baptiste-au-Béguinage - chaire de vérité

La chaire de vérité date de 1757 : elle proviendrait d’une église malinoise et est attribuée à Lambert-Joseph Parant. Un vaste rocher (en bois) soutient la cuve et l’escalier de la chaire. Au pied de l’oeuvre, on reconnait Saint-Dominique terrassant l’hérésie. Bruxelles - Eglise Saint-Jean-Baptiste-au-Béguinage - confessionnal

 

 

Adossés aux murs des bas-côtés, les six confessionnaux, du XVIIIe siècle, sont ornés de bustes d’allégories et de saints, tenant différents objets liés au sacrement de réconciliation.

 

Bruxelles - Eglise Saint-Jean-Baptiste-au-Béguinage - sépulture

 

 

 

Au sol, de nombreuses plaques, certaines ornées de curieuses têtes de mort, nous parlent des béguines en flamand ou en français.

Bruxelles - Eglise Sainte-Catherine
De l’ancienne église Sainte-Catherine, construite aux XIVe et XVe siècle, ne subsiste qu’une tour baroque ajoutée en 1629 (à droite sur la photo).
L’église actuelle a été bâtie par Joseph Poelart de 1854 à 1859, mêlant plusieurs styles et s’inspirant de l’église Saint-Eustache à Paris.

Le site est consacré à sainte Catherine depuis le XIIIe siècle mais il n’a pris sa physionomie actuelle qu’en 1870, année au cours de laquelle le grand bassin qui se trouvait devant l’église a été comblé.

La place sainte-Catherine a alors pu être aménagée. A cet endroit se tenait autrefois le grand marché aux poissons de la ville et c’est resté le meilleur endroit où déguster une de ces fameuses spécialités bruxelloises à base de poisson.

L’église était en pleine restauration et nous n’avons pu y pénétrer durant notre séjour.

Bruxelles - Notre-Dame du Bon Secours
L’église Notre-Dame de Bon Secours s’élève au coin de la rue du Marché au Charbon et de la rue du Jardin des Olives.
À cet emplacement se trouvait une petite chapelle mentionnée déjà au XIIe siècle. À la chapelle succède, au XIIIe siècle, une première église qui est dédiée à Saint Jacques le Majeur. Sculptés sur la façade, la besace, le chapeau et la coquille, attributs de saint Jacques, rappellent que l’église était originellement rattachée à un hôpital qui lui était dédié.
En 1625, Jacques Meeus, prévôt de la confrérie Saint-Jacques, y découvre une statue de la Vierge Marie, qui devient rapidement objet de vénération car on lui attribue un pouvoir miraculeux. L’affluence des fidèles entraîne la construction d’une nouvelle église, appelée Notre-Dame-du-bon-Secours en l’honneur de la statue. Les travaux débutent en 1664 sous la direction de Jean Cortvrindt, et achevée après sa mort par Pieter-Paul Mercx. L’église subit d’importants dommages lors du bombardement de 1695 et c’est Willem de Bruyn qui effectuera les réfections.
Elle a fait l’objet d’une importante restauration au milieu du XIXème siècle, puis de nouveau au début du XXième siècle.

Bruxelles - Eglise Saint-Miche rue du poinçon

 

A l’arrière du collège Saint-Jean-Berchmans (situé rue des Ursulines), en arrivant par la rue du Poinçon, on découvre l’église du collège qui n’est plus accessible pour cause de vétusté. Elle fut construite en 1852 en style néo-classique avec un porche massif et une grande coupole qui attire le regard.
Bruxelles - Notre Dame de la Chapelle

 

 

En débouchant rue des Ursulines depuis la rue du poinçon, nous apercevons l’une des plus anciennes églises de la ville : l’église Notre-Dame de la Chapelle, au nord de la place de la Chapelle.
En 1134, Godefroid Ier, duc de Brabant, décide d’élever une chapelle en dehors des murs de la ville. L’église est rapidement fréquentée par les nombreux artisans qui vivent dans les alentours. Erigée en paroisse en 1210, elle fait très vite l’objet d’un culte marial et atteint la célébrité en 1250 quand le roi lui fait don de cinq morceaux de la vraie Croix.
La première église romane sera presqu’entièrement détruite par le feu en 1405. La reconstruction débutera en 1421, dans le style gothique-brabançon typique du XVe siècle. C’est au bombardement de 1695 que l’on doit son déconcertant clocher baroque.
L’édifice a fait l’objet d’un long et minutieux programme de restauration car le percement, au pied de l’édifice, du tunnel de la jonction ferroviaire Nord-Midi, fera craindre pour sa stabilité.
Nous n’avons pas eu le temps d’en visiter l’intérieur qui mérite pourtant le détour.

.

Bruxelles - Eglise_Pères_Carmes_Déchaussés_av_toison_orEn 1810 Napoléon décide d’ouvrir le pentagone bruxellois en ordonnant le démantèlement de l’enceinte du XIVe siècle pour lui substituer un boulevard circulaire.
Cette « petite centure » possède une étrange particularité : ses côtés droit et gauche ne portent pas le même nom. Le boulevard de Waterloo et l’avenue de la Toison d’Or forment une même artère entre la place Louise et la porte de Namur.

Du côté de l’avenue de la Toison d’Or, a été prévue une contre-allée piétonne qui cache l’église des Carmes Déchaussés.

Elle a été construite au début des années 1860 sur les plans de l’architecte Appelmans dans le cadre de l’expansion urbaine de la seconde moitié du XIXe siècle. L’église est implantée sur l’ancien réseau d’escarpements et contre-escarpements des fortifications  démolies.
La façade est inspirée du style gothique lombard, représentatif du nord de l’Italie. La façade en brique est recouverte de matériaux pauvres : éléments décoratifs en ciment moulé et enduits à la chaux. Des matériaux plus nobles ont été utilisés de manière parcimonieuse dans les parties supérieures. Les pinacles et couvre-murs sont en pierre de Bourgogne. Certains éléments de chapiteaux, de socles et l’escalier sont en pierre bleue. Le support de l’escalier est en grès jaune, probablement d’origine vosgienne.

Retour à Bruxelles

retour

Poster le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *